‹ Description des antiques du Musée Royal (volume 3)Chapitre 35 sur 38 · AUTEL TRIANGULAIRE · texte numérisé non relu

AUTEL TRIANGULAIRE

Il fait pendant à celui du n.° 3o2 , et il est surmonté d’un vase pareil. Les bas-reliefs qui en

ornent les trois pans représentent un satire et deux faunes. Ces deux autels ont pu servir aussi de bases à des candélabres.

3 1 1 TETE inconnue , kermès .

3 1 2 LION , statue .

Ce symbole de la force est exécuté en basait#, pierre égyptienne , que les anciens appelaient ainsi à cause de sa dureté et de sa couleur qui la fait quelquefois ressembler à du fer. Le basalte vert , comme celui-ci , ressemble plutôt au bronze, et il est plus estimé que le noir. Ce morceau , qui appartenait à la collection Albani , a été acheté par ordre du Roi.

3 1 3 SOCRATE , kermès .

Voyez le n.° 3o5.

Dans l’embrasure de la croisée sont encastrées trois inscriptions sépulcrales. La première offre les noms de Cassia Lochias , la deuxième ceux de Sergius Clemens , la troisième celui d’un JVLacen nius , soldat prétorien : son portrait en pied y est sculpté : Muratori a publié cette dernière , p. 2o34 , n.° 2. Dans le fond est placée une urne cinéraire portant le nom de Valeria Thétis . L’inscription se trouve imprimée dans la même collection , pag. i414> 3*

Le cippe qui sert de piédestal à eette urne , ornait le tombeau d’une femme romaine, Egnatia S o té ris.

3 14 HERCULE jeune, statue.

Le demi-dieu thébain porte une couronne de peuplier. La moitié supérieure de cette statue, est seule antique , et exécutée d’une grande manière.

Le bas-relief qu’on voit au-dessus de la statue représente un poëte en compagnie de trois Muses.

3 1 5 HERCULE , dit Xénophon, hermès.

Le fils d’Alcmène est couronné d’olivier comme vainqueur aux jeux olympiques : les larges bandelettes qui descendent sur les épaules étaient un ornement propre de ces vainqueurs. Malgré le grand caractère de beau idéal qui distingue cette tête , Winckelmann avait cru y voir un portrait de Xénophon. ( Monumenti inediti • n.° 171. )

Dans l’embrasure de la croisée sont encastrées quatre inscriptions : à gauche celles de Postumia Nomas affranchie , et de Julius Pufinus , proconsul. JVIuratori a publié la première (p. i5q6, n.° 7 ) , et Gruter la deuxième ( p. 424j n*° 6 ) : à droite l’inscription grecque de Julia Eclectê , publiée par Gruter , pag. 1142, n.° 6, et l’ins-

cription latine de Claudia Tlieopliila , qu’on, lit dans le recueil de Fabretti , c. i , n.° 265. Nous avons vu sous le n.° 55 l’inscription de son fils. Dans le fond est placée l’urne cinéraire de Furia Secunda. Le cippe sépulcral de Volusius Fri manus en forme le piédestal, dont l’inscription a été publiée par Feinesius , Syntagma y clas. xi , n.° 18.

3i 6 THUCYDIDE, Kermès.

Une certaine ressemblance de la tête de cet hermès avec le portrait bien assuré de Thucydide , publié dans ¥ Iconographie grecque y pl. 2y , et cet air pensif qui le caractérise , le font regarder comme un autre portrait de cet historien célèbre.

3 1 rj SABINE , ‘statue .

L’épouse de l’Empereur Hadrien est représentée sous les emblèmes de la Concorde $ la corne d’abondance qu’elle tient dans- la main gauche , est , sur les médailles romaines , l’attribut distinctif de cette déesse. La beauté delà pose, celle du jet et du travail de la draperie , la parfaite conservation de la tête , rangent ce monument parmi les plus beaux ouvrages de sculpture qui représentent des Impératrices romaines.

Cette statue , trouvée à Gabies . est exécutée en marbre de Luni du plus beau grain. ( Monu menti Gabini y n,° 39. )

318 MILTIADE, hennés.

Ce portrait , de marbre pentéüque , est celui de Miltiade , ainsi qu’on l’a prouvé dans V Iconograghie grecque , pl. i3. Il faut remarquer le taureau furieux de Marathon , sculpté sur la partie du casque qui descend sur le cou : cet emblème fait allusion au lieu où ce capitaine Athénien remporta sur les Perses une victoire à jamais mémorable.

319 PÊCHEUR africain, statue .

Des comédies grecques , que Plaute a imitées dans son Kudens > introduisaient parmi les personnages un vieux pêcheur de la Cyrénaïque.

La comparaison de cette figure avec une statue du Musée Pio Clementino (tome iii, pl. 32), dans laquelle on ne peut s’empêcher de reconnaître un pêcheur africain , ôte toute espèce de doute sur le véritable sujet de cette sculpture. Mais le statuaire romain , qui l’a restaurée dans le seizième siècle , frappé par la maigreur de la figure , a cru qu’on y avait représenté Sénèque, et a conduit son travail suivant cette supposition. Des savans célèbres , trompés par l’addition de la cuve , emblème du bain où le précepteur de Néron expira , ont publié cette figure comme un portrait de Sénèque.

320 ACHILLE, kermès,

La statue d’Achille indiquée sous le n.o Ii5, et qu’on a attribuée à ce héros sur des conjectures probables , le fait reconnaître dans cet hermès,

l3o DESCRIPTION

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