‹ Description des antiques du Musée Royal (volume 3)Chapitre 36 sur 38 · INSCRIPTION ATHÉNIENNE · texte numérisé non relu

INSCRIPTION ATHÉNIENNE

On lit dans cette inscription grecque le nom de Philopappus , descendant des Rois de Commagène, et dont le monument sépulcral existe encore parmi les ruines d’Athènes.

Dans l’embrasure de la croisée est placée une urne cinéraire en forme d’un temple orné de jialmiers, de flambeaux et de trophées.

La petite statue placée dessus est une répéti-

existe ° 319.

Elle a été restaurée sur ce modèle.

Le piédestal est un autel consacré à Jupiter Gardien ( Custos ) et au Génie des trésors , par un particulier qui avait sans doute trouvé dans son fonds un trésor caché. Fabretti a publié l'inscription, c. ii, n.° 88.

022 INSCRIPTION de Délos.

Cette inscription grecque contient un décret d’une corporation ou confrérie de marchands et de marins tyriens établis à Délos 5 ce décret a été rendu en faveur d’un de leurs confrères, qui avait obtenu des Athéniens la permission d’élever dans Pile, un temple en l’honneur de l’Hercule tyrien , et avait rendu differens services à la société et à ses membres.

Ce monument , qui doit probablement dater d’un siècle environ avant Père chrétienne, a. été publié par Spon > MiscelL sect. x, n.° 70, et

lion antique de la figure du Pêcheur qui au Vatican , et qu’on a cité ci-dessus au il

DES ^NTIQUES. l3i

par d’autres $ mais on en attend encore une édition complète et correcte.

3a3 LIVIE, statue .

L’épouse d’Auguste est représentée sous les attributs d’une déesse. Les épis de blé , la corne d’abondance 7 la tète coiffée d’un voile caractérisent Cérès 5 mais la ressemblance de ses traits avec ceux de Tibère , et la comparaison d’autres monumens certains , font reconnaître Livie.

3 24 ZENON LE STOÏCIEN , kermès.

Cet Kermès est un portrait de Zenon de Chypre, fondateur de la secte des philosophes stoïciens. Voyez 1 ' Iconographie grecque , pl. a3.

Dans l’embrasure sont encastrées quatre inscriptions latines : à gauche on voit celle d’un petit autel consacré à Hercule Iao dans la décadence du paganisme , et une autre qui décorait le tombeau d ' Atria Phyllis : à droite sont les inscriptions sépulcrales de deux autres femmes ? Julia F ortunata et Maria Amp liât a, La première est dans Fabretti , c. ni , n.° 320. Sous la croisée est l’urne cinéraire de Bellicius P report, ornée de sculptures , et placée sur le cippe de Calidius Félix, dont l’inscription se trouve dans le Trésor

de Gruter , p. 766 , n.° 6.

325 PITTACUS , kermès.

Une médaille unique ? qui existe au cabinet de la bibliothèque du Roi, fait reconnaître dans cet

hernies un des sept sages de la Grèce , PittaC'us de Mylilène. Voyez V Iconographie grecque, pl. 1 1 .

326 BACCHUS dans .l’ivresse , statue .

Couronné de pampres et du diadème bachique , le dieu, des vendanges , sans autre vêtement qu’une iicbride attachée sur la poitrine et rejetée autour du bras gauche, s’appuie mollement sur un tronc d’arbre. Ses regards et sa pose annoncent l’ivresse.

Cette Statue , de marbre pentélique , était au Louvre, dans la salle des antiques. On l’a gravée dans le Musée Français .

Au-dessus on voit un bas - relief sur lequel on a sculpté Apollon en compagnie de trois Muses.

EPICURE , herniés .

Ce portrait du philosophe de Gargette , ressemble parfaitement à ceux qui ont été décrits sous les n.os 1 10 et ^44 ? ^ais il est d’un travail plus soigné.

3 28 LOUVE de MARS , statue.

La Louve qui nourrit les fondateurs de Rome est de rouge antique 5 les e-nfans sont de marbre statuaire. Ce morceau est un ouvrage du seizième

siecie.

Dans l’embrâstire on voit l’urne cinéraire de Salira Daphné ; elle est représentée en prêtresse

de Cérès. Cette urne est posée sur un autel consacré à Mercure Epulon , le dieu qui préside aux festins. Muratori a publié l’inscription de cet autel , pag. 49» n,° 10* -^e deux côtés sont encastrées dans le mur deux inscriptions sépulcrales en pierre de Tibur ( travertino ) 9 qui datent probablement du temps de la république romaine. L’une appartenait à un affranchi de Cornélius Sisenna 9 l’autre à un Cornélius Solon .

ALCÉE , kermès .

Ce poëte de Mytilène était le rival de Pittacus dans les troubles de sa patrie. La tète de cet Kermès a beaucoup de ressemblance avec le portrait d’Alcée , gravé sur la même médaille dont on a fait mention au n.° 325.

La porte qui s’ouvre au-dessous de la tribune des cariatides est ornée de huit bas - reliefs de bronze , exécutés au commencement du seizième siècle , par André Riccio de Padoue , célèbre architecte et sculpteur en bronze , pour l’ornement du tombeau d’un personnage de la famille de la Torre à Véronne. Ce Mausolée est placé dans l’église de S. Fermo ; et le sujet des huit basreliefs est la vie , la maladie et la mort de ce personnage , homme de lettres et médecin d’une grande réputation. C’est ce que vient de prouver M. le chevalier Cicognara dans son ouvrage italien, etc. ( Storia délia Scultura dal suo risorgimento iîi Italia y etc. Tome II , liv. iv ,

l34 DESCRIPTION

ch. vij, où trois de ces bas-reliefs ont été gravés aux planches 36 et 3 7.

Aux deux côtés de la porte , deux coupes de bronze sont posées sur des tronçons de colonnes de granit rose 5 l’une , autour de laquelle on a ciselé les travaux d’Hercule , est un ouvrage du quinzième siècle 5 l’autre , ornée d’arabesques , appartient au siècle suivant.

330 DÉMÉTRIUS POLIORCÈTE, buste.

Cette tête , d’un grand caractère , est un portrait de Démétrius Poliorcète. On distingue sur la chevelure la trace du diadème qu’on y avait rapporté en bronze.

Ce monument , venu de la Grèce , appartenait à M. Pajou , statuaire.

33 1 VÉNUS ACCROUPIE, UN ARC A LA MAIN, Statue .

La ressemblance de cette figure avec celles qui représentent Diane au bain , telle que la surprit Actéon , et telle qu’on la voit représentée dans les bas-reliefs d’un sarcophage de cette collection, n.° 243, a suggéré à l’artiste qui a restauré cette statue , l’idée de lui donner le caractère de Diane , en plaçant un arc dans la main gauche. Il est cependant plus probable que cette figure représente Vénus sortant du bain , telle que nous la verrons sous le n.° 344* L’arc de Cupidon peut bien convenir à sa mère.

332 TIBÈRE, buste .

Cette tête de Tibère , plus forte que nature , a été trouvée dans les ruines de Gabies. L’Empereur porte la couronne civique de feuilles de chêne. Monumenti Gabini , n.° 39.

Dans l’embrasure de la croisée est placée la stèle sépulcrale d ' Eurhythmus et E1 Héliconias. Le bas-relief représente un magistrat athénien qui couronne l’hermès à? Eurhythmus .

333 ALEXANDRE-LE-GRAND, statue.

La tête de cette figure héroïque est ornée d’un casque, et nous offre le portrait d’Aléxandre-le- Grand. Le conquérant parait lever ses regards vers le ciel , tel qu’il avait été représenté eii bronze par Lysippe.

Cette statue, tirée de la villa Albanie et acquise par ordre du Roi, est de marbre de Paros 5 la tête antique , mais rapportée , est de marbre pentélique.

Le bas-relief encastré dans le mur au-dessus de la statue, représente Achille qui s’arme.

334 femme inconnue , buste .

C’est le portrait d’une jeune personne , trouvé dans les ruines de Gabies. ( Monumenti Gabini, n.° 33. )

335 NYMPHE , dite la Vénus A LA COQUILLE , Statue.

La conformité de la pose et de l’attitude de cette

figure avec celle de la célèbre joueuse d’osselets , ne permet guère de lui attribuer une autre action : cependant l’air idéal de la tête et les testacées dont est joncké le sol, semblent lui donner un caractère mythologique. Ces accessoires ont fourni à l’artiste moderne qui a restauré le bras droit l’idée de mettre dans la main une coquille au lieu des osselets.

336 PLAUTILLA , buste.

Les fouilles de Gabies ont rendu au jour ce portrait de l’impératrice Plautilla, fille de Plautien , préfet du prétoire , et femme d’Antonin Caracalla. ( Monumenti Gabini , n.° 22.J

Dans l’embrasure de la croisée est placée une stèle sépulcrale présentant les figures et les noms de Pompeïus Evhodus > et d 'Isidora , fille d’un Praxitèle .

337 LIVIE en Muse, statue .

Livie , dont la tête est connue par plusieurs monumens , a dans cette statue les symboles de la muse Euterpe. Le jet de la draperie est trèsheureux , et on le voit répété sur plusieurs belles figures antiques.

Les têtes antiques des statues n.os 317 , 323 et 337 sont rapportées } mais avec tant de convenance que l’œil du connaisseur s’y trompe.

338 DÉMOSTHÈNE , kermès.

339 TÊTE inconnue , kermès .

Le dessus de la porte qui s’ouvre sur la cour , est orné d’un bas-relief en bronze , coulé dans le seizième siècle sur le bas-relief antique , décrit au n.° 17.

340 PLOTINE, statue .

La tête de l’Impératrice est copiée d’après l’antique. L’arrangement des draperies est un des plus beaux que nous offrent les statues portraits. Ce morceau, découvert dans les ruines de Gabies, a été gravé parmi les Monumenti Gabini , n.° i5.

341 CORBULON , buste-

Cette tête de Domitius Corbulon , général romain sous Claude et sous Néron , célèbre par ses exploits et par son caractère , a été découverte à Gabies , dans une chapelle consacrée aux ancêtres de sa fille, l’impératrice Domitia. Voy. plus haut le n.° 202 , et les Monumens de Gabies y n.° 6.

342 CORBULON, buste .

Trouvé à Gabies. Voy» le n.° précédent et les Monumens de Gabies , n.° 8.

343 ENFANT A L’OIE , groupe.

On doit reconnaître dans ce jeune enfant, qui est dans l’action d’étrangler une oie , la copie antique d’un groupe semblable dont Pline a fait mention , et que Boethus , statuaire carthaginois , avait exécuté en bronze.

Il existe plusieurs répétitions de ce joli groupe $ celle-ci , destinée autrefois à l’ornement d’une fontaine , a été trouvée à une lieue et demie de Rome , dans l’endroit appelé Roma Vecchia , emplacement de l’ancien Pagus Lemonius.

Dans l’embrasure est placée une stèle sépulcrale, dont l’inscription grecque porte les noms de Philocharès et de Timagora . Elle est ornée d’un bas-relief et surmontée d’un fleuron.

344 VENUS accroupie , statue .

Polycliarme , sculpteur grec , est connu pour avoir fait une Vénus au bain. On la voyait à Rome du temps de Pline. La conformité du sujet traité dans cette figure pourrait faire conjecturer que c’est une répétition antique de cet original.

Cette statue , de marbre de Paros , est tirée de l’ancienne salle des antiques du Louvre.

345 MARC-AURÈLE , statue .

L’Empereur représenté à la manière des dieux et des héros , n’a d’autre habillement qu’un petit manteau ployé sur l’épaule gauche. Il soulève le bras droit comme pour s’appuyer sur une haste. Cette statue est tirée de l’ancienne collection.

Le bas-relief encastré dans le mur représente une cérémonie religieuse célébrée par des personnages romains. La Ville même personnifiée accompagne ses magistrats.

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