‹ Description de Paris et de ses édifices, Volume 1Chapitre 65 sur 72 · MAISON LATHUILE · texte numérisé non relu

MAISON LATHUILE

(Rue du Faubourg-Poissonnière. y

C>t£ joli pavillon ^ entre covCr et jardin, a été bâti, en 1788, par M. Durand.. Le jardin étant plus bas d'ua étage que le sol du côté de l'entrée, Tappartement principal ne se trouve que de quelques marches plus élevé que la cour. 11 est précédé d!un vestibule et d'un escalier, et composé de toutes les pièces nécessaires : l-intérieur est orné dans le goAt moderne e( avec une élégante simplicité.

L'étage inférieur qui se trouve âu.niveau du jardiq. offre un grand vestibule orné de colonnes et une salle de bains. Le surplus, du côté de la cour, est employé aux caves et aux bûchers.

La façade sur le jardin présente trois étages ; elle est décorée, au rez*de-chaussée d'un portique de quatre colonnes rustiques, et, au premier étage, de quatre caryatides portant entablement. Celle qui donne sur la cour n'a que deux étages, et elle est décorée de quatre colonnes doriques de la hauteur du rez-de-chaussée seulement : le jardin est agréablement planté à la manière anglaise.

Cette maison, bâtie dans le même temps et dans

aa© DESCRIPTION

le même quartier que celles dont nous venons de pai^ 1er, est une preuve de la variété que nos architectes savent apporter à l'ordonnance des édifices. Mais, sans vouloir établir un parallèle entre des productions d'un hiérite aussi distingué, nous ferons remarquer avec quelle sagesse, quelle puiSeté et quel goût sont traités Tensemble et les détails de ce petit hôtel; il est malheureusement lé seul ouvrage de son auteur, qui occupe la chaire d'architecture à l'École Polytechnique depuis sa fondatioA, et qui la remplit d'UGô. ipanière si ^avantageuse »ux progrès de l'art.

Imm^n. TV.Jà

(Rue iu Mont-Parnasse.)

jLa première d^. ces ^depi^ jiiaisonô (fig. A), bâtie , en 1777, par rarclii'tecte dont elle a conservé le nom, se compose d'un bâtiment sur la rue pour les remises et les écuries, d'une cour plantée d'arbres, et d'un principal corps- de-logis eptre la cour et le jardin.

Les deux plans font connaître. cette distribution, gui est fort bien çntendue, ett <jqi procure dans un petit espace tous les agrénj^ents du luxe et de la corn» paodité.

Les deux faces du bâtiment sont d'une arcbitecture pure et correcte ; .celle du côtçde l'entrée présente trois entre-colonnen^eqts, d'ordre . ionique , aurdessus desquels est un ^rand basrrelief. Dapa le fo^d du vestibule., Tesealier se jdéveloppe avec, graçe|. autour d'une st*atue qui: xeçoît' d'en haut un. jour vif et brillant.

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MAISON D'ORLIAX,

(Rac da Mont-Pamassc. }

JLa deuxième maison (fig. B) a été bâtie, en 1775, par M. Poyet. Elle offre de chaque côté de Tentrée deux petits bâtiments et deux basses-cours ; une grande cour ovale, au fond de laquelle est le principal corpsde-logis isole, et situé à-peu-près au milieu du jardin r il a de ce côté trois étages , deux seulement du côté du jardin, et trois croisées de face.

Les deux façades sont décorées au rez-de-chaussée de deux caryatides élevées sur leur piédestal y et por- ♦int un entablement dorique. Du côté de la cour, les roisées du premier étage sont ornées de chambranles t de corniches ; celle du milieu est surmontée d'un . conton : au-dessus règne un grand bas-relief. Ce etit pavillon rappelle les élégants cazins de Tltalie, t prouve que Tarchitecta qui l'a élevé sait plier son aient sans le dénaturer. M. Poyet met de la noblesse t de la dignité dans toutes ses conceptions.

ie la maison Cher,

de la maison. Cooc

jrr^tnf.

n.ss.

1>E PARIS. ia3

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