‹ Description de Paris et de ses édifices, Volume 1Chapitre 67 sur 72 · PORTIQUES DU TEMPLE · texte numérisé non relu

PORTIQUES DU TEMPLE

Les Pordqaëfi dû T^ttipl^^ qui Umiit leur nom âk Tendod oùik ont'^t«» coùstruifs^ présénient ua corps de bàtifioeiit ièôlé/de 3^ toisés de longuevir, terminé ^ux dm^ ^inrétâNs par diôux patties eifCaUires^ au itiilkù m Uûë mv^i kngu« dû 33 loues ftur 6 de largeur. ' '

L'épaisseur du bâtiment est divisée en trois parties : Tune, à l'extérieur, forme une galerie de quarantequatre arcades soutenues par des colonnes toscanes ; les deux autres composent vingt-huit boutiques et arrière-boutiques, avec un entre-sol au-dessus : le rez-de-chaussée et les entre-sols sont compris dans la hauteur des arcades; au-dessus s'élèvent deux étages; un troisième est pratiqué dans le comble : tous sont distribués en petits logements.

On voit, par cette description) que l'édifice ne peut être rangé dans la classe des monuments pubHcs, ni dans celle des hôtels. La spéculation seule en a conçu l'idée , pour augmenter le nombre de ces petits logements que tant de gens recherchaient lorsque l'enclos du Temple était un asile inviolable : néanmoios ce bâtiment porte un caractère de simplicité et de sévérité qui n'est pas dénué d'élégance et le fait remar-

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quer avec intérêt.' Cet édifice a été commencé en 17887 sous Tadministration du ï^ailli de Grussol, et il a été construit d'après les dessins de Pérard de Mentreuily architecte. du grand Prieuré. Un ancien notaire de Paris avait spéculé sur cette entreprise; mais la révolution la rendit infructueuse. On cdnserve quelque souvenir d*un procédé mécanique employé pour scier les fûts des colonnes de cette rotonde : il «^exécutait au moyen d'une machine mise en jnouvèment.par un cheval; mais la difficulté de conserver aux tambours leur r^iflement progressif fit abandonner cette invention, qui dut paraître ingénieuse au premier aspect.

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