Le héros domptant le taureau crétois
2. ° punissant Diomède de ce qu’il nourrissait pes chevaux avec de la chair humaine. 3.0 Lorsqu’il tue Gérion auquel les Poètes ont attribué trois corps . 4.* On voit dans le côté suivant Hercule qui enlève la ceinture à Hypolite,Reine des Amazzones ; 5.0 lorsqu’il tire des enfers le Cerbère enchaîné . 6.° Quand il enlève lès pommes du Jardin des Hespérides après avoir tué le dragon qui les gardait : 7.0 dans le troisième côté , le héros étoupe le lion de la forêt Némée ; 8.° il tue l’hydre de Lerne à sept têtes : 9.0 Hercule porte sur ses épaules à Entysthée le sanglier de la forêt d’Erymanthe dont il ne reste pour trace que l’extrémité de la queue : l’animal féroce et la moitié supérieure
du héros sont enlevés : io.° dans le dernier côté * il est représenté saisissant le cerf aux cornes d’or et aux pieds de bronze : i i .a il tue les oiseaux du lac Stinphale 12.0 le héros assis sur un panier , a. desséché la valée de Tempe , et nétoyé les écuries d’Augias y tyran de PElyde . Les murs de cette chambre contiennent 1 2 % inscriptions en marbre,. d’Empereurs, de Césars , et de Consuls avec diverses empreintes d* anciens, grands, carreaux de terre cuite *
La troisième et dernière chambre est appel- Xée de l’Urne, du grand sarcophage placé dans le milieu qu’on prend pour celui d’Alexandre Sévère , et de Marnméa sa mère , quoique les figures représentées sur le couvercle dans un lit assez orné , ne leur ressemblent pas beaucoup . Cette grande urne fut découverte hors, h porte S. Jean au mont del grano y à la gauche du chemin de Frascati > dans un superbe, tombeau qui avait une grande chambre , en-^ core admirable à voir Les sculptures représentent les quatre points principaux de la vie d’Achille auquel on prétendit peut-être comparer Alexandre Sévère pour ses entreprises et la brièveté du cours de sa vie . En commençant les observations du côté droit , on voit le départ d’Achille de la cour de Lycomède Roi de Scyros , où il fut découvert sous les habits de femme , pour se rendre ù la destruction de TrPye ; il se sépare de Déidamie son épouse , et fille de ce Roi , qui y est représenté assis au milieu des filles avec le sceptre' dans la main droite , l’épée dans la gauche et un escabeau
sou 5 les pieds , d’oh l’on a prétendu y retrouver le prêtre Crise auquel l’épée ne convient point , et avec lequel Achille, n’eut aucun rapport . Suit la façade qu’on crut autrefois représenter l’enlcvement des Sabines ; mais Venu ti y a découvert la dispute d’Achille avec Agamemnon pour Briséis , source du. courroux obstiné de ce héros, qui fut si fatal aux Grecs . On voit dans le côté gauche que , pour venger la mort de.Patrocle* Achille reprend les armes qui furent si meurtrières pour Hector, et pour une infinité de Troyens . La partie postérieure dont la sculpture est d’un moindre relief , est assez négligée : elle présente le complément des actions glorieuses d’Achille qui assis , voit Priam prosterné à ses pieds,, et le Roi de Troie , un, genou par terre , en, posture de suppliant implorant le rachat du cadavre d’Hector , et oifrant des dons précieux au vainqueur de son fils ..
Derrière cette urne , on voit enchâssée dans, le mur , une pierre présentant l’empreinte de deux pieds et l’inscription frvctiferæ , avec quelques mots usés .. Suit aussi sur le mur un disque en marbre avec un. tableau de porphyre au milieu * entouré d’une mosaïque des bas siècles , et autour une sculpture en bas-reliefs, représentant des faits de la vie d’Achille, fils de Thétis , en commençant de sa naissance ; elle le plonge dans le fleuve du Styx pour le rendre invulnérable ; elle le donne en, éducation au Centaure Chîron \ ce dernier d’ abord l’instruit à la chasse du lion ; Achille en habit de femme dans la cour de JLycomède ,
surprend Déidamie : Ulisse découvre le héros : le combat d’Achille , et d’Hector près de la porte Scée en présence du fleuve Scamandre ; et enfin il traîne le cadavre d’Hector autour des murailles de Troie , précédé de la Victoire ; Ce monument d’ érudition , mais d’une sculpture grossière , fut transporté ici de l’Eglise d 'Jracœli , et il est illustré par Fabretti et Foggini « Vient une mosaïque trouvée au Port d’Anzîo représentant Hercule filant une quenouille * et vaincu par l’ amour triomphant de la force exprimée par un grand lion dompté par de petits amours a Après la petite statue d’un Satyre qui tient un chalumeau ( c’est peut-être le Dieu Pan ) on voit un basrelief avec un petit temple et les Divinités tutélaires de Palmyre > Agliboîus et Malacbélus* peut-être le Soleil et la Lune, avec une inscription grecque et palmyrienne , monument de l’année de l’ère vulgaire 235 environ, transporté ici de la Villa Giustiniani et illustré par le Pa Giorgî dans le IV. Tome du Musée Capitolin . On observe ensuite la petite statue d’un Philosophe inconnu , représenté en vainqueur tenant la palme en main ; un Archigallus , ou prêtre de Cybèle, en bas-relief, trouvé en *736 à Civiîa Lavinîa ,. reconnu pour tel , et savamment commenté par Monsig. Dominique Giorgi : une petite statue assise de Sérapis : un fragment d’ornement au dessus de la porte ; une autre petite statue de Pluton avec le Cerbère , trouvée en 1812 , dans les Thermes de Tite , sur un cippe , avec une ancienne inscription en forme de dédicace au Dieu Sylvain :
une statue avec h toge , de haut relief, et rongée , attachée au mur et placée au dessus d’une inscription de P.Nummius Bassus : deux disques avec les portraits , vus de profil, en bas-relief, de Poppæa et de Néron : ensuite deux chapiteaux enchâssés dans le mur et un bas-relief sur ardoise , ébauché , représentant un objet inconnu .
En revenant au portique , et au grand escalier , on voit , enchâssés dans le mur , en 2 6 planches , les fragmens en marbre du plan de l’ancienne Rome , exécuté sous Septime Sévère et Caracalla , trouvé dans le temple de Rémus et Romulus près de l’Eglise des S s. Corne et Damien : vingt de ces fragmens ont été expliqués par Bellori et placés ici par Benoit XIV. Les six autres ont ét£ illustrés par Amaduzzi sous Clément XIII. Les édifices antiques, qui sont ici les plus reconnaissables, sont les portiques d’Octavie et le Théâtre de Pompée . On voit sur le palier de l’escalier , dans, deux niches , la statue de Faustine Mère sous la figure de la Pudicité , et vis-à-vis , celle de Junon Lanuvine ; au dessous , deux bas-reliefs de chasses et animaux avec d’autres fragmens d"un style médiocre .
Parvenus à la Galerie , nous observerons au dessus de la porte en face , une inscription en l’honneur de Pie VII , et ensuite sur les murs, dans douze cadres , toutes les inscriptions du Colombaire des Affranchis de Livie , trouvées en 1*726 bien au delà de l’Eglise de Domine quo vadis , sur la voie Appienne : elles ont été expliquées par Bianchim et Go ri . S 6 au-
très inscriptions ornent le reste des murailles *
La chambre à droite * en entrant y est appelles du Vase * de ce vase antique qui se présente dans le milieu * orné de feuillages il fut trouvé auprès du tombeau de Cecilia Metell a, Ce monument pose sur le bord d’un puits trouvé à Nettuno ; il est très précieux à cause des douze divinités qui sont sculptées au tour y dans le plus antique style grec, vulgairement appelle Etrusque . Ces Divinités sont Jupiter tenant la foudre ; Vulcain distingué par le marteau ? Neptune par le trident , Mercure parle Caducée et le bélier; Vesta par le sceptre; Vénus par le myrthe , Mars par le casque et le bouclier ; Diane par l’arc , Apollon par la lyre ; Hercule par la massue et la peau.de lion \ Pal las par l’égide , et enfin Junon , par la petite mitre , et le voile* et parce qu’elle est près, de Jupiter . En commençant le tour par le côté des fenètreSjOn voit un vase de métal, trouvé au Port d’Anzio 5 et dont l’inscription faite en points sur le bord , annonce qu’il fut donné par Mithridate Eupator au Collège des Gynnasiarques . Deux petites têtes placées sur deux, fragmens de corniche découpée ; un petit buste de Vénus en albâtre et les petites statues d’Esculape , de Cupidon et d’Herculey transportées ici de Bevagna en 18 1 2, Tous les bustes et têtes placés sur des gradins entre les, fenêtres sont inconnus; mais quelques uns sont précieux pour l’art; tels qu’un cippe cinéraire dans le bas ; une petite urne*; un autre cippe en marbre ? une autre petite urne et un troisième cip-
pe, ayant chacun une inscription* Le petit bronze autrefois doré ? tiré du Musée Chigi , est un morceau singulier : il représente Hécate à trois formes ? c’est à dire ? sous celle de la Lune dans le ciel , sous celle de Diane sur la terre ? et sous celle de Proserpine dans les enfers : la demi-lune avec la fleur de l’arbre lotos en tête et des flambeaux dans les mains ? distinguent la première ; la couronne rayonnante , le couteau et les serpens indiquent la seconde ; les clefs et les fléaux sont le distinctif de la troisième , couronnée comme la reine des enfers . Suit ? enchâssé dans le mur ? et sous verre? un fragment de la célèbre table de Troie ? étype très singulier par les épigraphes grecques, placées sous des sculptures ? et qui a mérité d’être expliqué par les savans Fabretti , Foggini * Heyné et autres : la matière ressemble aune pâte jettée au moule ? et non à une pierre naturelle *. L’inscription en métal ? qui est en face , présente les petits portraits de Septime Sévère ? de Caracalla et de Julia Via : le trépied en bronze y. qui fut autrefois dans le Musée Chigi ; les balances avec les poids trouvés près de Tivoli ; le candélabre et les autres métaux placés sous la ramées sont tous antiques et de prix ; le bas-relief qui est dans le mur ?. vis-à-vis, la porte ? représente le triomphe de Bacchus conquérant des Indes . Les bustes et les têtes au dessous sont inconnus : la petite statue dans le milieu , de Diane Ephésienne ? ayant les pieds et les mains en bronze ? a aussi appartenu au Musée Chigi : le buste d’albâtre est celui d’une Isis ? portant le
muid sur la tête . On voit par terre entre dotix cippes sépulcraux dont un avec le portrait d’un Quintns Fabius , un pied colossal de métal , trouvé près de la pyramide de Caïus Cestius , quand on restaura ce monument : ce pied appartenait à sa statue .
Dans la façade opposée aux fenêtres, on voit le pied d’un trépied d’ albâtre fleuri ; ensuite un sarcophage avec des bas-reliefs , offrant la fable de Diane et d’Endymîon ; une petite tête de Faune ; un hermès du Dieu Sylvain ; des bustes et des têtes inconnues sur le gradin supérieur , et au milieu d’eux , une petite Diane Ephésienne . Viennent au dessous deux hermès -, un buste de ]uüa Mæsa , un de Tite Flavius , un de personne inconnue j un autre de 1’ Empereur Macrin , un Terme colossal ; le buste d’Agrippine mère de Néron ; un autre de Junon ayant le Diadème ; un de Julie Sabine semblable à celle du Vatican ; de Septime Sévère et un Terme de Bacchus couronné de pampres . Suit un cinéraire et un buste à deux faces ; une autre petite urne qui était ancienne* ment dans la Villa Fanfîli , d’ assez mauvaise sculpture , mais pleine de goût et d’érudition mythologique et. allégorique . L’ouvrier , suivant les conventions de la représentation 9 ignorant peut-être les idées philosophiques qui les produisirent, expnma son sujet avec toutes les particularités caractéristiques *
Commençant par la droite , les figures nues d’un homme et d’une femme sous un arbre, indiquent le sujet qui est le cours de la vie humaine , c’ est à dire le tems que l’àme passe
dans le corps ; ce qui est exprimé par le concours des quatre élémens , le feu représenté par la forge de Vulcain ; la Terre sous la forme d’une femme assise avec la corne d’abondance; l’eau sous la figure de l’Océan distingué par le gouvernail et le pistrix , et enfin l’Air sous la forme du vent qui souffle dans une trompette : l’Amour et Psyché, qui s’embrassent au milieu des élémens , dénotent que leur union , figurée dans l’Amour, se perfectionne avec celle de l’àme , représentée par Psyché . Dans le haut le quadrige du Soleil, vêtu presqu’en Apollon Cytarède comme dans l’arc de Constantin,figure POrient,en offrant en lui le principe delà vie dePhomme, que l’on voit dans le bas , formé par Prométhée assis , qui en a fait le modèle en terre , auquel Pallas introduit une âme symbolisée par un papillon qu’elle lui met sur la tête ; l’ homme , animé , accompli et vivant , paraît par ce moyen , debout par luimême , sous un arbre de glands, symbole de la nourriture et des moyens de sa subsistance : les trois parques dans le haut , l’une tenant la quenouille , en file le destin , que celle du milieu trace sur le globe : puis la troisième , près de l’horloge , indique qu'il est parvenu à son terme , exprimé dans le haut , par le char de la Lune , qui figure l’Occident , et dans le bas , par le génie du sommeil qui éteint la torche sur la poitrine de l’homme étendu par terre , et qui le représente expiré ; il ne reste! son corps que l’honneur du tombeau , figuré par une guirlande que le génie tient de la main gauche. Toutefois i’àme , représentée parle
papillon 3 libre du corps , s’envole près de Némésis, ou Adrastie , c’est à dire la Justice , qui assise , examine , dans le livre ouvert , le mérite et le démérite des actions : si elles sont trouvées dignes de récompense , elles élèvent l’âme au séjour des bienheureux , suivant que l’indique la figure de Mercure qui transporte en l’air Psyché ; mais si les actions de l’homme sont dignes de châtiment , elles la retiendront sur la terre qui , pour la seconde fois , parait personnifiée dans la femme couchée , ayant la corne d’abondance sur la tête : il doit subir les peines méritées , représentées du côté où Prométhée est enchaîné à un rocher , et dévoré par un vautour , jusqu’à ce qu’un Hercule le délivre du Caucase, montagne personnifiée ici dans une figure assise sur la cime d’un rocher , suivant l’usage qu’avaient les anciens de représenter ainsi les montagnes . On a gravé sur le couvercle de la petite urne un qenae homme couché sur un lit , tenant deux pavots de la main droite , symbole du sommeil , et auprès de lui , d ux génies et un chien pour compagnie : ce jeune homme doit naturellement représenter le personnage enseveli .
On voit au dessus, enchâssée dans le mur, une mosaïque antique en petites pierres dures , représentant quatre colombes qui boivent dans une tasse : on la trouva dans la Villa Adrien ne , et l’on prétend que Pline en a fait mention , ou que c’est au moins une copie prise de l’original à Halicaraasse . Monsig. Furietti , qui en était possesseur , en a donné l’explication ; et ce morceau a pris le nom de Colom -
bes de Furie tti • Clément XIII l’acheta ensuite et la fit placer ici . Un hermès double finit cette façade . Les bustes et les têtes sur les gradins de la façade suivante sont inconnus ; et le complément de cette chambre est un cinéraire bien sculpté , présentant une inscription *
En sortant de la galerie , on trouve quatre bustes dont un inconnu , et non commun , puisqu’il a une main ; les autres sont ceux de Faustine Mère.., de M. Aurèle , et de Septime Sévère ; ensuite la belle petite statue , trouvée à Tivoli , représentant une Euterpe , et au dessous 5 deux fragmens de pieds , de grandeur colossale ; en face 5 un lion de grandeur naturelle entre deux demi-figures , 1’ une inconnue et l’autre dejunon : au dessus un bas-relief représentant un personnage couché , à demi-nud , sur un lit avec une bourse à la main droite , et un livre presqu’ouvert à la gauche y appuyé sur les genoux d’une femme assise au devant . A sa gauche est un jeune homme debout qui indique les sceaux des tablettes d’un testament , et une image couverte d’un bouclier y qui semble suspendue au mur ; c’est peut-être un de ses ancêtres . On croit que c’est le monument du Testateur , Vient la statue de Cupidcn tendant un arc: il provient de quelque bel original y car il est répété ailleurs, et même dans le Musce Chiaramonti . En face est un petit Faune . Puis deux bustes, l’un de Silène , l’autre de Pompée, placés sur deux cippes avec des inscriptions sépulcrales ; la statue d’Apollon avec la lyre , qui probablement fut , dans l’origine , le Sauroetonus ? c’est à
tire 3 tueur de lézards , comme ceux de la Villa Albani , et du Musée Pio-Clémentin : ensuite un buste dit de Cécrops , Roi d’Athèn?s, et vis-à-vis , un autre buste , qu’on croit être celui de Caton l’ancien . Puis un groupe qu’on prend , mais avec peu de fondement 3 /pour celui d’Agrippine et Néron enfant: En face une Bacchante yvre , accroupie y ayant un vase en main , orné de pampres : elle fut t ouvée sur la voie Numentana » Suit un basrelief en fragmens , enchâssé dans le mur , représentant la figure d’un Apollon étrusque, tenant la lyre en main , et ayant une tête moderne qui le défigure : au dessous est un petit buste d’nn enfant riant , qu’ on prend pour Bacchus , tiré d’un mur près de l’arc de Constantin en 1 747 , et vis-à-vis un buste avec le nom antique d’un Marc-Aurèle , personnage inconnu . Suit la statue à demi-nue d’une femme également inconnue , et dans le bas , la tête d’un Faune riant ; la statue d’Hercule enfant qui étouffe deux serpens ; une belle tête de Paris avec le bonnet phrygien , placée sur un sarcophage , sur lequel est sculpté l’enlèvement de Proserpine par Pluton accompagné de junon , de Diane , et aidé par Minerve : Mercure , la Victoire , et Hercule sont aussi spectateurs de cette entreprise , et l’on y voit Cérès montée sur un char , traîné par des dragons, cherchant avec des flambeaux en main , sa fille égarée, et parcourant toute la terre, qui ordinairement est représentée au dessous couchée tenant la corne d’abondance • Sur le côté droit de l’urne , deux nymphes cueillent des
fleurs dans une corbeille * et indiquent 1* occupation de Proserpine au moment où elle fut ènlevée • Dans le côté gauche 3 on voit Mercure qui , par ordre de Juoiter assis sur son trône , accorde la fille enlevée 3 aux voeux de Pluton , Le cinéraire en face est tout orné de beaux petits génies et de masques : il est placé sur une base avec une ancienne inscription . Des deux bustes suivaus* on veut que l’un soit celui de Marcus Battus , placé sur le cinéraire d’un cocher , représenté sculpté entre deux chevaux ses favoris , Hirpin et Aquilon 3 dont les victoires remportées à la course sont notées à leurs côtés: l’autre buste est celui de Lucille. Vient la statue de Psyché : elle tombe par terre , regardant l’Amour qui la fuit : elle était autrefois dans la Villa d’Est à Tivoli : vis-àvis est celle d’un petit Faune . Suit une belle tête colossale de M. Agrippa 3 gendre d’Auguste 3 et une autre de Niobé mère : la statue ( copie antique ) d’un Discobole de Myron en bronze 3 restaurée parMonot ? comme un Gladiateur , ou combattant abattu , parceque les statues entières du même sujet n’étaient pas encore connues ; nous en ayons vu une pareille 3 dans la petite rotonde du Musée Pi o -Clément-in : en face est un vase avec des figures bacchiques; puis la tête colossale dejunon, et vis-à-vis une tête de Vénus . On trouve ensuite les statues d’un fils et d’une fille de Niobé 3 l’une vis-à-vis de Tau-re : un buste de Jupiter 3 qui était autrefois dans le palais V aile 3 et maintenant placé sur un autel dédié à P alias 3 de bonne sculpture , mais endomma-
gée par le temj • Dans la façade vis-à-vis on observe différents instrumens de prêtres 5 de sacrifices et d’arts mécaniques ; à la droite est un sacrifice^ Pallas 5 et à la gauche du spectateur , un prêtre 3 quatre Vierges V estales qui soutiennent en Pair le Palladium : en face une tête d’Ariadne ; puis la statue de Diane Lucifcre trouvée hors la porte S. Sébastien ; dans le bas 3 un hermès bacchique barbu ; une petite statue couch ée d’un fleuve que l’on prend pour le Nil5 sans qu’elle en ait aucun symbolej et un autre hermès bacchique, posés sur un sarcophage où l’on voit Baccbus enfant sur le sein d’Ino sa nourrice : le même Bacchus qui 3 près d’une vigne y est reconnu pour le Dieu du vin 3 et au milieu 3 le jeu de cloche-pied dans lequel deux Faunes sautent sur une outre ointe et gonflée . Ce marbre fut trouvé à Nepi en 174 6. Viennent après un cinéraire rond 5 fait en forme de vase , le buste de Scipion l’ Africain ; un autre buste inconnu ; la statue assise d’un Consul 3 et vis-à-vis ? celle d’une Cérè s # Puis les têtes d’Antinous y et de Vénus plus grandes que nature ; la statue assise demi-colossale 3 qu’on prêt end être celle de Julie Mœsa , trouvée l’an 1817 sur la voie Appienne 3 à droite dans la vigne Moroni près le Domine , quo vadis hors la pone S Sébastien au milieu d’un sépulcre 3 avec une urne de grand relief , réduite en pièces 3 présentant une chasse de l’Empereur Alexandre Sévère : Vis-à vis est une statue qu’on prétend auss^avec peu de fondement 3 être celle de Trajan Dèce. On observe ensuite un hermès de Jupiter Ammon f
une tête de Bacchanale, la statue de Cérès , et vis-à-vis , la Muse Melpomène assise , qu’ on reconnaît pour telle à ses brodequins très hauts, et improprement destinée à représenter la Muse Erato . On a ajouté , dans ces derniers tems , une lyre et un génie qu’on veut être celui de la musique . Vient la tête , peut-être d’une des filles de Niobé , une autie de Tibère; puis une statue de Bacchus ; celle d’un Jupiter placée sur un autel votif célèbre , sur lequel est sculpté le Vaisseau qui porta à Rome la mère phrygienne ou Cybèle . On voit ensuite les têtes de Jupiter, d’Auguste , d’ Adrien avec un buste de différents albâtres , et un autre buste inconnu de femme , ayant une main enveloppée dans un manteau . Puis la tête de Caligula , un buste assez beau de Marc-Aurèle jeune ; à côté , la statue cuirassée du même Empereur; un buste de Trajan , la tête d’un Silène ; le buste de Domitius Ænobarbus père de Néron , et enfin la prétendue tête de Cavacalla , mas plus vraisemblablement de Géta . D’ici on passe à la