‹ Description des antiques du Musée Royal (volume 2)Chapitre 16 sur 34 · INSCRIPTIONS ATHÉNIENNES · texte numérisé non relu

INSCRIPTIONS ATHÉNIENNES

Ces deux grandes tables de marbre pentélique contiennent les noms des officiers et des soldats athéniens morts à la guerre, en Egypte, en Chypre , en Phéjiicie y kÉgine., k Halles àe VArgoUde et à Mé gares , tous dans la même année , 4^7 ans avant l'ère chrélienne. Les noms des guerriers sont distribués sur trois colonnes , et rangés suivant les tribus qui formaient la division de la population de l'Attique. Ces précieux monumens historiques sont célèbres dans la paléographie grecque. On leur a donné le nom de marbres de

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Nointel^ parce que le marquis deNointel, ambassadeur de France à Constantinople , les avait fait transporter d'Athènes à Paiis , vers la fin du dix-septième siècle 5 ils étaient placés dans la salie de l'Académie royale des Inscriptions et Belles- Lettres.

Ces Inscriptions ont été publiées plusieurs fois : la coJ)ie la moins fautive est celle qui a été insérée dans le Muséum Veronense de Maffei , pag. 407 j elles attendent encore une édition plus correcte.

186 VICTOIRE, bas-relief.

Les mpulures qu'on remarque au bas de ce marbre, prouvent qu'il faisait autrefois partie d'un monument d'architecture : la Victoire qu'on y Yoit représentée , est dans l'action d'immoler un taureau , victime solennelle dans les triomphes romains.

187 SANGLIER, statue.

Ce Sanglier , sculpté en marbre gris , est une répétition antique du fameux sanglier qu'on voit à Florence, et dont une copie moderne est dans le jardin des Tuileries.

Trois bas - reliefs sont encastrés dans le piédestal. Celui du devant représente une chasse. Cupidon est sculpté fur les deux autres : sur l'un il a attelé des sangliers à son char qui est traîne sur l'autre par des gazelles.

188 BACGHUS, huste.

Malgré l'absence de tout symbole , on peut reconnaître Bacclius à l'arrangement recherché de sa chevelure , et plus encore à la rondeur de ses formes et au caractère de mollesse f[ui marque ses traits, et les distingue de ceux d'Apollon.

189 MARCHE DE Victimes, bas-relief. '

Un taureau accompagné d'un bélier. , est conduit par deux ministres des sacrifices : il a le dos orné de cette draperie dont les Romains avaient l'usage de parer les victimes.

190 MARSYAS, statue.

Le Satyre téméraire c[uî , orgueilleux de son habileté dans le jeu de la flûte , avait osé défier Apollon et sa lyre , vaincu et attaché à un pin , attend le moment* de son supplice. Du temps d'Hérodote on voyait à Célènes , ville de la Phrygie , une peau humaine empaillée , qu'on disait être celle de Marsyas.

Le grand nombre de répétitions antiques de cette figure , soit en ronde bosse , soit en basrelief, qu'on voit dans plusieurs collections, donnent lieu de conjecturer qu'elles sont toutes des imitations du Marsyas qttaché y peinture célèbre de Zeuxis , que Pline avait vue à Rome dans le temple de la Concorde. L'exécution de cette statue est de la plus grande perfection.

Le bas-relief qui est encastré dans le piédestal , est la stèle ou monument sépulcral dt* deux époux

grecs , Zénodora et Antioclius : on les voit représentés avec leurs enfans.

191 JUPITER, bas-relief.

Les fragmens de moulures qu'on Toit dans la partie inférieure de ce bas-relief, et qui ont beaucoup d'analogie av.ec celles qu'on a remarquées sur le bas-relief n.» 186 , font conjecturer qu'ils appartenaient l'un et l'autre au même monument d'architecture. Les ravages du temps ont privé de leurs symboles les deux figures de femmes qui sont vis-à-vis descelle de Jupiter assis. La saillie et la belle exécution des figures sont également remarquables dans les deux bas-reliefs.

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