LA BASILIQUE DE S. PAUL
Sur les instances du Pape S. Silvestre , Constantin le Grand fonda 3 en ^ 24 , cette Basilique sur une propriété de Lucinu , noble Dame Romaine , et dans le lieu même où S. Paul reçut la sépulture, de Timothée, son disciple 3 à un mille environ de la p3rte S. Paul , età deux milles des anciennes portes de Servius . L’ Empereur Théodose commença à agrandir la Basilique l’an ^8S,et Honorius la finit en ^05, telle qu’on la voit prêsenteaunt , Eudoxie , fille
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de Theodose , et épouse de Valentinien III , la ht aussi restaurer vers l’an 4 vo , à la suite d’un j tiemblement de terre, qui la ditruisiten partie, S. Leon I[[ y fît aussi faire des réparations après i’amiée 795 ; ainsi qu’Eugène IV en 1425 ; ü était alors Cardinal^ sous le Pontificat de.Martin V . Enfîn Clément VIII fît renouveller le lambris de la nef transversale .
Cette célèbre Basilique est l’une des sept Eglises que l’on visite dans un jour^pour gagner les indulgences , l’une des quatre qui ont la porte sainte ^ et enfîn 1’ une des cinq Patriarcales de Rome •
On parle souvent de la visite des sept Eglises : -il n’est pas inutile de dire ici dans quel ordre on les visite . On va d’abord à S. Pierre^, puis à S Paul 5 à S. ^ébastien^ à S. jean de Latran , à Ste. Croix en Jérusalem^ à S. Laurent > et enfîn à Ste. Marie Majeure ,
L’Eglise de S. Paul est confiée aux soins des Religieux Bénédictins du Mont Cassin ^ auxquels Martin V la concéda en 1425 .
La partie supérieure de la façade est ornée de mosaïques 5 exécutées par Pierre Cavallini^ mais le portique fut construit par Benoit XIII, en 1725 . Les portes en bronze, ornées défigurés , furent Jettées à Constantinople l’an 1070, aux Lais de Pantaléon Castelli , Consul Romain , qui les fît transporter comme on , le lit sur les portes mêmes . On y observe aussi un Château qui est l’armoirie du donateur , . et lui même à genoux devant une image . Alexandre iV les fît restaurer , et ne manqua pas d’ y
faire placer aussi ses armes représentées par ua aigle échiqueté .
L’intérieur de la Basilique respire un air de majesté et de noblesse solide , quoique la voûte ne soit que la charpente nue , et que la pavé ne soit composé que de fragmens d’inscriptions antiques en marbre 5 tirés des cimetières voisins .
La plus grande richesse de cette Eglise consiste en 1 20 colonnes dont 80 la séparent en 5 nefs . Parmi les 40 colonnes de la nef du milieu^ il y en a 24 du plus beau marbre violet , d’ordre corinthien , cannelées , de 56 pieds de haut , et de II de circonférence ; on prétend qu’elles proviennent duMausolée d’Adrien; voyez Tom.I. pag, 5. ; les autres sont de marbre blanc comme les 40 des nefs latérales . Les deux colonnes , qui soutiennent le* grand arc sont de marbre salîn^ et ont 48 pieds de haut . Il y a huit autres colonnes dans la nef transversale qui la divisent dans le milieu 5 et dont 7 sont de granit : la huitième est d’un superbe marbre cîpolin •
La mosaïque du grand arc fut exécutée l’an 4405par ordre de S. Léon le Grand, aux frais de Placide , sœur des Empereurs Arcadius et Honorius ; elle représente le Sauveur avec les 24 vieillards de l’Apocalypse : ce travail est fort estimé •
La longueur de la Basilique est de 238 pieds, non compris la Tribune , et sa largeur est de 1 38 . On a peint,sur les murs de la grande nef, les portraits des Papes , distribués par ordre chronologique : on les a commencés sous le
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Grand Si Léon ^ et P on a continué jusqu^à nos jours . Pierre Cavalliai a représenté , au dessous de ces portraits , quelques faits historiques de Pancien Testament . Les poutres y qui soutiennent la toiture^ sont ingénieusement assemblées .
On monte , par quelques marches , au plan de la nef transversale , dont le pavé est un peu plus élevé . On y observe P autel patriarcal 5 décoré d’un baldaquin qui finit en un ornement gothique sous la forme de pyramide, soutenu par 4 colonnes de porphyre , et au desàoüs duquel repose le corps de S. Paul , avec quelques autres reliques . Les autels sont ornés de quatre colonnes aussi de porphyre : on compte dans toute PEglise ^o colonnes de cc marbre.
La chapelle de la nef transversale, a la droite du maître autel , est décorée de marbre , et nous offre un Crucifix très vénéré , ouvrage de Pierre Cavallini , et qu’ on dit avoir parlé ï Ste. Brigite . L’humidité , qui règne dans cette Eglise, empêche qu’elle ne possède des ornemens en peintures Toutefois il y a des tableaux médiocres sur les autels .
La chapelle du S. Sacrement , construite par Charles Maderno , a quelques fresques du Lanfranc ; mais les peintures à huile de ce maître ont été transportées irS. Calixte , et P on à mis à leur place des copies faites par Joseph Ghezzi .
Le cloitre , construit gothiquement dans le Couvent, est entouré de petite colonnes ornées de mosaïques des bas siècles , et l’on observe.
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tout-au-tour du portique intérieur, des inscriptions fort estimées , réunies et déposées i-f par le savant Abbé Gallet^i . Le Père Cornélius Margarini , Moine Bénédictin , en avait publié tine collection entière en 1654, avec toutes celles qui sont dans l’Eglise .
En rentrant dans la Ville par la même porte S. Paul 5 nous devons observer , sur le mont Aventîn, quelques anciennes Eglises ; et d’abord sur le chemin qui,de la porte, conduit directement 5 en traversant le mont , à la partie for-, mée en croissant du grand Cirque , on doit remarquer,sur lahauteur,le site de la porte Raudusculana des murailles de Servius 5 d’od en tournant à droite , on monte à
V EGLISE DE Ste. SABA .
Les moines Grecs de l’Ordre deS.Basile ont possédé cette Eglise qui devint ensuite une Commanderie,)usqu’à cequeGrégoireXIII Peut réunie à l’Eglise de S. Apollinaire pour le Collège Germanique .
Cette Eglise est ornfe de 25 colonnes dont deux sont de porphyre noir . On voit , sous le portique , un grand sarcophage sur lequel est un bas-relief représentant un mariage .
En revenant sur ses pas ^ et en traversant le premier chemin ^ on trouve
L’ EGLISE DE Ste. PRISQUE .
' Cette Eglise fut anciennement i’ habitation de S. Aquila et de sa femme Priscilla , qui y
furent convertis et baptisés par S. Pierre avec plusieurs autres gentils. Le Martyre de Ste.Prisque ayant eu lieu sous Claude IL et son corps ayant été trouvé^dix ans âprèsjpar S. Eutichien> vers l’année 280 j, il fut placé dans cette Eglise à cause de la ressemblance de son nom : c’est l’Eglise qu’on trouve énoncée sous la dénomination SS.Aouila etPriscillajdès l’an 449, dans le d uxième Concile Romain de S. Symniaque .
L’ Elglise fut restaurée en 772 par le Pape Adiien 1 et par Calixte IIL l’an 11855 mais le Cardinal Benoit Giustiniani50utre les nouvelles restaurations, fit aussi , vers l’an 1600 , construire la façade sur le dessin de Charles Lombardo 3 et renouveller la Confession et l’autel souterrain . Les murs furent peints à fresque par Anastase Fontcbuoiii : le Passignani peignit le tableau principal et le Baptême de la Sainte,
Il y a 24 colonnes antiques 5 et un vase qui •ressemble à un chapiteau antique de colonne ; mais ou vient d’abandonner cette Eglise .
On voit 3 dans 1’ angle le plus oriental du mont Aventin ^
L’EGLISE DE Ste. BALBINE .
le Pape S. Marc consacra cette Eglise en ■336 3 et lui accorda le titre de S. Sauveur . S. Grégoire le Grand la dédia^en 600,11 Ste.Bal- Line ? et y établit le titre de Cardinal Prêtre . 'Dans la suite^ les Papes SS.Grégoire ILGrégoi- Tell[ en73i , et Paul II en 1464, la firent restaurer < Le Cardinal Pompée Avignoni , Ti-
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tulalrCj y fit^en 160O:, diverses améliorations . Enfin Pie IV la réunit au Chapitre Vatican .
Les peintures à fresque de la tribune sont de Fontebuoni : les corps de la Sainte, de S.QuIrinus son père et de cinq autres martyrs , reposent sous le grand autel qui est orné de marbres .