SALLE DE L'ISIS
ou DES MONUMENS ÉGYPTIENS.
Quatre colonnes de brocatclle d'Espngne sont placées aux q'iatre coins de la salle, et supportent de petites statues égyptiennes , dont la plus remarf|uable est une ISIS à tète de lionne en basalte noir.
Haut. 0.460 m. — I p. 5 p.
Un disque, emblème de la lune, surmonte sa coîffurp. La d«;esse tient à la main le tau ou croix ansce , emblème que l'on a pris pour un indice des crues du Nil , pour un instrument d'agriculture, pour le signe de la régéiiératinn des êtres et de la nature,' pour la division de l'année en trois saisons , et que M. de Cavlus et d'autres antiquaires croient être une clef qui avait élit donnée à Osiris et à Isis , comme on en donnait chez les Grecs à plusieurs divinités, potir indiquer que celles del'Egyjite avaient la garde du Nil , et que c'était elles qui , en réglant les inondations de ce fleuve, ouvraient et fermaient, pour ainsi dire, les sources de la fertilité de l'Egypte. Les statues de divinités égyptiennes avec des tètes d'animaux sont très-rares. Montfancon a publié ce monument, f^il. Borg. st. 8, n° 8. Mon, du Mus. t. 4 , p. 100 et suivantes.
o5o FIGURE ÉGYPTIENNE DEBOUT, statve^ marb. f^rcc. Haut. 0,297 ™- — 1 1 p.
Cette petite figure de femme, dont la draperie ornée d'iiiéroglyphes forme Tine espèce de tablier, appartient ]iar le style à l'ancienne école égyptienne , et est remarquable par la finesse de l'exécution. Elle est placées sur une gaine antique d'albâtre fleuri , formée d'une tète et d'une pa±te de panthère.
O JQ ISIS , statue ; noir antique.
Haut. 2.410 m. — 7 p. 5 p.
Cette figure presque colossale, d'une parfaite conservation j et dans le style grec, fut trouvée à la 'villa
«54 DESCniPTlON
Adriana dans le siècle dernier ; on l'a vue autrefois dans le Musée du Capitule, où cependant elle n'a\ait pas la tête antiqiie, que l'on a dernièrement restituée, Mon. du Mus. t. 4? P' 5i.
Les artistes grecs établis en Egypte sous les Piolt'inées, en conscivant aux figures égyptiennes une partie de leurs formes et «le leurs poses, y firent pourtant de grands changemens, et donnèrent aux têtes un caractère mêlé de grec et d'égyptien ; ils firent aussi des changemens aux draperies qui , dans les statues ^ d'ancien style sont à petits plis ou rayées dans certaines parties , et dans d'auires si justes au corps et si minces, qu'elles en suivent toutes les formes , et que souvent ce n'est qu'au bas des jambes que l'on s'aperçoit que les ligiires sont vêtues. Du temps d'Adrien on imita beaucoup les statues égyptiennes d'ancien style , mais avec quelques altérations , en rectifiant le dessin et en leur donnant plus de mouvement. La poitrine des hoicmes est plus relevée que dans les figures d'ancien style ; la taille est moins svelte vers les hanclies, et les articulations sont plus prononcées^ les yeux sont encliàssés \ les pieds ont fcien à-peu-près la même position f{.te dans les anciennes figures, mais ils sont, ainsi que les mains, d'un bon dessin.
Dans le piédestal de l'Isis on a encastré un bas-relief de grès très-dur, offrant deux figures qui semblent être les portraits de deux personnages égyptiens. Ce bas-relief tient à l'ancien style ; les oreilles sont très-élevées. Le costume se retrouve sur plusieurs caisses de momies. L'écriture hiéroglyphique qui accompagna ces figures est très-uetie. Ce bas-relief a été acquis s. Aix avec la statue du n* 36o.
H. 0,859 ra. — 2 p. 7 p. j larg. 0,559 '"• — i p. 8 p. 8 1.
36o FIGURE ÉGYPTIENNE A GENOUX, statuç 671 basaltc noir , dont la plinthe est chargc^e d'hiéroglyphes , et placée sur une gaine pareille à la précédente , dont une partie est en marbre , et le haut en granit rose. Ces deux gaines ont de h. 1,394m. — 4 P- ^ P*^ '•
361PH.ÊTRE ÉGYPTIEN, statue.
Haut. 1,394 ra. — 4 P- 3 p. 6 I.
Ce personnage est à genoux assis sur ses talons , les
DTS AMIQUBS. 'l55
jnaîns posées sur les cuisses, position qui se retrouve souvent <îans les figures égyptiennes. Cet ouvrage , d'\ine pa) faite conservation , est exécuté dans une pierre jaunâtre fort dure qui est le saxum arenaceum de M. Wad {Fossilit jŒgyptiaca , n9 SgS). Il nous donne une idée du plus haut point où l'art statuaire se soit élevé chez les Egyptiens 5 on y retrouve tous les caractères de l'ancien, style. La coiffure lourde et qui enveloppe les cheveux, appartient à celte époque. Les proportions des parties de cf Ite figure sont exactes, les indications des os et les articulations sont justes. Dans les figures de ce stvle , les pieds sont larges et écrasés 5 les articulations des doigts ne sont niarc|ués ni aux pieds ni aax mains , et les ongles ne sont indiqués cjue par un trait. Le caractère national se montre particulièrement dans le visage et dans l'élévation des oreilles. Les hiéroglyphes qui couvrent la plinthe et le pilastre contre lequel est appuyée la figure , sont faites avec assez de finesse pour une pierre aussi dure et d'un grain très-grossier. Ce monument, c[ui faisait partie du cabinet do M. Sallier à Aix en Provence , a été acquis pour le Roi par les soins de M. le comte de Forbin. On a encastré dans le piédestal un bas -relief égyptien tiré-des fragmens d'un obélisc[ue c|ui fut trouvé jadis à Rome dans les environs du même temple d'Isis et de Sérapis , dont' on a fait mention au n° 249. On y voit l'épervier sacré, symbole d'Osiris et du Soleil 5 le globe et les serpens qui sont frtquens dans les hiéroglyphes.
H. 0,749 ™* — 3 p. 3 p. 8 1. j larg. o,5oo m i p. 6 p. 6 1.
D62 BAS-RELIEF grec représentant les combats de Bacchus contre les Indiens , cpie l'on reconnaît à leurs éléphans de guerre. Vil. Borg.
H. i,45im.— j.p.4 p. Sl.j Urg. i,56i m.— "i p.gp. 8 I.
PPJ STATUE ÉGYPTiENKE 871 h&saltc vert, qui parait
i56' DEsmirTiOîT
représenter un prêtre. Elle tient au style (l'Imitation,' et une partie est moderne. La gaine à tète de griffon est en granit gris. Vil. Bqrg. st. 8, n» 4- Haut. o,53o m. — i p. 7 p. 7 1.
064 STATUE ÉGYPTIENNE en basalte noir. Celte pose est très-fréquento dans les statues égyptiennes. Haut. 0,4^1 ni' — ' P- 4 P* 7 1*
365 THALÀMÉPHORE , statue ; granit Jiolr.
Haut. 1,449 "'• — 4 P- 7 P- 2 1.
Une femme consacrée au culte égyptien est le sujet de cette statue de granit noir à taches blanches et d'un très - beau style ; elle porte un de ces petits temples (thalamos) iisités dans les pompes ou processions, dans l'intérieur duquel on voit une idole de Sérapis debout. Le pilier cp.ù sert d'appui à la statue est couvert d'hiéroglyphes sur deux côtés. Ce monument a été déterré, ainsi que le n° 072, à Sainc-Eustache, où le pilastre de la statue formait une marche. Le piédestal est orné d'un autre fragment du même obélisque, dont on a fait mention au n" 36 1 , et cjui offre un épervier et dei:x poissons.
366 EAS-RELîEF grec représentant l'enlèvement de Proserpinc. Vil. Borg.
H. 0,440 m. — I p.4p.3 1. 5 îarg. 1,44^ m- — 4 ?■ 5 p. 5 I.
36y THALAMÉPHOS.E a genoux, statue-, basalte noir. Haut. 1,674 m. — 5 p. I p. 10 1.
Cette figure à genoux porte dans ses mains un petit' trône sur lequel trois idoles sont assises. Ce monument fut trouvé dans le siècle dernier le long de la voie flaminienne , à environ dix lieues de Rome. Parmi les hiéroglyphes dont est chargé ce monumeut , on distingue des animaux gravés avec une grande délicatesse. Vil. Alh.
DES ANTIQUES. 1 Sj
J68ÉPERVIER en marbre noir.
Haut, o,53o m. — i p. 7 p. 7 I.
Cet oiseau qu'on trouve représenté sur beaucoup de monumens égyptiens , était un emblên)e 4'^siris et du Soleil. La gaine qui supporte cet épenier est en marbre grec veiné.
56^ ISIS , statue ; basalte.
Haut. 2,4gi m. — 7 p. S p.
Cette figure , de dimensions encore plus fortes que celle du n" 35t) , est loin d'être aussi bien conservée. On l'a tirée des jardins de Versciillet.^ Irf style se ressent des écoles grecques.
Trois inscriptions liiéroglypiiiques sont encastrées dans le piédestal.
570 CYNOCÉPHALE en basalte -vert.
Ilaat. 0,480 m, — i p. 5 p. g 1.
Cette espèce de singe ou de babouin à longue queue et à tète de chien , d'où lui est venu son nom , était consacré à la Lune. On croyait qu'il se revêtait des peaux des animaux qu'il tuait, et dont il enlevait le poil. C'est cette espèce de manteau c[u'on lui voit, et que JNIartial comparait au bardocucullus des Gaulois. Vil. Alb. Winckelm. HLst. de l'art, édition de Carlo Fea , v. i , p. 8S. La gaîue sur laquelle est placé ce cynocéphale est eu marbre grec veiné.
37 1 FIGURES ÉGYPTIENNES , groupe ^ grcjut rose. Haut. 0,879 m. — 2 p. 8 [t. C 1.
Ces deux statues, moindres que nature , sculptées dans le même bloc, représentent un homme et une femme. Les hiéroglyphes qui sont grossièrement gravés sur différentes parties du groupe, apprejiaient sans doute à ceux qui savaient liri l'écriture sacrée , les noii:s de ces
1 58 ÎÎESCRIl'TlbN'
deux personnages. Il semble par le style du monument qu'ils ont vécu à une époque où l'art statuaire des Egyptiens était dans la décadence. L'un des deux tient un sistre 5 ils sont -vêtus de ces étoffes rayées c[ue nous avons déjà fait observer.
072 FIGURE ÉGYPTIENNE DEBOUT, statue ; busalte. Haut. 1,340 m. — 4 P» ï P- ^ !•
Cette figure est toute antique, quoique la tête soit rapportée , et elle a les caractères de l'ancien style égyptien. Quant au sujet , il n'est pas plus aisé de le déterminer que celui du n» 374- Voy. le n» 375.
Un fx-agment d'obélisque découvert à Rome , dans l'île du Tibre, orne le piédestal.
Cette figure tient un sistre. Cet instrument , qu'on voit sur les mouumens et^jptiens, était ordinairement en bronze de sept à Luit pouces de long 5 il était de forme éliptique dans le haut, resserré vers le milieu, et terminé carrément dans le bas, où était tin manche pour le tenir. Quatre où cinq petites tringles de méial le traversaient dans sa partie inférieure ^ elles étaient terminées par un crochet , et pouvaient se mouvoir j en agitant le sistre , elles produisaient un son aigu qui , dans les cérémonies, se mêlait à celui de la flûte , nommé chiioue , et du tibiini , tambour de basque. Le sisirc , à ce qu'il paraît , était un des emblèmes du système du monde 5 il éiaii consacré à Isis, et ordinairement surmonté de sa ligure , de celle du dieu jElurus ou du dieu Chat , et de Nephthys , femme deTvplion etmt-re d'Anubis. Ce bas-relief , d'ancien style égvptien, piouverait queWinckehnann s'est trompé en avançant que l'on ne trouvait de sistre que dans les monuinens égyptiens de la dernière époque, telle que la table isiaque. Les peintures isiaquns cle Pompéi offrent plusieurs sistres , mais elles sont modernes auprès de ce bas-re!ief.
07ÛI BA^-RELIEF grec représentant Jason qui dompte les
taureaux tle Colchos, et épouse Médée. ViL Borg. H. o,C,6t m. — 2 p. op. 51. j larg. 1,809m. — 5 p. 6 p. to I.
•^74 FIGLTRE ÉG-srrTiENNE accroupie, statue^ granit noir. Hani. 0,879m. — 2 p. 8 p. 6 1.
Celte statue, de grandeiir naturslle , d'ancien -Iv!»
t>ES ANTIQUES. l50
«gvptîcn, est d'une grande inU'grité et la tète d'un as^ez
beau caractère. On ne peut déterminer avec certitude si
les ligures représentées dans cette pose sont des portraits
de personnes réelles , ou des images de ces génies qui
étaient censés accompagner les grandes divinités de
l'Egypte. On a donné pour piédestal à cette statue un.
autel en marbre de Paros , orné de guirlandes et de
bucranes d'ancien style grec , et qui parait avoir été
consacré à Bacchus. Il a été apporté de l'ile de Délos,
et acquis pour le Roi avec les morceaux des n^* 35^
et 36i.
Haut. 0,975 iti. — 3 p.
375 DEUX SPHINX de hasalle noir sont élevés des deux côtés de la porte , ainsi que deux autres statues égyptiennes, ouvrages modernes. L'une en parangon représente Osiris. Vil- Boig. st. 8 , n<* 2 5 l'autre qui représente Isis , enveloppée des ailes qu'on donnait aux divinités égyptiennes , est du même marbre, à l'exception des cliairs , qui sont exécutées en albâtre. VU- Borg. st. 8,
Hauteur des statues 1.632 va. — 5 p. o p. 3 1. H. des sphinx 0,579 m. — ' P'9P*^^» 'ong. \,\/^(j\\\. — 3 p. 6 p. 4'- Les sphinx égyptiens diffèrent de ceux des Grecs en ce que ceux-ci ont ordinairement des ailes : on en trouve aussi avec des tètes d'hommes barbus. Les sphinx d'Egypte , surtout ceux d'ancien stjle , ont quelquefois des mains d'homme j la partie de derriire est miile^ et ils ont le sein de la ftuime. Ils sont aussi en général coiffés comme les statues des diviuités égyptiennes à formes humaines.
076 ISIS , statue ; granit gris de l'île d'Elbe. Haut. 1 ,489 m. — 4 P- 7 P' Cette figure est une imitation moderne des statues égvptiennes d'Isis. Dans les figures égyptiennes d'ancien style , les femmes ont la taille tiès-fine vers les hanches | et les seins très-saillans. Vil. Borg. st. 8 , n° t.
j6o liEscniPTiON
Un second fragment de l'obélisque dont on a fait mejilion au no 365 , orne le piédestal.
Oyj BAS-IULLIEV représentant Bacchiis et sa suite, trouvantdansl'iledeNaxosAriadne abandonnée par Thésée. Fi/. Borg.
H. 0;Gi7iu. — 1 p.iop. lol. ; larg. 1,699 m. — 5 p. 2 p. 9I.
378Gx;AND autel des douze Dieux, marbre pc7itéL Haut. 2,08g m. — 6 p. 5 p. 2 I.
Ce l)el onvrai.>e de l'ancienne école attique ou cginélique, pris par erreur pour travail étrusque, est entièxeiiietjt »ians le style des monumens choragiques. Les bas-reliers qui ornent chacune des trois faces sofit distribués sur deux bandes.
Les figures qtii r inplisserit la bande supérieure sont les douze grands dieux de la rslifion grecque , quatre sur chaque pan de l'autel , en volt ô'ôbord Jupiter, Junon, Neptune, Cércs et Vesta; ces cinq ^^randes divinités étaient enfansde Saturne; celles q'ii suivent avaient Jupiter pour père. Mercure , remarquable par la longue barbe qu'on lui donnait dai.^-. les monumens d'ancien style , et par ses grandes talonnléres. Vénus se reconnaît à la colombe qu'elle tient à la main ; elle est entièrement vêtue ainsi qu'on l'a représentait dans les premiers temps de l'art j elle est auprès de Mars. Viennent ensuite Apollon , vêtu de la robe longue , comme nous l'avons déjà vu 5 la partie supérieure, restau réeaurrérois, n'est pasdanslecaractère que nous offre des monumens choragiques ; Diane, à qui on ne donnait pas encore la tunique courte des chasseurs , est près d'Apollon. A côté d'elle on voit Vulcain qui tient des tenailles; il présidait aux arts, ainsi que Minerv" , avec qui il p?raîr s'e.tilretenir. Les figures de la bandd ijtférieure sont plus grandes , au nombre de neuf seul; m. nt, trois de chaque côté. Sur la première face,
DES ANTIQUES. j6i
GC. sont les trois Grâces qui dansent 5 elles sont vêtues comme on les représentait encore du temps de Socrate. Ici elles n'ont aucun attribut; on leur faisait tenir ordinairement à la main un dé , une rose et une branche de myrte ; ces figures sont très-belles. Sur la seconde bande , les trois Heures ou Saisons de l'année , dont l'une a dans la main des feuilles , l'autre une fleur , la troisième des fruits. Ces trois saisons , nommées par les anciens Q recs Euno mie f //"^/ze et Z)/ce, étaient le Printemps, l'Automne et l'Hiver. Celle qui tient une feuille, et qui est la dernière à gauche de cette bande , est d'une grande beauté, et peut-être la plus remarquable des ligures de ces bas-reliefs. Enfin sur la dernière bande on voit trois déesses sans autres symboles que des sceptres dans leurs mains di-oites, et leurs mains gauches ouvertes. Ce sont probablement les Illythies , déesses qui présidaient à la naissance des humains, et que l'on confondait quelquefois avec les trois Parques.
Tout est curieux dans ce beau monument j les draperies y sont d'une grande richesse , et elles offrent dans leurs plis les particularitds que nous avons fait observer dans les mom^raens choragiques; les coîffures élevées sont du même genre q\ie celles de ces monumens. On doit aussi remarquer que ces bas-reliefs , ainsi que ceux de la celU du Parthénon, n'oni que peu de saillie, on D a pas même cherché à indiquer les plans par la dégradation des reliefs j il y avait peu d'ombres portées , ou elles étaient très-douces , ce qui donnait à-ces bas -reliefs un effet très - harmonieux , et en faisait des espèces de tableaux ou de camées qui restaient bien à leur place , et ne l'emportaient pas en vigueur de lumière et d'ombre sur les parties d'architecture dont ils faisaient l'ornexnent. Ce monument a été gravé et expliq\ié dans 1« sixième volume du Museo Pio Clein. pi. B, et dans les Mon, Gab. p. 209 , pi. A , B , C. Winckel. dans ses Mon. inéd. lig. i5 , donne un des côtés de cet autel , mais d'une manière très-inexacie.
Le grand vase en ferme de cratère qui surmonte l'autel, est de marbre pamiazetto ( le marbre phrygien ou syanadique des anciens); le bord est décurë de masques bachiques; la manière
1^3 • DESICRIPTiOM
dont plusieurs ont les cheveux relevés sur le devant , se nommaft o/2cAo5. Les masques des jeunes gens avaient des cheveux blonds j ceux des personnages affligés des cheveux épars. Haut. 1,579 m. — 4 P- 10 p. 41»
79^ÉNUS, statue^ jnarhre pentélique.
Haut. 1,852 m. — 5 p. 8 p. 5 1.
Cette Vénus a beaucoup de rapport avec celle d'Arles. La déesse paraît arranger sa clievelure et se disposer à entrer au bain 5 elle porte au bras et au poignet gauches le spinther et Vépicarpe.
5oO VÉNUS, statue i marbre de Paras.
Haut. 1,857 m. — 5 p. 8 p. 7 1.
Cette Vénus , par sa pose et ses accessoires , ressemble à celle du Capitole, et en est une imitation antique. Vil. Borg. st. 5, no 5.