PLANISPHÈRE DE BIANCHINI
Ce savant astronome italien l'a publié Je premier; ce qui lui a fait donner son nom. On y vqit différens zodiaques tracés sur des cercles concentriques , et îes figures égyptiennes des Décans , divinités suba!^er.-es à cliaciine desquelles les si!per':titions astrologiques de l'Egypte avaient attribuée la présidence de dix jours de ciiaque mois, en plaçant trois Deçans sOus l'influence de cliacun des douze signes.
2-y2. PEPiSONNAGES romains dans le costume de Vénus ^T de Mars, groupe^ w arbre grec.
Haut. 1,809 m. — 5 p. 6 p. 10 1.
Les antiqxi.aires du dix-septième siècle , qui aimaient à voir dans les monumens des sujets de l'histoire romaine, pr*itendaient reconnaître dans ce groupe Cpriolan, app;nsé par Volumnia sa femme.
La ccîTfure de la femm^ et la barbe du mari annoncent le siècle des Antoninr, , mais ce n'est pas d'un bon maîi e j le travail des pliaifs f t surtout celui du casque et c!es cheveux est soigné , mais sec. Les pavens de ce temps, et particulièrement les Romains, ponfrrvaient encore l'usage introduit depuis quclcjues siècles de se fairp représenter sous les formes des divinités 5 un \oit à Rome jBt à t'ii.reiice dautres groupes semblables à celui-ci. On peut remarquer que la cuirasse qui est auprès du guerriep est en étoffe. Fil. Borg. st. 6, ri° 3.
270 BAS-RELIEF cjui représente la saison de l'Automne, personnifiée en figure de femme à demi-coucbée, ayant à ses pieds un génie cjui lui présente un panier de fruits. ^. 0,200 m. — 7 p. 5 1. ; larg. o,44o m. — i p. ^ p. 5 1.
274^ BOUCLIER de marbre sculpté en arabesques, et ayant au centre un portrait qui a beaucoup de ressemblance îiA-ec ceux de Claudius Drusus. Les portraits qu'on pla-r çiit ainsi étaient nommés imagines clypeatœ ; il yen avait en bronze et en métaux précieux j on les consacrait
dans les temples, dans les endroits publics et dans les maisons des particuliers. Ce fut Appius Claudius qui le preii ier, Pan 259 de Rome, introduisit cet usage. H. 0,897 !"•— 2 p. 9p. al. ; larg. 1,897 m.— 2 p. 9 p. 2 1. 276 GALBA, buste; marbre pente liquc.
Hauti 0,708 in. — 2 p. 2 p. 2 I.
Cet Empereur est revêtu de la cuirasse et du ^a/«t/amentum. lâ courte durée de son règne est cause qtiô les bustes de Galba sont fort rares. ViL Alb.
276 ADRIEN, .y //7^7/p," marbre grec.
Haut. 3,029 m. — 6 p. 2 p. 1 1 1.
L'Empereur est nu à la manière béroïque. Cette statue fut découverte dans les ruines de Gabies. La tète est rapportée. Mon. Gab. n" 1.
277 BAS-RELIEF de marbre de Paros représentant deux héros combattant.
H. 0,622 m — I p. II p.; larg. 0;55o m. -► i p. 8 p. 4 !• M. Visconti (Mus. Pio Clem.) croit que ces deux liéros, que l'on retrouve dans la composition d'autres bas-reliefs, représentent Idas et Lyncée, fils d'Apharée, auxquels Castor et PoUux avaient enlevé leurs femmes Ilaïre et Phœbé. Un des deux béros vient attaquer les Dioscures , l'autre le retient , et l'engage à n'avoir à faire qu'à un seul. Mon. du Mus. t. 2 , p. 55. i7*^ -A-UGUSTE, buste } marbre de Paros.
Haut. 0,677 *"• — 2 p. I p.
Une couronne tissue de feuilles de cb.êne orne le front d'Octave. Cette couronne , appelée civique , lui fut déférée quand il eut mis fin aux guerres civiles. Maison Bcvilaqua à Vérone. Mus. Bou. v. 1 .
*'79 CUPIDON EN Hercule, statue, marbre de Paros. Haut. 0;927 m. — 2 p. 10 p. 3 1.
Le motif de cette figure et les attributs qui la caractérisent rappellent l'Hercule Farnèse , ainsi c|ue la petite
Statue, n" 265 ; mais celle-ci a beaucoup plus de finesse et de grâce 5 la tête paraît être un portrait. JVLonumenti Gabijii^o i3. ,
200 CIPPE d'un Trausius Luchrio , parfaitement semblable à celui à'' Hostilia Atthis , n'^ 266. Grut. p. 744? ^° 3. H. 0,886 m. — 2 p. 8 p. 9 1. ; laig. o,568 m. — i p. 9 p.
20 1 AMAZONE sLEssÉE , statue; marbre pentélique. La partie supérieure de cette belle figure est sans doute une imitation antique de l'Amazone blessée de Ctésilas , et représente peut-être , ainsi que le pense M. Pelit Radel , Antiope blessée par Molpadie. Le sculpteur qui l'a restaurée dans le seizième siècle aurait dû conserver dans la partie moderne, le costume que les artistes anciens ont donné à ces guerrières 5 mais faute d'avoir bien saisi le sujet de la statue , il a substitué une robe longue à la tunique relevée jusqu'au-dessus du genou , costume que nous retrouvons sur d'autres statues pareilles à celle-ci. Chat, de Richelieu. Mon. du Mus. t. 2 , pi. 54. Cette statue y est dessinée sans la restauration. Mus. Bou. v. 2.
Le Héros debout devant un trophée , qu'on voit dans le bas-relief du piédestal, est probablement un ouvrage exécuté depuis la renaissance des arts.
202 VENUS d'Arles, statue; marbre du mont Hymette. Haut. 1,963 m. — G p. o p. 6 I.
Cette statue, ainsi nommée, parce qu'elleaété trouvée dans la ville à'' Arles en Provence, est nue "jusqu'à mi- «orps. Sa tête est un modèle de grâce et de beauté. La déesse semble attachée à considérer ce qu'elle tient de la main gauche ; Girardon , qui en a restauré les bras , a placé dans cette main un miroir et dans la droite la pomme, signe du triomphe de Vénus sur ses rivales j
mais il est plus probable que c'est le casque de Mars ou d'Enée que la déesse devait tenir de la main gauche , et qu'elle s'appuyait de la main droite sur une pique , ainsi qu'elle est figurée sur les médailles : alors la statue représenterait Vénus victorieuse , que César avait prise pour devise.
La draperie de cette Venus est belle. Le bord est froncé comme nous l'avons déjà fait remarquer de plusieurs statues. Le bras gauche est orné du spinther. La bandelette qui serre la chevelure accompagne bien la tèie et tombe avec grâce sur les épaules : il est rare de voir ces ornemens aussi bien conservés.
Cette statue, trouvée en i65i , faisait l'un des principaux ornemens delà galerie de Versailles, d'où elle a été tirée. Mus. Fr. V. i; M. Granger, iless.; M. INIuller fils , grav. Mon. du Mus. t. 1 , p. 60. RIus. Bou. v. I.
200 BAS-RELIEF représentant une Bacchante ou Ménade, la téta jetée en arrière, ayant un thyrse dans la main droite, et emportant dans la gauche la moitié d'un chevreuil qu'elle vient de déchirer dans sa fureur bachique. Ki/. Borg. st. 2, n» 14. Mus. Bou. v. 3.
H, 0,659 m. — a p. o p. 4 !•; larg. o,45i m. 1 p. 4 p-S 1. Ce bas-relief est un des plus beaux de eeux que possède le Musée royal. La pose est remplie de grâce el de mouvement; les draperies légères et transparentes laissent voir toute la beauté de» formes. Il paraît que le petit manteau qui couvre les épaules de la Bacchante est Yépomide. Les cheveux épars et flottant ainsi, sont un des caractères des Bacchantes : on ne les voit pas à d'autres personnages.
20^]MERCURE ENFANT, statue; marbre de Paras. Haut. 0,866 m. — a p. 8 p.
La ressemblance de cette figure avec une autre qui est au Vatican, et dont les attributs sont mieux conservés , prouve que cet enfant est le fils de Maïa , qui , à peine débarrassé de ses langes , vola les troupeaux d'Apollon. ViL Borg. Portiq. no 7.
Cet enfant est vêtu d'uoe petite tunique que les Roaiains nommaient cincLiculum.
?2^ DESCRIPTIOÎI
^O J AUTEL consacré à Bacchus et orné de bas-reliefs suy trois côtés. Le Dieu et Ariaclne y sont sculptés avec plusieurs accessoires. Ariadne verse d'un rhyton dans un giand vase à deux anses, diota. A gauche on voit Hercule un vase à la main; peut-êfre est-ce Hercule Philopotis, ou qui aime à boire; le vase indique aussi la déification de ce héros. Sur la droite, Mercure tient une bo.urse et son caducée. Au-dessous de ce basrelief, deux serpens sacrés, ou génie;, •^Vppri'cbent d'un aiitel. Ce sujet se trouve fréquemment d.<ns les peintures de Pompéi. Sur la face droite de l'autel^ Silène, couronné de lierre, tenant à la main un canthare, s'appuie sur une massue. L'autre face offre un baccliaiit qui cueille des raisins.
Le quatrième côté présente une longue inscription èi Ammius Anicius Paulinus, consul l'an SaS de l'ère chrétienne, et préfet de Rome l'^n 33 1. Le P. Gorsini l'apiibliée, mais avec ])eu d'exactitude {de Prœfectis TJrhis , pag. 182). Dans la décadence du j^aganisme on avait employé cet autel pour servir de piédestal à la statue que le corps des corroyeursCcor/ar/V, écrit coram^ avait élevée en l'honneur du préfet de Rome, en mémoire des services qu'il avait rendus, ainsi que son perd Anlcius Julianus, au corps des corroyeurs. Grut. inscr. pag. 1090 , n" t^.
H. 1,049 ""• — 3 p. 2 p. 9 1. ; larg. o,73i m. — 2 p. 3 p.
2ô6 PERSONNAGE inconnu, buste', marbre grec dur. Haut. 0^699 m. — 2 p. 1 p. 10 I.
La chevelure de ce portrait semble appartenir plutôt au costume des Grecs qu'à celui des Romains; les Grecs porSaieut leurs cheveux plus longs que les Romains ; les habillemens dont la draperie est composée étaient communs aux deux nations. On découvre dans les traits de la figure quelque analogie avec ceux de Philippe, Roi
DÏS ANTIQUES. i>if
Je Macédoine , et père de Persée. On a trouvé à Her'-" culanum un buste de bronze semblable à celui-ci , et que les académiciens d'ïi es culanum croient être uri Démocrite ViL Borg. portiq. i^.
207ELIUS CÉSAR JEUNE, statue; marbre de Paras ^ Haut, a m. — 6 p. i p. lo 1.
Nous devons aux ruines de Gabies cette statue dont la tête semble représenter Lucius Elius César encore jeune. Mon. Gab. nP 40*
200 BAS-RELIEF , marbre grechetto , représentant A jax y fils d'Oïlce , qui , dans la nuit fatale de la prise de Troye j arrache Cassandre des autels de Minerve. La vie de ce héros n'a pas servi de sujet aux poètes tragiques 5' mais les artistes en ont représenté plusieurs traits. La tète d'Ajax est ceinte du bandeau royal. Winkelm. Mom ined. n» \^\. Mon. du AIus. t. 3, p. 63.
H. 0,478 m. — I p. 5 p. 8 1. ; larg. 0,487 m. — i p. 6 pi
20^ NERON, buste; marbre pentéliqué.
Haut. 0,699 "^* — 2 p. I p. 10 I.
Les joues de Néron sont rcA-êlues sur ce portrait d'une barbe courte , suivant la mode introduite plus d'un' siècle auparavant parmi la jeunesse romaine. ViUd Borg. st. 5 , no 19.
290 FAUNE ET SATYRE , groupe; marbre de Paras, Haut. o,65o m. — a p.
Un Satyre tire une épine du pied d'un Faune. L'invention de ce groupe est heureuse , et l'expressi>:n a une grande vérité. Ce sujet a so;;vent été traité par les anciens. J^il. Borg. st. 4 5 11° 12.
La cavité intérieure du piédestal cylindrique prouve' qu'il a servi d'ornemens à un puits, et les têtes ont sans doute souffert du mouvement des seaux. Ces ornemen j de
puits étalent connus sous le nom àe puteal^ ils décoraient ceux des jardins, des places publiques et des temples. On en voit de très-élégans à Pompéi. On donnait aussi le nom de puteal à l'espèce d'autel creux en manière de mardelle de puits dont on entourait un lieu frappé de la foudre 5 celui de Libon à Rome , près du temple de la Fortune, était célèbre. Il y en a un trèscurieux à Pompéi , entouré d'une rotonde, au piès des ruines du grand temple d'ancien dorique.
Les bas-reliefs qui enrichissent le pouriour de notre puieal représentent un chœur de bacchantes et de faunes. Plusieurs de ces figures sont très-belles, d'un bon mouvement, cl offrent de belles draperies, entr'autres Apollon , vêtu de l'orthosiade et d'une grande chlamide 5 et deux figuies de femmes entièrement enveloppées dans leur pallium d'une étoffe légère. La fliite dont joue un des bacchans paraît être une flûte Iraversière. Il se peut cependant qu'elle ne soit placée ainsi qu'an moment du repos , ou paice que le sculpteur n'a pas voulu la représenter de face. Mon. du Mus. t. 2, p. a5. H. o,56i m. — I p. 8 p. 9 l.j larg. 0,679 '^* — i p. 9 p. 5 I.
291 COMMODE, bvste^, marbre pejttélique.
Haut. 0,663 ra. — 2 p. o p. 6 1.
Le fils de Marc-Aurèle et de Faustine parait avoir sur ce buste à-peu-près l'âge où il remplaça son père sur le trône des Césars. Palais ducal de JModène.
292 BONUS EVENTUS , .s^û^//e ; marbre de Paras.
Haut. im. — 6 p. I p. 10 1.
Quoique des figures pareilles présentent les symboles d'Apollon, on a donné à celle-ci . par la restauration, les attributs du dieu c|ui présidait à la récolte , et que les Romains lionoraient sous le nom de Bonus Eventus ou de dieu de la bonne année , les Grecs sous celui ^Af^athon. La coiffure est remarquable à cause de deux grosses tresses qui entourent la tête par derrière, et que l'on retrouve à d'autres figures de ce dieu. Château de Richelieu. Mon. du Mus. t. 4? P^- <>i-
ip O BAS-RELLEF représentant trois divinités : IJiane chasseresse est au millleu ; Aristée porte un petit agneau , et tient un pedum d'une main, et de l'autre un instrument, sans doute d'agriculture ; Hercule est à sa gauche, ayant dans sa main les pommes des Hespérides.
Le costume de Diane mérite d'être observé j son pepliis est ouvert par-devant , de fa ceinture en bas ; les deux côtés , relevés sur les épaules , se terminent en pointe. Cette déesse , ainsi qu'Aristée , porte des cothurnes de chasse , peut-être Vendroinide. H. o,5oo m, — I p. 6 p. 6 1. j larg. o,5S8 m. — i p. 9 p. 9 h
I^^-GAIAAY.^ y buste ^ marbre pentëlique. Haut. 0,731 m. — a p. 5 p.
La décadence des arts qui devenait tous les jours plus sensible sous le règne de ce Prince, rend plus curieux et plus rare ce portrait , cjui e'it d'un bon dessin et d'une exécution fort soignée. L'Empereur est vêtu du paludamentum. Le piédouche fait partie du buste. J'il. Alb. Mon. du Mus. t. 3 , p. 79.
206 ENFANT, statue; marbre de Luni.
Haut. 0,861 m. — a p. 7 p. 10 I.
Cet enfant qui relève sa petite tunique , servait à l'ornement d'une fontaine. Des artistes du seizième siècle ont suivi cette idée dans une fontaine qu'on voit encore à Rome dans le Borgo- Vecckio , près du Vatican 5 le Neptune de Jean de Bologne , à Bologne , offrait aussi autrefois une fontaine du même genre.
2q6 CIPPE sépulcral d'une jeune fille romaine qui s'appelait Attia Quintilla ; il est orné de sculptures , qui paraissent avoir été détruites ou changées à "dessein; on reconnaît des têtes et des masques dans ce qui ressemble à présent à des coquilles. Sur les faces latérales on voit des colombes, des cigognes et deux lauriers. Gruter, p. 671 , n" 6.
Haut. 0,906 m. — 3 p. g p. 6 h j larg. Oj73i m. — 2 p. 3 p.
l30 ÛESCE-IPTIOIî
297 MERCURE , statue ; marbre de Paras.
Haut. i,gi5 in. — S p. 10 p. 9 1.
Les attributs qui font recoiMiaîlre Mercure dans cette figure , sont , outre le caractùre de la tète , les ailes, qui étaient indiquées par deux trous sur le devant de ia chevelure , et une portion du caducée dans ■ia main gauche. La pose de la statue, dont le torse est -beau , a beaucouji de rapport avec celle du Mercure du Vatican, dit le Lajitin. Antiques de Richelieu. Mon. du AIus. t. 1 , pi. 53. Mus. Bon. V. 2.
200 BAS-RELIEF de marbre grec , remarquable parle sujet qui est tiré de l'Odyssée. Ulysse, ayant à la main l'épée dont il s'est servi pour éloigner les autres ombres, consulte celle de Tirésias , qui tient son sceptre d'or à la main , et dont la tête est en partie voilée. Ce sujet avait été peint à Delphes par Polygnote , et à Athènes par Nicias. On ne voit point ici Vagrenon , espèce de manteau en forme de filet qu'on donnait à Tirésias et aux autres devins, sans doute pour marquer le sens captieux de leurs réponses. VU- Alb. Winckelm. Mon. ined. tt» 167. Mon. du Mus. t. 2, p. 64-
H. 0,597 m.— I p. 10 p. I 1.5 larg. 0,629 m, — i p. 11 p. 51.
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