‹ Description des antiques du Musée Royal (volume 3)Chapitre 13 sur 38 · ANTICIPA , AMPHION · texte numérisé non relu

ANTICIPA , AMPHION

177DÏANE CHAssEÜfessfe, statue.

Cètté statue , un pèu iïioïftdré hàtUfè 9 représente Diane en habit de chasse , la tunique relevée au-dessus du 1 enou , et les pieds chaussés de cothurnes : la déesse est dans l’attitude de lanrer ses flèches.

L’autel rond sur lequel on la voit placée avait été Gûnsacré à Diane lucifera ou à la Lune 5 les bas-reliefs qui l’ôrtierit èii sont là preuve : le buste de la Lune est sculpté des deux côtés ; au bas on voit la tête eOloSsalè de l’Océftn carao

DES AJOTQ 69 térisé par les chelœ ou pattjes dç Carabes qui jsqrtent de sou front. Le buste de P hosphorus , epiblême 4e l’étoilg du matin, et celui d ' Hespçrus 9 allégorie du soir, oixt pour symbole deu^ fein? beau* 5 C^lui du premier est élevé 5 le flambeau de l’autre est renv§r§é , jet semble s’êt^dre dai^ l’Qfé^g.

178 ISIS GRECQUE, buste .

Plusieurs attributs font reconnaître ïsis dans cette belle tête de marbre de Paros. Les petites cornes qui sortent de son front sont celles d’Io , qui suivant les Grecs , après sa métamorphose ^ était devenue la déesse de l’Egypte : les pavots de Cérès caractérisent également Isis , que le paganisme confondait avec elle : le petit serpent applati qui orne le diadème était un emblème des divinités égyptiennes , et le croissant désigne la lune que cette antique contrée révérait dans sa déesse. La grâce de la physionomie , ainsi que l’exécution et l’arrangement de la chevelure , se réunissent à une parfaite conservation pour augmenter l’intérêt de ce monument. Il était dans le cabinet du marquis de Drée , et on l’a acheté par ordre du Roi.

179 CHIEN, statue .

Ce chien, sculpté en marbre de Lu ni, a <ét# trouvé dans les ruines de Gables. Les çluienf en le voyant à la villa Borghese ont souvent aboyé. { Monunienti . G&bi/ij» n.043d

7® t>ESCRIFTlÔN

180 PANDORE, bas-relief.

Pour donner une compagne à l’homme pétri par Prométhée, Vulcain, par ordre des dieux, a fabriqué Pandore la première femme $ tous les dieux la comblent de leurs dons. On voit sur ce bas-relief Junon , la déesse des mariages, et Vénus accompagnée par la Persuasion ou par l’une des Grâces, s’approcher de l’artiste divin qui travaille à cet important ouvrage. Winckelxnann a publié dans ses Monumens inédits 9 n.° 82 , ce bas-relief unique pour le sujet.

181 POLLUX, statue .

Le fils de Léda , que l’exercice du pugilat avait rendu invincible , les avant-bras et les poings armés de cestes , semble menacer de ses coups un adversaire qui , d’après les fables argonautiques , doit être Amyçus, roi des Bébryces.

Le bas-relief du piédestal représente la déesse de la Concorde.

182 IPHIGÉNIE en Tauride, bas-relief.

La fille d’Agamemnon a déjà reconnu son frère : elle a dans ses mains la statue de Diane Taurique , qu’elle emporte après l’avoir enveloppée d’un voile. En même temps , Oreste , prêt à s’embarquer, se bat contre Thoas : de l’autre côté sont les Furies de Clytemnestre qui n’ont pas oublié ce fils parricide. Oreste évanoui tombe entre les bras de son ami Pylade.

83 LA LUNE et ENDYMION y sarcophage,

La Lune descend de son char que guide l’une des Heures , pour visiter sur le mont Latmos son cher Endymion , que le Sommeil , à la prière de la déesse , tient assoupi. La Terre personnifiée , les Nymphes , les Génies des montagnes et des forêts, et un grand nombre d’autres accessoires enrichissent la composition , qui est exécutée avec une grande finesse.

Les têtes d’Endymion et de son amante , qui devaient être des portraits , ne sont qu’ébauchées. Les masques du Soleil et de la Lune , le jugement de Pàris , et la représentation de quelques travaux rustiques font le sujet des bas-reliefs qui ornent le devant du couvercle , où la place de l’inscription est restée vide.

Ce beau sarcophage , ainsi que l’autre qui est décrit sous le n.° 189 bis , a été trouvé en 18 o5à Saint-Médard d’Eyran , près de Bordeaux. M. le comte de Forbin les a acquis pour le compte du Roi. Ils sont de marbre de Paros , et ont été gravés avec beaucoup de soin par MM. La Cour , père et fils.

Le Trépied , placé dans l’embrasure de la croisée, est remarquable par la composition autant que par la finesse de l’exécution. Les feuilles d’acanthe qui forment la figure de trois lyres , le serpent et le laurier qui couronnent la coupe sont des symboles d’Apollon ; les dauphins et les griffons sculptés

sur le bord circulaire désignent plus particulière» ment Apollon Delphique.

Ce Trépied a été trouvé à Ostie , et a été gravé dans le Musée Français , et dans le septième volume du Museo Pio Clementino.

184 VÉNUS EUSTÉPHANOS, buste .

Cette épithète homérique , tirée de la belle couronne que Vénus porte sur sa tête, convient parfaitement à la déesse de la beauté, telle que ce buste la représente

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