‹ Description de RomeChapitre 81 sur 269 · BASILIQUE DE S. CROIX EN" JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

BASILIQUE DE S. CROIX EN" JÉRUSALEM

Cette Basilique est une des sept Eglises que l'on visite pour gagner les indulgences : elle a été fondée paa Constantin le Grand , là ou fut son palais ^ ou un autre édifice , appelle Ses-' sorlum : ce qui lui fit donner le nom de Basilique Sessoriana . On l'érigea en mémoire de la découverte de la vraie croix , faite à Jérusalem par S. Hélène , mère de cet Empereur 5 et parce qu'on y déposa . avec d'autres reliques 3 cette même croix transportée , avec beaucoup de terre - des lieux saints de cette Ville ^ elle prit la dénomination de Ste. Croix en Jérusalem . Le Pape S. SiWestre la consacra, S.Grégoire II la restaura dans le VIII. siècle , et Benoit IV en 903 . Elle fut refaite, à partir des fondations , l'an 1144 5 sous Lucius II . Enfin en ^^\\ Benoit XlV^qui en avait été le titulaire , y fit faire la façade 3 peindre la voûte ; il renouvella la tribune , et la restaura telle qu'on la voit en ce moment .

L'intérieur de l'^Eglise est à trois nefs 3 séparées par deux rangs de colonnes et de pilastres : les peintures d^ la grande voûte., et les deux fresques de la tribune sont de Conrad Giaquinto : 1' invention de la Croix , peinte dans le haut de la tribune , est du Pinturic-

chîo • Les corps de S. Gésaree et de S, Anasta-

se reposent , dans une belle urne de basalte , sous le maître autel . On descend dans la chapelle de S. Hélène oh l'on observe une voûte "en mosaïque , de Balthazar Péruzzi . Le Couvent adjacent est fondé sur les ruines du Temr ple de Vénus et Cupîdon , et celles de l'Amphithéâtre Castrtnse . On y a formé une petite bibliothèque assez élégante .

AMPHITHEATRE CASTRENSE .

On voit , dans les jardins potagers de ce couvent , un reste d'Amphithéâtre composé de deux ordres de colonnes corinthiennes en briques :, avec des arcs dont la partie la mieux conservée est comprise dans 1: s murs delà Ville . On le trouve dans les Régionnairt-s souS la déncmiiation de Castiense , probablement parce que les troupes du Prétoire s'exerçaient , dans son enceinte , à combattre contre les bêtes , et à représenter des jeux militaires . Il est fait mention de cette destination dans Suétone qui rapporte que l'Emrereur Tibèfe, se trouvant à Circei , où l'on célébrait les jeux Castrenses , et ne voulant pas laisser suspecter qu'il était m.alade , non seulement il y assistajmais qu'encore il tua d'en haut, à coups de flèches , un sanglier lâché dans l'arène . A la droite de ces mêmes jardins 5 on trouve le

TExMPLE DE VENUS ET CUPIDON .

Cet édifice qui , par ses ruines 5 parait avoir ëté considérable , ne conserve mainter nant qu'une grande niche avec deux gros pi-. liers de mur, dans les côtés . On a cru communément que cet édifice a été le Temple <ie Vénus et de Cupidon , parce qu'on y avait trouvé leur groupe antique^que l'on conserve sous le portique de la Cour au musée du Vatican 3 ( voyez page 106. Tom.l. ) mais l'on a ensuite inféré de l'inscription gravée dans la plinthe y qu'il représentait Saîlustia Barbia OrBiana 5 femme d'Alexandre Sévère ^ sous la forme de Vénus Félix 5 avec Cupidon^ Ainsi on peut probablement reconnaitre dans ces restes, ceux du Nymphée , ou Lymphée d'Alexandre Sévère., que Rufus et Victor placent dans la même Région avec l'Amphithéâtre Castrense , et dont fait mention l'inscription rapportée par Fabretti , et que Ligorio trouva près de Ste. Croix en Jérusalem , vers l'année 1554. D'ici, en prenant ie chemin à droite , on arrive à la

Page 1