TROIS BAS-RELIEFS
1° Deux génies d'Hercule portant la massue de ce demi-dieu.
H. 0,419 m. — I p. 5 p. 6 1. j larg. 0,559 m. — i p. 8 p. 8 I. On trouve ce sujet dans des peintures antiques et sur des pierres gravées.
2=> Deux autres génies autour d'un cadraji solaire ^ auquel ils suspendent des tablettes.
H. 0,329 m. — I p. o p. 2 1. ^ larg. OjSog m. — 11 po. 1 1. 3° Un Romain vêtu de la tunique et da palliura , et précédé par la Valeur , Virtus, personnifiée.
Haut. o,35a m. — i p. i p. ; larg. o,2G5 m. — 9 po. 10 1.
104 URNE CINÉRAIRE d'un jeune homme nommé Speratus.
H. 0,471 m. — I p. 5 p. 51.; larg. 0,379 m. — 1 p. 2 p. Aux deux côtés de ce monument sépulcral on voit deux sphinx. Ces animaux fabuleux étaient l'emblème des
mystères ; ils peuvent signifier ou que celui dont ils gardent le tombeau y avait été initié, ou bien ils font allusion à ce que nous cache la mort , et qu'elle nous doit révéler un joiir. Trésor de Muratori, p. 1 2 1 7, n» 7.
105CIPPE SÉPULCRAL de Surncius Bassus , posé par son ami Nonivs Asprénas , membre du collège sacerdotal des Sept Epulons , qui présidaient aux repas publics. Caïus Sextius , dont on A'oit à Rome la pyramide sépulcrale, était septemvir des Epulons. Le préféricule et la patère sculptés sur les cippes , indiquent les libations qu'on faisait sur les tombeaux. Insc. Griit. p. 307 , no 4-
Haut. 0,749 m. — a p. 3 p. 81. j larg. o,568 m. — i p. 9 p.
106 PERSONNAGE ROMAIN i> connu, buste.
Haut. 0,677 "*• — 3 p. I p.
Ce Romain, dont le buste annonce l'époque des Antonins , est représenté dans le costume civil. On y remarque la lœna posée par-dessus la toge , et formant par ses replis réguliers une espèce de large bande , dont l'agencement diffère beaucoup de celui de la lœna du buste de Scptime-Sévère, et a quelque rapport avec cette écliarpe nommée lorum, dont nous avons parlé , et qui est cependant d'une époque postérieure à celle qu'indique le travail de ce buste. ( Voy. le n» 99 ). Les cliairs et les draperies sont d'une exécution parfaite.
107 CANINIUS , statue ; marbre grechetto. Haut. 1 ,775 m. — 5 p. 5 p. 6 1.
Cette figure en toge porte, gravé sur la plinthe, le nom d'un magistrat romain de, la province d'Afrique 5 la tête est antique, mais rapportée.
La chaussure de celte statue est un calceus un peu diffërent de celui du n° 100 j il n'a d'attaclie que ilans le haut, et le coudepied est renfermé par un double cuir. La cassette , ou scrinium , qu'on voit derrière Caninius, servait h renfermer des livres en
rouleaux , volwnîna , et d'juircs écrits. On voit dans les peintures antiques de ces scrinia garnis d'une serrure et d'un couvercle fixé par une courroie.
L'inscription encastrée dans le piédestal appartenait au tombeau d'une Maria Rujina , enfant de quatre mois et d'une haute extraction.
loSSEPTIME-SÉVÈRE, buste ^ marbre grechetto. Haut. 0,708 ra. — 2 p 2 p. 2 1, L'Empereur est en habit militaire. Vil. Borg. st. 5 , no 24.
109 STATUE IMVÉm.A'LE, fragment; marbre grec. Haut, 0,893 m. — 3 p. g p.
Ce torse en cuirasse , d'un travail exquis , est proba-» blement le reste de <:|uelque statue impériale. Mon. Gab. n» /{"i..
On peut y observer des charnières aux bandes disposées par écailles au bas de la cuirasse, ce qui montre qu'elles étaient en métal, et qu'elles se prêtaient au mouvement du corps. Celles-ci paraissent bordées en cuir. Les épaulettes sont en étoffes brodées, et sans doute les torsades étaient en or.
Ce fragment est placé sur le cippe sépulcral de deux frères , Auius Fenuslus Pt Abuçlius Seleucus. Mitralorl , p. i5o5 , n° i3. H. i,i4om. — 5 p. 9 p. 10 1. j larg. 0,6170». — i p. 10 p. 10 1.
1 1 0 SEPTIME-SÉ VÈllE , buste ; marbre coralltique. Haut. 0,690 m. — 2 p. i p. 6 1.
Ce portrait est supérieur à celui du n° 108. VU' Borff. st. 5 , n" 20.
111 TIBÈRE , statue ,• marbre de Paros.
Haut, 2,o85 m. — 6 p. 5 p.
Le successeur d'Auguste est vêtu de la toge romaine , et tient dans sa main gauclie le sceptre r>u' scipion des Empereurs et des triompliatsurs. L'exéci.tion de la draperie est admirable par le goût , par la finesse et la hardiesse du travail.
Cette statue aA'ait été trouvée dans l'ile de Capri ,
DES ANTIQUES. Sj
séjour favori de ce prince : la tête, d'une parfaite ressemblance avec les portraits de Tibère , est antique. A la vérité elle remplace celle qui manquait à la statue, qui probablement n'offrait pas un autre portrait. Musée du Vat. Mon. du Mus. t. 3, pi. 12. Mus. Bou. v. 1 .
La toge, ce vêtement le plus majestueux qui ail existé, était propre aux citoyens romains , et leur venait peut-êire des Etrusques. Il paraît qu'on désigna par ce nom , dans les premiers temps, tous les vêtemens qu'on mettait sur les autres , et le nom de toga peut dériver de tego , je couvre. Les Grecs nommaient tébennos et temfuis la toge romaûie , ou des habits qui lui ressemblaient. La toge était un vêtement entièrement civil j on ne la portait qu'à la ville , et il était interdit aux militaires en fonction ; ordinairement même on n'était pas vêtu de la toge dans l'intérieur des maisons, et on la remplaçait par la lacerne ou le sagum; elle fut portée d'abord sans tunique , et immédiatement sur le corps , et dans les commencemens elle fut plus courte et moins ample qu'elle ne le devint dans la suite. Pendant long-temps elle fut commune aux deux sexes ; mais les femmes libres la quittèrent et fabaudonnèrent aux conrtisannes. On avait cependant conservé la coutume de couvrir le Ht nuptial avec une loge. Les affranchis eurent la permission de la porter , ce qui éiait défendu aux escl.ivesj et dans les saturnales, où tous les rangs étaient confondus , personne ne la portait. Les supplians la rejetaient sur l'épaule j les condamnés et les bannis la quittaient. 11 v avait plusieurs espèces de toges , ou plutôt , avec la même forme , elle prenait différens noms , selon ies étoffes et les couleurs. La toge d'été, toga rasa , était d'une étoffe légère; il y en avait même de transparentes, tcgce vitrcœ , ce qui se p/end aussi pour tous les vêtemens transparens. Celle d'hiver, toga pexa , était à longs poils. La toga pura était de laine qui avait conservé fa blancheur naturelle ; c'était celle de tous les citoyens romains aisés. La to^a candida dont se revêtaient ceux qui briguaient des places auprès du peuple , et à qui l'on donnait le nom de caïuUdati, devait son éclat et sa blancheur à une préparation de craie; celle des nouveaux mariés et des jeunes avocats étjit de même. La toga arda et pulla, étroite et d'une couleur sombre , était celle des pauvres.
La prétexte , toge blanche bordée de pourpre , était le vêlement des augures, des pontifes , des magistrats et des jeunes gens. Lors-
que ceux-ci la prenaient en entrant dans l'adolescence , c'était une fête de famille ,• ils la quittaient à dix-sept ans pour prendre la robe virile ou toge pure. Quelquefois les jeunes filles la portaient jusqu'à leur mariage. Les édiles , les censeurs, les sénateurs, les préteurs, les dictateurs, les dé-cemvirs, les tribuns du peuple se revêtaient de îa prétexte dans certaines cérémonies. Le préteur , avant de condamner à mort , quittait la prétexte et prenait le laticlave. Les magistrats de village avaient le droit de la porter.
La toge triomphale était de pourpre ornée de palmes brodées. Néron en portait une de pourpre parsemée d'étoiles d'or. Les différentes nuances de la pourpre fai^aient donner différen» noms aux toges de cette couleur, qui , en général , avaient celui de togœ pictœ ou teintes. La toga coccinœa devait sa pourpre pâle à une substance végétale , au coccus, peut-être à la garance ou au kermès du cbêne vert. La toga conchytiata d'une pourpre plus foncée , entre le violet et la laque, était plus estimée, et on la tirait de deux coquillages , le murex et la purpura, La pourpre Sarrane ou de Tyr ( de Sarra , ancien nom de cette ville) avait le plus de célébrité j celle de Tarente était aussi fort belle. La pourpre deux fois teinte , ou dibaphe était la plus recherchée , et devait être d'un ton plus solide. En Asie , la pourpre était réservée aux Rois ou aux Princes , et à Rome aux robes dont on revêtait les statues des Dieux ^ aux Rois, aux Empereurs et aux grands inagislrals. Depuis Gallien , cette couleur fut exclusivement affectée aux Empereurs. Un particulier qui eût osé en porter eût été puni de mort comme pour crime de lèze-majesté , et on a vu dans des séditions que , ne trouvant de la pourpre nulle part , on arrachait l'étoffe pourpre dont étaient faites les enseignes , ou que l'on enlevait les robes des dieux pour en couvrir celui qu'on voulait élev^ à l'Empire. La toga undulata était peut-être d'une pourpre moirée. Les Gaulois appelaient la pourpre u/ro^a , et on donnait le nom de saguluin virgatuin à leurs sagums rayés de cette couleur.
D'après des recherches sur les statues vêtues de la toge , il paraît positif que, dans sa longueur , sa forme était une ligne droite qui sous-tendait une courbe qui n'était pas tout-à-fait circulaire, mais un peu elliptique. La longueur de la toge était de trois fois la hauteur de l'homme, prise des épaules jusqu'à terre. La largeur, à l'endroit le plus saillant de la courbe, n'avait qu'une hauteur. Pour se vêtir de la toge , on plaçait la partie droite sur l'épaule Sauche , de manière qu'il tombât un tiers de la longueur en avant
«ntre les jambes. La ligne droite se tournait vers le con. La loge passait ensuite obliquement sur le dos par-dessous le bras droit , et le dernier tiers de la longueur, ou un peu moins , se rejetait pardessus l'épaule gauche, et retombait eu arrière. Celui qui était sur le devant eût gène par sa longueur j on le relevait par le haut, et il formait des plis sur le devant de la poitrine. Cette masse de plis se nommait umho. Ceux qu'ils recouvraient et qui traversaientobliquemeni sur la poitrine , formaient les baltei ( baudriers), et on donnait le nom de sinus h ceux qui couvraient le milieu du corps. Les Romains étaient très-recherches dans l'agencement de leur toge, pour qu'elle format de beaux plis; on les assujettissait, de peur qu'ils ne se dérangeassent. Les statues en toge offrent presque toujours , à de très-légères différences près , les mêmes dispositions et les mêmes masses de plis. Nous avons choisi la statue de Tibère , comme l'une des plus belles j celle d'Auguste , sous le n" loo, est curieuse , en ce qu'on peut voir, par la manière dont il relève sa toge , la disposition du dessous. Lorsqu'on ceignait sa toge à la Gabienne , le pan de derrière , repassé pardessous le bras droit, venait envelopper le corps au-dessous de Ja poitrine , et on le nouait avec le pan de devant ; on était alors moins embarrassé dans sa marche , et c'était ainsi que les anciens Romains allaient au combat. Dans plusieurs sacrifices on se ceignait à la Gabienne. M. Petit-Radel , Mon. du Musée , V. 3, pi. 12, a observé un lacet ou une œillère qu'on voit sur la plinthe au bout du pan de devant de la toge à la statue de Tibère. Il est à croire qu'elle servait à relever cette partie de Iz toge , et à la fixer par le moyen d'une olive ou d'une houpe attachée à l'autre pan , telle qu'on en voit une à la statue d'Auguste. Peu importait que l'œillère ou l'olive fût d'un côté ou de l'autre, et il est très-probable qu'on pouvait les employer pour se ceindre à la Gabienne, ce qui était plus commode que le nœud. V03 ez sur ce lacet le n" 1 15. En générai , on se couvrait la tête en développant les plis de l'uinbo et de l'épaule gauche. Dans les sacrifices à Saturne on avait la tête découverte. Comme les Romains avaient crdinaircnient la tête nue , la toge servait aussi à les garantir de la pluie et du soleil. Vers le commencement de l'Empire, la toge peidit de a faveur, et, malgré les cdits des Empereurs, ce magnifique vêtement, qui avait fiiil donner aux Romains le nom de gens t'égala , la nation en toge, fut peu à peu remplacé par la lauemc et par d'autres costûMes.
^O DESCRIl'TION
La toge de la statue de Tibère est d'une étoffe très-fine et trèssonple qui ne cache rien de la beauté des formes; cuire Ja grande manière du jet des draperies, le travail en est remarquable, les plis en sont fouillés à une grande profondeur. Dans des endroits ils sont si minces, que le marbre laisse passer la lumi'"re , et les parties renfoncées entre les plis sont beaucoup plus larges dans le fond qu'il l'entrée, ce que les statuaires appellent yb,'u7/c5 en cloche. On donne souvent le nom de statues municipales aine statues en toge dont fess tètes ne sont pas connues. Elles ont été élevées par la reconnaissance des yilïes municipales , ou qui avaient obtenu le droit de bourgeoisie romaine , à des déeurion^. ou à d'autres magistrats de ces municipes , et à ceux qui leur se; vaient de patrons auprès du peuple romain.
1 1 2 INSCRIPTION tirée du cippe consacré à Tibérius Clatjdius Félix p.ir son fils , son petit-fils et son affranchi , et remarquable par les abreviaiions P. A. P. B, M. patri , avo , patrono bene nierenti ^ elle a cté publiée \.2ir Reinésius , cl. j3, n"^ 6i.
H^iut. o,5oi m. — I p. 6 p. 61. j larg. o,3oi m. — ii p. 2 1.
Il3 AUGUSTE, statue.
Haut. -2,074 m. — 6 p. 4 p. 7 I.
L'Empereur est deliout ; le style large de sa toge rappelle le goût des écoles grecque? 5 la tète est antitjue , mais rapportée 5 on l'a trouvée près de Velletri, patrie d'Auguste. Cette belle statue, cju'on voyait a.itrei'-ns à Venise clans le palais Giustiniani , passa de là aii Vai"ican. On peut remarquer au bas de la toge le lacet dont il est question au n'^ 1 1 1 , et qui se voit beaucoup ni;<^u:v dans cette statue-ci. Museo Pio Clementino , v. 2 , pi. 4'5- Mon. du Mus. t. 3 , pi. 45.
1 l4lNSCFJPTfON cpi désignait un monument élevé par Julius Hermès ; elle offre des détails d'érudition. Grute{, p. 194? n» 9.
. H. 0,442 m. — I p. 4 p. 4'-i l3'"{>- o,3iom. — 1 1 p. 6 I. Il paraît que cet hennés avait affermé pour un certain nombre d'années des greniers publics établis par Séjan. TER-TI est pour lerUi. Ces ii régularités d'orihographe sont fréquentes dans les
DES ANTIQUES. 6l
inscriptions latines , que le grand nombre d'abréviations rend plus difliciies à lire et à expliquer que les grecques.
1 1 OFAUSTINE LA MÈRE, buste ; marbre de Lvni. H.uii. 0.617 m. — I p. lo p. ici.
Ce buste, d'un beau travail et d'une parfaite conser^-ation , représente l'Impératricd Faustine , femme d'Antonin Pie. Palais Braschi à Rome. Mon. du Mus. t. 3, pi. 5i.
Elle paraît ctie coillée d'une perruque dont 1rs tresses , surtout par-den-ière , offrent un ngenceruent pailiculier. On a dû remarquer que les coiffures de femmes, du t(nips des Antonins , sont très-compliquées et bizarres,- on s'éloignait de l'antique simplicité'. 11 est possible que les mèches de cheveux repliées qu'on voit de chaque cô'ë servissent à suspendre des boucles d'oreilles trèslourdes , ainsi qu'on voit en Pologne les juives les attacher à leur bonnet au lieu de les mettre aux oreilles.
Le bas-relief placé dans l'enfoncement, au-dessus de la porte, est en plâtre ,.ct mculé sur un des métopes du Parihénon j il a été mis pour servir de pendant à celui du n° 128.
116 ROME , buste colossal ^ marbre pentélique. Haut. o,8y3 m. — 2 p. 9 p.
La louve allaitant les fondateurs de Rome , sculptée sur les deux côtés du casque, annonce le sujet de ce buste , qu\i la noblesse et à la pureté des formes on pourrait prendre pour une image de Minerve- Vil' Borg. st. 5, no 27.
Les bas-reliefs sculptés autour du petit autel cylindrique qui sert de piédestal à ce buste représentent une bacchanale.
Le masque comique sur un autel est trop grand , vu la proportion des ligures, pour leur appartenir; il est là comme objet de culte , et doit indiquer , ainsi que la ciste , les mystpres de Baccliiis , auquel en vitnt d'offrir le sacrilice d'un bi!li<r. On doit remarquer snr le t} mpanum d'une des bacchantes une figure ea relief, ce qui ne pourrait pas être si cet instrument était garni de peau, ainsi qu'jl l'était ordinairement, comme nctre taniLoui de
basque. Il est probable que ce tympanura ëlait entièrement de métal , et que la feuille très-miiice qui le couvrait était orné de dessins de peu de saillie , et repoussés au marteau , ce qui n'empêchait pas le tympanura d'être très-sonore.
117 FAUSTINE LA JEUNE, buste ; marbre de Luni. Haut. 0,559 °i' — I p. 8 p. 8 1.
Ce buste de i'épouse de Marc - Aurèle, fille d'Antonin Pie , la représente dans le costume de la Pudicité, la tête recouverte de sa.palla. Aucun caractère ne convenait moins que celai de la Pudicité à Faustine, dont les désordres et l'impudeur surpassèrent ceux de Messaline.
2 10 JULIE, FEMME DE Septime-Sévère , S tatue } marbre pentélique.
Haut. i,8i4ni. — 5 p. 7 p.
Il paraît que c'est le portrait de Jiilia Pia, femme de l'Empereur Septime-Sévère , et mère de Caracalla et de Géta. Vêtue d'une tunique d'une étoffe très-fine , elle a sur la tête sdi palla, qui descend ensuite jusqu'au dessous des genoux 5 sa coîfrure de cheveux naturels et ondulés , sansêïre d'une belle ex-cution, est cependant de meilleur goût que d'autres de cette époque 5 le reste de son costume est le même à-peu-près que celui de la déesse de la Pudicité.
Les mains de cette statue sont antiques 5 elle fut trouvée, vers le milieu du siècle dernier, à Bengazzi ^ dans le golfe de Sydra , à l'orient de Tripoli. Septime- Sévère était né dans cette province d'Afrique. Galerie de Versailles. M.us. Fr. t. 3 j M. Bouillon , dess. ; M. Châtillon, grav. Mon. du Mus. t. 4, pi. 44. Mus. Hou. V. 2.
La palla ou manteau carré long des dames romaines recouvrait tous les autres habillomens sans s'agraffer^ c'était le pailium des Grecques, il ressemblait à la toge avec moins d'ampleur, et l'avait remplacée. La palla était souvent brodée et chargée d'or-
nemens en or, ce qui n'avait pas lieu pour la toge ; en !a relevant sur la tète, elle servait de voile. Les joueurs de lyre et les acteurs tragiques portaient aussi la palla.
Dans le piédestal est encastrée l'inscription sépulcrale de Stmfronius Vitalis , publiée par Fabrelli , c 4 , n° 40-
H. 0,45 1 m. — I p. 4 p. 81. j larg. 0,399m. — 1 p. 2 p. 9 1.
^^ Vl^AlJTmAuE ^ buste ^ marbre pentéli que. Haut. 0,440 m. — i p. 4 p. 5 1.
La physionomie de la femme de Caracalla, constatée par les médailles impériales , se recoiinait dans ce portrait. Mon. Gab. no 22.
20 THÉTIS ou VÉNUS , groupe.
Haut. 2 p. 10 p. — 6 p. 5 p. 5 1.
Winckelmann a cru reconnaître Thétis dans cette Déesse presque nue , placée sur le pont d'un navire , et ayant sous ses pieds un cheval marin. Mais les Anciens , qui avec Horace regardaient Vénus comme la divinité protectrice des navigateurs , l'avaient probablement représentée par cette figure. Lès accessoires semblent imaginés pour caractériser Vénus Euplœa , la déesse des navigations heureuses ; elle avait un petit temple à Naples dans la petite île Euplaea, aujourd'hui la Gaiola à la pointe de Pausilype. Quoique cette statue doive lieaucoup à la restauration , une partie des accessoires est antique. Col. Albani. Mus. Bon. v. 2.
2 1 BAS-RELIEF représentant Bacchus dans son caractère de Dionysius Pogon ou à longue barbe avec une robe traînante , accompagné de Bacchantes et de Faunes , et prêt à s'asseoir au banquet qu'Icarius et sa fille lui ont préparé. Le festin est servi dans une maison de campagne dont l'architecture est remarquable. Plusieurs bas-reliefs semblables sont parvenus jusqu'à nous , et ils ont été désignés avec peu de critique par le nom de Festin de Trimalcion , comme s'il n'y avait pas dans
le bas-relief assez de détails pour y faire reconnaître un sujet mythologique. La conformité qu'on vient d'indiquer prouve la célébrité d'un original commun. La même composition se retrouve dans l'œuvre de Marc Antonio. Vil- Alb. Mon. du Mus. t. 3 p. o.
H. 0,796 m. — 2 p. 5 p. 5 1. j larg. i,36i m. — 4 p, 2 p. 3 1.
122 MITHRAS , h as-relief.
Le sacrifice du taureau mystérieux , célébré dans un antre, annonce le sujet mithriacjue'de ce bas-relief qui n'est pas si riche d'accessoires et de symboles que celui du no 76. Les bustes du Soleil et de la Lune sont sculptés dans le haut. VU. Borg. no 10.
1 IÔ LUCILLA, buste ^ marbre gréchetto.
Haut. o,5og m. — i p. 6 p. 10 1.
Cette Impératrice était fille de Marc-Aurèle , qui la donna à Lucius Vérus son collègue. Ce portrait est d'une excellente sculpture. Mon. Gab. n» 26.
i24-^-^ PUDICITE, statue^ marbre de Paros. Haut. 1 .96 m. — 6 p.
La dénomination de Vestale qu'on avait donnée à cette statue, était fondée sur la restauration faite par Girardon, qui y avait ajouté un petit autel. Maintenant qu'on l'a débarrassée de cet accessoire , elle n'offre d'autre caractère que celui de la déesse de la Pudicité ( Pudicitia). Galerie de Versailîss. Mon* du Mus. t. 4, pi. 3.
La frange de la palla gausapê est remarquable par sa longTieur. La chaussure est une espèce de cothurne dont on a omis les attaches en restituant le pied gauche.
L'inscription qui se lit sur le piédestal avec le Mom d'Aurélius 'jinatellon , appartenait au même tombeau que l'inscripiioa n" i3o. Les pierres st'pulcrales offrent quelquefois de ces doubles inscriptions pareilles. Voyez Gruter, p. 608 , n° 3. Haut. 0,422 m. — I p. 3 p. 7 1, j larg. o,4i i va., — i p. 3 p. 2 1.
L2D JULIA MAIMMÉA, buste} marbre pentélique. Haiiî. o,5o9 m. — i p. 6 p. lo I.
La mère d'Alexandre Sévère, recouutiissahlc par ses médailles et par les rapports de sa physionomie avec «elle de son fils, est l'original de ce buste. Elle paraît cciffée d'une perruque. ViUa Albani. Mon. du Mus. t. 3, pi. 73. Mus. Bou. V. i".
126 AKTINOUS, buste colossal } marbre coralittque. Haut. 0,947 ™' — a p. II p.
Cette tête ontirjue du favori d'Adrien , d'une exécutioir idiviiiable' et d'une parfaite conservation, semble le r§prés(>ntrr sous les formes d'Osiris. Le trou qu'on remarque au sommet de la tête, ne pouvait porter que la Heur de lotus , symbole des divinités de l'Egypte, où le jeune Bitliynien avait perdu la vie. Les cavités des yeux devaient recevoir probablement des pierres précieuses enchâssées dans des lames de métal dont on aperçoit des traces le long des paupières inférieures. On trouve dansSpon, Miscell. sect. 6, p. aSa , l'inscription sépulcrale d'un M. Rapilixis Sérapio . dont le métier était de mettre des yeux aux statues. Les draperies et les accessoires étaient sans doute de bronze doré , suivant la méthode adopt^'e par les anciens dans les ou-, ^ vrages colossaux de la sculpture polychrome. Les che- ^ veux sont bien refouiliés, et oflVent de belles masses d'ombre et de lumière. Ce buste précieux , tiré de la ViUa Mondrag07w , près Frescati , appartenant à la maison Eorghè-^e, a été gravé, mais mal , dans l»s Monuinens inédits de Winckelmann , n<> 179. Mus. Bou. V. i'^''.
127 PETIT AUTEL cylindrique orné d'une néréide portée par un triton, de belles chimères, de feuillages et d'au» très emblèmes bachiques et qui avait été placé sur le tom*.
66 DESCRIPTlbîC
heau â.eljucius Vestiarius Tropliimus , par ses liéritier*
et par ses affranchis. Trésor de Gruter, p. 1 1 53 , n» 2.
Haut. 0,697 "'• — 2 p. I p. 9 I.
12b MÉTOPE DE LA FRISE EXTÉRIEURE DU PaRThÉNOI^
A Athènes 5 marbre pejitélique.
Haut. 1,356 m. 5 larg. 1,417 m.
Ce bas-relief important par la manière large et facile dont il est traité, et pour avoir fait partied'un des temples les plus célèbres de la Grèce , représente un centaul-e qui veut arrêter une femme qui clierclie à échapper à sa poiirsuite. Les centaures entraient dans la composition de la plupart des métopes de la frisa,extérieOre du Parthénon. Celui-ci était entre le dixième et le onzième trI?lvoKe de la partie sud du temple. Cet ouvraqe , exécuté dans l'Ecole de Phidias et probablerftent d'après ses dessins, montre la manièi'e dont ces grands maîtres traitaient la sculpture architecturale, suivant lés endroits qu'elle devait orner. Celle-ci en plein air, et devant être vue de loin, est de haut relief etptesque de ronde-bosse , et la lumière devait y produire des effets prononcés. Les détails y sont vigoureusement accusés. Ce métope, ainsi que ceux qui sont en Angleterre^ a beaucoup souffert de la manière maladroite et barbare dont ils ont été arrachés de la frise et précipités sans précaution. Les têtes et quelques parties ont été restaurées avec intelligence et le sentiment de l'antique, par M. Lange) et en partie d'après un dessin que M. le Marquis de Nointel avait fait faire en 1674? lorsque ce métope existait encore presque en entier. Ce beau morceau provient de la collention de M. le Comte de Choiseul - Gouffier , dont une partie a été acquise en 181b au compte du Roi.
lapMATIDIE, buste; marbre de Luni.
Haut. 0,599 ™' — ' P* "^ P* ^ ^' Ce portrait, d'une exécution exquise, représent*
Matidie, nièce de Trajan et belle-mère d'Adrien. La partie antérieure de la coiffure est de tresses rapportées qui forment un bandeau et un double diadème. Ancienne Collection de la Couronne. Mon. du Mus. t. 3 » pi. 33. Mus. Bon. V. 3.