‹ Description des antiques du Musée Royal (volume 2)Chapitre 15 sur 34 · SALLE DU CANDÉLABRE · texte numérisé non relu

SALLE DU CANDÉLABRE

Lé sujet du tableau qui tient le milieu du jjlafond, et qui a été exécuté par M. Prudhon , est tiré d'un hymne de Callimaque. Diane prie Jupiter son père de ne pas l'assujettir aux lois de l'hymen.

Les ornemens et les bas-reliefs qui entourent le tableau font allusion à la même divinité. On y voit sculptés Oreste et Iphigénie enlevant la statue de Diane taurique , les vierges lacédémoniennes menant des danses en l'honneur de Diane 5 la déesse et ses nymphes qui demandent à Vulcain leurs armes de chasse 5 les Amazones célébrant par leurs danses la fondation du temple de Diane à Éphèse. Le premier de ces bas-reliefs est de M. Petitot, le second.de M. Cartellier, le troisième de M. Espercieux, et le quatrième àe M. Foucau. Les tableaux en demi-cercle des deux tympans représentent Hercule qui obtient de Diane la biche aux cornes d'or , et cette déesse rendant à Aricie Hippolyte ressuscité par Esculape. Le premier est l'ouvrage de M. Garnier , le second de M. Mérimé.

Quatre colonnes de porphyre de huit pieds de haut, surmontées de bustes de bronze coulés sur l'antique j ajoutent à la décoration de cette salle.

Ce Candélabre est le plus grand qui nous reste de Pantiqiiité , et un des plus remarquables, tant par la singularité de sa forme que par l'excellence et la yariété des sculptures qui en font l'ornement. La plupart de ces emblèmes ont rapport à Bacclius , et les quatre masques sont des silènes et des faunes. Trois figures de harpies , monstres ailés à tète de femme , ornent les coins du pied triangulaire.

Ce monument , qui était autrefois à Rome dans le palais de Salviati, fut restauré par le chevalier J. B. Piranesi, architecte et graveur célèbre , qui l'avait destiné ta la décoration de son tombeau , et qui l'a gravé sur deux planches. ( Vasiy n."» ion et io3. )

170 HERCULE, kermès.

C'est un hermès demi-figure. Le héros est tout enveloppé dans la peau du lion Néméen , qui ne laisse paraître ni les bras ni les mains de la figure. Ces hermès faisaient l'ornement des gyninases.

174 VÉNUS, buste.

Cette tête, en marbre de Paros, d'une grande beauté et parfaitement conservée, est une imitation antique de la Vénus du Capitole.

175 INSCRIPTIONS TRIOPÉENNES.

Ces deux inscriptions en vers grecs avaient été placées par IlérodG Atticus ^ persounage ce-

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lèbre du temps des Antonins, dans sa campagne près de Rome , appelée le Triopium : de là les antiquaires ont donné à ces marbres le nom à"* Inscriptions triopéennes. Le sujet de ces poëmes est la dédicace du Triopium aux grandes déesses , et la consécration d'un monument à Regilia , dame romaine , dont Hérode était veuf. Plusieurs sayans ont fait de ces inscriptions le sujet de leurs recherches.

176 ANTIOPE ET SES FILS, has-relief.

La réconciliation de Zéthus avec Amphlon son frère , faite par l'entremise d'Antiope leur mère, qui les avait eus de Jupiter, a été le sujet de plusieurs anciennes tragédies 5 et c'est aussi celui de cet excellent bas-relief de style grec , aur;uel les Romains , sans doute pour que le sujet ne demeurât pas incertain , ont ajouté les trois noms, ZETHUS, ANTIOPA , AMPHION.

inn DIANE CHASSERESSE^ StatUC.

Cette Statue , un peu moindre que nature , représente Diane en habit de chasse , la tunique relevée au-dessus du genou, et les pieds chaussés de cothurnes : la déesse est dans l'attitude de lancer ses flèches.

L'autel rond sur lequel cette statue est placée avait été consacré à Diane lucifera ou à la Lune 5 les bas-reliefs qui l'ornent en sont la preuve : le buste de la Lune est sculpté des deux côtés 5 au bas on voit la tête colossale de l'Océan carac-.

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tërîsé par les chelœ ou pattes de crabes qui sortent de son front. Le buste de Phosphonis, emblème de l'étoile du matin , et celui à^ Hespenis , allégorie du soir, ont pour symbole deux flambeaux 5 celui du premier est élevé 5 le flambeau de Pautre est renversé , et semble s'éteindre dans l'Océan.

17^ ISIS GRECQUE, buste.

Plusieurs attributs font reconnaître Isis dans cette belle tête de marbre de Paros. Les petites cornes qui sortent de son front sont celles d'Io, qui suivant les Grecs , après sa métamorphose , était devenue la déesse de PEgypte : les pavots de Cérès caractérisent également Isis , que le paganisme confondait avec elle : le petit serpent applati qui orne le diadème était un emblème des divinités égyptiennes , et le croissant désigne la lune que cette antique contrée révérait, dans sa déesse. La grâce de la physionomie , ainsi que l'exécution et Parrangement de la chevelure , se réunissent à une parfaite conservation pour au<Tmenter l'intérêt de ce monument. Il était dans le cabinet du marquis de Drée , et on Pa acheté par ordre du Roi.

179 CHIEN, statue.

Ce chien , sculpté en marbre de Luni , a été trouvé dans les ruines de Gabies. Les chiens en le voyant à la villa Borghese ont souvent aboyé. {Mojiumenti. Gabini, n.o 43.)

yO DESCRIPTION

ï8o PANDORE, bas-relief.

Pour donner une compagne à l'homme pétri par Prométliée, Vulcain, par ordre des dieux, a fabriqué Pandore la première femme 5 tous les dieux la comblent de leurs dons. On voit sur ce bas-relief Junon , la déesse des mariages , et Vénus accompagnée par la Persuasion ou par Pline des Grâces, s'approcher de l'artiste divin c|ui travaille à cet important ouvrage. Winckelmann a pul^lié dans ses Alojiumejis inédits y n.o 82 , ce bas- relief unique pour le sujet.

181 POLLUX, statue.

Le fils de Léda, que l'exercice du pugilat avait rendu invincible , les avant-bras et les poings armés de cestes , semble menacer de ses coups un adversaire qui , d'après les fables argonautiques , doit être Amycus, roi des Bébryces.

Le bas-relief du piédestal représente la déesse de la Concorde.

182 IPHIGÉNIE EN Tauride, bas-relief.

La fille d'Agamemnon a déjà reconnu son frère : elle a dans ses mains la statue de Diane Taurique , qu'elle emporte après l'avoir enveloppée d'un voile. En même temps , Oreste , prêt à s'embarquer, se bat contre Thoas : de l'autre côté sont les Furies de Clytemnestre qui n'ont pas oublié ce fils parricide. Oreste évanoui tombe entre les bras de son ami Pylade.

183 TRÉPIED d'Apollon.

Ce Trépied , de marbre pentélique , est remar-^ quable par la richesse de la composition autant que par la finesse de l'exécution. Les feuilles d'acanthe qui forment la figure des trois lyres , le serpent et le laurier qui couronnent 4a. coupe sont des symboles d'Apollon 5 les dauphins et les griffons sculptés sur les bords circulaires désignent plus particulièrement Apollon Delphique.

Ce Trépied a été trouvé à Ostie ^ et a été gravé dans le NLusée Français , et dans le septième volume du Museo Pio Clementino.

184 VÉNUS EUSTÉPHANOS, buste.

Cette épithète homérique , tirée de la belle couronne que Vénus porte sur sa tête, convient parfaitement à la déesse de la beauté, telle que ce buste la représente

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