BARRIÈRES
Des cinquante -cinq barrières dé Paris, nous en avons gravé trois comme échantillons, de là variété ,que Ledoux a su Hfiettre dans ses dessins. Noiis allons donner quelques lignes à celles qui se font distinguer par la pureté ou l'originalité d u style.
iSft DESCRIPTION
En suivant les boulevarts et commençant à la Ra-»pee, la première barrière à remarquer est celle'cU Bercy. Elle se com((ofie de deux temples exastyles, •dont les moulures de Tentableinent sont su|^iri|néeSy k ia réserve d'une doucine qui sert de corniche sur les parties latérales et le long dçs frontons. Il résulte de cette licence une sorte de sévérité qui né fait pas mal* A Tavenue de Reuilly on voit uae rotonde dbar-* mante à fiand de brique, entourée d*an péristyle de vingt-qaatre colonnes portant des arcades.
La barrière de la Chcpineite offre, au milieu d*une façade terminée par un fronton sans base, un porche béoss^rculatre eutonré dé six colonnes doriques* Cette décoration est répétée du càté de la ville.
Le plan de la barrière du Combat est un triadgle À pans coupés; sur chaque face s^élève un frontispice de quatre colonnes. Une toiture en calotte surmonte le tout, et lui donne un aq>ect pittoresque.
H n'y a qu'un pavillon de la barrière Saint-Denis qui soit terminé. Des arcades, d'une bonne propor-* tion , en font le principal ornement.
La barrière Blanche est assez riche : sa façade eit percée de trms fenêtres, qui sont décorées de colons nés portées sur des consoles. Cet ajustement^ un peu lourd, est d'un bon motif.
La barrîèi« de Chartres y enclavée dans le jardin de Mouceau, est sans Joute une galanterie des fer- »iera«*générattx an duc d'Orléans. Ce joli pavillon , en fiorme de temple circulaire, avee un portique di^ sei^se colonnes , prodint l'effet le plus aimable.
D£ PARIS. l83
On M méprendrait aisém'eot'à la barrière de Courexiles i c'est ua temple dorique périptère, à six cotonnes* de face et à huit .sur les côtés. Cet édifice conviendmit mieux à une chapelle de dévotion qu'à des bureaux de recette.
T^doux a échoué complètemelit dans la composition de là batrièfe dîi Ràule : ce inàssif bâtimetit de quatre étages/ n'a rien qui piqoe la curiosité.
La barrière de Neuilfy a été décrite au chapitre^ des Tuileries, tome I/pâge ^%o.
li^ barrière de Passy^ à laquelle aboutit la rout« de Versailles, présente aux voyàgebrs.unefaçadesurmontée d'un fronton et richement décorée de sculptures. Dans le bas est un portique de six colonnes doriques^' derrière lequel s'enfbnbe une grande niche circulaire dont la vi^âtë reparât t au**dessus de l'entablement et forme un cul dé four enrichi de caissons *, à droite et à gauche de cef b&ttihent sont deux grilles appuyées contre des piédestaux' qui supportent les Bgures co<* lossales de la Bretagne et de là Normandie.
Près de YÈcoté Militaire est une des plus nobles productions de Ledou^. Les faces principales de deux bâtiments parallèles à là route n^ont d'autre ouverture qu'un porche en niche d'une grande proportion : des frontons régnant sur les' quatre faces, un attique circulaire couronnant chaque pavillon, constituent de grandes masses sur lesquelles la sculpture a étalé beaucoup de magnificence. Une demi-lune, terminée par deux guérites d'observation^ ajoute à l'ensemble grandiose de cette barrière.
i84 DEscaiPTioM
A rextrémit^ de la rue des JFbarneoiur est une barrière coadamnëe : on regrette, en la voyant, qu'elle ne se trouve pas sur un passage fréquenté, car-^ maK gré la bizarrerie de son arcbitecture , elle annonce^ plus que d'autres, le mérite de son auteur. [.
La barrière du Mont^Parnasse est à citer pour sa composition monstrueuse. Le dessinuteur y remar^ quera des entre-colonneœents à moitié bouchés par 4e gros bossages qui passent d'une colonne à l'autre ^ le constructeur y verra àe& murs en pierre de taille s'é» levant en sur-plomb sur des soubassements de brique. -
La barrière ai Enfer est d'un style assez pur ; elle consiste en deux grands pavillons, dont le rez-de*' tbaussée est percé d'arcadesbien proportionnées, et soutenues sur des colonnes à bossages.
Non loin de là se présente une fabrique agréable : la banière de Zourct/ie est^un petit temple dorique ^mphiprostyle, tétrastyle. Les détails en sont fins, et le mélange de la pierre et de la brique les fait valoir d'une manière avantageuse^
Depuis plusieurs années, les cimetières ont été transférés hors de l'enceinte de Paris : nous les indiquons parcequ'ils renferment quelques tombeaux in«' téressants. Le principal est celui du P. de 1^ Chaise^ les autres sont à Montmartre . et à ya^girard. Lçs Catacombes, dont l'entrée est près de la barrière d'Enfer, appellent aussi la cui^iosité du voyageur.
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