‹ Description des antiques du Musée Royal (volume 3)Chapitre 14 sur 38 · INSCRIPTIONS ATHÉNIENNES · texte numérisé non relu

INSCRIPTIONS ATHÉNIENNES

Ces deux grandes tables de marbre pentélique contiennent les noms des officiers et des soldats athéniens morts à la guerre, en Égypte, en Chypre , en Phénicie , kEgine , kHaliesàe V Argolide et à Mégares , tous dans la même année , 4^7 ans avant l’ère chrétienne. Lés noms des guerriers sont distribués sur trois colonnes, et rangés suivant les tribus qui formaient la division de la population de l’Attique. Ces précieux monumens historiques sont célèbres dans la paléographie grecque. On leur a donné le nom de marbres de Nointel , parce que le marquis de Nointel , ambassadeur de France à Constantinople , les avait fait transporter d’Athènes à Paris , vers la fin du dix-septième siècle 5 ils étaient placés dans la salle de l’Académie royale des Inscriptions et Belles- Lettres.

Ces Inscriptions ont été publiées plusieurs fois :

DES ANTIQUES. y3

la copie la moins fautive est celle qui a été insérée dans le Muséum Veronense de Maffei , pag. 407 5 elles attendent encore une édition plus correcte.

1B6 VICTOIRE, bas-relief.

Les moulures qu’on remarque au bas de ce marbre, prouvent qu’il faisait autrefois partie d’un monument d’arcbitecture : la Victoire qu’on y voit représentée , est dans l’action d’immoler un taureau , victime solennelle dans les triomphes romains.

187 SANGLIER, statue .

Ce Sanglier , sculpté en marbre gris , est une répétition antique du fameux sanglier qu’on voit à Florence , et dont une copie moderne est dans le jardin des Tuileries.

Trois bas-reliefs sont encastrés dans le piédestal. Celui du devant représente une chasse. Cupidon est sculpté sur les deux autres 2 sur l’un il a attelé des sangliers à son char qui est traîné sur l’autre par des gazelles.

188 BACCHUS, buste.

Malgré l’absence de tout symbole, on peut reconnaître Bacchus à l’arrangement recherché de sa chevelure , et plus encore à la rondeur de ses formes et au caractère de mollesse qui marque ses traits, et les distingue de ceux d’Apollon,

MARCHE de Victimes, bas-relief.

Un taureau accompagné d’un bélier , est conduit par deux ministres des sacrifices : il a le dos orné de cette draperie dont les Romains avaient l’usage de parer les victimes.

BACCHUS et ARJADNE , sarcophage .

Le vainqueur de l’Inde , accompagné d’une nombreuse suite de silènes, de bacchantes, de satyres et de faunes, descend de son char attelé de centaures, et approche d’Ariadne qui , abandonnée par Thésée sur le rivage de Naxos , est plongée dans le sommeil. L’exécution des sculptures surpasse encore en finesse celle des bas-reliefs du sarcophage décrit sous le n.° i83, et qui sert de pendant à celui-ci. Voyez ce numéro.

Dans l’embrasure de la croisée est un trépied , dont les supports sont des têtes et des pattes de panthères , et dont la coupe a la forme d’une coquille. Il est gravé parmi les Monumens de Gabies > n.° 10.

MARSYAS , statue .

Le Satyre téméraire qui , orgueilleux de son habileté dans le jeu de la flûte , avait osé défier Apollon et sa lyre , vaincu et attaché à un pin , attend le moment de son supplice. Du temps d’Hérodote on voyait à Célènes , ville de la Phrygie , une peau humaine empaillée , qu’on disait être celle de Marsyas.

lie grand nombre de répétitions antiques de

cette figure , soit en ronde bosse , soit en basrelief, qu’on voit dans plusieurs collections , donnent lieu de conjecturer qu’elles sont toutes des imitations du Marsyas attaché > peinture célèbre de Zeuxis , que Pline avait vue à Rome dans le temple de la Concorde. L’exécution de cette statue est de la plus grande perfection.

Le bas-relief qui est encastré dans le piédestal , est la stèle ou monument sépulcral de deux époux grecs , ’Zénodora et Antlochus : on les voit représentés avec leurs enfans.

1 9 1 JUPITER , l as-relief

Les fragmens de moulures qu’on voit dans la partie inférieure de ce bas- relief, et qui ont beaucoup d’analogie avec celles qu’on a remarquées sur le bas-relief n.° 186, font conjecturer qu’ils appartenaient l’un et l’autre au même monument d’architecture. Les ravages du temps ont privé de leurs symboles les deux figures de femmes qui sont vis-à-vis de celle de Jupiter assis. La saillie et la belle exécution des figures sont également remarquables dans les deux bas-reliefs.

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