‹ Description des antiques du musée royalChapitre 24 sur 92 · SALLE DE LA PSYCHÉ · texte numérisé non relu

SALLE DE LA PSYCHÉ

Les panneaux des piédestaux de cette salle sont en très-beau porphyre rouge ; les cippes des bustes et des petites statues sont en marbre serancolin. 001 AUTEL DES DOUZE Dieux, marbre pentélique.

Sur un autel antique de forme cylindrique , orné de bas-reliefs qui représentent des Bacchantes , est placée la partie sixpérieure d'un autel rond , découvert à Gabies, et consacré aux douze divinités principales de la religion des Grecs et des Romains. Leurs bustes sont sculptés en bas-relief sur le bord horizontal. Voici l'ordre dans lequel ils se trouvent : i» Jupiter, distingué par la foudre ; 2° Minerve 5 dus chouettes ornent son casque ; 3'5 Apollon 5 40 Junon avec son sceptre ; 5° Neptune avec son trident; 6** Vulcain : on le reconnaît à son bonnet j 70 Mercure avec aon caducée j 8<» et 9» Vcsta et Cérùg

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sans aucun symbole; lô' Diane : le carquois e;t son attribut; 1 1° et 12" Mars et Vénus que l'Amour réunit. La surface verticale du même bord est ornée des douze signes du zodiaque , et des symboles des divinités qui étaient censées avoir , pour ainsi dire , le domaine du mois que chaque signe indique (tutela mensis) ^ ainsi : 1° la colombe de Vénus répond au bélier pour le mois d'avril ; 2° le trépied d'Apollon est prùs du taureau pour le mois de mai ; 3° la tortue de Mercure suit les gémeaux ]K»ur le mois de juin; 4" l'aigle de Jupiter répond au cancer pour le mois de juillet; 5» le panier ( caljthûs) de Cérès répond au lion (aoiit) ; 6" le bonnet de Vulcain entouré d'un serpent, à la Vierge (septembre); 7" la louve de Mars à la balance ( octobre ) ; 8** le chien de Diane au scorpion ( novembre ) ; 9° la lampe de Vesta au sagittaire ( décembre ) ; 1 o^ le paon de Junon au capricorne ( janvier) ; 11" les dauphins de Neptune au Verseau (février); 12» la chouette de Miuerve aux poissons ( mars. )

Ce monument, rare et curieux pour l'érudition, est gravé dans les Alon. Gab. n<>s 16 et 17.

382 PERSONNAGE ROMAIN incon>-u, buste; m. grec

Haut. 0.469 m. — I p. 5 p. 4 '• Cette tête parait appartenir à la fin de la république ou au commencement des Empereurs.

383 FAUNE DANSANT, statue-, marbre de Paros.

Haut. 1,354 '"• — 4 P* ^ P- Il tient sous le pied gauche la crupezia ou le scabillîum , espèce d'instrument creux en forme desardale, entre les semelles de laquelle il y avait des crotales ou castagnettes qui servaient à marquer la mesure. Les statues antiques nous offrent plusieurs faunes dans cette attitude. Une des plus belles est celle de la tribune dans

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la galerie du Florence. Il y a aussi en Russie un faune dansant trouvé à Rome sur le mont Viminale. Ce faune-ci a des formes plus jeunes cj^ue celui de Florence ; la tête est rapportée; le bras droit et la main gauche sont restaurés. Vil. Borg. st. 2, n» 8.

384 NAISSANCE DE VÉNUS , bas-relief.

H. 0,5^5 m. — I p, 7 p. 5I.J larg. 2,071 ro. — 6 p. 4 p-6I. Vénus , entourée d'amours ou de génies , vient de naître au milieu des ondes , ce qui lui fit d'onner le nom dP Aphrodite ( èi Aphros , écume de mer. ) Des Tritons et des Néréides la font voguer sur les flots dans une coquille. Les peintures d'Herculanum offrent un très- grand tableau où l'on voit Vénus couchée dans une coquille avec un amour à ses pieds. On a trouvé aussi à Naples une jolie petite terre cuite représentant Vénus entr'ouvrant deux coquilles d'où elle sort. Ce bas-reliefci, d'une composition agréable, mais d'une exécution médiocre , ornait un tombeau. C'est peut-être la copie d'un bon original; Apelles avait traité ce sujet. VU. Borg.

Une petite statue de Génie fiinèbre surmonte la colonne; sa torche est renversée en signe de tristesse. ' marhre de Paros. VU. Borg.

Haut. 0,731 m. — 2 p. 3 p.

385SEPTIME-SÉVÈRE, buste ^ marbre grec. Haut. 0,724 ra. — 2 p. 2 p. 9 I.

Il n'y a que la tète d'antique, et le travail en est moins bon c[ue celui des n»s joH et no.

386 MINERVE, statue-, marhre grec.

Haut. 1,117 m. — 5 p. 5 p. 3 1.

La déesse est armée de sa redoutable égide , et elle devait tenir une lance à la main.

387 PSYCHÉ, statue i marbre de Carrare.

Haut. i,3oom. — 4 P- ^

Persécutée par Vénus , elle implore la pitié de cette

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déesse, ou peut-être invoque-t-elle Cupidon pour qu'il calme le courroux de sa mère. La tèle antique est rapportée , et sa ressemblance avec celle d'une des filles de Niobé, aurait pu faire restaurer cette figure en Niobide , si des indications d'ailes ne l'eussent pas fait reconnaître pour une Psyché. Les draperies sont d'un beau mo'Jvement et d'une belle exécution. VU- Borg. st. 3, n» 4-

Le piédestal est orné de bas-reliefs dont celui de la face offre un berger qui tient à la main le pedum , et garde cinq chèvres. Ce bas-relief ornait autrefois le piédestal du chien n» 216. Les biches qu'on Tolt sur les faces latérales de ce piédestal sont en partie modernes. La tète de celle de droite est d'un joli caractère.

388 0RESTE ET PYLADE, bas-relief.

H. 0,839 m. — a p. 7 p. j larg. i ,780 m. — 5 p. 5 p. 9 1. Les crimes et les malheurs de la famille des Atrides ont exercé le génie des artistes de l'antiquité. On voit dans ce bas-relief, qui faisait partie d'une composition plus considérable , Oreste et Pylade vengeant la mort d'Agamemnon par celle de Clytemnestre. Les draperies indiquent que cette scène horrible se passe dans l'intérieur d'un palais: Le serpent qui ronge le sein de Clytemnestre peut indiquer les remords c|ui la poursuivaient 5 la torche et le serpent entre les mains d'une autre femme endormie, caractérisent une furie 5 Oreste paraît craindre de la réveiller. La femme qui suit un des deux meurtriers doit être Electre, sœur d'Oreste , et qui prit part à son forfait. L^n vieillard et un jeune homme paraissent s'intéresser au sort de Clytemnestre. Winckelmann , dans ses Mon. ined. vol. 2, ])ag. 1,93, a publié deux sujets dent la composition a beaucoup de rapport avec celle-ci, dont il parle aussi. Vil. Borg.

Scj

EUTERPE , statue; marbre de Paros.

Haut. 0,882 m. — 2 p. 8 p. 7 I.

La muse de la musique , vêtue d'une tunique sans manches et d'un peplus, lient à la main gauche un rouleau, et de la droite une flûte. Ces attributs sont dus à une restauration moderne , ainsi que les bras. Mon. du Mus. t. 1 , p. 26.

La jolie petite statue en marbre de Paros, placée sur la colonne, est un Cnpidon c|ui tend son arc. On connaît plusieurs figures de l'Amour dans la même attitude 5 ce qui fait croire que ce sont des répétitions ou des imitations d'un original célèbre. Voyez le n'* 099. Vil. Borg. st. 6 , no 4-

Haut. 0,670 m. — 2 p. o p. 9 1.

O PEFtSONNAGE ROMAIN inconnu, buste; m. grec. Haut. 0,670 m. — 2 p. o p. 9 1.

Le travail de celte tête, surtout celui des oreilles, est très-beau. Elle paraît être du premier siècle de l'empire ; le nez est rest.mré ; mais il y a dans la figures des traits qui se rapprochent de ceux de Galba. 001 JEUNE ATEILÈTE vainqueur, statue; marbre grec. La pose de cette figure, la jeivuesse du torse, ont donné l'idée d'en faire un jeune athlète 5 la couronne et la palme sont des signes de ses \ictoires. On sait qu'il y avait dans les jeux de la Grèce des jeux et des prix destinés aux jeunes gens. On leur élevait aussi des statues dans les bois de l'Altis , sur les bords de TAlphée à Olympie. La tête rapportée a le caractère d'un portrait', les jambes et les bras sont modernes. VU- Borg. st. 7 , n" 1.

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