‹ Description des antiques du musée royalChapitre 3 sur 92 · T) NOTICE · texte numérisé non relu

T) NOTICE

temps de Paiisanias, beaucoup de statues et de bas-reliefs en argile cuite très-anciens.

Bois dont il est question dans les auteurs anciens.

Buis. On en lit des statues 5 mais il est aussi à remarquer qu'il est question de celles d'hommes et d'animaux cjue l'on faisait en taillant et émondant les brandies du buis et de l'ifj et d'après les -peintures antiques, on voit que ces buis taillés et disposés en compartimens, servaient d'ornemens aux jardins romains comme aux nôtres autrefois. Le buis en tablette et enduit de cire était employé pour le dessin du temps d'Apelle.

— Cèdre , regardé comme incorruptible. On en tirait aussi une résine dont on enduisait les bois et les objets que l'on voulait conserver. Il servait souvent d'ame ou de noyau aux statues d'or et d'ivoire. Selon quelques auteurs, la Diane d'Kplièse était de ce bois. — ■ Chêne. — Citre^ celui-ci était du genre des cèdres. On en faisait aussi les tables les plus précieuses et d'une grande dimension.—— Cyprès •— Ebèiie ^ il était très-estimé. Dipoene et Scyllis d'Egine en firent plusieurs statues, et comme on attachait quelque idée religieuse à sa couleur pour certains sujets , il est probable que ce fut pour le remplacer qu^on se servit du marbre noir. — . Erable — Figuier ^ facile à travailler et blanc, fut aussi adopté pour quelques divinités. — Hêtre, m—IJl—^Liége^ son écorce fut une des premières substances dont on se servit pour de petites figures. —ZrO/^//5'.—'ikr)'r^e.— 0//V/er.

— Osier et Saule. On citait un Esculape de Sparte et une Junon de Samos faite d'osier. C'était avec les branches de ces deux arbres qu'on faisait ces statues colossales nommées Argées, qu'on jetait tous les ans dans le Tibre. Les immenses colosses dans lesquels les Germains brillaient leurs prisonniers en honneur de Tentâtes , étaient aussi tressés en osier. — Palmier ^ il remplaça le liège , et cependant ne devait pas , à raison de ses fibres , être favorable à la sculpture. — >Pêcher. — Peuplier. ,— Pin.— 'Poirier sauvage. Il y avait une Junon de Samos faite de ce dernier bois. — iSap/n ,• il avait servi àfibriquer la charpente du cheval de Troie. — Tilleul.- — Vigne , surtout la vigne sauvage et celle de Chypre. Selon quelques auteurs , la Diane d'Ephèse était de ce bois.

Métaux et autres matières.

AbjGent. On trouve dans les auteurs plusieurs statues de ce îuétai 'y il fut cependant moins employé que l'or, dont on

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eonnalssait plusieurs qualités. — Obriznm était l'or le plus pur, et qui, après avoir passé plusieurs fois au feu, acquérait «ne couleur plus vive. On fit quelques statues d'or massif, mais en gi'uéral elles étaient repoussées au marteau (sphurélaton) , et la matière avait peu d'épaisseur; c'était ainsi qu'on employait l'or dans les statues, où il était uni à l'ivoire; souvent aussi les statues en métal ou en bois n'étaient que dorées ou plaquées. On se servait d'or de plusieurs couleurs , et on y ajoutait souvent des ornemens peints ou en pierres précieuses. — 'V Electrum y dont il est question dans Homère , était ou naturel ou artificiel. On le faisait en mêlant un cinrjuième d'argent à quatre 5™»"» d^or. Cet alliage était très -estimé, parce qu'on trouvait qu'il brillait aux lumières plus que l'or et que l'argent. Pline dit que les vases qui en étaient faits prenaient les couleurs de l'iris , ou arc-en-ciel. On donna aussi le nom ^ électrum à l'ambre jaune. — Etain. Homère le cite parmi les métaux du bouclier d' Achille. — Plomb. La statue de Mammurius , qui avait fait les anciles ou boucliers sacrés du temps de Numa y était de ce métal. — Fer. On cite plusieurs statues de ce métal ou fondues ou repoussées au marteau. — • Aimant. On parle d'une statue de Vénus en aimant qui attirait un Mars fait eu fer. — Cuivre on Bro/ize. La manière dont nous employons ce imétal , soit en le dorant , soit en le couvrant d'une couleur qu'il devrait ne tenir que du temps, nous empêche de rechercher les mélanges qui lui donneraient plus d'éclat et de beauté. Les anciens, qui exécutaient une immense quantité de statues et d'ouvrages en bronze , en variaient les alliages à l'infini, f— ^ \J airain, le bronze ou le cuivre les plus célèbres, étaient ceux de Chypre (^hupros)., d'où vint le mot de cuivre'—* de Corinthe ^ on en attribuait l'alliage au hasard, à la fusion et au mélange de plusieurs métaux , lors de l'embrasement de de cette ville, mais il paratt que ce bronze était plus ancien. Du temps de Pline , on l'imitait par un alliage de cuivre , d'or et d'argent. — ^J airain de JJélus et ^Egine étaient très-estimés , ainsi que celui de Tartessiis à.2ixv^ la Bétique. — Ceux de Cordoue ou de Marins — de Sallnste , qu'on trouvait dans les Alpes— de Livius y qu'on tirait des Gaules, étaient aussi fort recherchés; ils devaient leurs noms aux propriétaires des mines <jui les exploitaient du temps de César. Il y avait aussi un airain noir, et celui auquel sa couleur foncée , tirant sur celle du foie , avait fait donner le nom X! hépatizon ( hcpar, foie. ) — « -Aurichalcum ou Orichalciim , était un alliage de cuivre «t

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