BAS-RELIEF SÉPULCRAL
H. o,568 m. — i p. g p. 5 larg. «,i irx ta. — 6 p. 6 p. Deux génies portent un raédaillfon orné d'un aigle 5.
i68 DESCRinio^T
({eux auti»es tiennent ries flambeaux renverrez, emblème de la mort 5 les pantlièi-es couchées près de eanthares , d'où sortent des fruits , pourraient indiquer que ce tombeau était celui d'un guerrier caractérisé par l'aigle des coliortes romaines , et qu'il était initié aux mystères de Baccbus. /^//. Borg.
Les vases renverses que l'on voit sur les tombeaux , et d'oiS sortent des fruits ou quelque liqueur , peuvent être aussi des emblèmes de la vie qui s'écoule et nous échappe.
Au liaut de la colonne on Yoit une statue de Vertumne couronnée de feuilles de pin, et tenant des fruits dans le pan de son manteau. Les différentes figures de cette divinité cliampêtre la représentent de la même manière , et elles sont assez rares. Vil- Borg. Mon. du Mus. t. 2, pi. 40 •
Haut. 0,866 m. — a p. 8 p.
097 PERSONNAGE ROMAIN inconnu, buste, m. grec. Haut, o 644 m- — i p. 1 1 p. 10 1.
Le travail , la coiffure et la barbe de ce buste , peuvent le faire placer au troisième siècle , vers le temps de Plùlippe.
OC^ij MINERVE d'ancien style grec, statue; marhre pente li que.
Haut. 0,868 m. — 3 p. 8 p. i 1.
Le costume de cette Minerve ressemble à celui des statues d'Egine ; son égide , qui forme une espèce de grand manteau garni d'écaillés, couvre ses épaules, et retombe jusqu'aux jarrets. Il rappelle ces (vètemens de peau de chèvre que , selon Hérodote , portaient les femmes d'Ethiopie. La tunique à manches larges, rattachée par des l^outons, descend jusque sur les pieds, et est recouverte d'un péplum très-ample à plis droits , serrés et symétriques. Outre que ces plis pariÂssent avoir été faits d'après des étoffes gommées et plissées au fçr.
Kl et remontent à l'époque où l«s statues étaient revêtues B de robes d'étofFe 5 ils peuvent aussi indiquer que les
statues de marbre , ainsi drapées , sont des copies des anciennes statues de bois. Il est naturel de penser que les premiers sculpteurs, peu habiles, en faisant des statues en bois, suivaient ordinairement le fil du bois, ce qui devait donner aux formes du corps et aux plis des diaperies du sec et de la roideur , que l'on a conservés par r<espect pour les anciennes idoles dans leurs copies en marbre. Le casque de la déesse est orné d^une couronne , dont les fleurs ressemblent à celles du myrte. On sait par Pindare et par Athénée qu'il y avait à Corintliedes courses aux flambeaux et des fêtes nommées Helloties en l'honneur de Minerve Hellotis, à qui l'on offiait des couronnes de myrte. La tête de cette statue , qui est rapportée, a pu appartenir à une figure de Minerve Hellotis, et convient au reste du corps, qui peut être une copie de quelque ouvrage de Gallon d^Egine, dont on avait à Corinlhe une Minerve en bois. Alon. du Mus. t. 1 , p. 9.
•J99 GUPIDON ESSAYANT sox ARC, stutue ^ marbre grec. Haut. 1,195 m. — 3 p. 8 p. 2 1.
La tête de cette jolie statue est pleine d'expression, et le torse en est fort beau. On la trouve répétée plusieurs fois , et ce doit être la copie d'un Cupidon célèbre , peut-être de celui de Lysippe en bronze , qui attirait les curieux à Thespies. Il paraît que le Cupidon que Praxitèle regardait comme un de ses chefs-d'œuvre, et qu'on voyait aussi à Thespies , était vêtu. Il y su avait un à Paros du même statuaire ^ qui était nu 5 les auteurs n'indiquent ni le caractère ni la pose de ces Cupidons. Vil Borg. st. 6 , no 4-
Le bas -relief de la face du piédestal offre un géiu^ bachique sur un bouc. Ce bas-relief faisait partie df
celui sous le n" 387. Ces sujets sont très-fréquens dan» les sculptures des sarcophages et dans les peintures antlque-î. Les animaux des faces, latérales du piédestal sont d'après l'antique.
400 SACRIFICE, bas-relief.
H. OjQ'îy m- — 2 p. ri p. ^ larg. 1,31 3 m. — 5 p. 8 p. 10 1. Diane , la Victoire et l'Abondance assistent à un sacrifice 5 le personnage que l'on aperçoit derrière la Victoire , et dont le costume n'est pas celui d'une divinité , pourrait être la personne qui offrait, ou pour qui l'on offrait le sacrifice. Toutes les têtes sont rapportées , et ce bas-relief, d'un travail et d'un style assez médiocres, a beaucoup souffert. Vil. Borg.
401 APOLLON PYTHIEN, stati'c ,• marbre pentélique.
Haut. 0,789 m. — 2 p. 5 p. 2 f.
' La lyre, le laurier et le serpent font reconnaître
Apollon Pythien dans cette petite statue. La tète est moderne. Vil. Borg. st. 6 , n» 11.
^02 PERSONNAGE ROMAIN inconnu, buste-, marbre de Paras.
Haut, 0,672 m. — 2 p. o p. 10 1.
Cette belle tête, en mauvais état, offrait probablement le portrait de quelque personnage romain du premier siècle de notre ère. La partie antique est d^un beau travail ; le buste est moderne.
On a placé sur le haut de la colonne une jolie statue rep-éscntanfc un suivant de Bacchus : il tient d'une main un vase, de l'autre une grappe de raisin. VU- Borg. portico , n" 8.
Haut. 0,947 m. — 3 p. ti p.
40.3 FAUNE DANSANT, statue^ marbre de Parcs. Haut. 1 ,020 m. — 4 P' o p. 9 1.
Toute la partie antique de cette statue peut se comparer , pour la vérité du travail et le moelleux des chairs,
DES ANTIQUES. 1 - l
aux plus belles figures tle cette nature fortement prononcée. Les bras , les jambes , une partie des cuisses sont modernes, et la tète antique a été mal rapportée, (i).
^04 BAS -RELIEF SÉPUCRAL, marbre de Luni.
H. 0,554 ui. — I p. 8 p. 61.; larg. 2,i52m. — 6 p. 7 p. 6 !• Deux tritons , couronnés de branches de corail, soutlfnnent une coquille où l'on voit le buste d'une femme dont on comparait sans doute la beauté A celle de Vénus sortant du sein des omles. Des néréides jouent sur les flots avec des monstres marins ; fleux amotirs égaieijt et dirigent le cortège au son de la lli^ite et de l" lyre. Au-dessous de la coquille on voit une divinité marine. Tels durent être le triomphe de Vénuset celui deThétis. Les panthères, le bélier et le taurea\i transformés ea anltnaux marins, et portant des néréides, se trouvent souvent dans les plus jolies peintures de Pompéi et d'rlerculanum. On peut remarquer dans la disposition de ce bas-relief la symétrie qu'offrent la plupart des compositions dont on ornait les sarcophages ; celle-ci ne manque pas de grâce dans l'ensemble*, mais l'exécution en est faible; il y a cependant des parties bien travaillées. Parmi les sculpteurs de l'antiquité, Pline, liv. 36, ne cite que Scopas comme ayant excellé dnns de pareils sujets. Peut-être ceux qui nous restent sontil", des imitations des chefs - d'œuvre de ce grandmailre. Vil. Borg.
4o50Li\.UDE, tête coinssale; marbre de Paras. Haut. 0,53: m. — I p. 7 p. 31.
On trouve dans lu figure cet air incertain et embar-
(1) Le lorse de ceUe st.itue , ainsi que la I<clle Pcilymnie. ■vienntnt d'être moulés dans les .ileliers de inouinge du Mti=ee Roynl ï ci l'on trouve les plàlres très -bien faits d'une grande «|uamitc des plus belles slatneâ aaiifjues.
lassé qu'offre la statue de cet Empereur n° 14^, et qui jetait du ridicule sur toutes ses actions. Nlus. Bou. y. 2.
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Arcade qui mène à la salle de l'Haruspice.
V|06 LE SOLEIL, statue } marbre de Carrare. Haïu. 1,755 m. — 5 p. 4 P- 'o'« Le dieu du jour, vêtu d'une turique courte et d'un» chlan:ide, est couronné de sej^t rayons, ainsi que la statue colossale du soleil , faite à Rhodes par Charès de Linde, élève de Lysippe. On donnait aussi à la couronne du soleil douze jrayons qui marquaient les douze mois. Sa tête se trouve sur un vase et dans des peintures antiques , entourée d'un cercle nommé limbus] Winckelinann , JS/Lon. ined. t. 2 , pi. 2.5. Deux des chevaux du Soleil, Eton et Piroïs , sont près 'de lui} le globe et la corne d'abondance, restaurations moderhes, conviennent au dieu qui éclaire et vivifie le monde; il est ainsi représenté dans un bas -relief de la chute de Phaéton. Cette statue, ouvrage du troisième siècle, est d'un« assez belle conservation. Vil. Borg. st. 3 , n» 2.
407 MATRONE ROMAINE, bas- relief.
H. 1,744 ro- — 5 p. 4 P- 5 I. j larg. 0,758 m, — 2 p. 4 p. Cette matrone , vêtue de la stcla et la tête recouverte de \2l palla y est dans le costume de la Pudicité. Le travail de ce bas-relief, qui faisait partie de quelque grand monument, est médiocre; mais la pose et l'intention de la draperie sont bien. VU- Borg.
408CIPPE SÉPULCRAL, marbre pentélique.
H. o,7:/\\ m. — I p. o p. 7 1. j larg. 0,401 m. — 1 p. 2 p. 10 1. Il est orné de guirlandes et dçjjuç^âne?. On voit sur lt"S
nCS AN'TI<;)UES. 1^3
côtes une ,patère , une cesespita , un préféricuie , des bandelette* et un aspergillum.
409 CIPPE SÉPULCÏIAL , aux angles duquel on voit des tr('pieds avec leur cor'îna. Il est orné de génies , de guirlandes et d'une tète de Méduse.
H. o,65o m. — 2 p. i larg. o,/^:\Ç^ m. — i p. 4 p. 6 I.
41 O NERON JEUNE , statue; marbre pentélique. Haut. i,83o m. — 5 p. 7 p. 7 I.
Un fragment de marbre sur lequel on lisait TI.AVG, et qui paraîtrait avoir appartenu au tronc de palmier , peut faire croire que cette statue représentait Tibère. La tète étant perdue , on en a rapporté une de Néron jeune j elles sont très-rares. Mon, Gab. n" 36.