II. 0,965 m. — 2 p. 1 1 p. 8 I. ; larg. o,54i m. — i p. 7 p
238 FLORE, statue ; marire de Par-^s.
Haut. t,4So m. — 4 P- t> p. B 1.
Les fleurs qui la couroniifnt caractérisent cettâ déesse des Romains , appelée Chloris par les Grecs. VU. Borg. st. 5 , n» 5. Mus. Bou. v. 2.
200 BAS-R.ELIEF représentant les forges de Vulcain. Le dieu paraît achever le bouclier d'Enée cju'un cyclope lui présente 5 l'épée et la cuirasse sont déjà suspendues dans l'atelier : d'autres cyclopes , auxquels l'artiste a d(jnné comme au premier des physionomies de silènes ou de faunes, sont occupés à terminer le^ moules cj^ui doivent servir aux cnémides ou jambarts. Cupidon, qui surveille l'ouvrage qu'on exécute pour son frère , se cache derrière une porte et s'amuse à enlever le bonnet du plus vieux des cyclopes. VU. Borg.
H. o,65o in. — 2 p.^ larg. 1,0 7 m. — 3 p. 4 P- 2 1. On voit dans ce bas-ieliif Vulcain attacher I anse ci'un bouclier. 11 r>ar.'<tt aue ces anses, invention des Cariens, et dont la plu^t
grande servait i passer le bras, et lautre à tenir le bouclier, n'étaient pas connues dans les temps liéroiques. Celte arme ttait alors suspendue au col par une courroie \^porpax et lelaniuii) attache'e aux d( ux bouts du bouclier, et q;'i servait à le porti='r sur le dos. En temps de paix, surtout chez les Spartiates, f>n ôtait les anses des bouclieis pour qu'on ne pût pas sVn servir dans des si^ditions. Les boucliers, nommés en général a^pis pur les Grecs, étaient d'abord d'osier, ensuite de planches de bois l^ger, recouvertes de cuir et garnis de métal. Le milieu, relevé et plus fort , était ordinairement chargé d'orneiucns et d'emhlêmes. La forme des boucliers, dans les monumens, sert à faire reconnaître les peuples et les héros. Celui des Argiens e'talt rond et très-grand, c'est le clypeus des Romains; le ihyreos des Grecs , bouclier carré très-long qui couvrait l'homme presque en entier , devint le sculuin de l'infanterie romaine; il était en forme de tuile creuse et quelquefois plat. La parma de la cavalerie était ronde, petite, et en cuir; c'était la cetra des Espagnols et des Africains. Le bouclier des Celtes était du genre du scutum, ainsi que ceux des Egyptiens. Les Boétiens en avaient d'ovales, échancrés des deux côtés en demi-cercle j et ceux des Amazones, nommés pelles , sont ordinairement ea forme de croissant alongé et à pointes arrondies. .
240 CIPPE S'.'pulcral de M. Uipins Erasmus , qui était, probablement sous Trajan , sous-intendant du palais de l'Empereur.
H. 0,939 m. — 2 p. 10 p. 4 1. i larg. 0,4^7 m. — i p. 6 p.
241 SIEGE CONSACRÉ A Bacchus , marbre pentélique.
H. i,5i6m. — 4p- 8 p.; larg. i,o65m. — 5 p. 5 p. 4'- Les arts des anciens nous offrent souvent des monstres qui ont le corps d'un lion, les ailes d'un aigle, et dont la tête est un mélange de celles du lion et de ia chèvre. C'est du nom grec de la chèvre qu'ils ont pris le nom de Chimères. Leur rapport avec les satyres les a fait regarder comme des monstres consacrés à Bacchus. On a donc pu convenablement orner de symboles bachiques , de masques , de cistes , ce grand siège de marbre , dont deux chimères antiques forment les bras.
Il est gravé dans le septième volume du Museo Pio Cleinentino. Mon. du Mus. t. 4 5 pi- 20. 242 GERES,, statue ; marbre de Paras.
Haut. 2,542 m. — 7 p. 2 p, 6 I.
La déesse élève de sa main droite la torche qu'elle
alluma dans les feux de l'Etna pour aller à la recherche
de sa fille. Les attributs de cette figure sont dus à une
restauration. Vil. Eorg. st. 7, tx° 5. Mus. Bou. v. a.
24«J TETE IDÉALE DE FEMME de marbre grcchetto , d'un beau style, et qu'aucun attribut ne caractérise j elle a quelque rapport avec celle de Niobé.
24-4 ■^■^^^^-^^'^■^ 5 statue^ marbre pentélique. H. 2,220 m. — 6 p. 10 p.
Le cep de vigne sur lequel cette figui'e s'appuie , ainsi que les grappes de raisin qu'elle porte dans les replis de son péplus, la font reconnaître pour une Bacchante, si pourtant ce n'est pas la figure allégorique de la saison de l'automne. La pose de cette statue est fort remarquable. Vil. Borg.
Bacchic; s'était mctarnorpliosé en grappe de raisin pour séduire Erigoiie, 0 !e d'Icarius. Le cfp de vigne dont paraît se rapprocher cette iiympli'i, et la grappe de raisin qu'elle vient de cueillir, poiirraien! la faire re^an]er''con)nie une Eriçone. On célébrait en son honneur, à Aihèues , des fêtes nommées Aletides ou Eorics.
^AoSltiGE. CONSACRÉ A GERES , marbre de Luîti.
H. 1.6,3 m. — 5 p. 2 p. 2 1.5 lavg. i,o56 m. — 5 p. 3 p. Les sphinx antiques qui en soutiennent les bi'as ont été regardés par les anciens comme l'emblème des mystères. G'est de là qu'on a pris l'occasion de restaurer ce siège, en l'ornant des flambeaux, du panier , des serpens et des autres symboles de Cérès,k laquelle on attribuait l'institution des mystères d'^/ez/vT/* , les plus révérés des mystères du paganisme. Mon. du Mus» t. 4, p. 19.
DES ANTIQUES. Il3
Ce siège a été gravé dans le y"" vol. du Miiseo Pio Clementlno y pi. 45. Mon. du Mus. t. 4? n** 19.
\^0 DIANE DE Gabies , statue ; marl.re de Paros. Haut. i,C5o in- — 5 p. op. 11 I.
Le mouvement de cette charmante figure est plein de grâce 5 la déesse semble attacher sachlamyde de chasse.
Elle est vêtue de la tuniqup d'étoffe légère relevée au-dessus du genou , qui convenait à la dé»sse de la chasse et aux amazones. Sa coiffure, qui est très-simple, n'est pas celle que l'on voit ordinairement aux tètes de Diane. Les r-'pétiiions que l'on connaît de cette statue font foi de In célébriié de l'original. Mon. Gah. n° 3a. Mus. Boyal ; M. Chatill n, dess. et grav. Mus. Bou. v. 1.
247 CAS-RELIEF cnouAGiQUE.
H. o,65o m. — 2 p. i larg. i ,087 m. — 3 p. 4 p. 2 I. On y voit le Temple consacré à Apoll m Pythien dans la ville d'Athènes , où l'on célébrait les concours des chœurs. Voyez le n" i55. Des personnages du chœur paraissent sous les attributs d'Apollon, de Diane et de Latone. La Victoire verse une libation pour le sacrifice d'action de grâces , et le trépied , prix de cette victoire , est élevé au sommet d'une colonne près de l'enceinte extérieure du temple, sur la frise duquel on distingue des courses de char. Ce bas-relief ckoragique est très -beau. Mon. du Mus. t. 4j n"V7.
240 CIPPE sépulcral de Précilia Aphrodite, orné de son portrait : sa coiffure annonce la fin du premier siècle de l'ère vulgaire.
H. 0,8^5 m. — a p. 6 p. 6 1. j larg. 0,460 m. — i p. 5 p.
249 LE TIBRE, groupe colossal^ marbre pentc'iique.
H. 1,634 m. —5 p. op. 41.5 long. 5,172 m. — 9p. gp. 2I.
La figure principale est à demi-couchée : le dieu du
fleuve, couronné de lauriers, appuie son bras droit suj
Purne auprès de laquelle repose la louve de Mars avec
ses nourrissons, les fondateurs de Rome. L'aviron que
H4 DESCRIPTIOIÏ
le Tibre a dans sa main gauche , est un symbole de* rivières navigables : les bas-reliefs à peine visibles qui ornent trois côtés de la plinthe , prise dans le bloc, représentent l'arrivée d'Enée aux boviches du Tibre, le dieu du fleuve et peut-être celui du Numicus , qui lui annoncent ses hautes destinées ; la truie avec ses petits , désignée par Foracle dont parle Virgile , et la navigation de ce fleuve, qui arrosait et approvisionnait la capitale de l'ancien monde. La ville qu'on aperçoit peut être Lavinium.
La corne d'abondance d'un très-beau travail que tient le Tibie, est un erablênae de la fertilité qu'il répandait; elle est remplie de raisins, tic lêtes de pavots, de pou)n»»\s de pin et d'un soc de charrue, propres à indiquer une grande population due aux bienfaits de l'agriculture. On p"ut regarder la siaïue du Tibre comme Un des plus bf^aux ouvrages qui reslei.t de l'antiquité.
Ce groupe et celui du Nil , qui est au Vatican , furent découverts , à la fin du quinzième siècle , dans l'endroit oiV était jadis le temple d'Isis et de Sérapis , près de la Via Lata; ils faisaient l'orneluent <ie deux fontaines qui embellissaient l'avenue de ce temple.' On les voit gravés dans le premier volume du Museo Pio Clé-: nientino. Mon. du Mus. t. 4 > pl- 60. Mus. Bou. vol. 2.
Q.5o INSCRIPTK'N gravée sur un entablement de marbre de Luni qui surmontait , dans le municipe de Gabies , la porte d'un temple consacré à la mémoire de l'Impératrice Domitia, fille de Corbulon, et à l'honneur de ses ancêtres.
H. 0,780 m. — 2 p. 4 p- lol. jlarg. 3,540 m. — 10 p. 10 p. 9.1. Ce monument, orné de slatues, fut consacré l'an i4o de J. C. , sou>i AntuninPie, par Pol^'carpe et sa femme Euiope, affranchis de Domitia. S'ils ne nomment pas le mari de cette Impératrice, c'est que le nom de Dumitien fut proscrit par le sénat; elle-même se souilla de tous les crimes. Ils donnent à la ^ille de Gabies, qu'ils décorent du titre fastueux de république éteuicUe , une Somme de io,oco sesterces (environ i,75o f. ) dont l'intérêt doit être employé à donner tous les ans aux ddturions et aux séviis
DIS ANTIQUES. llS
(^n repas public le jour anniver<;aire de la naissance de Domitia. Si cette condition n'est pas remplie, le capital pass-e :i la ville de Tusculum. Après que celte donation eut été appiouvée par le Sénat de Gabies , on publia penuant trois jours de marché le décret. Cette inscription ottre des chose; curieusps dans la manière dont elle est écrite : des T pour des D j Publico.la pour
POBUCOLAj AD.FECTU pOUT ADFECTO i ET.IAM pOUr ETIAM j EX-EM- PLUM pour EXEMPLDMJ S.Via pOUr SEVIR; CONDICIO pOUr COKDITIO, QDIAMPRID£M poUT QUI JAM PpiDEM ^ FEBRAR pOUr FEBRUAR. VoVCl
la savante explication de M. Visconti. Mon. Gab. p. 107.
23 1 QUATRE STATUES du genre des cariatides, et qui représentent des faunes porteurs; ces sculptures d'oinement , exécutées dans un style grandiose , supportaient une vasque ou coupe de fontaine à la Villa. Albanie Haut.2,o58m. — 6 p. 4 ?•
252 ENTABLEMENT orné d'une frise sur laquelle on voit représentés des emblèmes de sacerdoces et de sacrifices. I^. o^bSo m. — 2 p. i larg. 3,737 m. — 1 1 p. 6 p. On J distingue, en partant de la gauche, v° un autel pour brûler des parfums ou des branclits de laurier : ^^ un bucrune orné c'e bandelettes j 3° un préféricitle , ou plutôt un gultus ou cotumium , vase des libations , qui ne laissait couler la liqueur que f,outte à goutte; 4° Vélui qui renferrtre le« coiite.nux de sacrifice; 5* une patère ou un disque pour recevoir le sang et les entrailles des victimes , et une hache; G" le sympule , petit vase à manche qui servait à puiser je vin ; le malleus ou la masse pour assommer les victi/nes ; 7° un grand couteau de sacrifice. Ces ins'rumens étaient ordinairement d'airain. La seccspile servait à égorger la victime; le culter excoriatorius a l'éoorcher, et la doLbra à la découper; 8° Vaspirgillum , goupillon pour l'eau lustrale; le ", anche était en métal, et garni de crins; 9° Vacerra, botte à parfum ; 10° Vapex, bonnet de^ pontifes. Uupex était proprement une pointe de branche d'olivier garnie de laine blanche qui terminait Valb-gaUrus ^\x flamen dialis ou de lupiter. Il ne pouvait le quitter que dans l'intérieur de sa maison. Ce bonnet ressemblait à la ciJarre des Perses , et les Grecs l'appelaient cyrbasie; ? 1° pne peau de victime. Ces dépouilles servaient dans quelques
Il6 DESCRIPTION
jites , et souvent on couchait dessus pour obtenir des dieux , dans des songes, la connaissance de l'avenir,
253 DEUX SPHINX ÉGYPTIENS e« basalte.
H. i,oi8 m. — 3 p. I p. 7 I. j long. 2,35i m. — 7 p. 2 p. 10 1.
264 BAS-RELIEF représentant Esculape etHygie , divinités de la Médecine et de la Santé , avec deux grands serpens à leurs pieds. Ce monument avait été consacré par un Firminus. VU' Borg.
H. 1,099 m. — 5 p. 4 P' 7 1-5 laig- 0,704 m. — 2 p. 2 p.
255 JULIA MAMMÉA , statue', marbre pente'lique.
Haut. 1 ,638 m. — 5 p. o p. 6 K
La mère d'Alexandre Sévère est représentée sous le caractère de Vénus Pudique. Cette statue est remarquable par la beauté des draperies. La coiffure a plus de grâce c|ue n'en ont ordinairement celles de cette époque. Les attributs de Cérès qu'elle tient dans la main droite sont modernes. Vil. Borg. st. 9 , n» 5.
206 BAS-RELIEF représentant Méléagre mourant. Auprès de lui sont ses sœurs, et Atalante qui pleure, et dont la pose est pleine d'expression. Celte jeune chasseresse a. le costume de la déesse de la chasse. Dans le casque placé sur la tête du sanglier , on distingue bien les généiastères C|ui se rabattaient sur les joues.
H. o,G5o m. — 2 p. 5 larg. i ,087 m. — 3 p. 4 P- 2 1.
25? CIPPE sépulcral d'une Cornelia Eutychia. On y voit sculptée une brebis , emblème de son caractère doux et modeste.
H. 0,839 m. — a p. 7 p. 5 larg. 0,460m. — i p. 5 p.
DES ANTIQUES. 1 SJ