SALLE DES ROMAINS
Les peintures du plafond représentent la Poësie et l'Histoire célébrant à i'envi les exploits de Ptome guerrière. Les sujets des tableaux de- quatre côtés de la voûte, sont tirés de l'histoire romaine. On y v -it:
1° Les députés du sénat apportant à Cincinnatus la pourpre des dictateurs 5
2" L'enlèvement des Sabines 5
30 L'action courageuse de Mutius-Scévola ;
4° La continence de Scipion.
97 GETA, buste ^ marbre coralitique.
Ce buste , d'une conservation parfaite , représente Géta , frère cadet de Caracalla et son collègue sur le trône ; il est vêtu du paludamentum. Les bustes de cet Empereur sont fort rares. Caracalla s'efforça d'effacer la mémoire d'un frère qui fut sa victime , et qui , du reste , ne valait guère mieux que lui. Mon. Gab. n° 4' Mus. Bou. V. 2.
90 INOPUS , fragment j marbre de Paras. ' Haut. 0,95 m. — 2 p. 1 1 p.
Ce fragment appartenait à une statue à demi-couchée dont" il ne reste que la tête et une partie du torse. Ce morceau d'un travail excellent a été recueilli dans les ruines de Délos 5 il ressemble pour le style à la belle figure du Thésée qui faisait partie du fronton du Parthénon , et qui est à présent dans le Musée britannique. La pose de la figure peut donner lieu à conjecturer qu'on y avait représenté le fictive Inopus qui arrose l'île sacrée de Délos. Souvent les dieux des petites rivières ont été représentés sans barbe. Ce fragment précieux,
apporté à Marseille par un bAliment auquel il servait fie lest, fut acquis par un artiste ( M. Gibelin) qui le cé^la au Musée.
Le cippc sépulcral donné pour piédestal au fragment, arïparteuait au tombeau d'un affranclii, Turpilius Bioticiis. Inscr. Gruter, p. 998, n^o.
Haut. o,7(;m. — ap. 5 p. i 1. j larg. 0,66 m. — 2 p. 4 P-
Les colonnes à cannelures en spirales qui ornem ce cippe ne sont pas d'un bon st^le. On en voit de pareilles à un petit temple près dcFoligno , â la source du Cliiunine. Les peiniurcs antiques et les Las-reliefs d'ornemous offrent souvent des grifibns qui jouent avec des canlliares, (^ous des côtes du cippe sont d'un grand caractère. Ces animaux fabuleux étaient consacrés à Néaiésis , cl c'était peut-èire en son honneur et comme une sauve-garde qu'on les plaçait sur les tombeaux.
99 SEPTIME-SEVÈRE , buste j marbre de Luni. Haut. 0,7 '( m. —2 p. 3 p. 4 1- Ce bnste trouvé à Gabies avec celui de Géta , n" 97, ne lui cède ni en finesse de travail , ni en conservation. La draperie qui couvre les épaules de Septime-Sévère, est celle que les Romains appelaient lœna. Mus. Bou. vol. 2.
La lœna des Romains ou la chiaineàti Grecs était un vêtement trè.---ancien et qsii remonte aux temps héroïques. Homère en parle souvent, tandis qu'il ne nomme pas la chiamide. On le voit à Oresle sur un vase d'arjent cité par Winkelmann. Mon. ined. 11° iSt , V. 2; p, 205; et Hercule, surnommé Mèlanchlœne , portait une chiainc noire; c'était une espèce de manteau carré trèsamole . m:\- ]:lns court que la ohiamide ] on s'en servait contre le iroiil ou la pfuie , et il ttait ordinairement d'une étoffe épaisse cl «.ouvenl velue y ainsi que le sagnm ou la lacerne; on le mettait par-dessus la toge. ( Voy. n° t 1 1). Lorsqu'on ne s'eti enveloppait pas le corps, on le pliait régulièrement en plusieurs doubles, et ou le portait ou sur One épaule comme Oreste, ou sur les deux, comme en e voit au bu.^tc de Septime-Sévère. Il fait l'effet d'une éiolc, et des antiquaires, en ie regardant comme une simple bande, l'ont pris à tort pour le laticlave. L'an 622 de Rome, i32 avant
J. C. , la leena étaii encore chez les Romains un habit de campagne , et l'on fui si Otonné de le voir à Rome au consul Popilius qui accourut ainsi velu à la Làte pour apaiser une éineule , qu'il en reçut depuis !e fnrnom de heiias. Dans la suite la Itena finil par remplacer la loge , et M. Visconii , il/oii. GaU. n" 67 , croit qu'il devint un des vèiemens distinctilsdcs consujs. De là peut-êtie vint le lorum , qui ne fut en usage que vers le temps de Constantin , et qui , consistant en une longue et large Lande placée du côte gauche , montait sur l'e'paule gauche , et passant derrière le dos et sous le bras dioit, revenait se croiser vers la partie gauche, et leiomLait sur le dos comme le fais.it la toge.
1 00 AUGUSTE, statue; marbre grec.
Haut. 1,97 '"■ — 6 p. o p. 4 1.
L'Empereur est revêtu d'une tunique très-ample et «3e la toge , ( voy . n" 1 1 1 ) ; la plaque t!e marbre que l'on voit à ses pieds fait allusion au décret de la colonie ou de la corporation qui avait élevé cette statue en l'honneur du prince. Musée du Vatican. AIus. Bou. v. 1.
Il est chaussé du calceits , qui renfermait tout le pied , et qu'on portail en ville et avec la loge. Le calceus e'tait ordinairement noir j quelquefois les aUaches étaient blanches. Les empereurs et les triomphateurs le portaient souvent rouge. Dans les commencemens de la république , les Romains , même les sénateurs , étaient pieds nus. Cependant Romulus leur donna des chaussures garnies de quatre courroi(s, et disiingua celle des sénateurs et ces patriciens par un C ou une lurailc, et par un P. Cens qui a\aieut exercé des charges curules adoptèrent aussi le calceus ihulleus qui venait des Rois d'Albe , ou rnème des larusques • il était rouge, et avait la semelle très-épaisse, dais le genre du cothurne. Le bout en était pointu et relevé , ce qui faisait nommer ce soulier wicinalus, recourbé. César pot tait le mulltus ; les femmes l'adoptèrent j il était souvent richement brodé. La manière dout la toge de celle statue est i-elevée , laisse voir la disposition da dessous. On doit remarquer le gland à l'extrémité du pan du utvant de la toge; nous en veirons Tusage au n° m.
L'inrciipiion de Plolia f^ictoria qui orne le piédestal , a été publiée par / abtel.i , ch. 4 > Q° 379 i *' P^"^ Muratori , p . i588 , n® jo.
Haut. 0,40 m. — I p. 2 p. 9I. j larg. o,5Cn). — i p. i p.'4 L
101 PERSONNAGE ROMAIN inconnu, buste.
Hgut. o,663 m. — 2 p. o p. 6 1.
L'habit militaire qu'on remarque dans ce buste nous le fait envisager comme le portrait de quelque personnage romain qui a commandé des armées ou des provinces , au second siècle de l'ère chrétienne ; la coupe de la barbe semble annoncer cette époque. VU- Borg. st. 3, 1x9 17.
102 ROME, statue^ porphyre.
Haut. 1,475 m, — 4 P- 6 p. 6 I.
La ville éternelle personnifiée est armée de l'égide et assise sur un rocher , symbole de la roche Tarpéïenne. Cette statue avait perdu les bras et la tête qui étaient d'une autre matière, suivant l'usage de la sculpture jDo/}'C^rc//«e^ ou exécutée en matières de différentes couleurs ; re'^ parties ont été restituées en bronze doré. Jardins de Trianon.