SALLE DE LA DIANE
Quatre colonnes de granit rose oriental , hantes de douze pieds , ornent la niche de la Diane et l’arcade de l’entrée.
BACCHUS , statue .
Le fils de Sémélé , debout et absolument nu, s’appuie du bras gauche sur un tronc d’orme auquel se marie un cep de vigne. Sa tête, parfaitement conservée , est couronnée de feuilles de lierre, et ceinte du bandeau bachique ; ses cheveux descendent en longs anneaux sur sa poitrine : la douceur de son regard , la grâce de ses traits , ses formes délicates et arrondies , tout , dans cette figure , concourt à exprimer cette langueur voluptueuse dont les anciens avaient fait le caractère distinctif de Bacchus,
Cette statue , l’une des plus belles que nous ayons de cette divinité , est faite d’une espèce de marbre grec connu à Rome sous le nom de greco dur o.
Le bas - relief encastré dans le piédestal est le monument d’une victoire remportée par une tribu athénienne dans le concours solennel des chœurs de musique qui avaient lieu dans les fêtes
utsamiON
d’Apollon et de Bacclius à Athènes. La Victoire verse le vin de la libation sur une patère que lui présente un des personnages du chœur déguisé en Apollon. Celui qui faisait la dépense de ces fêtes s’appelait Chorege , de là les noms de victoires et de monumens choragiques , Le Musée du Roi possède plusieurs bas-reliefs de ce genre , tous exécutés dans la Grèce. CeluDçi a été publié dans le Musée Français .
j 2.5 LE TRONE DE SATURNE, bas-relief.
Sur un fond d’architecture , et au centre du bas-relief, s’élève une espèce de trône couvert en partie d’une draperie $ sur le marche-pied , suppeda7ieum , est posé le globe céleste parsemé d’étoiles et entouré du zodiaque , emblème du temps , dont Saturne est la divinité. A gauche , deux génies ailés portent la faucille ou l’épée recourbée du dieu, nommée harpe ; et du côté opposé , deux, autres génies semblent se disputer son sceptre , dont les fragmens s’observent en deux endroits.
Dans l’embrasure de la croisée on a placé une tête de Rome, exécutée en porphyre, ouvrage estimable de quelque artiste du seizième siècle.
1 26 COMMODE , buste .
Cét Empereur est représenté avec la barbe , comme sur la plupart de ses médailles.
127 TH ALIE, statue.
La couronne de laurier qui ceint la tête de cette figure , convient à une Muse : d’après cette autorité , le masque comique et le volume , attributs de la Muse de la comédie , ont été ajoutés par le sculpteur moderne.
Cette statue a été tirée des jardins de Versailles.
Le bas-relief encastré dans le piédestal représente un sacrifice à Ariadne, épouse déifiée de Bacclius.
128 CARACALLA, buste.
C’est une répétition antique du buste indiqué sous le n.° Sx.
Dans l’embrasure de la croisée on voit sur une petite table triangulaire , dont les pieds sont de rouge antique , une urne cinéraire ornée de feuillages.
128 PHILIPPE le pere? buste.
bis. Les traits de cet Empereur , connus par ses médailles , semblent se retrouver sur ce buste.
1 2 C) MINERVE , statue.
La fille de Jupiter est ici représentée le casque en tête et couverte d’une large et double clilamyde , appelée diplex , qui passe sur sa tunique et va, suivant l’usage, se rattacher sur l’épaule droite.
Cette statue a été tirée de l’ancienne Salle
des antiques : on la voit gravée dans le Musée Fiançais.
Le bas-relief encastré dans le piédestal représente un sacrifice rustique. Un Silène apporte sur l’autel les prémices des champs.
130 PERSONNAGE ROMAIN INCONNU, buste.
La barbe qui couvre le menton de ce personnage inconnu , représenté en habit civil , le place au siècle des Antonins.
131 LES NYMPHES , groupe.
Trois Nymphes sont dans l’action de suspendre leurs vêtemens humides autour d’une colonne comme pour les sécher. Ce petit groupe, d’une invention pleine de grâce , a produit un nombre infini d’imitations : il semble avoir été imaginé pour supporter un vase ou pour faire l’ornement d’une fontaine \ il a été placé en conséquence dans le bassin d’une fontaine de marbre.
Le chevalier Piranesi l’a gravé dans son recueil de Vases , pl. 81.
182 JEUNE ROMAIN inconnu, buste .
La chevelure , dans le costume romain , indique la nation à laquelle appartenait le jeune homme représenté par ce buste , remarquable par sa grande conservation aussi bien que par la manière dont il tient au piédouche : il sort d’un fieuron.
133 THALIE , statue .
Il existe plusieurs répétitions antiques de cette figure, remarquable par l’ample draperie qui l’enveloppe.
Le bas-relief encastré dans le piédestal est un ouvrage de l’ancienne Ecole grecque , et représente le combat d’Apollon contre Hercule qui vient d’enlever le trépied de Del plies.
134 COMMODE jeune, buste .
Malgré l’âge tendre du fils de Marc-Aurèle représenté par ce buste, la physionomie a assez de caractère pour être reconnaissable : les cheveux et la draperie qui couvre l’épaule gauche sont exécutés avec un goût exquis.
Dans l’embrasure est placé un trépied moderne d’un dessin très - élégant , exécuté en marbre rouge antique avec la plus grande finesse.
l3 5 ROME , buste .
La capitale du monde ancien, personnifiée en Amazone , montre à découvert le sein droit , à l’imitation de ces femmes guerrières. Son casque est orné d’une double représentation de la louve de Mars, allaitant Romulus et lie mus $ on y voit ces deux jumeaux sculptés, un de chaque coté. Ce buste est de marbre de Paros.
105 VÉNUS, statue .
bls' La déesse représentée dans le moment où elle vient de sortir du bain , est dans la même pose que
la statue célèbre connue sous la dénomination de la V e?ius du Capitole . Le vase et la draperie cjui sont a ses pieds , et lui servent de support , se voient également auprès de l’autre Vénus.
Le bas-relief encastré dans le piédestal représente une victoire choragique , ainsi que celui du n.° 124 : mais on voit ici deux personnages du chœur , l’un déguisé en Apollon et portant la lyre 5 l’autre en Diane, portant un flambeau.
1 36 JULIA PAULLA , buste .
Les traits de la première femme NAntonin Elagabale , connus par les médailles , se retrouvent sur ce buste , qui est d’une belle conseryation .
La petite statue de porphyre placée dans l’embrasure de la croisée , est un ouvrage du seizième siècle.
2 3 J VENUS marine, groupe .
La déesse, sans aucun vêtement, et à-peuprès dans la même attitude que la Vénus de Médicis et celle du Capitole , parait être sortie de la mer $ un dauphin qui en est le symbole est à ses pieds : l’Amour, debout sur ce dauphin, semble regarder Vénus avec admiration.
Sur le piédestal est un bas - relief grec où Winckelmann a cru voir Philoctete ( Monum . ined. , n.° 120 ). Il est plus probable que le guerrier est Thémistocle ou Cimon , puisque la figure qui est vis-à-vis est celle de la Victoire ; et l’aigrette de vaisseau qu’elle a dans sa main
DÈS» ANTIQÜÊS. 55
est le symbole d’une victoire navale. La figure de MiiterVe j élevée sur une colonne à laquelle un serpent s’entortille , représente la statue de Minerve Poliade , à la garde de laquelle , suivant l’opinion superstitieuse des Athéniens, veillait toujours un grand serpent invisible.
SUOVETAURILIA, bas-relief
Les Suovetaurilia étaient des sacrifices solennels dans lesquels on immolait un porc, Sus > une brebis , ovis , et un taureau , taurus : il paraît que de ces trois mots on avait formé celui de suovetaurilia . Ce bas-relief nous présente une cérémonie de ce genre.
Les deux lauriers qu’on aperçoit dans le fond à droite , Sont ceux qui étaient plantés devant le palais d’Auguste , et les deux autels ornés de guirlandes étaient probablement dédiés , l’un aux dieux Lares , et l’autre au Génie de ce Prince. Devant ces autels, le magistrat du quartier , debout , la tète voilée , remplit les fonctions de sacrificateur , près de lui sont deux ministres ou camilli portant , l’un la cassolette aux parfums , acerra y et le vase des libations , guttus ; derrière sont les deux licteurs de ce magistrat avec leurs faisceaux 5 viennent ensuite les 'victimaires couronnés de lauriers , conduisant les victimes ou s’apprêtant à les frapper : enfin , £ur le second plan , on voit quelques assistans h la cérémonie.
Ce bas-relief, tiré de la bibliothèque de Saint- Marc à Venise, a été publié en i553 par Antoine Lafreri ; et il paraît qu’à cette époque il existait à Rome dans le palais de Paul IL II a été grave dans le Musée Français .
DIANE a la Biche.
Diane , en habit de chasseresse , tient l’arc dans sa main gauche abaissée, tandis que de la droite elle cherche une flèche dans le carquois suspendu sur son épaule par une courroie : ses jambes sont nues \ elle a aux pieds de riches sandales. Une biche court à sa gauche , et paraît se réfugier sous la protection de son arc. La sœur d’Apollon, dans un mouvement vif, tourne la tête vers le coté opposé ; la colère anime ses regards $ sa chevelure , surmontée sur le devant d’un petit diadème , et nouée sur le derrière de la tête , laisse paraître à découvert un front élevé et sévère.
Le bois dont la tête de la biche est fournie , nous instruit assez qu’on n’a pas voulu représenter ici une biche naturelle et un simple symbole de la chasse 5 les femelles des cerfs n’ayant pas de bois : on peut reconnaître à cette marque la biche de Cerynée. Cette biche prodigieuse , qui avait le bois d’or et les pieds* d’airain , était consacrée à Diane. Hercule , forcé par les destinées d’obéir à Eurysthée , avait reçu de son tyran l’ordre de lui apporter à Mycènes cet
animal vivant. Le demi-Dieu , après l’avoir poursuivi à travers vingt contrées différentes , le rejoignit enfin en Arcadie , au passage de la. rivière du JLadon ; à peine l’avait-il en son pouvoir, que Diane, descendant du mont temisium > lui enleva cette proie , qu’elle revendiquait comme sa propriété , et le menaça de ses traits. Mais enfin appaiséepar les prières du héros , elle lui accorda cette biche fatale.
Il est très-probable que ce trait de mythologie a fourni le sujet de la statue que nous admirons, et qu’on peut regarder comme la plus belle de toutes les images de Diane qui nous sont parvenues de l’antiquité.
Cette superbe statue est de marbre de Paros : on dit qu’elle est en France depuis le règne de Henri IV 5 on la voyait dernièrement dans la galerie de Versailles.
Le piédestal est orné de trois bas-reliefs : celui de la façade représente trois Villes personnifiées , portant sur leurs têtes des couronnes crénelées 5 les vases de sacrifice et les branches d’arbres qu’elles tiennent dans leurs mains , font croire qu’elles vont à la rencontre d’un triomphateur. Ce bas-relief, d’un travail excellent, a été gravé par P. S. Bartoli, dans l’A. E. de Montfaucon et dans d’autres ouvrages.
Du côté de la croisée, un fragment de basrelief représente deux jeunes femmes, dont l’une
a dans ses mains un instrument à édtdéé qtti Ressemble beaucoup à une guitare moderne.
Le fragment qui ortie le côté opposé représenté une Victoire à genoux portant un cândëkbre , comme si elle assistait à un sacrifice triomphal. VENUS victorièitse , groupe .
Gythéféê qui , par ses charmes â captivé lé Dieix de la guerre , a dans séS mains Eépée de son amant, tandis que Cupidon, à côté d’elle, semblé essayer le casque du dieu vaincu.
Le bas-relief encastré dans le piédestal représente Bacchus pogon ou barbu, menant, comme divinité de l’année , la danse des Saisons. Elles sont trois , suivant la mythologie la plus ancienne *, le style de ce morceau de sculpture tient de l’étrusque.
CONCLAMATION , bas-relief
La conclamation , chez les Romains, était une cérémonie qui se pratiquait aux funérailles , et qui consistait à appeler plusieurs fois le mort a haute voix et au bruit de quelques instrumens , pour s’assurer s’il était véritablement mort. Ce bas-relief nous offre une cérémonie de cette espèce.
Il est de marbre de Luni ou de Carrare , et tiré de la Salle des antiques du Louvre. C’est-là que l’ont vu le marquis Maffei et dom Martin , qui n’ont pas douté qu’il fût authentique. Aujourd’hui on le regarde comme une imitation de l’antique , exécutée au commencement du seizième siècle.
DES ANTIQUES. 5f>
lij.2 MESSALINE, groupe.
L’Impératrice Messaline tient clans ses bras le jeune Britannicus sqji fils? qui était né la première année du règne de Claude , son époux. La disposition de la draperie dans la petite figure du César , est la même que dans les figures de Jupiter . Britannicus , par une allusion à ses hautes destinées , est représenté ici sous les traits de Jupiter enfant .
Ce groupe , de marbre pentélique^ trouvé âux environs de Rome et transporté en France dans le courant du dix-septième siècle , ornait les jardins de Versailles.
143 TÊTE itfCONtfUÉ.
Une certaine analogie dans la disposition des clieVéux et de la barbe , a fait prendre cette tête pour celle d’Ântonin Pie. Il est plus probable que c’est le portrait de quelque personnage romain de la même époque.
VENUS DRAPEE J groupe.
Ce groupe qui représente la mère de l’Amour avec son fils 5 intéresse les artistes et les antiquaires , par Einscription grecque qui est gravée sur la plinthe , et qui présente le nom de Praxitèle. D’après cette autorité 9 on est fondé à croire que ce morceau de sculpture est une imitation de la Vénus drapée de Praxitèle ? que les Pariens de l’Hellespont préférèrent dans leur choix à la. Vénus de Gnide du même maître.
Le bas-relief du piédestal représente une déesse* tenant dans sa main un long sceptre , exécutée dans le style des monumens choragiques.
1 45 PEÎISÉE , fils de Philippe , buste.
Cette tête, d’un travail exquis, a beaucoup de ressemblance avec le portrait de Persée , dernier roi de Macédoine, tel que nous le présentent ses médaillons.
1 46 APOLLON lycien , statue .
Apollon avait à Athènes un temple célèbre, où il était honoré sous le nom d’Apollon Lycien, et dont la statue, au rapport des Anciens, avait le bras levé et ployé sur la tête : ici le dieu est figuré dans la même attitude , et son bras gauche s’appuie sur un tronc de laurier, autour duquel rampe le serpent qui accompagne souvent les images d’Apollon , ou comme symbole de sa victoire sur Python , ou comme emblème de la santé et de la médecine , dont l’invention était attribuée à ce dieu , ainsi qu*à son fils Esculape.
Cette statue, de marbre grec dur, est tirée des jardins de Versailles} elle a été gravée dans le Musée Français et dans d’autres ouvrages.
147 BACCHUS indien, buste .
Cette tête majestueuse de Bacchus indien barbu est remarquable par le large bandeau qui enveloppe sa longue chevelure , comme dans quelques bronzes d’ H erculanum.
On l’a tirée du château de Versailles.
148 VENUS DE TROAS , statue.
Quoique la pose de cette figure de Venus soit à-peu-près la meme que celle de la Vénus de Gnide , ce qui la distingue particulièrement , c’est le petit coffre sur lequel tombe la draperie que la. déesse retient de la main gauche. Il existe à Rome une statue toute pareille , sur laquelle on lit une inscription grecque qui nous apprend que le statuaire Ménophante l’avait imitée de la Vénus de Troas. Cette ressemblance nous assure que la statue que nous examinons est aussi une imitation du même original , exécuté probablement parquelqu’élève de Praxitèle , sous Alexandre-le- Grand qui rétablit cette ville antique.
Le bas-relief du piédestal représente un faune dansant.
1^9 PARIS, buste .
L’amant d’Hélène est coiffé du bonnet phrygien ; ses beaux cheveux sont arrangés en boucles , presque à la manière des femmes $ vaine et frivole recherche que son frère Hector lui reproche dans l’Iliade.
l5o MINERVE, statue.
La beauté majestueuse de la tête , l’agencement des draperies, où la vérité et la variété s’allient à un style noble et sévère, distinguent cette statue de la déesse d’Athènes , imitée probablement de quelqu’original de Phidias, peutêtre de la Minerve de bronze qu’on avait sur-
nommée la Belle . Dans la statue de Phidias, la déesse armée, avait la lance et le bouclier, ainsi que celle que nous examinons. Le collier de perles qui orne le cou s’accorde bien avec l’épithète qu’on avait donnée à la statue dont on peut croire la nôtre une imitation. Celle-ci est de marbre de Paros.
151 OMPHALE, buste.
Plusieurs monumens ‘de l’antiquité nous autorisent à reconnaître dans cette jeune héroïne , coiffée d’une peau de lion , la reine de Lydie > Omphale, que les faiblesses d’Hercule ont rendue célèbre.
1 52 VÉNUS ou NYMPHE, statue .
La disposition de la draperie dans cette figure de Vénus demi-nue est à-peu-près la même que celle d’une autre statue indiquée sous le n.° 123 5 mais le bras droit et la tête ont moins de mouvement.
Le bas-relief du piédestal représente un faune dansant accompagné d’une panthère.
1 53 AGRIPPA, buste.
C’est aux fouilles de Gabies qu’on doit ce portrait admirable de Marcus Agrippa, gendre d’Auguste, célèbre par sa victoire navale à'Actiuniy par la protection qu’il accorda aux arts , et les superbes monumens qu’il fit élever à Rome. (Monu menti Gabini > n.° 2. )
1 D/j. APOLLON uycien, statue .
La pose de cette figure , semblable à celle de la statue décrite sous le n.° 146 , nous fait reconnaître encore Apollon lycien. L’emblème du serpent s’y retrouve aussi.
1 55 ALEXANDRE SÉVÈRE, buste.
Cette tète d’Alexandre Sévère , qui offre unç ressemblance frappante avec les portraits authentiques de cet Empereur gravés sur les médailles , est aussi recommandable du côté de l’art , que rare à cause du sujet.
1 56 DIANE , statue .
Le mouvemeut de cette figure, et les vestiges du carquois qui restent encore sur l’épaule droite , ne laissent pas de doute sur le sujet. C’est la fille de Latone , prête à frapper de ses flèches divines quelque objet de sa colère 5 car sa longue tunique ne convient pas au costume d’une chasseresse. Un grand nombre de figures de Diane, avec la même pose , existent dans plusieurs collections , et prouvent que cette statue est l’imitation de quelque original célèbre.
Le bas-relief du piédestal représente une Ménade ou Bacchante en fureur ayant entre ses mains un des objets des mystères dionysiaques.
1^7 DÉMOSTHÈNE, buste.
La physionomie de l’orateur athénien se reconnaît dans ce buste, tout aussi bien que dans la statue décrite sous le n.° y 2 ; mais la têts
que nous considérons a été exécutée avec plus d’art que l’autre $ elle peut passer pour un des plus beaux portraits de Démosthène. On la voit gravée dans V Icojiographie grecque , pi. 29.
1 68 TRANQUILLINA en Cérès.
L’épouse de Gordien Pie , fille de Mysitliéus , est représentée la tête coiffée d’un voile. Ce costume a servi d’autorité à l’artiste moderne pour lui donner les attributs de Cérès. Souvent les Impératrices ont été représentées par les statuaires anciens avec les emblèmes de cette divinité.
169 BACCHUS, statue .
L’attitude que nous avons remarquée dans la statue de ce dieu, n.° 118, exprime également en celle-ci la mollesse et le repos. La pose de la figure ne diffère pas beaucoup de l’autre $ mais dans celle-ci les proportions sont plus sveltes , et la tête semble tourner des regards propices vers le spectateur.
Le bas-relief encastré dans le piédestal a fait l’ornement de quelque tombeau grec. L’artiste a rèprésenté un guerrier, et une femme qui semble lui présenter à boire. C’était une des cérémonies nuptiales de l’antiquité.
170 LES DANSEUSES, bas-relief.
Moulé sur celui du n.° 16.
Au-dessus de l’arcade qui donne entrée dans la salle, et au-dessus de la niche de la Diane , sont
encastrés dans les tympans deux grands bas-reliefs qui autrefois ont fait partie du même sarcophage. Celui du fond représente le conseil des Grecs, décrit dans le premier livre de l’Iliade, et la querelle d’Agamemnon et d’Achille. On voit au milieu de la composition ce héros qui s’est levé pour se retirer dans sa tente 5 derrière lui est Minerve par qui sa colère vient d’être calmée. Le sujet de l’autre bas-relief est la rançon d’Hector : prosterné aux genoux d’Achille , le malheureux Priam embrasse ces mains meurtrières qui se sont baignées dans le sang de ses fils , et qui viennent de le priver de celui qui était le soutien de son trône et de sa patrie.
iy 1 FONTAINE ANTIQUE en forme de trépied.
Ce grand trépied, destiné à servir de fontaine, était d’un seul bloc. La coupe cannelée est décorée de muffles de lions : des Néréides , des monstres marins et des rinceaux de vigne ornent les montans. Le tuyau qui conduisait les eaux se cachait dans le baluôtre à cannelures spirales qui supporte le fond de la coupe. Ce monument, tiré de la villa Adriana , était placé à l’entrée du Musée du Capitole. On le voit gravé dans le Musée Français et dans plusieurs autres ouvrages d’antiquités.