HOTEL DE BRUNOY
(Rue da Faubôurg-du-Roule. )
i^i bliaque ésfièce dé bâtiment doit avoir Un caractère distinctif/là composition de» celui -ci ne sera pointa Tàbri dé là critiqué ^ dt t'oii ttccusera Boullée^ qui Ta fait construire, dWoir moins icoiisulté les convenances que cédé à la vivacité de son imagination. En effet y il est difficile de reconnaître une habitation particulière à Taspect de cet élégant édifice*
Un seul étage de sept arcades , au-dessus desquelles règne une longue frise en bà^-relief , un péristyle de six colonnes ioniques d'pœ projk>rtion svelte, élevé sur un grand nombre de marches y couronné par un amortissement en gradins , au sommet duquel la statue de Flore paraît mystérieusement entourée de hautes ptia^e^ d'arbres, un tel édifice ne ressemblet-il pas plutôd à un temple qu'à l£^ demeure d'un particulier?
Mais cette architecture présente à-la-fois tant de grâce et de simplicité , que l'effet qui en résulte est peut-être préférable, en cette circonstance ,' à celui qu'eût produit le respect pour des principes plus aévères.
Au surplus) Vhôtel de Brimoy est^ par sa situation ,
ao6 DESCRIPTION
considéré comme une maison de plaisance; et, quel que soit le caractère de son architecture, la composition en est aimable ot platt également aux gens de goût et aux artistes.
L'hôtel de BrunoY a son entrée 3ur la rue du faubourg Saint-Honoré, par un long passage latéral qui laisse à gauche les écurie»,- et conduit à la grande cour : les deux ailes renferment des escaliers et leurs vestibules; la façadie du principal cotpsrde-logis, ée ce c6té, est simplement ornée de refetids.
I^ distribution intérieure est simple, p$^rf|iitement régulière y et présQQtQ sii: graQ4^ pièces, h^ aalop eat décoré de pilastres cantiel^^^ d'ardre ionique; le flar fond» eu voussure , est un bol» quvrage de M^ VincQnt.
Deux atle« do bàtimenl s'avancent sur 1^ jardin , et se composent, à droite, d un boudoir et d'une bibliothèque ; à çaudie , d'une S9Ue de bains et d'un cabinet On sort de Tappartemenl sur une large terrasse, d'où Ton descend au jardin.
Le jardin est étroit, et Ton ne pouvait, «ansi en obstruer la vofi , y planter une allée de gratids arbre»; Farcbitecte y: a très ingémeuçement suppléa par deux louées creusées à quelques pieds de profofideur et couvertes d'un berceau qui excède peu la hauteur du sol ; elles aboutissent à un salon de verdure k Vautre bout du jardin^ Par ce «aoyen, 1» vue se p^^rtQ «ao^ obstacle de riutarieur de l'appartetpept s|ir les Cbamps-pÉlysées qiii^ séparés de cette bcibUatiop par un simple fossé, semblent ne former qu'une seule promenade et une seule propriété.
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îleration delà maison StFoix,!BLue£a8iie du Rmmarf [c