SALLE DES EMPEREURS ROMAINS
La peinture du plafond, exécutée par M. Mey nier , représente la Terre , recevant des Empereurs Adrien et Justinien le code des lois romaines, dictées par la Nature, la Justice et la Sagesse.
Les deux grisailles , imitant le bronze , sont du même auteur $ elles représentent Trajan faisant bâtir des aquéducs 5 et la voie appienne rétablie qui prit le nom de Via Trajana .
Le bas-relief représentant Marc-Aurèle qui donne la paix aux Marcomans , est de M. J Roland.
Quatre des principaux fleuves de l’empire romain ont été exécutés par les artistes dont les noms suivent : l’Eridan , par M. G ois fils 5 le Tibre, par M. Biaise ; le Nil, par M. Bridait fils \ et le Rhin, par M. Le Sueur .
Deux colonnes sont placées à l’entrée de la salle : l’une est de ce marbre oriental que les marbriers , à cause de la couleur , appellent fleur de pêcher ; l’autre est d’albâtre à veines. Deux bustes de bronze les surmontent. Dans l’embrasure de la croisée principale on voit deux colonnes cannelées de porphyre , remarquables par leurs bases et leurs chapiteaux d’ordre ionique , pris dans le bloc ) l’une supporte la statue d’Esculape , l’autre celle de Junon.
DEMI-DIEU bachique , buste de bronze .
Ce personnage mythologique du genre des Silènes , a une longue barbe $ et une espèce de diadème serre sa chevelure.
Ce buste, tiré du château de Fontainebleau, a pour piédestal un cippe de marbre de Paros , placé autrefois sur le tombeau de Titus Flavius
Cérialis , affranchi Je l’Empereur Vespasien ou d’un de ses fils , et archiviste de la province du Picénum. L’inscription se trouve dans le Trésor de G ru ter, page 5 9 i , n.» 8.
Au-dessous de la niche est encastré un fracment de bas-relief sur lequel on distingue une femme assise , préparant des guirlandes. Auprès d’elle sont placées deux petites figures qui représentent des statues : l’une fort remarquable est un squelette humain. La corruption du paganisme avait introduit l’usage de ces figures dans les repas , pour exciter à la jouissance des plaisirs de la vie , par la pensée de sa brièveté. Les guirlandes faisaient aussi un des ornemens des festins.
0 MARC-AURÈLE, statue .
Ce Prince est représenté en habit militaire. .
1 PPdSONNIER barbare , statue .
Les anciens avaient l’usage de relever par la richesse de la matière les statues qu’ils plaçaient dans les monumens des triomphateurs. Celle-ci n’a de marbre statuaire que la tête et les mains $ le reste est exécuté dans cette pierre orientale fort rare que les Français nomment brèche universelle , les Italiens brèche d’Égypte. Cette figure, qui faisait partie de la collection Albani , a été achetée par ordre du Roi.
Le piédestal est orné de trois bas-reliefs représentant chacun trois Génies. La panthère , la tortue et la corne d’abondance semblent indiquer
que ces génies appartiennent à Bacchus , à Mercure et à Cérès.
22 CLAUDIUS DRUSUS, tête de bronze .
Les médailles nous font reconnaître dans ce bronze, ainsi que dans celui du n.° 25, Néron Claudius Drusus , fils de Livie , adopté par Auguste , et père de Germanicus.
23 VESPASIEN, tête de bronze .
*l!\ TITUS , statue .
L’Empereur est tout armé. Les ocreœ ou jambarts sont remarquables. Il semble représenté dans le moment de haranguer les soldats ( adlocutio). Cette statue , d’une parfaite intégrité , était placée dans les jardins de Versailles.
Les bas-reliefs encastrés dans les piédestaux de cette statue et de celle de Marc-Aurèle, n.° 20, sont des ouvrages du quatrième siècle. Ils représentent des génies et des victoires.
25 CLAUDIUS DRUSUS, buste de bronze .
Ce buste , tiré du château de Fontainebleau , a pour piédestal un autel triangulaire élevé aii culte de Cybèle sous le cinquième consulat de Constance Chlore et de Maximien Hercule l’an de l’ère chrétienne 3o5 , à l’occasion des cérémonies d’un sacrifice superstitieux qu’on appelait tau robole. Les cymbales , le pin , le bucrane , le pedum et les chalumeaux sur les côtés de l’autel, font allusion à ce sacrifice. L’inscription a
été publiée dans le Trésor de Muratori , p. 371,
Au-dessous de la croisée est encastré un basrelief sépulcral sur lequel est sculptée la demifigure d’une femme grecque.