‹ Description des antiques du musée royalChapitre 35 sur 92 · SUPPLÉMENT · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT

Inscriptions et Bas-reliefs qui n'ont pas pu trouver place dans le Musée Royal, et qui sont destinés à en orner ou la cour ou le jardin.

7 14 AUTEL SÉPULCRAL orné d'une guirlande de fruits, et élevé par Julia Olympia, à la mémoire à^Aeninestus, serviteur d'un empereur.

H. o,5oo m. — I p. 6 p. 6 1, i larg. 0,460 m. — i p. 5 p.

7 l5 AUTEL CYLINDRIQUE en marbre blanc, orné Je guirlandes soutenues par un bucrane , une tête de bélier entourée de bandelettes et par deux casc^ues. Cette variété des supports des guirlandes , n'est pas ordinaire dans cette espère de nionumens.

H. 0,487 m. — I p. 6 p. j larg.. 0,426 m. — i p. 3 p. 9 1.

716 AUTEL CYLINDRIQUE en marbre de Paros , orné de guirlandes et de bucranes , placé probablement sur le tombeau de la Bonne Charition. Col. Ch. cat. 72.

H. OjSgS m. — i p. 10 p. j laig. o,5i4 m. — i p. 7 p.

717 AUTEL CYLINDRIQUE en marbre blanc, orné de guirlandes et de bucranes qui ne sont pas terminés. L'inscription offre une iuA^ocation à Bacchus , de la part des habitans de Tliéra , aujourd'hui Santorin , et en faveur du roi d'Egypte, Ptolémée VI, Philomêtor, do la reine Cléopâtre et de leurs enfans. On donne au roi et à la reine le titre de Dieux qui aiment leur mère j ce que signifie Philomêtor. Le règne de ce Ptolémée est de l'an 181-146 av. J. C. Col. Ch, cat. 71.

H. 0,677 m. — 2 p. I p. j larg. o,568 ni. — i p. g p.

710 GRAND AUTEL carré en pierre, consacré à Jupiter sous le règne de Tibère , par la corporation des Np-utae Parisiaci , ou des commerçans de Paris , qui faisaient leur commerce par eau. Trois des côtés de cet autel offrent des figures d'un travail barbare et armées de boucliers et de lances, et qui semblent marcher en procession pour quelque cérémonie 5 le cercle que porte l'un des personnages pourrait être une couronne dont on va faire l'offrande à une divinité. On lit les noms de Senani et ^ Eurises , dont l'explication est trèsincertaine , mais qui peuvent avoir rapport ou à quelque divinité gauloise, ou. aux personnes qui ont consacré ces monumens. L'inscription est écrite avec

l'ancienne orthograplie du style lapidaire 5 cToi'/ optumo maxsu/no, et posicnuit ^our posuerunt. Ce monument curieux et ceux qui suivent furent trouvés en 1710, à quinze pieds de profondeur, dans l'intérieur de Notre- Dame; ils ont été publiés par MM. Baudelot et de Mautour , ainsi que par d'autres; et il en est question dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions , vol. 3, pag. 22 > ; vol. 5, pag. 9; ils étaient autrefois dans la Salle des Antiques du Louvre , et depuis aux Petits- Au gustins.

719 AUTEL carré en pierre , c|ui offre sur ses cj^uatre faces les figures de divinités romaines et gauloises; ce qui prouve, comme on le remarque dans les Mémoires de l' Académie des hiscriptions , t. 24, p- ^77, qu'à cette époque les Gaulois avaient déjà admis le culte des divinités romaines. Jupiter tient son sceptre; Vulcain Volcanus, coiffé de son bonnet, paraît tenir à la main des tenailles et un marteau. 'Usus, c|u'on croit généralement le Mars des Gaulois, àc[ui ils sacrifiaient des chevaux et des victimes humaines, armé d'une hache, coupe les branches d'un arbre ; il est probable qu'il est représenté cueillant le gui sacré du chêne. Sur le quatrième côté on voit un taureau auprès d'un, arbre, sur lequel sont des oiseaux qui ressemblent à des cicognes. Le taureau était en grand honneur chez les Gaulois , qui en portaient la figure dans leurs enseignes. On lit au-dessus les noms de Tarvos et de Trigaranus , qui peuvent être des divinités que l'on ne connaît pas; mais c[uelques auteurs croient c|u'en Celte le taureau se nommait Taru , etlacicogne Qaran.

y 20 FRAGMENT d'autel carré en pierre, chargé de sculptures grossières semblables à celles que l'on vient de voir. D'un côté , au-dessous du nom de Castor , est

272 «ESCRIPTION*

Va l.gnre de ce df-mi-riieu armé, et posant la main sur la tète d'un tlieval. Le bas-relief qui suit olï're un S!!Jet pareil, et avait sans doute pour inscription le nom de Pollux^ celui de Ccmunnos di 'jigne iine di- Viiàté gauloise n;;\le, aA^ec des cornes qui ressemblent à des bois de cerf, et aiixcpielles sont suspendus des couronnes ou des anneaux ; si , comme il le paraît, les idées mythologiques des Gaulois se sont jaêlées avec celles des Grecs et des Romains, cette iigiire pourrait avoir rapjtort à Pan , à Jupiter Ammon , eu même à Bac chus , qu'on représentait cjuelquefois avec des cornes et une longue barbe. Sur le quatrième t utv'; un homm.e combit un serpent et le frappe d'un coup de massiie. Le nom est presque déti-uit , et on n'y lit plus c|ue Sevi-ri...os ^ c'est peut-être Hercule c^ni combat l'hydre; et les dernières lettres de l'inscription, <ù l'on croit retrouver os , pourraient être la fin f^ Ogmios f nom (|ue les Gaulois donnaient à leur Hercule. Voyez les dissertations de Baudelot et de Maiitour, que nous avons citées, et cpii, parmi des hypothèses très-hasardées, renfermeut des détails assez curieux.

y2 1 TAUREAU s'aeattant , bas-relief e7i pierre.

Le travail de ce bas - relief ressemble à celui des autels qu'on vient de voir, et peut le faire placer vers la même époc[ue. Cet animal représenterait ou le signe du zodiaque, ou il aurait fait partie d'un monument de quelque divinité à lacjuelle le taureau était consacré , ainsi qu'on le voit sur un des autels gaulois. Ce basrelief avait été placé dans un des murs de l'cglise de Saint-Marcel fondé en 811, et d'après une opinion rapportée par M. le Noir, p. 62 de sa description des I Moîiuniçns Français des Petits-Avgustins , ce nio-

DES AXTIQtTES. 2^3

nument aurait pu être employé par la confralrle îles boucliers de Paris , à conserver le souvenir d'un fait attribué à Saint-Marcel, qui, dit-on, arrêta un taureau échappé et furieux.

722 LION Qur rvÉAORE UN Taureau, bas-relief; marbre pentélique.

Quoique le travail en soit sec et maigre, cependant' il n'est pas sans finesse , et certaines parties sont assez bien étudiées.

H. 0,920 m. — a p. 10 p.; larg. i,i23 m. — 3p. 5 p. 3 I.

72^ SARCOPHAGE en marbre blanc et à cannelures; il est orné, ainsi que d'autres que nous avons vus, d'un médaillon où l'on voit un buste de femme qui tient un rouleau, peut-être était-ce quelque femme célèbre par ses écrits ; les deux cornes d'abondance placées au-dessous , sont fréquentes dans les monumens funèbres. A l'une des extrémités du sarcophage un lion dévore un taureau, à l'autre il déchire un cheval.

7 24 SACRIFICE ROMAIN, bas-relief; marbre de Paras. Neuf personnages vêtus à la romaine sont sur le point d'immoler deux taureaux auprès 'd'un temple. Les victimaires sont dans le costume que nous leur avons vu dans d'autres cérémonies pareilles. Leur limvs est garnie de franges, et leur ceinture a plusieurs tours, le licium est parfaitement conservé. L^n jeune camille ou ministre des autels, porte Vacerra, boite aux parfums. Les prêtres ont des couronnes sur la tête, l'un tient une torche.

Haut. 2,166 m. — 6 p. 8 p.

725 TRIOMPHE DE BACCHUS, bas-relief.

Le dieu conquérant de l'Inde monté sur un char traîné par des panthères , et accompagné de bacchantes , mène à sa suite des prisonniers les mains liées derrièr»

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