‹ Description des ammonitides du Barrémien du Djebel-OuachChapitre 30 sur 36 · DIMENSIONS DES ÉCHANTILLONS FIGURÉS · texte numérisé non relu

DIMENSIONS DES ÉCHANTILLONS FIGURÉS

Forme type. Forme métamorphicus Coquand.

Diamètre, . . . . . 0,014 millimètres. 0,614 1/2 millimètres. Hauteur du dernier tour... 0,007 — 0,007 — Epaisseur — — . 0,009 — 0,0081/2 — Largeur de l’ombilic.. . 0,008 — 0,003 —

Coquille composée de tours arrondis, croissant rapidement, visibles dans l’ombilic sur un peu plus du tiers de leur largeur. Flancs convexes, ornés autour de l’ombilic de 15-17 côtes simples,espacées, dirigées un peu en avant jusque vers le tiers interne des flancs où la majeure partie (les 2/3 environ) donne naissance à un tubercule épineux, le reste se bifurque simplement et alterne-avec les autres d’une facon assez réguliére au moins vers la fin du dernier tour. Les tubercules de la série ombilicale donnent naissance chacun à un faisceau de 3-4 côtes dont quelques-unes traversent directement la région siphonale tandis que le plus grand nombre va se souder à la série de tubercules fortement épineux placée vers le bord de la région siphonale, de sorte que les tubercules des deux séries ombilicale et siphonale sont reliés par une sorte de ganse il en est de même des deux séries siphonales à travers la région ventrale. Quant aux côtes non tuberculées après leur bifurcation, elles traversent directement la région siphonale où concourent à former les tubercules précités vers le bord de celle-ci.

Les tubercules ombilicaux et siphonaux ne se correspon dent pas exactement et alternent d’une façon assez irrégulière.

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La région siphonale est tronquée et présente un méplat assez large entre les deux rangées de tubercules, les côtes la traversent sans s’atténuer ni s'infléchir.

L'ouverture est plus large que haute sa forme est subhexagonale.

L’ombilic est médiocre, la paroi ombilicale élevée et vbrupte, mais arrondie.

Lobes finement découpés, ressemblant beaucoup à ceux de l'espèce précédente.

Cette forme remarquable débute par des tours arrondis, lisses sur la région siphonale, ornés autour de l’ombilic d’une rangée de petits tubercules ; au diamètre de 6, 7 millimètres, on voit se détacher des tubercules ombilicaux des côtes assez fines qui traversent la région siphonale en s’atténuant légerement ; vers 10, 12 millimètres apparaissent les tubercules siphonaux et la région ventrale commence à présenter un méplat.

Comme l’indiquait le nom donné par Coquand, Holc. Geronine varie dans des limites très étendues. On peut distinguer deux formes principales : l’une, regardée par Coquand comme le type de son Ammonites metamorphicus, n’a pas de tuber— cules ombilicaux, l’ensemble de la costulation est alors plus régulier; cette variété est reliée par une série de passage aux formes les plus épineuses et les plus irrégulièrement cos tulées qui se rattachent plus directement au type d’Hermite.

L'assimilation des échantillons algériens avec ce dernier me parait au moins très probable; n'ayant pu comparer directement mes échantillons avec ceux des Baléares, je n'oserais la donner comme absolument certaine. A en juger d’après la description et les figures, l'espèce de Minorque parait plus régulièrement costulée, plus renflée et surtout plus étroitement ombiliquée ; la ressemblance des deux formes est pourtant assez grande pour m’engager à considérer ces diver-

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gences comme de peu de valeur, surtout dans une espèce aussi variable. La forme metamorphicus type est beaucoup plus éloignée de l’espèce d'Hermite, mais comme je l'ai déjà dit, elle est trop intimement reliée aux échantillons typiques pour l'en séparer.

Holcodiscus Geronimæ se rattache à l'espèce précédente dont il a les lobes et à laquelle le relient les échantillons de Holcodiscus diverse-costatus à côtes ombilicales, tuberculées, dont j'ai déjà parle.

Djebel-Ouach ; assez commun, Duvivier.

Holcodiseus algirus NOV. SP.

PI. HI, fig. 6,

DIMENSIONS

Diamètre. . . . . . . . . (0,015 millimètres Hauteur du dernier tour. . . . 0,006 — Epaisseur — EE AD OR RE Largeur de l’ombilic. . . . . 0,004 1/2 —

Espèce du groupe de Holcodiscus Geronimæ dont elle à la forme et les tours un peu hexagonaux, comme dans Holco discus Geronimæ l’ornementation se compose de côtes ombilicales dont quelques-unes (un tiers à peine) donnent naissance à un petit tubercule ; mais ces côtes sont plus nombreuses, plus fines, plus serrées que dans Holcodiscus Geronimæ ; de chacune d'elles partent, à la hauteur des tubercules, deux ou trois côtes fines, dirigées en arrière par rapport aux côtes ombilicales et se terminant au bord de la région siphonale par un renflement tuberculiforme p@u saillant.

Région siphonale tronquée et présentantÿun méplal sur lequel les côtes simplement atténuées forment souvent une gance entre les deux rangées de tubercules siphonaux. Ombilic relativement large et profond, ouverture plus large que haute, de forme nettement hexagonale.

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Tours internes arrondis et présentant une légère atténuation des côtes sur la région siphonale. Le développement de la coquille suit les mêmes phases que chez Holcodiscus Geronine.

Les lobes construits sur le même plan que ceux de ce dernier sont moins découpés.

Holcodiscus algirus se distingue facilement des autres espèces du genre par sa costulation fine et touffue et l’atté nuation très nette des côtes sur la bande siphonale; mais plusieurs de ces caractèresle rapprochent de certains Hoplites, Hoplites Henoni entre autres, dont la région siphonale montre une disposition des côtes presque identique. Il y a notamment au Djebel-Ouach un petit Hoplites dont je n’ai malheureusement sous les yeux qu'un mauvais échantillon, qui montre sur le jeune des caractères de foplites très nets, mais dont les côtes paraissent simplement atténuées sur la bande siphonale, à la fin du dernier tour; par sa forme géné rale et sa costulation, cette espèce ressemble un peu à Æolcodiscus algirus, mais la forme des tours internes de ce der nier, nettement arrondis sur la région siphonale ainsi que la forme des lobes, le elassent d’une façon à peu près certaine dans le genre Holcodiscus dont il serait une espèce hoplitiforme (1).

Djebel-Ouach; un seul échantillon.

Holcodiscus menglonensis.

PI. HI, fig. 10.

DIMENSIONS Diam e (re AE Or SO {tm miIlIImetnese Hauteur du dernier tour. . . . 0,010 — Epaisseur — A SR GAME D CU — Largeur de l'ombilie.. . . . . (0,004 =

(1) J'insisterui sur ce fait que l'atténuation des côtes sur la bande siphonale à peine indiquée sur les tours internes atteint son maximum vers la fin du dernier tour.

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Coquille subglobuleuse, assez renflée, ornée autour de l’ombilie de nombreuses petites côtes fines, simples, dirigées en avant sur la paroi ombilicale et donnant naissance un peu au-dessus du bord de l’ombilic, à des faisceaux de deux à cinq côtes très fines. peu flexueuses, qui traversent sans s'infléchir ni s’atténuer la région siphonale; celle-ci est largement arrondie, l'ouverture dans les échantillons non déformés parait arrondie, un peu ovale, l’ombilic étroit laisse voir les tours internes sur un quart environ de leur largeur.

Holcodiscus menglonensis parait assez variable; l’allure, le nombre et l’accentuation des côtes, l'épaisseur et par suite la forme de l’ouverture varient dans une assez large mesure. Comme dans beaucoup d’Holcodiscus, les jeunes se confondent facilement avec ceux des espèces voisines et il est parfois impossible de les en séparer.

Fort voisine assurément de Âolcodiseus Morlet Kilian. notre espèce s’en distingue par sa costulation beaucoup plus fine, plus serrée, moins saillante. Ainsi que j'ai pu m'en convaincre par l'examen d’un excellent moulage qui m'a obligeamment été donné par M. Kilian, l'allure des côtes de Holcodiscus Morleti est à peu près la même que dans notre espèce, mais les côtes simples sont en majorité dans la forme d’Escragnolles et les autres simplement bifurquées ; on ne remarque pas cette tendance à se former en faisceaux qui est si nette dans l'espèce algérienne.

Holcodiscus Menglonensis se retrouve dans les couches coralligènes à orbitolines et polypiers de Menglon, près Chàtillon-en-Diois, où nous l'avons signalé sous le nom de Holcodiscus nov. sp. aff. Holc. Morleti Kilian (Archives Sciences naturelles, Genève, 1883, p. 459). Dans cette station, il est associé à Holcodiscus Caillaudi, Holc. Gastaldii et autres espèces que je compte figurer prochainement.

Holcodiscus menglonensis est fréquemment déformé. Il

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figurait dans la plupart des collections algériennes sous la désignation de Holcostephanus Jeannoti d'Orbigny sp.

Par ses lobes fortement découpés, notre espèce se rattache aux fornies précédentes et notamment à Holcodiscus diverse-

costatus.

Djebel-Ouach ; commun.

Holcodiscus astieriformis Nov. SP.

PI. HI, fig. 11.

DIMENSIONS Diamètre NE 02 5millimetres Hauteur du dernier tour. . . . O,011 — Epaisseur — ee OO TS — Largeur de l’ombilie. . . . . 0,096 —

Espèce voisine de Holcodiscus Sophonisba, dont elle se distingue par ses côtes égales et non tuberculées sur la région siphonale ; les côtes ombilicales au nombre de vingt huit à trente, se trifurquent généralement au bord de l’'ombilic; il y en a de simplement bifurquées; quelques unes portent au point de bifurcation un petit tubercule aigu ; toutes. y, ces côtes traversent la région siphonale sans s’infléchir ni s’atténuer; celle-ci est largement arrondie, l’ombilic assez large est très évasé, l'ouverture arrondie, un peu plus haute

que large.

Lobes mal conservés; ils paraissent voisins de ceux de l’espècé précédente, quoique relativement moins découpés.

Notre espèce est voisine de Holcodiscus Morleti Kilian et Aolcodiscus menglonensis; elle se distingue de toutes deux par la présence de tubercules à l’ombilic et la forme de celui-ci. Il est possible qu'elle ait des rapports avec Ammonites Massugradæ Coquand, mais en l'absence d’échantillons absolument typiques il est très difficile de tirer parti

62 AMMONITIDES DU BARRÉMIEN des diagnoses des Études supplémentaires de paléontologie algérienne.

Djebel: Ouach:; très rare.

Holcodiscus Sophonisha COQUAND, Sp.

PI. III, fig. 7-8.

1880. Ammonites Sophonisba Coquand, Etud. suppl. palont. algér., p. 25. 1886. Ammonites Sophonisba Heinz, Foss. decr. p. Coquand, pl. [.

DIMENSIONS

Diametre ON EE em 0 015 imillimeres:

Hauteur du dernier tour. . . + 0,007 — Epaisseur — ae OA OO — Largeur de l’ombilic.. . . . . 0,004 =.

Coquille très renflée, composée de tours arrondis, crois sant rapidement, visibles dans l’ombilie sur un tiers environ de leur largeur. |

Côtes ombilicales fines, droites, bien marquées, simples jusqu’au pourtour de l’ombilie où la majeure partie se bifurque; quelques-unes sont pourvues au point de bifurcation d'un tubercule assez saillant et alternent avec les autres assez régulièrement : toutes traversent sans s’infléchir ni s’atténuer la région siphonale qui est largement arrondie. Sur les échanüillons arrivés à un certain diametre, variable suivant les individus, il se développe sur le dernier tour quatre, cinq côtes plus grosses, plus fortement tuberculées, ornées sur la région siphonale de deux gros tubercules réunis par une ganse comme dans Âalcodiseus Caillaudi.

Ouverture plus large que haute, arrondie en haut, anguleuse sur les côtés, échancrée en bas par le retour de la spire.

Ombilic profond et un peu évasé.

Lobes moins finement découpés que dans les espèces pré

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cédentes et rappelant beaucoup ceux de Holcodiseus Perezi d'Orbigny, tels qu’ils sont figurés par Uhlig (Wernsdorf, pi. XIX, fig. 11).

Cette espèce se modifie un peu avec l'âge. Les tout jeunes individus ont loules les côtes à l’ombilic tuberculées ; plus tard, ces petits tubercules tendent à disparaitre; les grosses côtes se développent à un diamètre très variable, généralement assez tard; je les ai cependant observées, mais très exceptionnellement, sur un petit échantillon de 10 millimètres. Il me parait probable que léchantillon figuré par M. Heinz sous le nom d’Ammonites Massugradæ cst un Holcodiscus Sophonisba n'ayant pas encore pris les grosses côtes.

Je comprends sous le nom d’Holcodiscus Sophonisba non seulement les échantillons fortement costulés, très renflés, à paroi ombilicale très élevée, que je considère comme le type de l'espèce, tel que l’a figurée M. Heinz, mais encore des individus plus comprimés, plus largement ombiliqués, à paroi ombilicale arrondie et à costulation plus fine et plus serrée, les tubercules ombilicaux étant très atténués et réduits à un simple renflement. Cette forme que je désigne sous le nom de var. lenuis est assez éloignée du type, mais elle a encore trop de rapports avec lui pour que, en l’absence d’échantillons suffisamment développés, j'ose l’en séparer.

L'assimilation de mes échantillons avec Holcodiscus Sophonisba est probablement exacte malgré certaines divergences, telles que la présence de nombreux petits tubercules ombilicaux, etc. Il faut remarquer que, d’après les dimensions indiquées par Coquand (32 millimètres), il aurait eu sous les yeux des échantillons plus développés que les miens, ce qui peut parfaitement suffire à expliquer les différences signalées.

Holcodiscus Sophonisba appartient au groupe de Holcodis -

cus Perezi d'Orbigny sp. On le distinguera facilement de cette espèce à son ombilic plus étroit, sa forme plus renflée, sa costulation plus fine, etc.

Djebel-Ouach; assez rare.

Holeodiscus af. Sophonisha.

PI. III, fig. 9.

J'inscris sous ce nom deux petits échantillons, l’un de Duvivier, l’autre de Djebel-Ouach, très voisins par leur forme générale et leur costulation de Holcodiscus Suphonisba var. tenuis, mais qui au lieu de grosses côtes montrent de chaque côté de la région ventrale une rangée de tubercules peu vo lumineux, mais très nets.

De meilleurs matériaux permettront sans doute de décrire avec plus de détails cette forme intéressante, qui par certains de ses caractères et notamment par la façon dont sont reliés les tubereules siphonaux et ombilicaux parait aussi avoir quelques rapports avec, Holcodiscus Geronimeæ.

Djebel-Ouach, Duvivier ; très rare.

Holcodiscus NOV. sp., indét.

Jeunes individus très renflés, à tours très larges, ayant un peu en très petit l'aspect de /folcostephanus latissimus Neumayr et Uhlig (Hilsbildungen, pl. XXVII), ornés autour de l'ombilie, qui est profond et infundibuliforme, d’une couronne de forts tubercules épineux. Lobes très peu découpés.

Il y a probablement là une espèce très intéressante, un échantillon plus développé, mais malheureusement écrasé, que je crois appartenir à la même espèce montre sur la

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région siphonale de gros tubercules, disposés à peu près comme dans Holcodiscus Sophonisba, mais plus développés.

Djebel-Ouach; rare.

Holcodiseus sp. ind.

Le groupe de Holcodiscus Van-den-Heckei est à peine représenté par quelques petits échantillons que M. Kilian, qui a bien voulu les examiner, regarde comme voisins de Holcodiscus Druentiacus Kilian, dont ils diffèrent par des côtes plus flexueuses sur la région ventrale.

Djebel-Ouach ; rare.

GENRE VII. — HOPLITES NEuUmAye.

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