SALLE DU CANDÉLABRE
Le sujet du tableau qui tient le milieu du plafond, et qui a été exécuté par M. Prudhon , est tiré d’un hymne de Caliimaque. Diane prie Jupiter son père de ne pas l’assujettir aux lois de l’hymen.
Les ornemens et les bas-reliefs qui entourent le tableau font allusion à la même divinité. On y voit sculptés Oreste et Iphigénie enlevant la statue de Diane taurique , les vierges lacédémoniennes menant des danses en l’honneur de Diane $ la déesse et ses nymphes qui demandent a Vulcain leurs armes de chasse 5 les Amazones célébrant par leurs danses la fondation du temple de Diane à Ephèse. Le premier de ces bas-reliefs est de M. Petitot, le second de M. Cartellier, le troisième de M. Espercieux, et le quatrième de M. Foucau. Les tableaux en demi-cercle des deux tympans représentent Hercule qui obtient de Diane la biche aux cornes d’or , et cette déesse rendant à Aricie Hippolyte ressuscité par Esculape. Le premier est l’ouvrage de M. Garnier , le second de M. Mérimé.
Quatre colonnes de porphyre de huit pieds de haut, surmontées de bustes de bronze coulés sur l’antique , ajoutent à la décoration de cette salle.
DES ANTIQUES. tj
Ce Candélabre est le plus grand qui nous reste de l’antiquité , et un des plus remarquables, tant par la singularité de sa forme que par l’excellence et la variété des sculptures qui en font l’ornement. La plupart de ces emblèmes ont rapport à Bacchus , et les quatre masques sont des silènes et des faunes. Trois figures de harpies , monstres ailés à tête de femme , ornent les coins du pied triangulaire.
Ce monument , qui était autrefois à Rome dans le palais de Salviati , fut restauré par le chevalier J. B. Piranesi, architecte et graveur célèbre 7 qui l’avait destiné à la décoration de son tombeau , et qui l’a gravé sur deux planches. ( Vasi, n.os 102 et xo3. )
173 HERCULE, kermès.
C’est un hermès demi-figure. Le héros est tout enveloppé dans la peau du lion de Némée. Ces hermès faisaient l’ornement des gymnases et des
174 VÉNUS, buste.
Cette tête, en marbre de Paros, d’une grande beauté et parfaitement conservée, appartenait à une répétition antique de la Vénus du Capitole.
17^ INSCRIPTIONS TRIOrÉENNES.
Ces deux inscriptions en vers grecs avaient été placées par Hérode Atticus P personnage cé-
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lèbre du temps des Antoninsr<îàfil 4h eâîùpagftè près de Rome , appelée le Triôpiùm y de là les fciii iquaires ont donné à cê$ mafbrës lè Aotii d’ Inscriptions triopéennes . Lè sujet dè cëà pôfemë* ést la dédicace du Triopitiïfi àufc grandes déesses , et la consécration d’un monument â Regilià-, dame romaine , dont Hérodeè îàit Veuf. Plusieurs savans ont fait de ces inscriptions le sujet dè léitife recherches.
176 antiope et ses fils , bas-relief.
La réconciliation de Zétlius avec Amphion soti frère , faite par l’entremise d’Antiope leur mère , qui les avait eus de Jupiter , a été le sujet de plusieurs anciennes tragédies $ et c’est aussi celui de cet excellent bas-relief de style grec, auquel les Romains, sans doute pour que le sujet ne demeurât pas incertain , ont ajouté les trois noms, ZETHÜâ,