ARCADE
Qid mène à la Salle du Héros combattant.
Quatre colonnes , hautes d'environ onze pieds , supportent des bustes antiques : celles de gauche ^ont do très-bel albâtre oriental Henri j les deux autres , à droite, sont, d'une brèche orientale que les marbriers , à cause de la variété des couleurs , appellent brèche arlequine.
200 ANTINOUS , statue ,• marbre de Paras. Haut. i,9i5 m. — 5 p. lo p. g 1.
Le jeune Bithynien déifié reçoit sur les médailles et les marbres les caractères et les attributs de difFérentes divinités. Cette statue le représente sous les emblèmes d'Aristée , héros thessalien , mis au rang des demi-dieux, et qui présidait à la culture des oliviers , au soin des abeilles et des troupeaux, Virgile l'invoque au commencement de ses Géorgiques. Le chapeau, ou pétase , la tunique qui laisse nus l'épaule et le bras du côté droit (brachio exserto) , la hoiie, et les bottes appelées péronés, faites de cuir sans apprêt , et qui étaient une des chaussiires des gens du commun, donnent à cette figure le costume d'un paysan , ou plutôt d'une, divinité des champs. Château de Kichelieu. JVIon. du Mus. t. 3, pi. 40' Mus. Bon. V. 1.
23^ BAS-PiELIEF de marbre de Paras fort curieux qui représente la naissance de Bacchus. La Terre , au sein «le laquelle Jupiter avait confié son fils tiré du flanc do Sémélé, se voit ici personnifiée et couronnée de crénaux : elle remet l'enfant qu'elle a conduit à maturité aux deux nymphes de Nysa que Jupiter lui a destinée-» pour nourrices. Ce dieu semble tourner la tête vers boîi fils. Vil- Alb. Mon. du Mus. t. i, p. ^5.
H. o,63o m. — 2 p. ; larij. i,i o m. — 3 p. 5 p
Il8 ÏÏESCRIPTrOK
ipO MARS VAIN<JUEUR, Statue^ marbre pentélique. Haut- 1.865 m. — 5 p. 8 p. lo I.
La comparaison d'autres monumens fait reconnaître dans cette statue le dieu Mars : ses joi:!es sont revêtues d'une barbe naissante. Bibliothèque des quatre Nations. Mon. du Mus. t. 1 , pi. 72.
Ce dipu est ordinairement ippiésenté avec un ca«;qne, et souvent tenant une virloiie à la main. On le trouve cependaul sans casqué dans des monumens et sur des œëdailles. Il passait pour être originaire de la Thrace. \
261 BAS-RELIEF grec. On y voit une procession de supplians , précédée de quelques magistrats, s'acbeminer vers une déesse qu'aucun synibole ne distingue , mais qui pourrait êire Junon Acraea, à qui l'on immolait des chèvres, et l'on va en sacrifier une à cette déesse. Tous ces personnages sont vêtus du pallium. Suivant un usage assez suivi par les sculpteurs grecs , la déesse , les magistrats et le peuple, sont rep'ésentés dans des dimensions différentes , suivant la dignité de leur nature et celle de leurs f iictions.
H. 0,661 m. — îp. op. Sl.jlarg. i,iio m. — 5 p. 5 p.
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SALLE DU HÉROS COMBATTANT dît le gladiateur.
262 HÉROS, dit le Gladiateur combattant, statue i
marbre grechetto.
Longueur de la tête au talon , 1,990 m. — 6 p. i p. 6 Z.
Le héros est nu et dans l'action de combattre contre
Tin ennemi qui serait à cheval. Dé son bras gauche il lève
le bouclier pour parer le coup qui le menace , tandis que
de sa main droite armée, et étendue en arrière, il va
Tblesser son adversaire de toute sa force. La pose de cette
Ï5ES ANTIQUES. j I f^
Statue est admirablement calculée pour cette double action; et chaque partie des membres, cliaq^iie articulation , chaque muscle porte l'empreinte du mouvement et de la vie plus peut-être qiie dans aucune autre statue qui s;>it sortie de la main d'un artiste grec. L'auteur de ce chef-d'œuvre GstAgasias d'Eplièse , fils àeDosithéus. Il a gravé son nom siir le tronc qui sert de support à la figure. Winkelmann croit que c'est la statue la plus ancienne avec le nom du sculpteur.
Celte statue fut trouvée an commencement du dix-septième siècle à AnUuin (Capo dAnzo), où était un palais des Empereurs romains. L'Apollon du Belvédère avait été découvert plus d'im siècle auparavant dans les mêmes ruines.
Dans les temps où la critique prenait peu de part aux recherches des antiquaires, on a donne à cette statue la dénomination vulgaire de Gladiateur Borghèse , malgré l'énorme diliérence qu'on trouve entre le caractère de la figure et le caractère et les Bccessoires d'un grand nombre d'images certaines de gladiateur» qui, d'ailleurs, ne sont jamais représentés nus. On la voit gravée dans les statue di Ronia de P. A. Mujfei ; dans le second volume de ^Histoire de l'art , par Winkelmann , édition de Rome , et ailleurs, f il. Borg. st. 7, a° 10. JHus. Bou. vol. 3.
Les bas-reliefs du piédestal représentent des exercices de g^ni» rastiquc, et sont du cavalier Bernin.
265 MERCURE, statue} marbre de Paras.
Haut. 2 m. — 6 p. I p. I o I.
Le' Dieu du Commerce est caractérisé par la bourse, attribut qui s'est conservé intact dans la main droite de cette statue. La tète est moderne. VU- Borg. st. 1, n" 3,
264 BAS-RELIEF représentant deux époux qui se donnent la main. Leur costume est grec.
H. 0,608 m. — 1 p. lop.ôKj larg, 0,6-^9 m. — i p. ii p. 51.
265 CUPIDON EN IIfrcule, statue.
Haut. 0,975m. — 3 p.
Le Vainqueur des hommes et des dieux parait ici
120 BESCKIPTtON
dans le costume d'Kerciile, auquel il a enlevé la massue et la flépoiiille du lion de Némée. Sa pose ressemble à celle de l'Hercule Farnèse.
266 CIPPE sépulcral à!' Hostilld Atthis , orné d'une couronne et d'un aigle d'un très-beau style.
H. o,88G m. — 2 p. 8 p. 9 1. j larg. 0,4^)8 m. — i p. 6 p. 5 1.
267 CLODIUS ALBINOS, huste -, marbre pentéliqne.
Haut. 0,641 m. — 1 p. 1 1 p. 8 1.
Ce buste , vêtu du paliidamentum et d'un travail excellent, est le portrait de Clodius Albinus, collègue et ensuite enneuH de Septime-Sévère. Il perdit la vie dans une balallle décisive donnée près de Lyon. La grande blancleur de son teiiit lui avait fait donner le surnom à^ Albinus. VU. Alb. Mus. Eou. v. 2. Mon. du Mus. vol. 3, p. 66.
268ÉLIUS VÉRUS, sta'ue-, marbre grec.
Haut. 2,017 m. — 6 p. 2 p. 6 1.
Le C'sar qu'Adrien avait choisi pour snn successeur est représenté ici presque nu , dans ce ccsîume héroïque, dont on a fait souvent usage pour les statues des Empereurs romains. Vil. Borg. st. 1 , n^ 4-
Le bas-relief, de marbre de Paros, encastré dans le piédestal, rejtri' sente Esculape et Hygie.
H. OjôyS m. — i p. 10 p.^ larg. 0,559 ™' — i p. 8 p. 8 1. La pose <ie celte décs e csl remplie de grâce, et son coslumc rst éirgant. Il n'y a u'aniique dans ce bas-relief qu'une partie d'H}'gie et une main J'Esculape.
260 MARC-AURÈLE, buste ; marbre coralitique. Haut. 0,722 ni. — 2 p. 2 p. 8 I.
Cet excellent portrait a été découvert avec d'autres bustes du même Empereur dans la ferme d'^cçr/a Traversa. Le pi' douche est du même bloc que le busle. Voyez le n" lië. VU- Borg. st. 5, n" 16.
270 MORT DzMÉLÈAGRE, sarcophage ; m. deParosgris, H. 0,749 m. — 2 p. 3 p. 8 I. j larg. a,o65 m. — 6 p. 4 p. 3 1. Les bas-reliefs qui ornent la façade de ce sarcopliagfj ont pour sujet la mort de Méléagre. A la droite du spectateur on voit le combat de ce chasseur contre ses oncles, les fils de Thestius, pour recouvrer la dépouille du sanglier de Calydon qu'ils lui avaient enlevée : nn des Thestiades est déjà blessé à mort } la scène se passe à la campagne indiquée par un arbre ; les deux autres scènes ont lieu dans l'intérieur d'un palais. A la gauche , Althée , mère de Méléagre , pour venger ses frères y fait brûler le tison auquel les Parques avaient attaché la durée de la vie de son fils. Une d'elles, le pied appuyé sur une roue comme Némésis et la Fortune y écrit sur un rouleau l'heure fatale de Méléagre ; une fiirie , les cheveux épars , une torche à la main , excite Althée à la vengeance 5 cette di\lnité infernale a des ailes sur la tête comme Méduse. Au milieu le héros , près d'expirer , est couché sur uu lit 5 ses sœurs , les cheveux dénoués et les vêtemens en désordre , OEnée son p^re , sa maîtresse Atalaïite pleurent la perte prématurée du héros ; cette héroïne est chaussée de cothurnes de chasse , et sa coiffure est du genre du crohylus. Une des sœurs veut placer dans la bouche du mourant la pièce de monnaie qu'il doit payer à Caron pour son passage , à moins que ce ne soit une tête de pavot pour assoupir ses douleurs et lui procurer une mort plus douce. Des sphinx, gardiens du tombeau, sont sculptés sur les côtés. Vil. Borg. st. 3, n" 12. Mus. Français, V. 15 M. Granger, dess. j M. Guérin , grav.
La pose d'Atalante est à-peu-prcs la même que celle fie l'Atalante n'aSô, mais moins hien. Parmi les accessoires iIc ce basrelief qui sont très-biea traités , on peut voir que le baudrier est «(taché au parazonium, comme nous l'avons déj^ fait observer.
ÏS2 DESCRIPTION