SALLE DE LA PAL LAS
Douze colonnes orientales , ayant onze pieds ou plus de haut, surmontées de bustes antiques , dont la plupart «ont des personnages inconnus, font la décoration de la salle. Les quatre colonnes qui sont placées au-dessous des arcades sont d'ordre ionique et de granit rose : les huit autres, sans chapiteaux, sont de vert antique f que les anciens appelaient m<irbi-e de Thessalonique.
ïJes antiques. i3i
ÔppÀDORÀNTE RESTAURÉE EN EuTERPE,' marbre grec. Haut. 2,01 1 m. — 6 p. 2 p. 3 1.
Des artiste? grecs avaient exécuté plusieurs statues de femmes dans l'action de prier les dieux, en levant leurs mains vers le cielj on les désignait par la dénoinination à'' Adorantes. La comparaison de quelques figures pareilles doit faire placer celle-ci dans la même catégorie ; mais ces observations avaient échappé au sculpteur qui a relstaut-é les mains. En lui donnant deux flûtes à tenii^ , il en a fait la muse Euterpe. Lé travail de la draperie est très-remarquable , elle suit bien le mouvement du oorps ; et quoique tlouble en certains fcndroits, elle ne cache pas la beauté des contours. Vil. ÉoTg. st. 1 >, n» 8. Mus. Royal , v. 25 M. Granger, dess. 5 M. Girard et, gvav. Mus. Bon. y .1.
Cette draperie ëlait sans doute consacrée pour les fig'ires de ce genre, et elles offrent à-pcu-près la même disposition dans plusieurs statues d'Adorantes.
000 BAS -RELIEF choragique , marbre grec.
La figure qui accompagne Diane f. été restaurée en Bacchus. Vil. Alb. Winckêlm. Mon. ined. nP 2.3. H. 0,5-9 m. — I p.gp. 5 I. j larg. o,633in.— i p. 1 1 p. 51. t)ianc porte une robe longue et un manteau , costume qui , dans les figures moins anciennes de celte divinité, peut caractériser la déesse de la nuit. Sa longue torche qui se retrouve sur d'autres monumens choragiqucs, là représente souf le costume d'Hécate; sa coiffure est du cehre du crobylus ; le chien est l'attiibut de la déessede la chasse. L'cspèced'éciiarpoqu'on voit à la Victoire servait probablement à fixer les ailes du personnage choragique. Cette figure est plus petite que Diane , parc» qu'elle représente une divinité d'un ordre inférieur; elle porte les deux genres de hrac«lets au liras et au poignet.
éOi CÉRÈS, statue.
Haut. i,g59 m. — 6 p. 0 p. 4 !• La couronne d'épis fait reconnaître dans cette statua la déesse d'Eleusis, Vil. Borg. Mus. Bon. v. 3,
l32 DESCRIPTION
O02 GÉNIE DE Bacchus, statue ; marbre de Paras. Haut. 0,460 m. — I p. 5 p.
L'outre sur laquelle cet eufant s'appuie le caractérise pour un génie de Bacchus. Il décorait probablement une fontaine. T^i/. Borg.
000 CIPPE ricbement orné de sculptures d'un trcs-beau
travail; on y remarque des masques d'Ammon, celui de Méduse entre deux cygnes. Vil. Borg. st. 2, n» i3.
Cet ajustemcnl est très-singulier," on pourrait croire que les ailes du cygne figurent en même temps celles de Méduse j mais elle en a deux petites sur le front qui n'ont pas ét^ aperçues , car On avait pris cette tèle pour celle d'une Nymphe. Les aigles qui tiennent des lapins entre leurs serres et les guirlandes, sont d'un heau style et d'un travail exquis. Dans le bas on voit des masques comiques , un rhyton , un tympanum et un pedura. Il est difficile de voir une plus jolie composition que celle de cette Néréide et de trois Génies fendant les flots sur un cheval marin, et se jouant en voguant vers les Iles Fortunées. Le cheval marin , dont la tête est fine , a des nageoires aux mâchoires 5 ce qui ne se voit pas ordinairement. Sur les petits côtés du cippe sont sculptés des têtes de béliers , des sphinx et des oiseaux qui mangent des serpens. Le cartel qui devait renfermer l'inscription sépulcrale est xeslé vide.
H. o,g47 m. — 2 p. 1 1 p. ; larg. o,65o m. — 2 p.
3o4TRAJAN, buste ^ marbre de Luni.
Haut. 0,559 ™* — I p. 8 p. 8 I.
('.e buste nu, d'une belle conservation, est un portrait certain de cet Empereur , qui mérita le titre du meilleur des Princes. VU- Jlb. Mus. Bou. v. 2.
3o5NERVA, buste; inarbre de Luni.
Haut. 0,55;.) m. — i p. 8 p. 8 I.
Ce vénérable vieillard qui , en adoptant Trajan , pourvut au bonheur de l'empire Romain , est représenté nu comme les Augustes déifiés. Vil- Alb. Mus. Bou.
3o6pOLYMNIE, Statue} marbre grec.
Haut. 1 ,86i m. — 5 p. 8 p. 9 1.
La pose de cette figure qui s'enveloppe dans sa draperie et s'appuie sur un rocher de l'antre Corycium , est la même que celle de la Muse Polymniedans plusieurs bas-reliefs : ses draperies sont traitées avec le goût et la finesse le plus exquis. Pour faire valoir ce qui restait de la statue antique , on a restauré toute la partie supérieure. C'est un ouvrage de l'artiste romain Augustin Penna. ViL Borg. st. 7, no 12. Musée Royal, v. a; M. Crignier, deas. 5 M. J. J. Avril, grav.
«J 07 LES MUSES, sarcophage; marbre pentëlique.
H. 0,920 m. — 2 p. 10 p. ] Jarg. 2,o5G m. — G p. 3 p. ii I. Ce sarcophage , d'une parfaite conservation , est décoré de bas-reliefs sur trois faces et sur les bords du couvercle. Le principal de ces bas-reliefs i-eprésente les neuf Muses, et chacune d'elles y parait caractérisée par ses attributs distinctifs.
En partant de la gauche, Clio, mnse de Tliistoire , tient un rouleau. Thalie , muse de la comédie, un masque comique et le pédum pastoral; sa tunique , plus courte que celle des autres muses , découvre les jambes , ce qui ne se voit pas ordinairement , et pourrait indiquer la liberté des compositions comiques. On peut aussi remarquer que cette muse, et celle qui vient ensuite, ont des manches courtes par-dessus les manches longues; ce qui n'est pas dans le costume grec , ou n'appartient qu'aux acteurs comiques. Erato présidait aux chants amoureux , aux plaisirs de l'esprit et de la philosophie ; ici elle n'a pas d'attributs; on lui donne ordinairement une lyre. Ses cheveux sont enveloppés d'une espèce de filet, qu'on noxamnil céciyphale . Euterpe, qui présidait à la musique , tient les deux ^y\[ts, ( tibiœ ) c^y^ eWe avait inventées; elle est couronnée du laurier d'Apollon, et velue de l'orthosiade , robe des chanteurs , retenue par une large ceinture. Polymnie, muse de la mythologie et de la pantomime, est toujours représentée ainsi enveloppée d'un erand manteau, et méditant; sa coîflure
l34 DESCRIPTION ''
est du genre du crohyïus [Voy. n° 3i8). Catliope , muse «ies chants héroïques, e«t prcie à éciire ses vers sur des mblfitcs» qui , comme le remarque M. Visconti , sont plus propres que les rouleaux ;i des compositions qui doivent êirf soignées et sou-, vent retouchées. Terpsiçhore , muse de la poésie lyrique, de la danse et des chœurs, couronnée de laurier et vêiue conirne Euterpe, joue de la l^^^re , dont les accords animaieni la danse. Uranie , muse de l'asitonomie , trace avec un raîius suruç globe les mouvemens des astres j et Melpomène, muse de la tragédie , ayant son masque tragique lelevc sur ij< tête , médite ses grandes conceptions ; sa tunique royale est contenue par une ceinture d'une largeur extraordinaire , et ses cothurnes sont lrès»élevés. Des monumens représentent cette muse ayant sur la tète une peau de lion , et à la main une massue , emblèmes de la vigueur des compositions de la tragédie. Ces muses diffèrent pour le costume et pour les aceessoiree , de celles trouvées à Tivcli , dont les originaux pouvaient être de Lysippe , et de celles des peintures d'Herculauum. Calliopc , la luuse du poëme épique , tenant son sceptre et en compagnie d'Homère; et Erato, la muse de la philosophie, en conversation avec Socrate, sont les sujets des deux bas-relitfs qui ornent les faces latérales. Homère , en montrant deux doigts de sa main à Calliope , semble indiquer qu'il n'a composé que deux poi-mes épiques.
Des Bacchantes , des Silènes et des Faunes, dans l'ivresse d'un festin , sont sculptés sur le fiont du couvercle. Cette composition est jolie it animée. Un des bacrhanis païaîi «voir enlevé ù uue bacchantf' un c.GlIier qu'elle lui rcdemar.ile. Le couvercle est fermiaé parùtax grnpii:-% iîîa?qurs. Duns. Iciraut des petits .côtés on voit un griffon iouant ave^ urif tète de cî^fc\te , et deux louves.
Ce tombeau lut découvert au comiiienconjent du siî'cle dernier, â une lieue de Piome , da.ns un nioir.imcnt \ÂM sur le giaud chemin cl'0>lie , et appartenant h la laïuili- des ^-iLius. Il était placé au Musée du Capitale, J/o». i{u Musée, t.i , pi. 32 et 20. lUusci Bou. V. 5.
Î5oo ATHLÈTE , buste ^ marbre pentélique-. Haut. o,( 5o m. — 2 p.
La tète de ce buste nu qui est d'un fini parfait, offre cette pliysioxiomie idéale que ka artistes grecs ont donnée
DES ANTIQUES. l35
aux Statues athlétiques , et parfois à celles de Mercure.^ VU. Borir. portiq. n» 2-7.
La lèteeM ceinte de celte handelelte que ncns axons fait obseivcr p1»i5ieuis tbis. Les cheveux redresse's sur le devant de la tète, coRMne à celle d'Hercule, sont un des caractères de la fcrce.
DOC) TIBERE, buste ^ marbre pentélique.
Haut. 0,699 m. — 2 p. I p. 10 1.
Ce buste nu est remarquable par le mouvement dé 1« tète. Vil. Alh,
SiOJVnNERVE, DITE LA PALLAS re Vi:LLETRr, statue colossale ^ marbre de Paros.
Haut. 5;o44 m. — g p. 4 p 5 I.
La fille de Jiipiter est représentée aA'ec la beauté majestueuse qui conrient au caractère de la sagesse , au génie des talens et des arts 5 rien de plus noble q\!e sa pose sévère, ni de mieux imaginé que l'ample Dt^/uOT qui , formant une ricbe draperie autour de ses membres , retombe jusqu'à ses pieds, et dont les plis , artistement variés, sont distribués tout-à-fait dans le goût de l'ancienne école grecque. La déesse est coîfFée de son casque, armée de son égide, et elle devait avoir une lance à la main j mais son air doux et sou regard tranquille semblent indirjuer q.io les études et lies, ornemeiis de ia paix ne lui sont pas moins chers que les combats.
Les draperies de cette belle statue sont tiavaillées avec une grande recherche i la partie de la tunique qui couvre le sein et retombe sur la ceinture , est d'une souplesse admirable , et sans nuire à l'ensemble, est irès-riçhede détails. Toute la partie gauche offre une belle chute de plis bien combinés. C'est sans doute peur l'exactitude du costume que l'artiste a marque la couture qui unit les deux parties de la tuniqae, et qu'on voit an-dessus de la petite houpe du lias de ce vêtement. On remarque au bord du péplum ce froncé qu'on ne trouve qu'aux draperie 0 des statues du meilleur temps de la Grèce. L'iîgide ajustée avec éle'gancç au haut de la tunique lui sert de bordure j et n'a pas la forme de nianteau qu'on lui voit ordinairement. La chaussure très-simple , cooiposée dauc
DESCRimON
triple semelle attachée avec deux bandelettes, cft du genre de la solea. Les semelles étaient souvent , comme dans les chaussures thvrrhe'niennes , faites de plusieurs morceaux de liège, et elles avaient jusqu'à deux pouces et demi de haut j telles ëiaient celles de la Minerve du Parthénon. (Voyez le Jupiter Olympien de M. Quatremère de Quincy, p. 24^') ^^s cheveux de la déesse sont traités avec goût, bien lefouillés, et accompagnent la tête avec grâce. Le casque sans ornemens convient à la simplicité du reste du costume. Cette armure des Grecs, surtout dans les anciens monumens , diffère du casque des Romains par sa forme alongée et ovale, par les trous du métopon ou de la visière, et par la fente qui y est pratiquée. Ces casques se plaçaient sur le derrière de la tête ; lorsqu'on voulait se servir de la visière , qui n'était pas mobile, on ramenait le casque en avant et on le rabattait sur les yeux. Plusieurs bas-xeliefs , et surtout des peintures de vases très-anciens offrent des héros ayant la visière baissée de cette manièie. Le casque de cette Pallas n'est pas muni de genêiaslèrfs qui se rabaltaienl sur les joues et servaient de mentonnière 5 il est aussi dépourvu de cimier. On en voit qui portent jusqu'à quatre aigrettes, et qui, orués de sphinx^ de chevaux ailés, sont surmontés de panaches en plumes ou en crins, tlne peinture tirée d'un tombeau de Pestum , et conservée au Musée de Naples , offre des casques très-curieux , ornés de plusieurs aigrettes. Il y en a aussi de Irès-beaux dans les peintures des vases. M. le Comte de Forbin a rapporté de Milo , pour le Musée Royal , un casque en bronze doré^ il est bien conservé. Ces monumens sont très- rares. On y voit les trous qui servaient à fixer la doublure ou bonnet de feutre dont le casque était garni. Les artistes trouveront une grande variété de casques grecs des plus belles formes dans les médailles de la grande Grèce. Il paraît que quelques parties de la Pallas de Vellelri avaient été coloriée?.
Cette statue fut trouvée en 171-17, à dix lieues de Rome , dans le territoire de Velletri, paimi les débris d'une maison de Plaisance romaine. Mus. Fr. V. 2j M. Granger, dess.5 M. Moiacc, grav. Mus. Bou. v. i. Mon. du Mus. t. i , pi. 7.
3l 1 BAS-RELIEF rapporté sur un fond de marbre noir : ce sont des fragniens c[u'on a réunis dans le même cadre pour mieux les conserver. Une des deux figures se fait reconnaître à sa pose peur la Muse Polymnie. Le volume
qu'elle tient dans la main droite a rapport aux ouvrages de mythologie ou dfi rhétorique. VU. Borg. st. 2, no 16. H. 0,661 m. — a p. op. 51. j larg. o,5oo m. — i p. 6 p. 61. O 1 2 ANTLN^OUS EN DIVINITÉ ÉGYPTIENNE , biJste } marbre
grec dur.
Quoique la coifïure de ce portrait soit propre aux figures égyptiennes , le style est grec , et la physionomie est celle d'Antinous, que tant de monumens nous ont rendue familière. Le costume de l'Egypte lui convient très-bien ; il termina ses jours dans cette contrée , où la ville ^ Antinoopolis perpétua son nom. Musée du Vatican. Trouvé à la ^'illa Adriana.
D\D ANTINOUS , buste ; marbre de Luni.
Haut. o,74oin. — 2 p. 3 p. 4 !• C'est le même portrait que le précédent 5 mais celui-ci pst encore plus remarquable par sa parfaite conservation et par l'excellence du ciseau. Voy. le n" 126. Château d'Ecouen.
Le iraTail des cheveux a «jueîque chose de ceux du buste de la f^'illa Mondragone.
014 JOUEUSE DE LYRE, Statue.
Haut. 1 .92g m. — 5 p. u p. 3 !.
La coiffure de cette femme jouant de la lyre annonce l'époque de Trajan et d'Adrien. La statue est donc 1« portrait d'une musicienne alors célèbre , dont le nom ne nous est pas parvenu. VU. Borg. portico f n*> 2.
O 1 5 ACTEON , sarcophage ; marbre de Luni.
H. I m. — 3 p. o p. 1 1 1. j larg. 3,o42 m. — 9 p. 4 p- 4 !• L'histoire ifiythologique du malheureux fils d'Aristée et d'Autcncé ferme quatre compositions distinctes. Trois Nymphes, d'une proportion plus forte que le reste des figures , et deux grifibns , soutiennent des guirlandes qui encadrent et séparent les deux compositions exé-
l38 DESCRIPTION
cutées sur la face du. monument. Le petit côté à gauche offre les préparatifs de- la chasse; deux chasseurs vêtus de tuniques courtes,, et portant des cibises , espèce de gibecières, donnent à manger à des chiens, et vont les découpler. Une gibecière , suspendue à un arbre , est peut-être une offrande au dieu Pan, dont la statue, tenant le pedum et une corbeille , est élevée sur un piédestal. Sur la face du sarcophage, on voit à ladioite du spectateur Diane cj^ui se baigne à la fontaine de Gargaphie, près de Platée , représentée par une figure couchée , et tenant une urne ; deux génies répandent de l'eau sur la déesse} lechasseur Thébain, en la regardant, est changé en cerf. A la gauche , le héros imprudent devient la proie de ses chiens; un de ses amis veut en vain le secourir. Actéon , comme sur le théâtre grec , n'a de cerf que le boia. Des arbres , un he^-mès de Priape , marquent que la scène se passe à la campagne , et le mont Cythéron est indiqué par un homme couché surdes rochers. Le petit côté de droite offre Autonoé et Iê^ nourrice d' Actéon qui se lamentent de sî^ fin cruelle. Les Néréides, les Tritons et les animaux marins fantastiques qui ornent la partie supérieure du sarcophage se trouvent souvent sur les monumens de ce genre. Winckelmann regardait ce sarcophage comme un des plus beaux de Rome. Une des peintures les plus considérables de Pompéi offre la mort d'Actéon ; ou la voit aussi représentée sur des vases peints. Vi^- Borg. st. 7 , n'^s 16 et 17.
016 ÉPICLÎRE , buste ; marbre pentélique.
Haut. 0,640 m. — I p. 1 1 p. 8 I.
Les succès de la secte épicurienne, à Rome , furent sans doute une des causes de la multiplicité des portraits qui nous restent de ce philosophe.)/'/'/. Borg. Mon. du. Mus. t. 2, p. 74.
OI7ADIIIEN, buste ^ marbre pentéti(]uc.
Haut, o,5i;5 m, — I p. 10 p.
Ce buste liûioïi[ue d'un Empereur, ami des arts et de la paix, a été trouvé dans les ruines de Gabies. Mon. Gah. n" 2^.
3 10 NEMÉSIS, statue^ marbre de Paros.
Haut. 1,753 m. — 5 p. 4 p. 9 1.
La d('esse de la Justice distributive se distingue dans ses images par l'attitude caractéristique du bras droit ainû plié. II pn-sente la. ccmdée, mesure la plus usitée dans l'antiquité, et prise allégoriquement pour la propi^r'i(ui à\i mérite et de la réconrpense. La plus grande p.vrtie de ce hra- et antique et très-jolie. La corne d'ab iidani e d(^' igné dans la main de Némésis les biens que les «lieux distribuent aux mortels qui sont l'objet de leur bienveillance; cependant ce u'est pas un des attributs ordinaires de cette dtesse, à qui ont fait tenir à la main un frein ou ui.e branche de fi'êne eu de pommier saunage , dont le bois servait'à fiâre des lances. La tête est autiqjie et ra[>portéë, et convient bien à la statue^ qu -ifiu'on pui-^se lui dé' irér plus de sévérité et de carait^'re. Mon Gab. n*" 3t . Mus. Roy. v. i ; M. David, de<;s. 5 M. Hirardet, grav. Mus. Bou. v. 2.
La clieve'ure ainsi relevée nar-derrière et nouée en masse aîongée, se nommait cr bylus : elle est très-fréquente dans les peintures des vases antiques. Il paraît qu'on arp^Iait scorpion la coiffure dans ce geiif de"- cn'ans ei des jfîiîne? filles. Phidias et son élève Agoracriie avaient fait pour ?«.ha;iinn= , près d'AlIiènes , deux célèbres KéiMc:.!^. Celle de Phidias avait une couronne ornée de Victoire» et de terfs.
019 HERCULE ENFANT, statue } marbre de Paros. Haut. o,5oo nr. — i p. 6 p. 6 1.
Le fils d^ Jupiicr étrangle les serpens que Junon . sa marâtre , avait envoyés vers son berceau. Ki/. Borg. it. 3 j no 5.
14° UESCRIPTIOM
020 CIPPE sépulcral à!' Aiitonius Aiitéros et de Cassia Mclitène sa sœur 5 il est orné de têtes de méduses et de bidiers, de griffons , de guirlandes etd'autres sculptures. Le Dauphin , ainsi que la Néréïde de l'aiitre cippe , no 3o3, a rapport au séjour des bienheureux dans les îles de l'Océan. Gruter, qui a publié l'inscriptioul ; ce tombeau , page 653 , n» 7 , la donne avec deux lignesde plus, que Reinesius avait justement regardées comme une imposture. Vil. Borg. st. 2, n° 12.
H. 0,904 m. — 2 p. 9 p. 5 1. ; larg. o,63S m. — i p. 1 1 p.y'..
321 URANIE ou L'ESPÉRANCE, statue; marbre pentél. Haut. 2,o56 m. — 6 p. 3 p. 1 1 I.
Le nom d'Uranie donné jusqu'ici à cette statue, n'est guères fondé que sur la couronne étoilée qui orne sa tête , et sur le volume qu'elle tient de la main droite; additions qui ont été faites par Girardon lorsqu'il restaura cette figure. Sa pose et le mouvement qu'elle fait en relevant de la main gauche le pan de sa tunique, pourraient faire conjecturer qu'elle représentait l'Espérance, que les anciens ont constamment figurée dans cette attitude. Le mouvement du bras gauche est assez indiqué par les plis de la draperie, qui est traitée avec beaucoup de goût. Versailles. Mon. du Mus. t. 1 , pi. 40- Mus. Bon. V. 2. Mus. Roy. t. 2.
022 BAS-RELIEF en marbre de Paros , qui représente Prométhée formant les hommes : Minerve leur donne la vie sous l'emblème d'un pavillon. On voit sur la sellette du sculpteur un reste de la terre qui servit à modeler l'homme. VU Alb. Mon. du AIus. t. 1 , p. i4- H. o,55o m.— 1 p. 8 p. 4 1. j larg. o,568 m. — i ?• 9 P- 323 LA PROVIDENCE, statue-, marbre pentélique. Haut. 1,988 m, — 6 p. X p. 5 1.
Cette iigure de femme tenant un globe de la main droite il un dr plus majestueux et plus sévère qu'il ne convien-
tirait à une des filles de Mémoire. Des figures pareilles sur les médailles impériales sont désignées par les légendes comme des images de laProvidence. Les draperies de cette statue sont très-belles. M. Visconti croit que le diadème dont sa tète est ornée est la stlengis dont parle Athénée. Ancienne salle des antiques du Louvre. Mus. Roy. V. 1 ; M. Granger, dess. ; M. Avril, grav. Mon. du AIus. t. 4, pi. 62. Mus. Bou. \. 2.
024. BAS-RELIEF qui porte le nom latin de l'ancien artiste JDiadu menus. On y voit Jupiter assis qui , s'entretenant avec Thétis , est surpris par Junon. Le travail de ce basrelief est remarquable par sa finesse et par sa grâce.
11 tient beaucoup , surtout dans la figure de gauche , des monumens choragiques^ cependant il est d'un travail plus large. Les poses des figures ont pius de mouvement^ et les tuonumens choragiqnes n'offrent pas de ligures de femmes aussi nues que l'est Tlictis. Ce bas-relief est un des plus beaux du Mnse'e Roj'al. i^Ius. Fr. V. a; M. Molinchon, dess. 5 M. Avril fils, grav. Mon. du Mus. t. I , p. 4»
H. o,5i8 m. — I p. 7 p. 2 1.5 larg. o,568 m. — i P- 9 p.
325CIPPE D'AMEMPTUSj marbre pentélique.
H. 0,954 m. — 2 p. 1 1 p. 3 1. ; larg. 0,785 m. — 2 p. 5 p. épaiss. 0,480 m. — 1 p. 5 p. 9 1.
Cet autel sépulcral cjui a couvert autrefois les cendres d'Amemptus, afTranclii de Livie, est d'un excellent travail.
On doit V remarquer le joli masque de Silène dans le haut;. im aigle qui a les ailes eployéesj et dans le bas un concours de musique entre un centaure , une centauresse et deux enfans ou génies. Les poses en sont gracieuses. A Iptirs pieds on voit un rhyion et un vase. Les ornemens de ce beau cippe sont Irèesoignes; aux torches qui forment les angles sont suspendues des bandelettes de laine crue, none'es h des distances égales. Sur les côtés au-dessous des massacres de chevreuil, des oiseaux boivent dans de grands cratères. Sur le quatrième côté est une anclabris , tabit de sacrifice qui souvent était en bron/e ou en métaux plus
1^2. DESCPaPTION
jrécieuK : elle supporte un péfériculp,, iine paièr»» et un coii'cati de sacrifice. On trouve quelquefois Hans les m -nauicns jnfi-ues de petites terres cuites qui représentent de pareilles tables chargées de jolis vases. Mon. du J\ïus. t. 4, p. /\o.
326 BACCPIUS ET SILENE , groupe.
Haut. 0,758 m. — 2 p. 4 p.
Cette réunion de deux petites figui-es antiques est due à un artiste moderne qui a cru par ce moyen en augmenter l'importance. Vil. Borg. st. 6 , n'^ 8.
027 CARACALLA, bustes ', marbre pentéliqne. Chacun a de hauteur OjSgS m. — t p. 10 p. L'un de ces bustes est un portrait rie cet Empereur dans son costume civil ; l'autre le représente dans son costume militaire. Vil. Borg. st. 3 , n^s 276128.
328 CINÉRAIPtE DE CLODIUS.
Haut. 0,747 "!• — 2 p. 3 p. 7 I.
Ce vase d'albâtre d'Egypte, couleur de miel, avait servi aux usages funéraires dans cette antique contrée^ comme le témoigne l'inscription hiéroglvjdiique qu'on voit gravée sur l'une des faces. Le luxe des Romains l'employa pour y déposer les cendres d'un magistrat dé la famille Clodia , qui probablement était le fils de Clodius, l'ennemi de Gicéron : l'inscription latine fj[u'oii lit sur la face opposée en est la preuve. Vil. Borg.
020 TIBERE, buste; marbre grechetto.
Haut. 0,595 ra. — I p. 10 p.
Le successeur d'Auguste est représenté/avec la cuirA^ïS et le paludamentum .
33o GORDIEN PIE, buste-, marbre de Luni. Haut. o,552 m. — 1 p. 8 p. 5 1.
Il est dans le même costume que le buste précédent J la ressemblance est bien prouvée par la comparalsmi déà «lédoilles. Les bietell-es qui soutiennent la cuirasse sont
DES ANTIQUES. l^J
remnrquables par leur grandeur et par les franges qui les ornent. Vil- Borg.
ôoi AUTEL TRIANGULAIRE, omé de bas-reliefs astrologiques ; marbre de Paras.
H. i,oi 1 m. — 3 p. I p. 4I'j '^rg. 0,720m. — ap. ap. 7 1. Ce monument curieux et rare, dont l'une des faces a été gravée dans les Monumenti inediti Ae Winckelmanii , n° 1 1 , et tontes les trois dans les Monumenit Gabini , page 233 , représente trois signes du zodiaque personnifiés , la Vierge , le Scorpion et le Sagittaire avec les trois divinités, Cérès , Mars et Jupiter, qui, suivant l'opinion des payens, avaient leur domicile dans ces astres. Ce bas-relief a beaucoup souffert; mais tout ce qui est antique est d'un beau caractère et d'un très-bon travail.
L'autre autel , de marbre -pentélique , plus petit et de la même forme, placé au-dessus, était consacré à Mars, dont les trois génies qui y sont sculptés portent les armes : on voit le long des angles de l'autel ces bandelettes de laine dont il a été question au n" 325. Cet autel, qui vient de Venise, a été gravé dans le Musée Français , vol. 4? M!. Troquet, dess. ; M. Texier, grav. Mon. du Mus. t. 4? p- i5.
Les têtes de bélier et tous les ornemens de cet autel, sont de très-bon goût; et le dessin, l'ajustement d« ces génies tiennent à une très-bonne école.
H. 0,720 m. — 2 p. 2 p. 7 1.^ larg. 0,597 m. — i p. 10 p. 1 I. 002 VASE grec; marbre de Paros.
Haut. 0,677 '"• — 2 p. 1 p.
Ce vase , ayajit des anses décorées de quatre têtes d'oies et de quatre masques , est parfaitement âe la même forme et orné de la même façon que plusieurs vases grecs en terre cuite , du genre de ceux qu'on appelle vulgairement vases étrusques. Huit figures sont sculptées an-
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tour du corps du vase : ce sont des personnages du cortège de Bac chu s ; un d'eux est habillé en Mercure, un autre en Diane, un troisième en Corybante. Ils préparent un sacrifice ; et sur la base de l'autel on lit le nom du sculpteur athénien Sosibius , qui a exécuté le vase. Ce sculpteur n'est pas connu dans l'histoire des arts. ViL Borg.
Le style de ce charmant bas-relief tient beaucoup de celui des monumens choragiques , sans être d'un caractère aussi ancien \ et les posél» de la plupart des figures sont très-gracieuses.
O 33 JAMBE droite d'une statue antique, en marbre grec, que quelque artiste du seizième siècle a fait ingénieusement servir de gaine à une tête antique idéale. Haut. 0,927 m. — 2 p. 10 p. 3 I.
La tète , Oj46o m. — ^ i p. 5 p. de haut.
334 NÉRON, buste; marbre de Taras.
Haut. 0,622 m. — I p. T I p.
Le dernier des Césars , de la race d'Auguste , a sur la tète la couronne radiée ( radiata) dont il faisait usage, comme ses médailles nous l'attestent : au bas des rayons de cette couronne on remarque de petites cavités, ovales et carrées alternativement , où l'on avait sans doute enchâssé autrefois des pierreries. La manière dont les cheveux sont disposés sur le front est assez singulière, et ils forment une espèce de diadème. Le portrait de ce monstre n'est pas flatté comme dans la statue dont il est parlé ci-dessus, n» 3o. Le buste, en marbre pentéliqiie, est dû à une ancienne restauration. Petit TrianoTi. Mus. Bou. v. 2. Mon. du Mus. t. 3, p. 20-
335ÉLIUS CÉSAR, buste; marbre pentélique.
Haut. 0,661 m. — 2 p. o p. 5 1.
Une certaine ressemblance de cette tète avec les portraits assurés du fils adoptif d'Adrien peut le fa'.re reconnaître dans ce buste, ({và est bien certainement 1«
portrait d'un personnage romain de la même époque. Fil. Borg.
336 VASE d'albâtre.
Haut. o,65o m. — 2 p.
Il est de la même matière et de la même conservation que le vase du n» 3i i , quoique la forme en soit différente; mais il n'offre pas d'inscription. ViL Borg.
ÔOJ BUSTE ATTRIBUÉ À Macrin j marbre de Paras. Haut. o,C53 m. — i p. 11 p. 5 1.
L'envie qu'on a de rehausser le mérite des portraits antiques par des dénominations qui les assignent à des personnages connus, avait fait donner à ce buste celle de Macrin 5 mais la vérité est qu'il ne ressemble aiix portraits de cet Empereur que par la coupe de la barbe. ViL ALb.
338 ALEXANDRE-SÉVÈRE , buste.
Haut. o,5i8 m. — I p. 7 p. 2 1.
La ressemblance de ce portrait avec ceux d'Alexandre- Sévère a plus de réalité; cependant on ne peut pas dire qu'il s'jit aussi certain que celui qui a été marqué du no j <j{3. ViL Borg.
OOC) CIPPE de Fundanius Vei-INUs; marbre pentcl'qve. H. 1,146 m. — 3 p. 6p.4 i.jlarg. 0,684 ™' — ^ P- ' P- 3 I. Ce beau cippe ou autel sépulcral, orné de masques, de sphinx, de têtes de b'jliers, de festons et d'oise.nùx, contenait les cendres de P. Fundanitis Velinus de la tribu Terentia. Il était au Vatican et auparavant à la V'iUa Mattei.
Il csl JitTîcile lie voir de la scu!|jUuc d'ornoiDens mieux tiaiiôe ; clîe C5l lics-rcfouillée , et le Uavail dn liépan lui donne beaui.onp de légèreté et d'effet. Parmi les oraemcns on dislingtie des sphinx , une Lclie ittc de bélier, un aii;Ie icuanlun liVvre entre ses serres,
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et attaqua par un serpent. A la manière dont est detache'e et évidcîe une couronne que tient un aigle, on pourrait croire qu'elle servait, comme des trous qu'on voit devant des tombeaux de Pompéi, à y placer des branches ou des fleurs dont on honorait les mânes*
«'4^ ECORCHEUR rustique, groupe, marbre peyitélique.
Haut, t m. — 5 p. o p. 1 1 1.
Un rustre, vêtu d'une peau de brebis, s'applique à
éventrer un chevreuil qu'il vient d'écorcher , et qu'il a
suspendu par les pieds de derrière au tronc d'un arbre.
La vérité et la naïveté de l'expression sont remarquables
dans ce petit groupe que M. Visconti comparait à une
. idylle grecque. VU. Albani Mon. du Mus. t. 4» pi- 34*
L'espèce de tnnîqne de peau avec la laine dont est vêtu ce pâtre , pput ê^re la sisyra , vêtement de cette espèce. Le temps et les resiaurations ont fait disparaître en grande partie une large bande ou sudarium, dont est entoiuce la cuisse droite de ce personnage et qui est nouée sur le devant. Des ligures deg'adiateurs d'un beau tombeau de Pompéi portent aussi i la cuisse droite des baiideietlcs qui pouvaient servir à plusieurs usages.
•J4^ EUTERPE , statue^ marbre grec.
Haut. 1,9*0 m. — G p.
Cette figure de Mi;se se fait remarquer par la sim* plicité de la jiose et par le beau jet des draperies, surtout dans la partie supérieiue du corps; car celles audessous de la ceinture sont d'un mauvais effet, et no lais-ient rien «:>upçonner de la beauté des formes. Les fixités qui lui donnent le caractère d'Euterpe sont modei'ncs. ViL Borg, st. 1 , n" 5.
0A.I BAS-RELIEF choragique. Les trois clioristes sont déguisés en Apollon, Diane et Latone.
H. o 58f^ m. — I p. 9 p. 9 1. ; Inrg. o,5?S m. — i p. 9 p. 9 1. Ce bas-relief par <ia conservation , la simpliciicî des poses et païf Irscnsiiimrs , est un des plus précieux monumcns choragiqu^s du Musée Royal. Plusieurs de ces bas-reliefs appartenaient à la même
composition. La figare d'Apollon est pleine dVlégance , et sa grande chiamide lui donne beaucoup de noblesse. Ces personnages portent des bracelets aux bras et aux deux poignets. On a dû remarquer que , dans la plupait de ces bas-reliefs, les doigts des nidins ouvertes sont recourbés en arrit.Te ,• était'-ce faute de savoir mieux faire, ou y trouvait-on une certaine grâce , l'indication d'une main délicate? Les étuffes à petits plis en travers et à larges bandes eu long , ont déjà été observées.