‹ Description de Paris et de ses édifices, Volume 1Chapitre 66 sur 72 · MAISON CHEVALIER · texte numérisé non relu

MAISON CHEVALIER

(Quaidé.Ghailloi,)

JM • Chevalier, areiiitecte,' avait bâti cette maison (fig. A) poui' son usage, en i^SS; elle a, depuis^ changé de propriétaire. Située sur le chemin de Versailles, près de la pompe à feu , elle est précédée d'un jardin, fermé par une grille : $ur les côtés sont prati* quées deux longues allées pour la circulation des voitures : la cour est placée- derrière la maison.

IjB corps de bâtiment formé un pavillon isolé entre la cour, le jardin et les deux passages. Il est élevé de deux étages au-dessus du rez-de-cbaussée ; la face antérieure est décorée d'un péristyle d^ quatre colonnes ioniques, formant un avant-corps,* et ayant pour sou-' bassement un perron, d'où l'on descend au jardin par une double rampei

Un ^rand .escalier conduit du rez-de-chaussée au premi^**éta*gë , où l'on trouve une antichambre ,, une salle à-mauger, un salon, une chambre a coucher, et divers cabinets. Au centre de ces pièces«est uà se-' cond escalier circulaire, qui monte de fond en comble^' et est éclairé par une lanterne.

i DESCniPTldN

MAISON COURMAN,

(Rue deSurène.) .

^A maison Courman (fig. B) a été construite par le même architecte, en 1789. Elle a tant de rapport 9vec celle dont non» venons de parler, soit pour la décoration extérieare, soit pour la distribution, qu*ua nouvel examen est peu nécessaire.

. On sent bien que^ quelque variété que leâ architectes cherchent à mettre dans ces sortes de composi- ^ tions, ils sont toujours circonscrits dans un cercle ^ d'idées dont il ne leur est pas permis de franchir le» bornes.

C'est donc du choix de Fordonnance la plus convenable au sujet, de Temploi des ornements accessoires et de la sculpture qui vient embellir les édifices que résulte cette diversité de décorations qui les distingue > ces différences sont plus ou moins seasiblcs, mais Thomme de gput ou Tartiste expérimKté ea jugent beaucoup mieux à Tinspection que d'après une description sèche, nécessairemeAt monotone et toujours LDcipar£aite.

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i? MoJIfdé^.

Tlan et cLévation de iroxs maisons réunies Hue St George •

'; i>E PARIS. ' ^5

TJROIS MAIS0N3 RÉUNIES,v

(Rue Saint-Georges.)

E bâtiment est élevé sur un terrain qui a peu d^ prqfondeur, en propoijtionj de son étendue sur la jrue^ et c'est probablement par. ce -motif que. l'architecte s'est déterminé à en (aire., trois maisons distinctes et séparées ; c'était aussi le meilleur parti à psendre pour en augmenter le produit. M. Bellanger les bâtit en 1^88; il en était propriétaire ; il les a vendues depuis.

Leur, distribution est symétrique; celle du .milieu a 9 toises de face. Le bâtiment est double en profoji-> deur : de chaque côté de l'entrée, qui est au milieu , sont cinq pièces exactement semblables , et destinées aux mêmes usages, et de plus un escalier; au fond, de la cour est une fontaine ; de chaque côté sont deux, petits bâtiments couverts en terrasse et peu élevés, pour lés remises et les écuries ; au devant deux bassins, ornés de rocailles, tirent leurs eaux de la fontaine, et les distribuent en divers endroits de la maison. Ces deux petits bâtiments, les gradins ornés de fleurs qui les accompagnent, et deux jets d'eau , forment un ensemble bien dessiné, et présentent un aspect extrêmement agréable : on y reconnaît l'art et 2. 29

m6 description

le goût avec lesquels M. Bellanger sait embellir toutes

ses compositions.

Dans les deux autres maisons , qui ont à-peu-près la même profondeur, ,et 8 toises de face, la cour est circulaire et entourée de bâtiments. Elles sont Tune et Tautre distribuées de la même manière, et élevées, comme celle du milieu, de trois étages au-dessus du rez-de-chaussée : chacun de ces étages offre un appartement complet ; les intérieurs sont décorés avec ipLchesse et élégance.

Avec une réputation et des talents distingués , tels que ceux de M. Bellanger, il est sans doute permis de se livrer aux élans de son imagination et de hasarder quelquefois des compositions qu'on peut appeler de fantaisie , mais il serait dangereux pour de jeunes artistes de s'autoriser de l'exemple d'un maître habile pour faire de semblables essais \ ils pourraient le copier et ne pas obtenir les mêmes succès. La décoration de la façade extérieure de ces trois maisons nous a suggéré cette observation ; elle offre quelques licences qui, par l'abus qu'on en pourrait faire, dégénéreraient, sous un autre crayon que celui de M. Bellanger, en originalités bizarres, que réprouve un goût pur et sévère.

DE PARIS. â9t

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