CHAPELLE PAULINE
De l'autre côté de la Salle royale , li oh fu$ autrefois la chapelle du Saint-Sacrement , cons-^ truite sous Nicolas V , Pontife fort habile dans les arts , et dans laquelle le Bienheureux Jean Aiigélico de Fiesolej Dominicain , appelle pour cet objet , peignit la vie du Sauveur et divers autres portraits d'hommes illustres , là 5 disons-nous 5 est aujourd'huy cette Chapelle construite , par ordre de Paul III , sur les des* sins d'Antoine Sangallo ^ décorée de pilastres corinthiens , d'une voûte de stucs dorés 5 et de peintures que Grégoire XIll fit exécuter par Frédéric Zuccheri . Le Maître-Autel est orné d'un tabernacle en cristal : les deux statues, dan6 chacun des quatre angles sont des belles
tu
figures de Prosper Brcsciano ; et les petnttfi^g à fresque entre les pilastres , qui ont beaucoup souffert d'un incendie , représentent , la première à droite , la chute de Simon le Magicien 5 par Frédéric Zuccheri : celle àvL milieu pffre le crucifiement de S, Pierœ , de Bonaiottî , et la troisième , S. Pierre qui donne le Baptême , ouvrages du même Zuccheri . La quatrième vis-à-vis représente la résurrection d'un jeune homme tombé d'une fenêtre , miracle opéré par l'Apôtre S.Paul , et peinte par Laurent de Bologne .
Le grand tableau du milieu a pour sujet la Conversion de S. Paul , ouvrage de Michel Ange 9 et enfin S. Paul dans l'isle de Malte , peint par le susdit Laurent Sabbatini de Bologw ne . Ces peintures de Michel-Ange sont presque le dernier effort de son talent ^ car il les a exécutées sur la nn de ses jours .
On fait dans cette Chapelle l'exposition des quarante heures le premier Kmanche de l'Avent et du S. Sépulcre dans la Semaine Sainte , avec une grande quantité de lumières qui ont aussi contribué à en ternir les ornemens .
Vis-à-vis la Chapelle Sixtine on trouve une porte qui conduit à la salle ducale où le Saint Père faisait autrefois le lavement des pieds le Jeudi saint , cérémonie qui a lieu aujourd'huy dans la salie Clémentine , Les ornemens de la salle ducale ont été pc ints par Paris Nogari 3 RafFaellino de Reggio et par Laurent de Bologne : les paysages sont du Brilli et de César Piémontais . L'arc de séparation fut orné avec goût, par le ChevtBcrnJD, sous Alexandre V1I;>
quoique le local soit peu convenaMc et îrrégulier.
De cette salle , on passe au premier étage des galeries de la cour dite de S. Daraase , où après les 13 premiers arcs représentant des treillages, des oiseaux, des grotesques et des paysages de l'école de Raphaël , et principalement de Jean d'Udine , on trouve à gau* che une porte qui introduit à
V APPARTEMENT BORGÎA .
Alexandre VI fit construire cet appartement, appelle Borgia du nom de la famille de ce Pon* tife . 11 est composé c'e six pièces qui servaient autrefois d'habitation aux Cardinaux pendant le Conclave . Par les soins pr^voyans du Pontife Régnant , ainsi que l'annonce l'inscription en marbre , qu'on y a placée y on trouve aujourd'huy exposés , dans ces pièces , les chefd'œuvres* de la peinture à huile , On entre d'abord dans la
Première Chambre •
Oest une grande salle de 56 pieds de long sur 36 de large , et dc^t la belle voûte est ornée de stucs, et de peintures de Jean d'Udine, et de Périn del Vaga , exécutées sous Léon X » ( comme on l'inferc des aimoiries et des inscriptions ) , peutêtrc sur les dessins de Raphaël, et adievées probablement après sa mort. Elles représentent les douze signes du Zodiaque, quelques constellations , et les sept Plaaettes
figurées, c'est à dire Jupiter dans unchaf,'
traîné par des Aigles ; Diane , par des Nym* phes ; Vénus , par des Colombes ; Mars 5 par tles Loups ; Mercure , par des Gôq^'; Apollon 5 "par des Chevaux . et Saturne , par àts Dragons . On avait autrefois peint dans les lunettes de cette voûte les actions; les plus glorieuses de divers Pontifes dont il ne reste maia^ tenant que l'inscription ; et dans des compartimens y les vues des principaux édifices de Rome dans le XV. et KVI. siècles ; ces peintures sont effacées aujourd'huy .
'En commençant le tour par la gauclie en entrant , le premier tableau qui se présente est le chef-d'œuvre de la peinture à huile de Raphaël : c''est la Transfiguration de N. S. sur le mont du Tabor, que l'on regarde généralement comme le premier tableau du monde . Quelques Apôtres , placés au pied de la montagne, sont attentifs à la délivrance d'un possédé qui leur est présenté • S.Piein'e , S Jacques et S. Jean sont au haut du mont d'où ils ne peuvent soutenir la vue de ]ésus Christ qui est élevé de terre , et r^splencissaut de lumière , entre Elie et Moyse 5 également élevés près du Sauveur . On ne peut assez faire l'éloge de ce tableaù'soit pour la disposition , l'expression et la variété des figures 5 -soit pour les attitudes^ la diversité des caractères -et les airs de têtes : il est d'un dessin sublime , pur et plein de sentiment : les ombres sont fortes et vraies : en^n le colons en est gracieux , vigoureux et naturel • Mais pour en concevoir une idée complète , îi «faut. voir lorig tems cette cOrnpositroir^
et Pexaminer soîgneusertient pour en admirer
même la conservation après trois siècles . Le Cardinal Jules de Médicis , devenu Pape sous le nom de Clément VII 5 paya ce tableau 655 ducats ,
Le second tableau en toile est le martyre de S. Erasme 3 de Nicolas Poussin: les figures^ qu'il représente , sont les plus grandes qu'ait composées cet Artiste , illustre Maître de l'E^ cole francs ise . Ce tableau , qui a -été payé 300 écus 5 a servi d'original pour h mosaïque qu'on u'déjl vue dans l'Eglise de S.Pierre .
Le troisième est un carton original de Jules Romain , qui représente le martyre de S.Etienne , peifit ensuite par lui même à l'huile , et qu'on voit encore à Gênes : ce carton fut apporté ici de la Bibliothèque Vallicellane .
Le quatrième t.^.bleau des SS, Procès et Martinien représemés au moment de leur martyre , est une peint ai*e de piix , de M. Valentin ^ et d'après laquelle on a exéc-uté la mosaïque qui est dans l'Eglise de S. Pierre .
Le cinquième tableau , que Clément XIV acquit 3 et fit venir -de Venise ^ représente la Vierge avec l'Enfant Jésus 5 r-^lacés dans le haut au milieu des ^ng^^s : on voit aussi Ste. Catherine au dessous avec cinq autres saints . C'est un très excellent tableau du Titien , le plus gmnd coloriste de l'école moderne . La figure de St Sébastien est tout ce qu'on peut attendre de l'art , émule de lanature . Passant à la
Seconde Chambre ,
En entrant dans cette pièce , qui a 26 pieds de long sur 32 de large, et dont la voûte a été peinte par le Pinturicchîo 5 on trouve à gauche un petit tableau du B. Jean Angelico de Fiésole 5 représentant divers traits de la vie de S. Nicolas de Bari ^ avec de bien petites figures , mais gracieuses et naturelles 5 comme il les peignait ordinairement .
Jésus-Christ , placé dans le sépulcre , est le sujet du tableau suivant . C'est l'ouvrage le plus célèbre de Michel-Ange du Caravaggio, qui réunit un coloris assez fort à une expression naturelle et touchante : il a été autrefois dans l'Eglise de Ste. Marie in Fallicella, ditel'Egli- Se Neuve .
Suit la Résurrection dej.C. ouvrage de la première manière de Pierre Pérugin , dans lequel quelques uns prétendent que se trouve le portrait de Raphaël 5 fort jeune encore , peint par son maître 5 et celui de Pérugin de la main de son élève ; ce qu'il est bien difficile d'accorder avec l'époque de cette même peinture qui d'ailleurs a été restaurée ,
Viennent ensuite six petits tableaux ayant chacun une figure peinte sur enduit antique . On infère , du nom qui y est écrit , qu'on y a représenté six femmes célèbres 5 dans la mythologie 5 pp.r leurs incestes :
Le mérite de la peinture qui est au milieu 9 et également sur le mur , est d'être antique , et de représenter le cérémonial d'un mariage que les modernes prétendent être celui de Pé*
léc et de Thitis, et d'autres semblables sujets , quoique sans la moindre preuve . Ce morceau a perdu de sa grande valeur depuis qu''^>rculanum et Pompeï ont donn? une quantité énor» me de peintures grecques aWencaustOy de toutes les dimen5i:^ns , relatives à la mythologie,^ quoiqu'elles jie soient pas de ces sublimes peinr tures antiques , Celle-ci est cependant placée ici fort à propos 5 au milieu des cb^ifs d'oetivre de la pein'^ure moderne, afin que par la compa^ raison 5 on pui^e en reconnaître le vn-i mnîte . Ce morceau a été trouvé près de 1- Eglise de S. Julien , passé l'Arc ce Gailien , et il a pris le nom de Noces Aldohrancines , eu nom de l'ancien propriétràre^ le Card. Cintio Aldobrancini^ qui en fit l'acrui^'ition en 1606, pour sa petite maison de pk^saace sur le Quirinal . il y en a une bonne cep e , par le Pousân , dans la galerie Doria . Le Pape F égnant 5 Pie Ml , ^ tichetè l'original en 1818,
-Le tableau à Jiuil^ qui suit est du nombre des tableaux d'Eglise , les plus célèbres de Rome: c'est le chef d'œuvre d'André Sacchi : il repré».sente S. Fomuald assis dans 4ine plaine agiéa* ble des Apennins 5 expliquant à ses solitaires les raisons qu'il a f'ucs c'abandonner le monde, et leur montrant une éeiielle miraculeuse, qu'il a vue en songe , ^ssv-z i-embl.ble à celle de Jacob 5 et par laquelle ses moines déc^^dés montaient au ciel . C-e tableau a été autrefois sur ic maître autel de l'Eglise de S, Romuald i Rome .
Vient ensuite le Crucifiement de S, Pierre 5 l'uae d>es peintures les plus estimées du Oiude, Tom. i. D
de sa manière forte ^ qu'il a suivie dans cette circonstance pour imiter le Caravaggio , mais qui n'était pas de son goût . La Basilique de S. Pierre possède une m.os aïque d'après ce tableau . L'original était anci^^nnement dans l'Eglise de S. Paul aux trois fontaines , d'où on le retira à caute de l'humidité qui le détruisait »
Ur autre petit tableau du B.Angélique, semblable au premier , termine la collection de ceux de cette pièce : il représente aussi des traits historiques de la vie de S. Nicolas de Bari , avec des petites figures comme celles du tableau que nous avons vu à 1' entrée . Suit la
Troisième Chumhre .
Elle a 25 pieds et demi de long et 32 de large , avec la voûte peinte aussi par le Pintujîcchio .
Le premier tableau , qu'on y remarque ^ est' une belle Ste. Famille avec Ste. Catherine 5 de Benvenuto Garofolo 5 peiature gracieuse qui mérite d'être observée pour son coloris et sa finesse , quoiqu'elle ?it été un peu retouchée »
On prétend que le tableau au dessous 3 repr%entant trois Saints en demi-figure , est de Pierre Pérugin : "on l'attribue auisi à Ra-^ phael ,
Le tableau suivant , représentant la Vierge et l'enfant 2u milieu de trois Saints Evêques et un Diacre (p.ut-etre S.Etienne) est un bel ouvrage du Pérugin . ■ ■
lê quatrième avec lé Coafonnement de la Vierge dans le haut , et les Apôties dans le bas , autour de son sépulcre , passe ^ auprès de qu: Iques observateurs , pour la plus belle p inture du Pérugin : d'autr -s prétendent qu' elle est de Raphaël -même 5 mais non de sa dernière ma-ii-Ve . 11 est certain que le styie en est excellent -, plein de grâce et d'intelligence , soigné au derni.r degré , €t digne de ce grand génie ,
Le dnqui-'me est une Ste. Hélène 5 peinture du bon ^ems de Paul Véronèse 5 transportée, ici de la galerie du Capitole •
Le sixième tableau est une Magdelaine dm Guerchin^ ouvrage remarquable -d'une composition piea^-e 3 d'un dessin correct^ d'uit coloris fort et harmonieux : il était autrefoiiî dans l'Eglise dts Converties au Cours .
Le septième est la Fortune ^ célèbre tableau du Guide , récemment apporté ici de la galerie du Capitole ; ps-inture très appréciée pour la correction du dessin , la facilité du pinceau et 1' harmonie des couleurs . L'enfant , qui tient la Fortune , par les cheveux , est d'une grande beauté , et semble être animé ,
Le huitième représente le Gi-and S. Grégoire 5 ouvrage assez estimé , d'André Sacchi >. rnis en mosaïque dans l'Eglise de S. Pierre .
Le neuvième tableau , avec la Vierge et. l'Enfant Jésus 5 assis sur un nuage, et dans l^. bas, un petit enfant qui tient une planchette ; à di'oite 5 S. Jean Baptiste et S. François à genoux ; à gauche Saint Jérôme 5 et plus loin la personne pieuse qui commanda le tableau au
maître mcme , est une peinture très célèbre de Raphaël , de sa plus belle manière : il était anciennement à Foligno chez les Religieuses appellées les Comtesses . Le dessin en est pur 5 la grâce y domine : la \'ierge et l'Enfant Jésus sont véritablement des figures Angéliques : Raphaël seul était en ét^t de les concevoir ^ et de les exécuter avec cette perfection ,
Le \'asari fait une description particulière de ce tableau : il dit qu'un Camérier de Jules II $ (ce que nous appelions présentement Cameriere SegretQ ) le fit peindre pour le grand Autel de l'Eglise d^Jracçpli à Rome ,, et que c'est Sigismond Cofiti qui y est peint k genoux . vêtu de rouge . Le P, Casimir , qui a fait l'his» toire de cette Eglise 5 n'a pu trouv r aucune notice qui indiquât comment il avait été ensuite ôté de cet Autel . Il est probable que d'abord Conti l'avait destiné à cet usage 5 mais qu'ensuite il n'y fut point placé ; et qu'ainsi resté à la famille , il fut envoyé 4 Foligno , suivant l'insciiption ^ en lettres majuscules dorées 5 qui était anciennement au bas de ce tableau, et rapportée par Casmir lui même de la manière suivante: 5, Çuesta tavoîa lafece dipingere Misscrç Gismondo Conti Segvetario primo di Giu' ho Secondo ^ et è dipinta per mano di Haphael de Urbino , e Sora Anna Conti , Kipote di Missere Gismondo^ lafacta port are da Romay e facta mettere a questo Jltare nel 1 565 a dl Î23 Marzo . 5, Messire Sigi.^mond Contj , prc- 55 mier Sécréta re de Jule^ II , fit peindre ce 55 trtbb. au ; il a été peint de la main de Raphaël 3, d'Urbiû , et la Dame Aime Conti , nièce de
ni
), Messire Sig'smond , Ta fait apporter de Koy, me, et Ta fait mettre à cet Autel, l'an 1 56J, 5, le 2^ Mars . ,5 Ce n'est pas ici le lieu ae fa/re des i'echer:hes ni sur le transport dçcQ tableau , ni sur l'inscription ; il suffît de savoir que Sig^mond mourut le 2 ^ Mai 1512, du vivant de Jules 11 , et que sa pierre sépulcrale e'iionce qu'il était Secrétaire de ce Pontife ^ et qu'il fut enterré dans le Chœur à^Ardcœli ; ce qui sert à faire connaître l'époque du travail 5 que Vasari ne cite pas ; mais on pourrp.it conjecturer de ce qu'il dît , qu'il a été fiit après les Sibylles de l'Eglise de la Paix 5 qui sont aatérieufes à cette année .
Le dixième petit tableau représente 5 dans des ronds , les tiois Vertus théologales pein^ tes en clair-obscur par Raphaël 3 fort jeune alors ; il les a accompagnées chacune de deux petits génies qui, p?r leur attitude et les symboles , en donnent l'explicatiou .
On dit que le dernier tableau est aussi de Raphaël ^ qui y a représenté l'Annonciation de r.'.nge , l'Adoration des Mages et la Présentation au temple^ du Rédempteur. Ce sont vraiment des objets gracieux et soignés 5 quoique de la première manière de ce maître . On passe ensuite à la
Quatrième ChamBre r
Cette pièce tst égale à la précédente en graoi^ deur , et les peintures de la voûte sont aussi du Pintuiicchio .
Le premier objet a examiner à gaucBe en erv trant , est un grand et beau tableau de Guide : il représente la Vierge , dans le haut ; S. Jérôjne et S. Thomas , dans le bas , belles figures du pinceau toujours facile de ce maître .
Dans le tableau suivant sémicirculaire dans le haut 5 on a représenté le Couronnement de ia Vierge au milieu de s Anges , et les Apôtres idans le bas ; les uns observent la tombe vuide 5 et les autres regardent en l'air, émerveil- 1-és de ce qui se passe : C'est , dit-on , une -composition admirable du grand Raphaël , mais sans aucune preuve ; tandis que Va sari assure que la partie sup>érieure a été peinte par Jules Romain y et la partie inférieure par François Penni , dit «7 Fattore : on y reconnait leur jnanière .
^ Le troifième tableau est la fameuse Communion de S. Jérôme du Dominiquin 3 son chefd'oe'uvre , et l'un des quatre tableaux d'autel y les plus célèbres de Rome . On y admire le prêtre qui tient de la main gauche l'hostie sur la patène , prêt à communier le Saint qui est à çenoux^ soutenu par deux personnes . Plusieurs autres belles figures toutes pleines d'expression 5 s'intéressent aussi au sujet . La composition est pleine de vérité , le clair-obscur fort, et le dessin très correct : la figure du Saint ^ particulièrement la tête , est tout ce que l'art peut produire de plus beau . On passe mainteîiâiit dans 11
Cinquième Chamhrt .
Elle est plus grande que les autres; elle a quarante pieds de long sur 32 de large : les peintures de la voûte sont du Pintuiicchio 3 suivant quelques uns ^ et à'^Andxh Mantegna 5 suivant d'autres .
On voit d'abord un beau dyptiquc doré : on infère, de l'iascription, qu'on y lit encore , qu'il a été fait en 143s-, le 26 Mars ? sur la demande d'un certain Ange d^^li Jiti de Todi 5 Notaire de la Chambre Apostolique . On observe 5 dans le milieu , la Vierge et l'Ange Gabriel ; adroite S. Louis , Roi de France , et à gauche S. Antoiae de Padoue ^ figures qui ne sont pas à dédaigner pour l'époque où elles ont été exécutées .
On veut que la Sainte Famille suiv^ante soit d'école Flamande 5 et que la seconde représentant Ste. Catherine , S. Pierre et Ste. Lucie y soit du Gio rgione . Suit la naissance de la Vierge 5 qu'on prétend de TAlbane : , on y trouve au moins de sa manière. La Sybi'Ie avec Auguste (figure barbue portant uae couronne, rayoi;»nante contre l'uspge ) 5 est un bon tableau de Benvenuto Garofalo , qui offre la date de 1 544. Les demi figures suivantes de la Pi;t^ sont de Mantegna : elles représeatent Jésus-Christ porté au sépulchre . Vient ensuite une Vierge avec l'enfant au milieu d'un groupe de petits anges y avec S. ]ean Baptiste et S. Laurent à la droite ; , S. Jérôme et S. Vincent Ferrier à la gauche , tableau de l'école Florentine , et que les coanais-*
seurs peu expélimentés attribuent à Frà Barto*îomeo .
Le dernier tableau 5 représentant la résurrection du Lazare 5 a été peint parle Muz'anoj: c'est un^ composition de beaucoup de figures , mais confuse , d'un coloris sombre j. et quf a çouff^rt du t.ms et des retouches ^ Cet ouvrage n'est pas le plus beau dec" maîtrejquolqu'il fût au palais Quirinal ^ d'où il a été tran^ porté ici . Reste la
Sixième CHamhre •
Cette pièce a 22 pîeds de long-, sur 25" et demi de large . On croit que la voûte a été peinte par Mantegna- •
L^octogone, avec des figures de bas enhaut5 est de Panl Véroncse , qui y a représenté allégoriquement l'Architecture couronnée et entourée- de ses génies y laquelle se relevant de • l'-^tat sauvsge 5 figuré par un Vieillard nud , retiré parmi les rochers , les buissons et les iources 5 s^est élevée au faite de la gloire^ fèxprîm'^e par une Renommée ailée qui l'ac-cueille 5 eii lui tendant am.icalement la main .
Le G ne r. h in est l'auteur du- S. Thomas quîï met les doigts dans le coté ou vert du- Sauveur^ en présence des Apôtres . C'est une peinture bien traitée soit à cause de la dif/culté' que présente le sujet , soit dans son exécution très soignée .
Frédéric Barocci est l'auteur des deux ta-bkaux suivants 5 le premier représentant, la* B^ Micheliûe de Pesaro i genoux suc le CalVat-
re, lors de son pèlerinage , figure gracieuse , mais ua peu rembrunie ; le second , l'Annonciation 5 morceau très célèbre qui était à Lorète 5 et qui a été copié en mosaïque dans le dernier siècle j ouvrage si cher à son auteur, qu'il voulut le graver lui même sur cuivre : cette gravure est très recherchée •
Sortant de cet appartement , on trouve ensuite à gauche , la porte d'entrée qui mène à la première partie du