IVIARS , statue ; marbre pentélique
Haut. 1,913 m. — 5 p. 10 p. 8 I.
En restaurant cette statue , dont le torse était dans le costume héroïque , on lui a donné une tète idéale dont le caractère convient à celle du dieu de la guerre , et on en a fait un Mars. Cette tête aurait aussi quelque rapport avec celle d'Achille , si elle était plus jeune et ciue les cheveux fussent plus longs. Le casque a la même forme que celle de la statue n° i44j à l'exception que celui-ci est garni de genéiastères ou gardes -joues. La partie relevée au-dessus du front , en forme de couronne, senovars\a.\tstephanê . Lescasques de cette espèce diffèrent de ceux qu'on voit ordinairement aux Grecs , et se rapprochent des casques romains. Cette statue est trèscurieuse , en ce qu'elle offre sur le tronc d'arbre les noms de deux sculpteurs, Harmatius et HéracUdes. Le dernier était fils d'Agasias d'Epbèse, que M. Visconti est porté à croire le même que l'Agasias , auteur de la statue du Héros combattant. Mon. du Mus. t. 4> p- 66.
174 DEscRiPTiorr
4 1 2 PSYLLE , bas-relief.
H. 1,764 m. — 5p.5p.2l.j larg. 0,731 m. — 2 p. 3 p. Cet homme nu, entoiu'é d'un serpeut, pevit représenter un de ces psylles opliiophages , ou mangeurs de serpens, de la Cyrénaïque, qui ne craignaient j^as le venin de ces reptiles, les combattaient etles mangeaient. On avait recours à eux pour guérir les morsures de vipères. Il existe encore en Egypte, suivant Savarî , un grand nombre de ces psylles qui exercent le même métier que ceux dont parlent les anciens. On attribuait la même faculté aux Marses , peuples d'Italie. Ce bas- relief poiirrait aussi figurer grossièrement le Serpentaire {Ophiucus) ^ Pune des constellations. J^il. Borg.
4l3ciPPE SÉPULCRAL de M. Pontilius Cerialis, orné d'oiseaux et de branches de lierre.
H. o,383 m. — i p. a p. 2 l.j Jarg. o,332 m. — i p.o p. 3 I.
4.1 4- CIPPE SEPULCPiAL, de marbre pentéliqve , consacré à Esculape ^^■à.x Aurelius VenustuS) vétéran de la neuvième cohorte ; ilétaitpeut-êtreducorpsdesneufcohortesprétoriennes établi par Auguste , et qui se rendit si redoutable aux Empereurs. L'aigle et la foudre qu'on voit parmi les ornemens servaient d'enseignes. La foudre distinguait la douzième légion , surnommée \dL fulminante. Il se pourrait c|ue cette cohorte prétorienne fût la neuvième cohorte de cette légion.
H. 0,5^3 m. — 1 p. 7 p. 41. J larg. o^çp. m. — i p. 2 p. 61.
4 1 5 JUPITEPl , statue ; marbre grec.
Haut. 1,749 m- — 5 p. 4 P- 7 !• Le dieu paraît prêt à lancer sa foudre, et son aigle à ses pieds semble attendre ses ordres. La figure ne manque pas de dignité , et la draperie est belle. VU» Borg. portiq. n" 4-
riES AXTIQITEJ.
SALLE DE L'HARUSPICE.
Deux des quatre colonnes de cette salle sont en marbre vert antique clair ; les deux autres sont eu brèche universeUe d'Egypte. Les panneaux des piédestaux sont en brocatelle.
4 1 6 VÉNUS , tête ; marbre grec.
Haut. o,4h6 m. — I p. 4 p. 6 1.
L'agencement de la'chevelure , l'air de la tête et les paupières inférieures, légèrement relevées, font reconnaître dans la partie antique de cette tête le caractèra de la déesse de la beauté.
4^7 CUPIDON , statue ; marbre grec dur. Haut. 1 ,7 i 5 m. — 5 p. 5 p. 3 1.
La tête, le torse et toute la partie antique de cette charmante statue sont pleins de grâce et de cette mor~ bidezza de l'âge tendre qui convient au plus jeune et au plus aimable des dieux. Ce serait l'Amour céleste tel que le dépeint Sapho, s'il était vêtu de la chlamide qu'il vient de déposer sur le cippe qui lui sert d'appui. Ce Cupidon peut être uise copie de celui que Praxitèle avait fait pour Parcs. Voyea le n" Sç^, Vil. Borg. st. 9, n^ 11. Winckelm. Mon. ined. t. i, p. 44» ^^~ garde la tête de ce Cupidon ou de ce géiîie comme le type de la beauté.
4 1 8 FUNERAILLES D'HECTOR , bas-relief.
H. o,5oo m. — I p. 6 p.6 I. j larg. i,83c) m. — 5 p. 7 p. ii !. Sur la gauche de ce beau bas-relief, composé de vingtsix figures, Priam, aux genoux d'Achille, dont on ne voit qu'une jambe, implore sa pitié et lui offre les présens que portent les Troyens de sa suite; d'autres ei;lè vent le corps d'Hector; et des héros grecs, entr'autre..
Ijd DESCRIPTION
Ulysse , qu'on reconnaît à son bonnet, \q pilldion , paraissent le livrer à regret. Andromaque , Astyanax , Hécube et des Troyennes éplorées , sans ceintures en signe de deuil , l'accompagnent et le mènent à Troie , dont on voit les portes dans le fond. Cette belle composition gagnait beaucoup à être vue de près sur le sarcophage qu'elle ornait. Quoique ce bas-relief ait beaucoup souffert, on voit que le travail en est très-recherclié 5 les doigts des mains , détacbés du fond , sont soutenus par de petits tenons pris dans la masse ; les vases sont ci-eusés et ornés de bas-reliefs et de masques d'une grande finesse. Priam est d'une proportion trop fort« pour le reste des figures 5 mais c'est une observation que l'on peut faire dans les bas-reliefs antiques sur les figures assises ou à genoux. ViL Borg. st. i , n» i5. Winckel. Mon. ined. i35 ; la gravure qu'il en donne est inexacte.
La petite statue placée sur une colonne est une
Minerve.
Haut. 0,81 g m. — 2 p. 6 p. 3 1.
4 19 DIANE, statue^ marbre pentélîque.
Haut. i,o3i lu. — 3 p. a p. il.
La tunique courte et légère , l'ajustement àes draperies , le baudrier qui retenait le carqxiois, ont fait reconnaître dans le torse de cette jolie statue la déesse de la cliasse ou l'une de ses nymphes. Cette figure a beaucoup de grâce et de mouvement , et les draperies, qui cèdeirt à l'action de l'air, sont d'une grande fines5e. Pour être plus libre dans sa marche , la déesse a passé sa chlamide autoiir de son bras gauche.
420 VENUS AU BAIN 5 statue ; marbre pentélique.
Haut. 1,020 m. — 3 p. I p. 8 1.
La Déesse de la beauté s'appuie sur un vase de parfums. Elle vient de détacher sa ceinture divine et. son
DES ANTIQUES. i«*
toeplus , et paraît se disposer à entrer dans le bainj les bras et le vase sont nujdernes. Vvl. Borg. st. 4^ n" i. Cette Véna? à le pied pos^ Sur Un maicliepied , ce qui , en offrant l'emblème de la vie sédentaire, pourrait donner à cette Héesse le caractère de V<5n\is Pudique, en opposition avec celui de Vénus Vulgaire.
421 BACCHUS ET ARIADNE, sarcophage-, m de Paros, H. 0,984 m. — 3 p. G p. 41. ; larg. 2,071 m. — 6 p. 4 p. 61. j prof. 0,(04 "ï- ^^ 1 p. 10 p. 4 !• Le Vaiiiquiéur de l'Inde , accompagné d'une norntireuse "suite de silènes , de bacchantes , de satyres et de faunes , descend de son char attelé de centaures , et approche d'Ariadne qui , abandonnée par Thésée sur le rivage de Naxos ) est plongée dans le sommeil.
Là composition de ce bas-relief, qui paraît être du troisième siècle, est très-animée , et ofTre de jolies scènes. Sur '.3 gauche, auprès d'un autel où l'on â sacr.fié tin boite, un faune , un enfant et un silène, couronnés de feuilles de pin et de lierre, jouent de la syinuge, de la flûte et dt la lyre. Une bacclianie se repose; une aiitre bacchante fait remarquer à un faune qui parait occupé d'autres soins , une centauresse qui joue avec son enfant. Les cheveux longs de cette centauresse ont quelque cho'se dé sauvage , et ils ressemblent ù tme crinière de cheval. Là belle figure de femme couronnée de lierre qui est à côté de Bacchus peut être Èrigoue qui l'avait suivi; et l'enfant monté sur une chèvre semit Staph)las, fils de Bacthus et d'Erigone , et à qui une chèvre avait iait découvrir la vigne. Le faune sur lequel Bacchus s'appuie païaît flatté de cette faveur; uri satyre se ruorttre aussi sensible que Bacchus à là beauté d'Ariadne. A droite une ménàde termine la composition, et semble vouloir réveiller Ariadne par lé bruit des cymbales. Les lyres d^Erigonc, du Centaure et de Silène, sont du genre de la c/iclys 1 faite d'une écaille de tortue surmontée de cornes d'Antilope. On peut remarquer que la nebride et la pardali^- d'un satyre rt du laune qui porte un enfant et ttn chevreau , ont conserve <n entier les têtes des animaux dont les peaux ont servi à les faire. La frise offre d'tin côté Bacchus sur son char traîné paV-des lions, que conduit un satyre, et qu'accompagnent en dansant et en Jotkaut de la doul.de firne et des cymbales , un jeune faune et deux
jyo DESCRIPTION'
bacchantes : de l'autre côté on voit un génie bachique et un satvre. Les masques de Bacchus et d'Ariadne ornent les coins du sarcophage. Sur le petit côté à gauche, un satyre danse et joue de la flûte ep. l'honneur du Dieu des Jardins; une ciste, d'où sort un serpent , est à ses pieds. A droite un faune joue avec un enfant dont il a attaché les mains. La tète d'Ariadue qui devait jans doute être le portrait d'un des deux personnages à qui était destiné ce tombeau , n'a pas été terminée : il est probable qu'il n'a pas servi aux personnes pour qui il avait été fait,- la tète du mari que l'on voit dans la frise n'est qu'ébauchée. La laena dont il est vêtu , les deux femmes tenant des sceptres et qui tendent une draperie au-dessus de son buste , font croire qu'il avait rempli de grandes dignités. Ce sarcophage renferme un squelette, et MM. Lacouret Cajia de Bordeaux, croient que ce sont les restes de quelqu'un de la famille des Léonces-Paulin puissante à celte époque dans le pays. L'exécution des sculptures de ce sarcophage surpasse ca ■finesse celles du sarcophage décrit sous le n° 436 , et qui sert de pendant à celui-ci. Ils ont été trouvés l'un et l'autre en i8o5 , à Saiiit-Médard d'Eyran , près de Bordeaux. M. le comte de Forbin les a acquis pour le compte du Roi. Ils ont été gravés et publiés avec beaucoup de soin par MM. Lacour , père et lils , et M. Cayia,
4-22 URNE CINÉRAIRE ronde, de Servilia Sympherusa, consacrée par son mari Servilius Tyrannus. Elle est ornée de deux génies funèbres c|ui , leurs torches renversées , déplorent la perte de celte femme incomparable {incomparavili pour incomparabili). On a placé sur cette urne un gnomon, ou cadran solaire supporté par des pattes de lion. Ce cadran , semblable à celui du monument de Thrasyllus à Athènes, a été trouvé par M. Fauvel, et vient de la collection de M. le coml« de Choiseul-Gouffier.
Haut, de l'urne, 0.336 m. — i p. o p .5 1. H. du cadran, o,3i5m.— ii po.81.; larg. 0,297 ra.— ii p.
423 CHASSE AUX LIONS, èa.s-re//e/> marbre pentélique. H. 1,029 m. — 3 p. 2 p. 5 larg. 2,193 m. — 6 p. g p. Un Empereur ou un Général romain vêtu au paluda^ mentum,} est prêt à monter à cheval et à par'ir pour là
DES ANTIQUES." ijn
chasse aux lions. Plus loin il a déjà tué un de ces terribles animaux-, un autre l'attjaque et va tomber sous ses coups. Quelques personnes effrayées prennent la fuite. La figure derrière le principal personnage à cheval , d'après son costume, paraît être allégorique, et peut représenter la Valeur. Plusieurs tètes sont rapportées , et le travail médiocre de ce bas-relief tient aux teflips de la décadence de l'art. VU- Borg.
4^4 MORT D'ADOMS, bas-relief.
H. OjSgS m. — i p. lo p. j larg. 2,258 m. — 6 p. 1 1 p. 5 1. Le sujet de ce beau bas-relief, qui au premier coupd'œil paraît'étre la chasse de Calydon, est tres-difficile à expliquer, ainsi que d'autres où les sculpteurs n'ont pas suivi les traditions reçues, ou en ont adopté c|ue nous neconnaissonspas.Onpourraitcroire queJVléléagre retenu par sa femme Cléopâtre et par l'Amour, sollicité par les habitans de Calydon , part pour la chasse; mais son histoire ne dit pas qu'il fut renversé par le sanglier, quoiqu'on y ait remarqué qu'il tua Aura, une des chiennes d'Atalante ; et si l'on admet que ce n'est pas Méléagre , mais Ancée que l'on voit à terre , et qui est secouru par Télamon, alors Méléagre n'est plus présent à cette chasse , et la partie droite du bas-relief ne peut plus s'expliquer. Il me semble que cette composition pourrait offrir trois scènes de la vie d'Adonis , si on retrouvait ici la coiffure phrygienne que l'on donne ordinairement à ce héros. Vénus et l'Amour veulent l'empêcher de partir; il cède aux prières des habitans qui demandent son secours : il est renversé par le sanglier. Sur la droite on le voit auprès de Vénus et de l'Amour, et le jeune homme qui dans l'autre partie du bas-relief avait imploré son secours, lui rend les honneurs divins. Ce qu« l'Amour et Vénus tiennent
1 8o DESCRIPTION
à la main paraît être un Jlabellum, ou éventail qu'on volt souvent dans la main de cette Déesse.
425 TRIOMPHE DE BACCHUS enfant , bas-relief.
H. o,go6in. — 2 p. 9 p. 61.; larg. 2,3.33 m. — 6 p. 10 p. 6 1. Deux génies ailés portent en triomphe le jt-unc dieu et l'entourent de guirlandes : il est soutenu par un satyre. A ses côtés sont les génies des saisons : un baccliant et une bacchante , assis aux pieds de Bacchus , semblent se réjouir de son triomphe. S'ils sont d'une plus petite proportion , c'est que n'entrant que comme accessoires dans cette composition d'enfans , ils lui eussent nui par leur taille ; et d'ailleurs ce sont des personnages d'un rang inférieur , ce qui est indiqué , comme nous l'avons vu dans les bas-relieis , par la différence de la taille. Celui-ci offre )a symétrie de la plupart de ceux des sarcophages. Jul. Borg.
^1U MUSE, statue^ viarhre pentélique.
Haut. o,go/| ni. — 2 p. g p. 5 1.
En restaurant cette statue , on en a fait une Clio 5 la draperie est largement traitée.
427 VÉNUS VULGAIPlE, statue; marbre grec. Haut. 1,137 m, — 3 p. 6 p.
Le sujet de cette petite statue est très-curieux. Ici Vénus est la déesse du libertinage qui nuit aux progrès de la population. Elle foule aux pieds un fœtus pour l'empêcher de naître. L'Amour et le bras droit de Vénus sont modernes. VU- Borg. st. 4? ri'' ^3.
La petite statue* placée sur une colonne est une Vénus j la déesse de la beauté relève sa chevelure ; le cygne , son oiseau fav.'>ri , est à ses ])ied<;.
Haut. o,75i m. — 2 p. 3 p. 9 I.
420 BACCHUS, statue; marure de T. uni.
Haut. 1,5 16 m. — 4 P* ^ P* Le dieu est couronné de lierre chargé de ses corymbes.
DES ANTIQUES. j8i
Le tenon qui sert d'appui au bras gauche e»t antique et travaillé d'une manière particuliùie. ViL Borg. st. 2, n'J 1.
-4 2 C) GENIES D2S jEL'x DU STADE, has-rcUef.
H. o,l\oÇ> m. — I p. 3 p. j larg. i,3go m. — 4 P- ^ p. 4 '• Plusieurs génies rapportent avec tous les signes de la tristesse un de leurs compagnons qui a été sans doute
/ renversé de son cLar. Une Psyché du même âge que les gi'-nies, vient au-devant de lui pour le consoler de sa chute. Ces sujets ainsi traités, et dont les héros étaient des enfans, pouvaient être des espèces de parodies gracieuses de compositions plus graves , et celle-ci peut représenter la parodie des funérailles de Méltagre, avec laquelle elle a les plus grands rapports. ViL Borg. Voy. Winckelmann , Mon. ined. pi. 8d.
zloO GUERRIER INCONNU , tête] marbre paonazzetto. Haut. 0,711 m. — 2p. 2p. 31.
Rien ne caractérise cette tête, dont Pantiquité n'est pas certaine , et qui est exécutée dans un marbre dont l'eCfet n'est pas agréable , et que les anciens ont peu employé en sculpture.
J^3l MINERVE, têtc] marbre de Paras.
Haut. 0,4^2 m. — 1 p. 5 p. lo I.
Le casque de la déesse est orné de tètes de béliers, qui rappelaient qu'elle avait inventé les machines de guerre de ce nom.
/l 3 2 HERCULE EN REPOS, statue ] marbre grec. Haut. i,5o2 m. — 4 ?• ^p-Gl.
Le héros , appuyé sur sa massue recouverte de la peau du lion de Némée , et que soutient la tète du taureau de Crête , se repose de ses travaux , et parait en méditer de nouveaux. Sa couronne d'olivier rappelle qu'il fonda les jeux olympiqi-.es , et planta le premier des oKviers
l82 DESCUIPTÎOK
et des peupliers pour ombrager la stade où il remporta le premier le prix du Pancrace. Cette statue est une imitation en petit de celle de Glycon, connue sous le nom d'Hercule Farnèse. La tète antique est rapportée. Vil- Borg. st. 3 , n» 9.
'433 PROMÉTHÉE FORME L'HOMME , las-relief. H. 0,460 m. — I p. 5 p. 5 larg. 1,625 m. — 5 p. Ce bas-relief , d'une exécution très-médiocre, mais qui doit avoir été fait d'après un original meilleur, est curieux par le sujet. Prométhée forme l'homme, Minerve va l'animer 5 Mercure conduit sous la forme de Psyché ou d'une jeune fille ailée, Pâme qui doit s'unir au corps que termine Prométhée. Les trois parque; , dont une, Lachesis, tient un globe, et une autre, Clotho un rouleau , annoncent ses destinées. Le vieillard étendu à terre pourrait indiquer la mort de l'homme. Il est aussiprobable , cependant, cjue c'est Prométhée qui avait encouru la colère de Jupiter pour avoir formé l'homme et dérobé le feu du ciel, et cette opinion est d'autant plus jilausible, que dans la dernière partie du bas-relief c[ui n'existe plus , on voyait Hercule délivrant Prométhée , et tuant l'aigle qui lui rongeait le foie. Vulcain et ses cyclopes, dont la forge est dans le fond , forgent des chaînes pour attacher Prométhée sur les rocheis du Caucase j et plus loin les hommes à qui il a appris l'usage du feu , paraissent se féliciter de ce présent. La fable de la formation de l'homme par Prométhéa n'est pas ancienne, et ne se trouve que dans des basreliefs de sarcophages du cjuatrième siècle. VU- Borg. st. 1 , no 17.
434 ENFANT , .s^a^we.
Haut. "0,870 m. — 2 p; 8 p. :*I.
Il paraît que la tête de cet enfant ,' placé sur le haut d'une colonne , est un portrait.
DES Aî<TIQUES. lg5
^35 VICTOIRE, statue ^ marbre grec.
Haut. o,84(> ni., — a p. 7 p. J l.
En se couronnant de lauriers , tandis qu'elle en tient ■une couronne dans la m-TÏn, la déesse paraît célébrer deux triomphes; elle foule aux pieds des trophées, et semble voler à de nouveaux succès, '■'■
ij. j6 ISIS j statue^ niarbrè grè(^'.
tJip 3c v-M . Haut. 0,927 m."— 2^:. lô p. at. " " " " '"' Le genre de la draperie nouée sur la pdîtrlhe et à f ranges, fait récôimaitre Isis dans cette petite statue.
437 LA LUNE ET ENDYMION , sarcophage; m. de Paras. H. 0,969 m. — 2 p. Il p. 10 1.: Lirg. 2,io5in. — 6 p. 5 p. 9 1. Couché au milieu de ses ti'oupeaux, le belEndymion repose dans une grotte du mont Latmus.^^OH. voit auprès de lui deux nymphes que leurs couronnes de pin et les branches d'arbres qu'elles tiennent peuvent faire regarder comme des Hamadriades.Le Sompieil, conduit parun Amour , etquel'on reconnaît aux ailes qu'il porte sur le front et aux épaules , verse avec une corne sur le berger un sommeil profond. Le génie des songes est près d'Endymion. La petite figure assise désigne probablement le génie du lieu j l' Amour , sa torche à la main , guide , vers le berger, Diane qui vient de descendre de son char, dont une des heures et deux amours retiennent les chevaux. La torche que porte la déesse et son voile , lui donnent le caractère de la déesse de la nuit. La terre personnifiée tient iine corne d'abondance 5 et à la gauche un vieillard , qiie sa gibecière et ses péronés, ou bottines font reconnaître pour un des bergers sous les ordres d'Endymion , termine la composition. La petite figure qu'on voit dans le fond peut être une divinité champêtre. Les têtes de Diane et de son amant, qui devaient être des portraits , ne sont qu'ébauchées. On peut remarquer la manière dont les crins sont re-
J'84 DESCB.IPTION
levés sur le front des chevaux. Cette bande que l*oa nommait ampyx étî^it souvent en or. 'Les poitrails sont; ornés de demi-lunes, et on voit le joug auquel les chevaux sont; attelés.
La partie supérieure du sarcophage à gauche représent» le Jugement de Paris. Minerve a quitté son égide , et ne veut devoir la victoire qu'à elie-in.ême. Junon est sur son trône,, et tient une toxche , comme déesse qui présidait au mariage ; Véïius., son sceptre \ la main, va recevoir la pomme de la main du berger, que l'Amour paraît enflammer , et que Mercure regarde avec envie. Detix génies qui ne font pas partie des deux compositions , soutiennent le cartel , qui est resté sans inscription. De l'autre côté, deux génies tirent hors de paniers' dés filets; un autre emporte des paniers vides , et le quatrième , appuyé sur son lg.gohalion , bâton reçouirbé qui servait à la chasse du lièvre, attend 1& momeijt du départ. Les masques, du Soleil et de la Lune ornent les coins de ce sarcophage , qui a été trouvé avec celui soûs le no 4^^? ^t qui lui est inférieur pour l'exécution- La partie supérieure est moins bien traitée que» le grand bas-relief.
438 DIANE ET ENDYMION, bas-relief:
H 0,595 iB. — \\>.\<» p. j larg. 2,oi5m. — 6 p- 2 p. 5 L Trois amours conduisent la déesse vers Endyroion , sur lequel Morphée , sous la figure d'un jeune homme ,i et un autre génie ailé., sans doiite Icélus, qui présidait
' aux songes , répandent les douceurs du sommeil. La tète du héros, en mauvais état, parait avoir été trèsbelle. La robe longue de la déesse , et qui cache ses pieds, convient à la déesse de la nuit. Au-dessous des chevaux, on voit la Terre personnifiée , et la figure qui est dans le haut est POréade, ou nymphe du mont Latmus, Upe des Heures, ayant des ailes, et une tunique très-
courte , arrête les chevaux. Dans la seconde partie de la composition, DianequjtteEndyraiou et remonte sur son char, que conduit une des Heures. Le Aieillard ccuclié et appuyé sur une urne, est l'emblème du fleuve Latmus. Le berger et les animaux indiquent le lieu de la scène. Ce bas-relief mutilé, mais d'un beau style, est sans doute la copie d'un bon ouvrage. Les chevaux , ainsi que dans d'autres bas-reliefs, sont très-petits. Vil- Borg.
tj^OC^ HARUSPICE , bas-reliefs marbre pentélique.
H. i,665m. — 5 p. I p. 61.; larg. 3,oi5 m. — 6 p. a p. 51. Un prêtre haruspice consulte les entrailles et le foie d'un bœuf qu'on vient d'immoler , et paraît rerdre compte de ce qu'ils présagent à celui pour qui l'on a offert le sacrifice \ d'après la contenance des différons personnages , on pourrait croire qu'il n'est pas favorable. Cette cérémonie se nommait extispice. Le pope ou victimaire tient à la main droite la hache {maliens') dont il a frappé la victime , et le vase où il a reoii son sang ; il n'a pour vêtement qu'une espèce de jupon , nommé lirnus par les Romains, plus long que le campestre , et qui était retenu par une ceinture à plusieurs tours, nommée licium. Le limus était quelquefois bordé de pourpre. Ce bas-relief, qui a appartenu à quelque grand monument , est peut-être le seul qui offre cette cérémonie. Vil, Bcrg. Winckclm. JVIori. ined. pi. i83.
On a placé sur le sarcophage une nrun cinéraire circulaire en forme de corbeille, garnie de son couvercle et richement ornée de teuillagrs.
^^O CERES , statue s marbre grec.
Haut. ijCiS m. — 3 p. 2 p. 7 I.
Cette petite statue est remarquable par Tarapleur et la noblesse de ses draperies. La déesse est vêtue d'une grande tunique relevée sur les hanches par une ceinture,
ÏOÔ DESCRIPTION
et recouverte d'un peplus et du pallium. En la restaurant, on lui a donné les attributs de Cérès, mais il se pourrait qu'autrefois c'eût été, une Junon. L'inscription qu'on Ut sur la plinthe est moderne , et fait de cette statue une Li\ie. J-ulia. AVG-usta. JD-ivi. A-ugusti. V-idita. T-iberii. IMP-eratorls. M-ater, Vil. Borg. st. 4? no 6.
44^ NIOBIDE, statue;' marbre grec.
Haut. 0,953 m. — 2 p. 10 p. 6 1.
La pose (le cette petite figure, ses rapports avec des. statues de la famille de Niobé, lui donnent le caractère d'une de ses filles victimes de la vanité de leur mère et de la vengeance de Diane.
Sur la colonne qui est dans l'angle , on a pîaeé un génie bacliique ; il tient d'une main iine grappe de raisin, et de l'autre une coupe.
Haut. 0,902 m. -^- 2 p. q p. 4 I.
44^ COMMODE JEUNE, statue; marbre de Luni. Haut, r, 604 m. — 4 P- " P- 5 '• La toge et la chaussure sénatoriale de cette statue de jeune liomme indiquaient un Empereur; dans sa jeunesse, et l'on a adapté à cette figure une tète de l'Empereur Commode, trouvée dans la même fouille, et qui lui convient par ses proportions. La togê , d'une grande souplesse et d'un beau travail , offre un bon modèle de draperies. Alon. Gab. n» 1 i . . .
443 NAISSANCE DE VÉNUS, bas- relief; m. de Luni. H. 0,5 i 4 m. — I p. 7 p. j larg. 1,827 m. — 5 p. 7 p. 61. ' ' Le sujet qu'offre ce beau bas-relief avait cté traité par Apslle. On y voit Vénus qui vient de naître au milieu des flots, et que des tritons, des néréïdesportent en triomphe ; des' génies ajoutent à la grâce de cette composition, et l'Amouf-, cju^ou reconnaît à son arc, se joint au cort'ge de la déesse de la beauté. Plusieurs des groupes sont
remarcpiables par leur élégance et par le contraste bien combiné des formes \igoiireiises des tritons et des contours pleins de charmes des néréides. Celle de gauche , quoique nue, aune ceinture au-dessous du sein, ce qu'offrent d'autres figures de néréides. Ce bas-relief est d'une bonne exécution. ViL Borg. st. 1 , n^ 12.
[44 ROME , buste.
Haut. 0,406 m. — I p. 3 p.
La forme du casque peut faire croire que l'on a voulu représenter Rome dans cette tète, qui pourrait avoir été un portrait.
[4^PUPÎEN, statue j marbre grec.
Haut. 2.1 g5 m. ^ 6 p. 9 p.
Cet Empereur , collègue de Balbin , et que les auteurs nomment aussi Maxime , est représenté nu à la manière héroïque} il tient à la main le parazoniumj une corne d'abondance à ses pieds est l'emblème du bonheur dont on jouissait sous son règne, qui ne dura qu'un an. Ce Prince , doué de grandes qualités , fut indignement massacré par les gardes prétoriennes l'an 238 de J. C. Son pied gauche et une partie des bras sont modernes ; le corps est beau , mais un peu jeune pour la tête. On doit remarquer que le soc de charrue fait presque ^ujours partie de la corne d'abondance. Mus. Bou. v. 2.
140 TIRIDATE , ROI d'Auméme , statue ; marbre de Lu ni. Haut. 2,004 m. — 6 p. 2 p.
Le costume de cette figure la fait reconnaître pour un Piincc asiatique; nous avons vu que ces longs pantalons se nommAviint anaxirides , et l'épée paraît être la sampkera des Parthes 5 la tunique courte , ordinairement blanche , est recouverte de la candys , qui souvent était de pourpre. Le costume de Mithras a du rapport avec celui -ci; la tète antique est rapportée. On croit que c'est celle de Tiridate , frère de Voologèsej premier roi
l88 DESCRIPTION
des Parthes , à qui Néron donna ou assura le royaume d'Arménie. VU- Borg. st. i , n" 3.
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SALLE D'HERCULE et TELEPHE.
Les deux, colonnes près de la fenêtre sont en vert d'Egypte j les deux autres en brèche violette et blanche. Parmi les têtes qu'on y a placées, on peut remarquer une jolie tête de femme, et une autre que la coiffure, faite d'une peau d'animal , pourrait faire prendre pour Omphale ou Éole, si ce n'est une des divinités pénates qu'on coiffait avec une peau de chien.
Les panneaux des petits piédestaux de cette salle sont en petit antique.
/|z|^7 -ATHLÈTE , buste ^ marbre de Paros.
Haut. o,3<j2 m. — i p. 2 p. 6 I.
Le caractère de cette tète, la bandelette qui ceint son front, y font leconnaître un athlète vainqueur à quelque grand jeu de la Grèce. La plus grande partie du visage bien conservée , et la seule antique , est d'un "très-beau style.
448 MINERVE, statue ; rn arbre de Paros. Haut. 1,563 m. ^ 4 P- 10 p. 6 I.
Le bras gauche de la déesse est armé de l'égide, qui, par sa petitesse, conviendrait à la Minerve colocasia., adorée par les Sicyonîens , et dont le nom paraît indiquer un petit manteau très-court en foutre, qu'on donnait à quelques divinités. L'égide placée sur le bras, donne à cette statue le caractère de Minerve pacifique. Voy. Winckelm. Mon. ined, y. ?> •, p. 207. Mus^ Bon. Y. 2.
DES ANTIQUES. l8ç
449 GENIES DES cotJRSEs DE CHARS , has-relief.
Haat. o,35a m. — i p. i p. ; larg. i,634 m. 5 p. o p. 4 !• Ce bas-relief offre un sujet du même genre que celui du n" /^Si. On voit la borne, les dauphins, la statue de Diane et les oeufs qui faisaient partie du cirque, et servaient à marquer les courses. Les œufs de bois et les dauphins étaient particuliers aux cirques romains , et avaient même été inventés par Agrippa , selon Dion Cassius ; c'est une preuve que ce bas-relief est un ouvrage romain 5 les scènes qu'il offre sont animées et variées. VU- Borg.
^OO HERCULE ET TÉLEPHE , groupe colossal } m. grec. Haut. 2,437 m. — 7 p. 6 p.
Le héros tient ('ans ses bras Télèphe , qu'il avait eu d'Augé , fille d'Aléus. La biche regarde avec affection l'enfant qu'elle nourrissait. La plus grande partie de ca groupe est antique ; et quoique d'un dessin et d'une exécution lourds , il offre de belles choses. Une des plus belles peintures d'Herculanum représente l'éducation de Télèphe; on y voit aussi la biche, y il. Bore;.
fSl ULYSSE CHEZ POLYPHÊME, has-relief.
H. 0,67c m. — 2 p. op. 9I.J latg. 0,457 m. — i p. 4 P- 10 '• Le cyclope , assis dans son antre , est près de dévorer un des compagnons d'Ulysse qui , pour endormir le monstre, lui offre à boire du vin de Maronée, qu'un de ses compagnons a versé d'une outre . Da ns la restau ration, l'on a donné à Polyphême une tète d'Hercule. La petite figure dont on voit des traces au haut du bas- relief, était peut-être Minerve. Elle rappelait que la déesse inspira àUlysse son généreux dessein , et qu'elle veillait sur lui. Ce bas-relief ornait une fontaine dont la vasque subsiste en partie. VU- Borg.
J 9Ô nEscnii'Troîl
4^2 ACTEUR COMIQUE, bas-relief -y marbre grechetto. H. o,58i m. — 1 p.gp.Gl.j larg. 0,480 m. — 1 p. 5 p. 9 I. Cet acteur joue un rôle d'esclave , et paraît avoir tenu une bourse; il est vêtu d'une tunicjue à i^ianches courtes j)ar-dessus une tunique à manches longues, et il a un masque comique. Les peintures antiques de Ponipéi et d'Herculanum , ainsi que celles du Térence du Vatican ^ offrent des figures semblables à celle-ci. ViL Alb. Mon. du Mus. t. 4 î p- 3o.
Un reste de draperie peut faire croire que c'était la toile, le siparium du théâtre, et que cet acteur jouait un prologue. Dans les théâtres anciens la toile était lixée au-dessous de l'avant-scène, et ponr fermer le théâtre on levait la toile. Dans les théâtres de Pompéi et d'Herculanum il n'^ a pas de place entre la toile et le bord de l'avant-scène, et on jouait peut-être le prologue dans la partie nommée orchestra , où s'exécutaient les danses et d'autres parties des pièces : on y descendait du théâtre par des escaliers.
453VERTUMNE, has-rdief.
H. 0,749 m. — 2 p. 3 p. 8 1. j larg. 0,576 m. — 1 p. g p. 5 1. Couronné de feuilles de piu, ce dieu, dont le nom indique le changement des saisons, tient à la main gauche une branche de pin , et dans le pan de son manteau les diffcrens fruits dont il va enrichir la terre \ il a dans la main droite une serpe , et ses jambes sont chaussées des péronés que nous avons a^us à Aristee, et cju'on donnait aux divinités champêtres, ^i/. JBorg. Voy. le n» 40^'
454 APOLLON , statue.
Haut i,5i6 m. — 4 P- ^ P- Le dieu se livre aux doux charmes de la^musique; la figure de femme terminée en gaine, sur laquelle il appuie sa lyre 5 est une addition moderne. /^7/. Borg.
4^^ GÉNIES DES JEUX, bas-relief.
Haut. 0,379 *"• — ' P" ^P'i '•'"S- '>^*^4 f"' — 5 p. o p.4 !• Ce joli bas-relief, plein de g;iàce et de mouvement,
offie une de ces ccmposîlioiis dont nous avons parlé, et où des génies ou de jeunes enfans remplacent des hommes faits.
Sur la gaudie du bas-relief on voit nn Vieimès de Mercure Enagonios qui présidait aux exercices g\ mnasiiques. Un jeune iilytarque ou paiâotribe , qui veillflit aux exercices des jeunes gens, la tète cei: te d'une bandelette, et une verge à la main, assiste aux jeux de ces enfans 5 il parait exciter celui qui lance le disque à le porter plus loin que celui de son adversaire , qui regarde tù le sien va tomber. Deux autres enfans, les clieveux rfcle\ës et nouL's en set rpion comme les deux premiers, luttent j l'un est »fn%erséi un autre, inspecteur de la palestre, les dirige. Ceux qui suivent , d'après Kurs costumes , et U palme que tient l'un d'eux , doivent être des vainqueurs qui ont reçu le prix, et l'un d'eux a revelu la robe oljmpique. On pourrait croire que c'est le prix de la course, c'était le*jjlus estimé, et cette scèneoccupe le milieu de la composition. Un jeune alhièie •met sur sa tète la couronne qu'il a gagnée. Celui qui a perdu la victoire paraît adresser quelque réclaniàlion j deux autres athlètes combattent à coups de pting sans ceïtes; ceux qui viennent ensuite ont les bras garnis de peau de mouton axec la laiuejun des deux combaitans, en mettant la main sur la tète de celui qui est à terre , proclame sa victoire. La toiche renveisée que tient le dernier personnage pourrait faite supposer qu'il } aura dans ces jeux dts lampadodromies ou courses aux fl;in.b< aux , qu'on se passait de l'un .^ l'autre , en ayant soin de ne pas les éteindre, f^il. Borg.
456ÉLAGÀBALE, marbre de Carrare.
Haut. o,43i m. — 1 p. 3 p. 1 1 1.
Cette tête nous offre les traits de cet Empereur tels que le représentent les médailles et d'autres bustes.
457 PERSONNAGE ROMAIN inconnu , bvste , qui paraît être du premier siècle des Empereurs. Marbre grec.
Haut. 0,370 m. — I p. t p. S 1.
458 MINERVE, statue-, marbre grec.
, Haut. 1,570 m. — 4 P- 'O p.
La déesse est armée de son égide' et de son bouclier. Soï cheTeux sont noués par-derrlèrê comme on les voil;
sur plusieurs médailles de la grande Grèce. Le bouclier de la déesse a la forme de ceux des Aigiens , et elle peut rappeler la Minerve oxiderkès ou aux yeux per-' çans , à qui Diomède avait consacré une statue à Argos, t'ii reconnaissance de la protection qu'elle lui a\ait accordée. La tête antique, mais rapportée, est en marbre de Paros , et moins bien que le reste de la statAie. VU. \Borg. st. 2 , n" 3. Mus. Roy. v. i ; M^ Châtillon , dess. 5 M. J. J. Avril, graveur.
4% CONCLAMATION , has-relief.
Haut. 0,37g m. — 1 p. 2 p.^larg. i,6i2 m. — 5 p. op. 5 I. LTne femme vient de mourir; exposée sur un lit , elle est entourée de ses parens , qui d '^plorent sa perte , et appellent "à trois fois la défunte pour s'assurer de sa mort. Cette cérémonie se nommait conclamation. Vcv. le n'' 182. Parmi les personnes c|ui se li^aent à la douleur, il pourrait y avoir aussi quelques-unes de ces prcrfccr, pleureuses à gages , dont les cris et les lamentations ajoutaient à la tristesse de cette lugubre cérémonie. VU. Borg.
460 SARCOPHAGE, marbre grec.
Haut. o,523 m. — i p. 7 p. 4 1- 5 larg. 1,706 m. -^ 5 p. 6 p. 4 !•
Le bas - relief représente un buste d'homme dans une coquille tenue par des tritons, dont la tête est surmontée de pattes de crabes, chelae. Des néréïdes portées par des tritons, des génies montés sur des daupliins, forment Ife cortège qui vogue vers les Iles Fortunées.
Ce bas-relief, dont l'exécution médiocre paraît être du troisième «>iè;clc, offre plus que tous les autres cette svmétrie que nous avons fait remarquer. La composition et la disposition d'un des cotés paraîi cire la contrepartie de celles de l'autre côté. Sur les faces latérales on vcil des panthères iiiaTinc*. 7'//. Borg.
DES ANTIQUES." lo3
461 HERMAPHRODITE, statue-, marbre de Paros.
Long. 1,489 m. — 4 p. 7 p, Cette statue hermaprodite antique, très -jolie, est plutôt une imitation qu'une répétition de l'hermaphrodite de la salle des Cariatides. Elle offre plusieurs difTérences remarquables dans la pose des bras, des jambes, dans l'ajustement de la tête et dans les draperies. Les mains sont en grande partie antiques ,- et il y a peu de moderne dans toute la statue. Le matelas est antique. Voy. l'autre hermaphrodite. Vil' Borg.
462 ZINGARELLA ou DIANE , statue ; marbre pentéliq.
Haut. 1 ,56i m. — 4 P- 10 p. 5 1.
Cette jolie statue , long - temps connue sous le nom de Zingarella ( la bohémienne ) , et à qui , en la restaurant , on adonné une tête sans caractère , parait être une Diane , et des trous aux épaules indiquent qu'elle portait un carquois. Son costume, très -rare, est remarquable , et ressemble à celui de la Flore du Capitule. Sa longue tunique à manches courtes est recouverte de \aL pœnula.
Ce vêlement , adopté par les Romains , vpnait des Lacédémoniens j c'était leur phainolÉ' ; on le trouve aussi nommé phaihné et manJyé. La pcenuïa était large et longue. II n'y eut d'abord d'ouverture que pour le col; on en fit ensuite pour les bras; la partie supéri-^ure à l'ouverture était souvent retenue par des boutons jusque près de l'épaule j l'inlérieure était cousue jusque dans le bas. La pœnula se mettait comme un manteau , par-dessus la tunique, et était ujoins ample que la lacerue , dont on couvrait la loge. Ce n'était qu'un vêtement de voyage ou pour la pluie; les soldats s'en servaient. Il n'était permis aux femmes de le i)orter que pendant le froid. Jamais les Empereurs n'en faisaient usage. La pcenula , faite de gossipium , prenait la surnom de gcitsapé ; elle était d'une grande blancheur. Il y en avait à poils longs et à frantjes pour ke froid; celle* pour la pluie étaient de peau, et •surnommées scort: ce. Les pieds et les mains de celte statue sont modernes. Vil, Bore. st. 8, n" 5.
194 DESCRIPTIOir
/^6o GÉNIES DES COURSES DU CIRQUE, bas-rèUef.
Haut. o,352 m. — i p. i p. j larg. i,634 m. — 5,p. o p. 4 I. Plusieurs génies s'exercent à la course des chars, trois (l'eutr'eux sont à cheval. Les courses de chevaux de selle n'étaient pas en usage dans les grands jeux de la Grèce, quoique du temps d'Homère on connût déjà l'art de voltiger sur deux et même quatre chevaux. Les voltigeurs se nommaient parabates et apobates. Vil. Borg.
464 TETE iNCONNUE.
Haut. 0,352 m. — I p. I p.
Cette tête, qui ne manque pas de caractère, paraît appartenir au premier siècle de notre ère. 4^5 JULES CÉSAR-, statue; marbre de Paras. H.iut. 3,004 m. — 6 p. 2 p.
Cette statue d'un personnage romain dans le style Kfei'oi'qiie , le parazonium à la main et le paludaraentum rejt'té sur l'épaule gaurhe , paraît offrir le portrait de Jules César; la tête a du rapport avec celles des médailles de cet Empereur, et avec sa statue du Gapitole. Mon. Gab. st. 1 , n" 7.
466 PERTINAX, statue; marbre pentélique.
Haut. o,,oi7 m. — 6 p. 2 p. 6 1.
Les médailles et les bustes de cet Empereur le font reconnaître dans cette belle statue , dont le modèle, dans le style héroïque , le représente admis au rang des dieux.
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