‹ Description de Paris et de ses édifices, Volume 1Chapitre 52 sur 72 · BATIMENTS AFFECTÉS A DIVERS SERVICES · texte numérisé non relu

BATIMENTS AFFECTÉS A DIVERS SERVICES

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Jjrhôtel de la Banque de France^ avant de devenir par sa nouvelle destination un édifice d'utilité pù-^ blique, avait long-semps servi d'habitation à pitrsieuir»: grands seigneurs : il fut construit en 1620 pour M. de la Vrillière par François Mansard; le comte de >Tou« louse l'ayant acquis en 171 3, y fit faire, par Robert* de Cotte, de grandes additions et des embellissements

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%nà|^i6qQes : à la mort de ce prince^ cet hôtetpa^sa àa duc de Peûthièvre , qui le posséda jiisqu à CQ qu*U deyiût propriété natioDcile. Ce {jqâ alprsque la pré7 ^ cieuse cellection de tableaux qu'il rei^fer^ll^it papia ; e& différentes mains et' fi^t en partie réunie. au Musée. L'hôtel de Toulouse a été cédé, en 1811^. à P'administratioû de la Banqi|e de France, qi4 y a^ fait. faire des travaux considérables, sous ia çond^ite^ de -M» Delannoy. La partie de cette restauratipi^, dqqt le public jouit le plus, est. ce. qui a été; fait pour dppner un caractère çapnumiçntat à l'entrée pnooi)^ pale. qui regarde la place des yictoires. On y reconr natt le talent d'ui» ai^tiste e^^rcé ,. qui 0e]$e méprend point sur J'effet qu'il veut produire» L'ajustement ^e l'arcade ayeç un ordre dorique ^Pi. pilastre^ est bien étudié, et des .sculptures placées ^ysfi discrétion j^orir cfaissent cette ordottna^ce sftps. la surcharger. « Nous ayons parlé, tomei, pag^-^içg^ide l'a«i:i<nne maison claustrale de Soînt«-Merti«L'-deM2baipp9r.qiH renferme aujourd'hui le.Conser^atadre d^s .^rts et Iktétiers. On retrouve dans cet établissement toutes les inventions de l'industrie humaine, depuis les outils les plus simples jusqu'aux machines les plus compli** quées. Différents modèles d'ateliers , soigneusement exécutés, enriçhilsent cette eollectioa, dont la vue excite l'intéi^ét de toutes les classes de la société. . : . n existe, sous le nom de Manufactures Royales ^ trois établissenp^nts spéciaux, dont les produits étaiept originairement affectés à l'ameublement des palais du monarque. Ce sont^ les GobeUm^ hiManufaç* a. a3

X^a DESCâlPTiON

ture des gidûês^ et ^Swùnhetie. Tout \e monde ^ à la vérité^ jpttut luire confdctionMr différents oti* vrages dàttft ce» ÉQi«nDleictiired> tuais ^ ext^ié hê glaces, dont lé {>rk eét à la portëé de toutes tes fiw?-^ tunés, il eit rare tjue le» riches tapis de la Savonnerie^ lés lliagàifiques tentures dés Oobelins^ soient acquis |>ar de sinfiples particulier».

Henri lit est le fondateur de la manufacture dite de lé Savonnerie i Me fut établie à Ghailiot, sur le bord dé ta Sèilie'^ en l6o4 On y fabrique^ à la fa^on desOriétktfauH, des tapis qui, par la vifacitéde leurs céUleûr$, rivalisent ateC ee qu^on fait de plu^ éda-j îëiit danfr Hâdé^ et qui^ pai^ Télégam^e de leurs de»- ^itis^ »nrp)aiéseiit, saui contredit, tout ce qu*on a tenté déliré dansd^auCres pbys. Le tapis te plus considé^ rabte qa*^^ ait jatnais fabriqué ^st sûrement celui qui a ét^ Mî êi là SavOduerte pos» I» grande galerie dul!iKM^ë ^il éilJIJeftr.sobânfte^do^ pi^o^r fbtftiant eusemMe fAils éo treize cents pïed» de longueur,

La mauûfateturedes O&u^e;^ dalis lame de ^uilly^ est nh ^n^pëÊh^ ê%Al\^mAetïty qui s'éleva^ eft 1664 / «^Uè le mmisléi^ de Golbert : on y envoie y toute» brutes, les glaces t)ui sortent des fourneau» de^iftl^ Qobin , et c' est là qu'elles reçoive» te polr el qu elles «ont mie^ au tain avant de pasler dans le eommerce; Il est sbrti de ces ateliers des glacés de 6o*)^ilces de Jàtgeur et de t^ pôUDASs de Muteur; ees morceaux )>rodigieux om été enVojHés en présent à Tempereur dekrC^ine.

IVadoiit 4e cègnè de ï'rati^ 1% GiHîes Oid^dio^

•axcetleAt teinturier, .s'établit , aut '&i)boiirg Saint*- Marceau, sur les bords de la Bîè?re rj^s^a^x de çett^ oeiifA rifiêre fui^t trouvées très b0nuip$' poqr le# feiiHums, e^ Tétablisseinei^t d^ G^^lin prpspér^ (QQtre les ynaids de ses puoîesseursi jusQp'à ce qu'eu }6l^\Am\% XIV résolut d^en faire uue mauMfacturt royale poiu* les u^eubles de la courouue, T^a fabrique des tapisseries en haute et ba^se lisse gt toujours le |bnd de rétablissement^ mais le roi y joignit des'^tet^liers de marqueterie et 4'orf évrerie , d'où sortirent bientât les meubles les {dus riches et les plus somptueux. Charles Le Brun fut nommé directeur de cette maison royale, et rien ^e s'y exécutait saps son 'approbation. 11 fit lui^u^me, pour y i^tne copiée en tapisseries, la ^meuse suî^ 4es bataille^ d'Ale^^apflret C'#6t encore, parmi beaucoup d'autre^ teuturef prér lâ^useis, (cdle qui attire le plus les ipegards du public ^ C0p^»(dant 4»n voit dan^ la gal^ie d^s X^pl^elins pla« siwrs i}¥M^eau]^ modernes qui^tentepf Tl^abileté àH ouvrws ^t le piérîte de^ peiutures ft^iginales^

Ces trois établissement^, ft>rtrQÇ(;^ar/(p^ables par l^ur importanoe , n wt rj^en 4e çurieui^ spi^.l^ rappopt de r^rpbîtecïturer: ^s n^ pr^é^e^iteiï^jt qu'uup réiiueiw d'aler liers pIfMâés ^aiu' lia^ai^, ^iNiviEint t'jrr^^idari^é 4^ terr rain; mi^ rien n'y mauque à |'ui4Ui^v> à h ft^omnoT dM^ , et .c'iast vraiment le plu^ e^senti^.

Xiladministpation du Timbra â ses JbuKeauq^ 4aB« h rue dp )a-Pai|( : Jbs occupent une piirtie ^a «f^iwenf des Capucines, et, pour masquer ces hâytij^epts delà* bf^;» on (chstrgeja ]^énar4 4^ Wur fai^^e une i^f^Qade % ce

:i8o DESCRIPTION

n'est qu!ùn gtancl mûr terminé par un entablement; do- < rique et perce cl'une seule porte cintrée. Mais quelcjfiie^; motifs de sculptures, des parties lisses, et d*autres «n bossages, empêchent cette paroi d*ôfilnr,un aspect monotone. I/ârchitecte a bien mis un peu de prétention dans cette ordonnance, mais on la lui pardonne volontiers j parcequ'elle fait ressortir avantageusement l'édifice et lui donne un caractère monumental qui le distingue des maisons voisines.

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