BESCKIPTrON
<^00 INSCRIPTION consacrée par Theomneste de Xipeté , élu par le peuple stratège de la Paralie , c[uartier sur le bord de la mer, sous l'arclioiile Mcnécrate ^ trouvée au cap Sunium par M. Fauvel.- Col. Ch. cat. joi.
H. o,io8 m. — 4 po- j lafg. 0,839 ™' — ^ p. 7 p.
604 INSCRIPTION ATHÉNIENNE. Parmi les noms de plusieurs agonothètes , on trouve celui de Philoppapus, descendant des rois de la Commagène , et dont le monument sépulcral existe encore à Athènes. On y lit aussi les noms des prytanes de la tribu Erechthéïde qui vinrent probablement à des jeux. Les dêmes qui fournirent ces prytanes sont ceux de Cephisia, de Lampra, d'Euônymos , d'Anagyrus. Trois dèmes cités dans l'inscription , Colône , Phlyus et Prospalta , ne sont pas de la tribu Ereclitliéïde. A la suite des prytanes on nomme deux stratèges , dont un cliargé de fournir ce qui était nécessaire aux jeux gymniques j un autre cjui avait soin du cliœur.
H. o,g47 m. — 2 p. 1 1 p- J larg. o,263 m. — g po. g 1.
605 BAS-RELIEF SÉPULCRAL. Une femme voilée et qui paraît dans la tristesse , est assise auprès du lit sur lequel un jeune homme couché tient une coupe à la main ; des deux côtés deux petites figures semblent être Diane et Harpocrate. Ce monument fut élevé à Ménophile , fils de Coures f et cjui portait aussi le nom de Sélaion.^ par Synétéy qu'il avait élevée. Col. Ch. cat. \/\S.
H. o,65ora. — 2 pi. 5 larg. 0,4 19 ni. — i p. 3 p. 6 1.
606 BAS-RELIEF d'un joli caractère qui ornait probablement un tombeau , et cjui offre un génie monté sur un gi'iffon marin.
H. 0,16a m. — 6 po.j larg. o,44'5 m. — i p. 4 P- ^ 1-
607 INSCRIPTION mutilée , et cjui paraît avoir contenu
ntS ANTIQUES» . 241
une transaction entre les habitaas J'ilium et ceux de Scamandria. Col. Ch.
H. 0,2119 ni. — 8 po. 6 K j larg. 0,370 m. — lo po. fo8 AGAMEMA'ON , bas-relief. Ce bas-relief, de trèsancien style grec , nommé improprement étrusque , est très-curieux \ il offre Agamemnon , dont le nom est en écriture rétrogade NfiNMEMATA; Xalthyb lus son. Hérault Et Epevs qui fabriqua le che.val de Troie. Le costume de ces héros , leur posé , sont tels qu'on les voit sur des vases peints ou des pierres gravtes du plus ancien style. Ils ont les cheveux longs et ondulés dani le genre de ceux des personnages des bas-reliefs choragiques ; mais la manière dont iU sont traités , leur simplicité annoncent Une époque plus reculée. Leurs vêtemens , serrés à la taille et tenant du goût égyptien , sont d^étoffes à petits plis ou rayées. Talthybius ) comme hétault , tient à la main un caducée. Les caractères et la disposition de l'écriture indiquent une haute antiquité , quoiqu'on y voie l'iî qui ne fut adopté par les Athéniens que sous l'archontat d'Euclide en 4o3 et 402 avant J. C. ; mais qui était en usage avant cette époque dans d'autres parties de la Grèce. L'ornement qui termine le bas-relief par le bas est très-beau ; ee marbre fgdsait probablement partie d'une frise , et il en formait un roln. Découvert il y a près de trente ans dans l'ile de Samothrace , ce bas-relief, de la collection de M. deChoiseul, était resté sous des débris à Galata ; il a été retrouvé et rapporté en France en 1816 par M. Dubois. Col. Ch. cat. 108.
H. 0,^60 m. — 1 p. 5 p.; larg. o,435 m. — 1 p. 4 p» 600 AUTEL consacré à Jupiter gardien (Custos) et au Génie des trésors par C, Julixis , affranchi d'un empereur , et qui sans doute avait trouvé quelque somme considérable.
H. 0,778 m. — 2 p. 4 p. 9 1.5 larg. 0;5i8 m. — i p. 7 p. 2I.
U lO URJ^E CINERAIRE en forme de monument, et ornée de palmiers et de trophées.
H. o,45i m. — I p. 4 p. 8 I.^ larg, 0,579 *"• — i p- a p. 611 PECHEUR , statue ; marbre grechetto. Haut. c,8 16 m. — 2 p. 6 p. 2 1.
Cette petite statue est une répétition antique du pécLeur qui existe au Vatican, et qu'on a ciféau numéro précédent. Elle a été restaurée sur ce n;odtle. Mon. du Mus. t. 4, p. 35.
O 1 2i GRAI^JD VASE ébauché dont les anses n''ont pas été îei-minées. Col. Ch.
H. 0,778 m. — a p. 4 p- 9 l-i laig. o,5j8 m. — i p, o p. 6 I.
' 6ïZ PIERKE SÉPULCRALE sur laquelle on voit Eacchus, sa ciilamyde rejetée en arrière et tenant à la main une grappe de raisin que mange une panthère : on y lit le nom Sl Evaristc j fils è^ Aphrodisius. Col. Ch. cat. 137.
H. o,568m, — i p.gp. j larg. 0,372 m. — i p. i p. 10 I.
614INSCRIPTION dont une partie est renfermée dan» deux couronnes. Le peuple, les jeunes gens, honorent j4ristoxàne j fils de Demophon. Col. Ch. cat. 216. H. 0,859 ™- — * P* 7 P' j ^^''S- 0,487 ra, — I p. 6 p. 6 1 5 INSCRIPTION du monument consacré à Decimia. Kittaxia, par son mari P. jiElius AiireUus Hermerus. H. 0,44^ ™- — ' p. 4 P' 6 I.J larg. 0,270 m. — 10 po.
6l6llNrSCitIPTION en très - mauvais état, et où l'on distin^e encore les noms Hl Etéohutades ^ famille athénienne consacrée à Minerve , et ceux de Diogène et jyeiihulidc , fils de Dropidas. Il y est question d'une alliance ou d'une campagne de cinq ans. Col. Ch. H. 0,325 m. I p. j larg. o,554 m. — i p. S p. 6 1.
él^irvSCRIPTION de Délos en très-mauvais état. Elle fut trouvée dans cette île, d'où, selon Spon, Miscel.
Des ANTiQvts. 445
pag. 243, elle fut portée à Chlo , et Je là à Constantiiiople à l'anibassatle de France. Ce voyageur l'a copiée lorsqu'elle était en meilleur ( tat qu'à présent 5 cependant il y avait déjà bien des lacunes. Elle contient un décret qui fut rt'digé le 8 du mois élapKàbolion , sous l'archonte Phaedrius , dans une assemblée tenue dans le temple d'Apollon; ce fut JDionysius , fils de Dionysius, archithyasite ou chef des thyases ou chœurs de Bacchus , qui porta la parole. Cette inscription est en honneur du prêtre Patron, fils de Dorothée , à qui en récompense de ses services envers leur société, les marchands et les marins tyriens établis à Délos accordeiitune couronne d'or qu'il recevra chaque année aux fêtes de Neptune. Son portrait sera placé dans le temple d'Hercule tyrien, que les Athéniens avaient permis d'élever à ] 'élos , à la demande de Patron , qui avait été à Athènes, à ses frais, solliciter cette faveur. Le décret gravé sur du marbre sera déposé dans le même temple, et le trésorier et l'archithyasite sont chargés des dépenses qu'exigeront les récompenses accordées à Patron. Spon pensait qu'il s'agissait dans cette inscription d'une ville d'Athènes fondée par les Athéniens dans l'ile de Délos , sous le règne d'Adrien 5 mais M. Visconti croyait avec plus de raison et d'après plusieurs passages de l'inscription , cju'il est question d'Athènes, del'Attique, et que ce monument datait d'un siècle environ avant l'ère chrétienne. Ancienne Col. Haut. 1,02g m. — 5 p. 2 p.; larg. 0,370 m. — i p. i p. 5 18 PIERRE SÉPULCRALE cm e d'une moulure, et qui porte l'inscriptiin de Sosias (T Anaphlystus et de iVi'-' copatra, fille de Méncclldès. Col. Ch> cat. 142. H. o 83g ra. — 2 p. 7 p. ; larg. 0,297 m. — 11 po. 019 INSCRIPTION à'' Aurélia Cœcina , en mémoire de son mari Eut, chiaiius. Col. Ch,
H. 0;4i5 m. — I p. 3 p, 4 '• j larg" 0,997 m. — 11 po.
244 ' r>i?scr.irTioK
620 PIERRE SÉPULCRALE dont le bas-relief offre un soldat armé de pied en cap. Sa visière est rabattue; il jiorte une cotte de mailles 5 ses bras, ses cuisses et ses jambes sont garnis de bandes de 'métal 5 ce soldat se nommait Myron. Les deux palmes peuvent indiquer qu'il s'était distingué. CoL. Ch. cat. 174-
H £>,65o w. — 3 p.j larg. o,325 m. — i p.
021 ACHILLE, hernies i marbre pcntélique.
Haut. o,586 m. — i p. 9 p. 8 1.
La statue d'Achille indiquée sous le n" i44i ^t qu'on a attribuée à ce héros sur des conjectures probables , le fait reconnaître dans cet hermès. Son casque est orné de griffons, et sur la partie du devant, la Stéphane , il y a deux loups 5 Lycophron appelle Achille le loup fauve. Versailles. Mon. du Mus. t. 2 , p. Si).
622LIVIE, statue^ marbre de Luni.
Haut. 2,o53 m. — 6 p. 3 p. 10 I.
L'épouse d'Auguste est représentée sous les attribut» d'une déesse. Les épis de blé, la corne d'abondance , la tète coiffée de sa palla en guise de voile , caractérisent Cérès ; mais la ressemblance de ses traits avec ceux de Tibère , et la comparaison d'autres monumens certains , fout reconnaître Livie dans cette belle statue , dont les draperies peuvent être proposées comme un bon modèle. Vil- Borg. Mus. Bon. vol. 2.
623 ZENON LE stoïcien , liermès-y marbre pentélique. Hâut. OjSgS m. — i p. ro p.
Cet herciès est un portrait de Zenon de Chypre, fondateur de la secte des philosophes stoïciens.
On en voit un semblable au Vatican ; il a la tète un peu penchée vers l'épaule droite , défaut que Diogène de Laértr fait remarf[uor en parlant de Z^non. Voyez V Iconographie grecfjue , pi 25. Fil. Borg. st. i , n° 35.
DES ANTIQUES. n/^5
S24 INSCRIPTION qui ne contient que des noms des magistrats qui ont été en charge pendant les six premiers
mois de l'arcliontat d'Antigonus. On y voJt nn secrétaire du sénat , trois prytanes , six sti*atèges et un hypostratège. Co/. Ch. cat. 196. 9 lig.
625 INSCRIFTION ètt Irès-mativaîs état , et qui , de même que la précédente, ne présente que des noms de magistrats 5 mais on y trouve de plus que dans l'autre u» gymnasiarque , des agofaiiomes, des practores. Ce fragment de colonne a été trouvé au Pirée ()ar M. Fauvel. Col. Ch. 1^ lig.
626 INSCRIPTION gravée sur une colonne qui appartenait à un portique rebâti aux frais èi-Aagathopus y de Tolinque et è^ Aristodême ^ qui fournirent les b(às pour le plafond et le toit , et qui donnèrent à la Aille ce qui restait de Fancienne charj)ente, pour réparer d'autres monumens. Cette inscription commei;ce par des voeux pour le salut et le long règne de Trajan, et pour la concorde du sénat et du peuple romain^ Ce fragment de colonne a été trouvé par M. Fauvel dans Tiie de Santorin , l'ancienne Thér, avec la statue de femme décrite sous le vS> 5a:2. Col. Ch. cat. 197. 19 lig.
627 APOLLON PYTHIEN, statue.
Haut. i»i64 m. — 5 p. 7 p.
Le dieu s^appuie sur sa lyre , et le serpent lui donne le caractère d'Apollon Pytliîen. Cot, Borg\
628 INSCRIPTION fruste de Delphes. On y trouve souvent nommés les ampKyctions et les hiéromuamons , chargés de ce qui "avait Rapport aux temples et aux fêtes , et qui exerçaient en outre line sorte de magistrature. Il y est aussi question des temples d'Apollon PythieiL et de Diane {Artémls en grec), de dépenses pour certains lieux qui y ont rapport, et d'amendes. A la fin
^4^ BESCRIPTIOIT
de l'inscription on nomme deux des mois des Deîphiens,' Bucatius et Bysius. C'était pendant celui-ci, selon Plutarque, qu'Apollon rendait ses oracles; et ce dieu était né le 7 de ce mois, qui était au printemps. Col. Ch.
H. 0,568 m. — i p. 9 p.j larg, o,352 m. — i p, i p.
629 INSCRIPTION en honneur i^' Adrien , C(^sar , Auguste Olympien , sauveur et fondateur. Col. Ch. cat. 200.
H. 0,487 m. — I p. 6 p.^ larg. o,4o6 m. — i p. 3 p.
630 INSCRIPTION mulilée qui contenait un décret du peuple à^Alexandria Troas , en honneur à''Apelles, fils è^'Hermias ^''Ilium. Col. Ch. cat. 217.
Haut. 0,406 m. — I p. 3 p.
601 INSCRIPTION consacrée par le sénat et le peuple de Tliéra, en honneur de FI. Clitosthènes Jiilianus ,ân\\ d'Auguste, et Asiarque, de race Ephésienne , et bienfaiteur de sa patrie. L'Asiarque nommé par toutes les villes de l'Asie Mineure , était chargé de faire célébrer à ses frais les fêtes et les jeux , en honneur des Dieux et des Empereurs, et il veillait à l'entretien de leius temples ; trouvée à Santorin par M. Fauvel. Col. Ch. cat. 217.
H. 0,975 m. — 3 p. i larg. 0,527 ™- ' p- 7 p. 6 1.
602 INSCRIPTION dans laquelle, d'après l'ordre d'une déesse, Aristippe , magistrat de quelque peuple de l'Asie Mineure , établit les époques de différentes fêtes qui sont, le lever de la déesse, les hydroposies, la procession du prytanée, les jachères, le coucher de la déesse, la convocation générale. Les noms des mois , Dius, Julius j Apollonius y Hephaistius y Posidaeiis y ne se trouvent réunis dans aucun des calendriers que nous connaissons, et l'avant - dernier n'y est d'aucune manière. Voyez dans les Mémoires de l' Acad. des Jnscrip. t. 47? r- ^6, le calendrier de seize peuples de
I>ES AJÏTIQTJES. 24/
l'Asie Mineure ; le menologium de Fabricius , et les yûi// a///c/' Je Ccrsini. Col. CTi. cat. 2o4-
H. o,256 m. — g p. 6 p. j laig. OjjSS ra. — ;« p. 4 p-
633 INSCRIPTION de l'autel élevé par Lucitis Valeràfs
Telesphorus f à Hercule lao. Le nom d'Jao tient à la décadence du paganisme, et on le trotiTe donné à Ju-> piter dans les inscriptions des gnostiques.
H. 0,487 m. — I p. 6 p.j larg. 0,281 m. — 10 p. 5 1.
634 INSCRIPTION consacrée à ^tn'a Phyllis , par soi\ n;ari Flavius Tychas, et par sa fille Flavia Successa.
H. 0,460 m. — I p. 5 p. j larg. 0,28 1 m. — 1 o p, 5 I.
635 INSCRIPTION de Fahius qui était Dadonque , on porte flambeau , l'un des prêtres de Cérès à Eleusis, eu honneur de Dêmèter (Cérès) et de Koré^ ou la iiile (par excellence), nom que les Grecs donnaient à Proserpiiie^ derrière cette inscription en était une autre absolument pareille. Voyez les n»* 87 et 540j troiiYée à Eleusis par M. Fauvel. Col. Ch. cat. 21 1.
H. o,5o5 m. — ï p. 3 p. ; larg. 0,229 "*• — 8 po. 6 1.
636 INSCRIPTION en très-mauvais état, où l^on ne distingue que les noms Hérault y Zosime , FI. Bacchitis , Hermeias du bourg dLAzenia^ Athénodore , Aplira-^ diaius. Col. Ch^
H. 0,35^ m. — I p. ï p. 5 1. ; larg. o,â65 m. — 1 p. i p. G f .
607 BAS-RELIEF qui offre le buste de Cérès vu de face, ayant une coui'onne en forme de tour et do longues tresses de eheA'eux j elle tient d'une main un petit vase, et de l'autre une boule. Dans le baut on lit le nom Andirénê y et dans le bas Glycinna y fils Aq Menophon , adresse sa prière à la cba&te Déesse. Col. Ch. cat. i4-^* H. o,325 m. — 1 p- i larg. 0,216 ni* — 8 po.
6 Oo INSCRIPTION mutilée qui contient un compte rendu au sujet i}iQs dépenses faites pour le temple d'Hercule et
248 BESCniPTIOW
pour plusieurs fêtes qui paraissent avoir été communes aux Athéniens et aux habitans du dême de Plothaeia. Les fêtes dont les noms sont conservés sont , les AphrorUsies en honneur de Vénus j les ApoUonies , les Pandics consacrées à Jupiter. Il paraît qu'il y est question de marchés pour différentes fournitures, entre antres pour le vin, et d'intérêts de sommes avancées de part et d'autre. Col. Ch. cat. 2i3.
H. 0,920 m. — a p. 10 p. 5 larg. 0,297 m. — 11 po.
609 PIERRE SÉPULCRALE ornée de deux rosaces, et ayant pour inscription Anthesterius f fils de Damon. de Phégée. Col. Ch. cat. i3o.
Haut. 0,406 m. — I p. 3 p. ^ larg. idem.
640 URNE CINÉRAIRE consacrée à Bellicius Prépo?i , par son père. Les ornemens, les tètes d'Ammon , sont d'un bon travail. On voit dans le fronton orné d'enroulemens et de feuillages, des oiseaux qui donnent à manger à leurs petits dans un nid.
H. 0,866 m. — 2 p. 8 p. 5 larg. o,45 1 m. — i p. 4 p. 8 1.
641 INSCRIPTION CHRÉTIENNE autour d'une croix, et dans laquelle la Vierge Euphémie, servante du Christ, invoque la protection de Dieu pour elle , pour ses frères et pour son cousin, serviteurs de Dieu. L'inscription est divisée par la croix en deux colonnes, dont ne font pas partie les lettres écrites sur le montant perpendiculaire , et qui doivent être lues de suite du haut en bas, en passant les deyx mots qui sont sur le croisillon. Col. Ch. cat. iy8.
H. 0,677 ™- — ^ P- ' P- î '^'"S- 0,325 m. — I p. 642CIPPE SÉPULCRAL élevé par Apusulena Rufjîlla , à Calidius Félix, son mari, et à C. Apusulenvs Plebeitis , son fils. Gruter rapporte cette inscription p. 706 , n° 6 , mais inexactement.
H. 0,708 m. — a p. 2 p. 2I. j larg. 0,559 m. — 1 p. 8 p. 81.
DES ANTIQUr.S. 249
643 BAS-RELIEF SÉPULCRAL qui offre un repas funtbre composé de cinq personnes, et qui ornait le iornbi-au de Dionysius et de Clédndre, fils de Mertis. OjI. Ch, cat. 146.
H. o,5i4 m. — I p. 7 p. j larg. o,/|6o m. — i p. 5 p.
644 INSCRIPTION dans laquelle, sous Parcliontat tle Lycomède y les éph^bes demandent à l'aiéopoge par la voie de levir cosmète P. AElius Tkeophilus , fils de Paradoxus de Sunium y qu'on leur donne pour Pai~ dotrihe à vie Ahascantus , fils A"* Eiirnolpus , du dème de Cephisiaf il est question de cet Abasc/antus dans l'inscription n» 568 , où sout aussi cités des cosmètes et des paidotribes ; trouvée près d'Athènes par M. Fauvel. Col. Ch. cat. 2o3.
H. OjSaS m. — I p.; larg. 0,866 m. — 2 p. 8 p.
645-oUSTE eu bas-relief de Marc-Anrèle Dionysius , fils de Dio?iYsiiis^ fils à?^pagathns, fils (H' Artemidore , fils de Méliton. Envoyé de Smyrne par M. Jassaud. Col. Ch. cat. 159.
H. o,568 m. — i p. g p.; larg. 0,379 m. — i p. 2 p.
646 PIERRE SÉPULCRALE ornée d'un- fronton et in cription à la mémoire de lyciiius de Sycione. Col. Ch. cat. i38.
H. 0,920 m. — 2 p. 10 p.; larg. 0,622 »n. — i p. 11 p.
647 INSCRIPTION consacrc'e par la tendresse A^Apelles et de Metrothémis , fils de 6Y</a«flC^/<fe5^ à la mémoire de knil- nourrice Mélitée , fille de Lysanias. Cette inscription était sur le même marbre que celle du n^ 6,l2. Col. Ch. supplément du catalogue.
H. 0,263 m. — 9 p. 9 1. ; larg. 0,677 m. — 2 p. i p. .
648 INSCRIPTION qui n'offre qu'une liste de noms grecs avec les prénoms latins Aurclius et Aiinilius:, tro\ivée à Athènes par M. Fauvel. Col. Ch. cat. 219.
H. 0,379 m.— I p. 2 p.j larg. o,2iGm. — 8 po.
230 BEsrr.rmox
649 INSCRIPTION SÉPULCRALE consacrée i Mana. Ampliata y par son mari C. Marins Epaphrodite.
II. 0,399 m. — I p. a p. 9 1, ; larg. 0,629 ^^- — i p. o p. 2 1.
6 50 INSCRIPTION SÉPULCRALE de JuUa Fortunata, consacrée par son mari Litos. Dans le liant on voit ua lapin qui ;mange les raisins d'un panier renversé.
H. o,Go6 m. — I p. 10 p. 5 l.j larg.o,3jc)ni. — i p. op. 2 J. Voyez le n" 635.
66 1 FRAGMENT d'inscription qui paraît avoir contenu une invocation à Hygie ^ déesse de la santé. Col. Ch. H. 0,243 m. — 9 po. ,• larg. 0,1 35 m. — 5 po.
652 BAS-RELIEF SÉPULCRAL qui offre un homme et un enfant, avec le nom de Callistrate , fils de Demeirius, Col. Ch. cat 140.
H. Oj45i m. — I p. 8 p. j larg. 0,406 m. — 1 p. 3p.
653 INSCRIPTION dans laquelle, avec l'aveu de l'aréopage Aurclius Epaphrodite et Aurélia Magna .^ du bourg de Pltthos , honorent leur fille Aurélia Magna , vestale dès l'âge le plus tendre. Cette inscHption qu'a fait connaître le premier M. Richard Worsley, a été publiée par M. de Villoison. Mcm. de l'Acad. des Inscr. t. 47 î P> 332, e!: par M. Visconti, Mon. Cab. p. i38. Col. Ch. cat. 207.
H. i,iG4 ^- — 5 P- 7 P'5 '^•'S- 0,297 m. — Il po. 654 INSCRIPTION mutilée, dans laquelle les Grecs, qui de la Tliessalie étaient venus s'établir sur les bords du Méandre, témoignent leur reconnaissance aux Ioniens ^ aux Eoliens et aux Uoiiens , par l'organe Ae Leiicippe. Cette ins'cripiion paraît être du règne d'Antonin Pie, filsfiidoptif d'Adrien. Col. Ch. cat. 206.
H. 0,460 m. — I p, 5 p. j larg. o,54i ra. — 1 p. 8 p.
655 PITTACUS , hermès ; marbre pentcl/que. Haut. o,55i ni. — i p. 1 1 p. 4 '• Une médaille unique , qui existe au cabinet de la
DES ANTIQUES. 2.5l
bibliotlitque du Roi, fait reconnaître dans cet hermès un des sept sages de la Grèce , Pittacus de Mytilène. Voyez Y Iconographie grecque , pi. ii.
o56 BACCHUS DANS l'ivresse , statue j marbre pentéîique. Haut. 2,383 m. — 7 P- 4 P* Couronné de grappes de raisins et du credemnon oit diadème bachique , le dieu des vendanges , sans autra vêtement qu'une néhride en désordre attachée sur la poitrine et rejetée autour du bras gauche, s'appuie mollement sur un tronc d'arbre ; ses regards incertains et sa pose annoncent l'ivresse. Salle des aiitiq. du Louvre. NLus. Fr. vol. 3 5 M. Granger , dess. ; M. Richomme, erav. Mon. du Mus. t. i , p. bo. Mus. Bon. v. i.
Au-dessus on voit uu bas-relief sur lequel on a sculpté Apollon en compagnie de trois Muses.
H. 1,173 m. — 3 p. 7 p. 4 ••; larg. i,37-2m. — 4 p. 2 p. 8 I.
OO^ÉPICURE, hermès, marbre pcntéliqne.
Haut. o,6aq lu. — 1 p. 1 1 p. 3 1.
Ce portrait du philosophe de Gargcttc ressemble parfaitement à ceux c|ui ont été décrits sous les n"'; 189 et 3i6; mais il est d'un travail plus soigné. fl.Boig. st. i, iio 02. AIus. Bou. vol. 3.
658 PIERRE SÉPULCRALE à'Eugnomonius, qui était Protector, et l'un des plus valeureux solilats du corps des Martésiens , qui défendaient les bords du Rhin du coté de Mayence. Les prottcton s étaient des espèces de gardes du corps établis par Gordien le jeune. Une croix qui est au bas de cette inscription montre ([u'Eugnomonius était chrétien, et la date de sa mort y est marquée par la onzième indiction ,cyc\e chronologique de quinze ans révolus , de l'établissement duquel on ne connaît pas bien l'époque. Si on siiivait l'opinion de
aSa r»Escr..iPTioîT
ceux qiii placent la première indiction en 3i 2 de J. C, 1© •monument di Eugnomonius aurait été fait entre l'an 4/7 et Pan 492 , et le caractère des lettres s'accorderait assez avec cette époque. Col. Ch. cat. 175.
H. 0,731 m. — 2 p. 3 p. j iarg. o,54i m. — i p. 8 p.
OO^ INSCRIPTION qui contient une liste faite sous ua magistrat, fils diHilarus de P aliène ^ et qui offre les noms de plusieurs personnes des tribus ErecJithëide y jiégélde f Acaviantide , Adrianide , AntiocJiide . Cette inscription était au revers de celle dont il est question, au n» 5585 on y trouve plusieurs des noms de celle-ci, et elle doit aussi avoir rapport aux jeux et aux vainqueurs dont il y est fait mention. Col. Ch. cat. 218. Haut. 0,297 m. — Il po. 5 Iarg. 0,297 ™* — "" P°*
660 FRAGMENT de fronton sur lequel est inscrit le nom de Marathoîi y où ce marbre a été trouvé. Col. Ch^ cat. 23 1.
H. 0,62a m. — I p. 1 1 p. ; Iarg. o,352 m. — i p. i p.
661 INSCRIPTION dans laquelle les habitans dTlium et les villes de la commune d'Asie qui participent atix mêmes fêtes et aux mêmes assemblées , témoignent leur reconnaissance à un empereur qu'ils appellent fils de Dieu, Dieu Auguste. Hip parqua y fils à!'Hegesidême d'Ilium, lui élève une statue à ses propres frais, pour marquer sa reconnaissance à cet auguste bienfaiteur, son sauveur; trouvée dans le cimetière du village d'Halileli, près de l'ancien Ilium ; publiée par M. Lechevalier. Voy. de la Troade , vol. 3, p. 3o5. Col. Ch. cat. 192.
H. o,73i m. — 2 p. 3 p. ; brg. 0,785 m. — 2 p. 5 p.
662 INSCRIPTION. Le peuple honore Lysiclès , fils de Callistliène y homme probe, bienfaiteur et sauveur du peuple. Col. Ch. cat. 190.
H. 0,189 m. — 7 P-; Iarg- 0,758 m. — 2 p. 4 P«
XiOO INSCRIPTION du moni'ment élevé par Ccrnelia pour elle , pour son maître CorntlLus Solon , et pour ceux qu'elle choisira.
H. o,63t m — I p. u p. 4 I. ; larg. o,6>o m. — 2 p.
00-4 INSCRIPTION qui ofTiait les noms des trois premiers archontes 5 ç^-lui de l'archonte éponyme n'existe plus. Oenophilus , fils ^ Amphius à^Aphidna, était arclionteroi. Philotas y fils de Sophocle de Sunium ^ était archonte-polémarque. Les noms cjui suivent sont ceux des six arclicntes thesmotètes et du héiault du sénat. Ils avaient été tirés des dêmes de Philaidae y de Phlya yàe Perithoidae , d^Aixône , de Phalère, à'' Anjphlystus et de Scamhonidae '^ publiée par Chandler, Inscript. p. 5^. Col. Ch. cat 194.
Haut. 0,554 m. — I p. 8 p. 6 1. 5 larg. idem.
665 INSCRIPTION mutilée par laquelle le prêtre IDémon, fils de Demomelus , de l'un des deux bourgs de Paeania, consacre sa personne, sa maison et son jardin à Esculape. Col. Ch. cat. 213.
H. 0,35^ ta. — I p. I p.; larg. o,568 m. — i p. 9 p.
666 FRAGMENT DE BAS-RELIEF du moyen âge, qui offre un animal fantastique à quatre pieds et ailé , une espèce d'hippogrvphe qui parait imité des oiivrages persans. Ce bas-relief, d'un travail barbare , était au revers de l'inscription précédente.
H. o,386 m. — i p. 2 p. 3 1. ; larg. 0,608 m. — i p. 10 p. 61.
66y URNE CINÉR.1IRE consacrée à Sallia Daphné, par Clandius Eros , en forme de petit temple et ornée de masques , de dauphins , d'un oiseau et d'un jianîer renversé. Le bas-relief représente Vesta assise, tenant d'une main un flambeau et de l'autre le brasier où l'on conservait le feu sacré.
H. o,5g5 m. — I p. 10 p. j larg. 0,359 ™' — i p. i p. 3 1.
254 UESCKIPTIOV
060 AUTEL consAcré k JVEercure Epulon y qui présidait aii:ï* festins et inspirait la gaieté 5 le sympule et la double flûte qu'on voit sur les cotés conviennent au dieu des festins ; les deux flûtes sont réunies par le haut , et on aperçoit en partie une des anclies qui leur se iraient d'embouchure.
H. 0,776 m. — 2 p. 4 p. 8 1. 5 larg. o,54i m. — i p. 8 p.
669 BAS-RELIEF SÉPULCRAL de marbre pentélicjue et d'un joli caractère, qui représente une femme assise donnant la main à son mari. On lit dans le haut Ode, fille ^ Apolexis ^ trouvée à Athènes par M. Fauvei. CoL Ch. cat. 127,
H. 0,768 m. — 2 p. 4 p- ; larg. 0,4^3 m. — i p. 4 p«
670 INSCRIPTION en vers hexamètres eu honneur d'^nuhis, de son père Osiris, dont la couronne est d'or, et adoré sous les noms de Jupiter et è^'Ammon et en lionneur de Sérapis , fils i^Isis aux mille noms, que le riel a enfantée , et qu'a nourrie rErèbe ^ déesse trèsnncienne , lumière des mortels et reine de la terre et de la mer. Ce monument, qui malheureusement est incomplet, est très-curieux, en ce qu'il fait connaître les rapports de quelques divinités égyptiennes a\ec celles des Grecs ; on l'a trouvé près de Cysique , sur l'emplacement de l'ancienne Cius. Il a été publié par Pococke très - inexactement, par Muratori , Inscrip. antiq, t. 1 , p. 75; trois fuis par M. Jacobi, AiiaLecta, t. 12, p. 2985 t. i3, p. 79B , et dans V Appendix de i' Anthologia palatina ,nS' 281 , t. 2, p. l^4^- Col. Ch. cat. 189.
H. 0,552 m. — I p. I p. ; larg. o,568 m. — i p. 9 p.
C')'] 1 PIERFtE SÉPULCRALE dont le bas- relief d'un dessin barbare offre , entre deux pilastres, une figure d'homme vêtu d'une tunique courte ; il parait teuir d'une main
JtZS AVTIQUES. t55
vn disq'ir, de Tautte queli|ne iastrxiinent qu'on ne peut distinguer. L'inscription en vers élégiaques nous apprend que ce personnage ss nommait Aphrodisius y <ju'il était î}CAIea:iindrie et Coryphée dans les chœurs, qu'il fut tué à cause de sa femme d'un coup de disque lancé par Jupiter. Ce beau jeune homme fut enlevé à l'âge de vingt ans, et les Parques l'envoyèrent au sombre séjour pour en faire l'ornement. Col. Ck. cat, 177.
Haut. 1,487 m. — I p. 6 p. j larg. idem.
2 INSCRIPTION grecque du moyen âge , et où il e«t question de la prière du prêtre d'Anatolius. Col Ch^ cat. 236.
H. 0,257 m — 11 po.j larg. 1,760 m. — 5 p. 5 p.
370 GÉNIE AILÉ vêtu d'une tunique, et monté sur un chameau. On peut remarquer le collier et la clochette au col de l'animal qui , quoique d'un travail grossier, n'est pas mal dans l'ensemble. Le bat mérite aussi d'être observé. On voit dans la collection des bronzes d'Herculanum , t. 1 , p. 120, un chameau qui est harnaché à-peu-près comme celui-ci ; mais il ne porte que des paniers. Ce génie pourrait représenter celui de l'Arabie ou de quelque pays de l'orient , caractérisé par le chameau , qui y est d'une grande utilité. Le sujet de ce basrelief, trouvé à Alexandria Troas , est unique*, il a été gravé dans le Voyage de la Troade de M. Lechevalier, pi. 11. Col. Ch. cat. 106.
H. 0,812 m. — 2 p. 6 p. j larg. 0,809 m. — 2 p. 7 p.
ej^
INSCRIPTION SÉPULCRALE de Cornélius Hilarus, affranchi de Sisenna , de Théangenis et du licteur C. Papirius Hermo. Le © y est employé pour thé, et' Qaugenis pour Théognis.
H. 0,375 m. — 3 pi. ; larg. o,8C6 m. — 2 p. 8 p.
a56 DESCRIPTION
67 5 BAS-RELIEF SÉPULCRAL en marbre de Paros; il représente un repas fuHwbre. \Jn homme sur un lit tient'^ d'une main un f: uit , et de l'autre un vase. La femmeassise auprès de lui est enveloppée de sa palla, de même que celle dont on voit le buste au-dessus du bas- relief, et qui porte des boucles d'oreilles semblables à celles que l'on trouve quelquefois à Pompéi, et qui sont faites d'une feuille d'ov extrêmement légère, bombée et toute unie. Ce monument a été consacré à Télesphore par sa femme nommée ou Ghresiê ou qui était très-bonne» Cal. Ch. cat. i52.
H. o,65o m. — 2 pi. 5 larg. 0.446 m. — i p. 4 p« 6 l.
€^6 INSCRIPTION d'un statue élevée à Bacchus par Cartinicus f et faite par Simus , fils de Thémistocrate de Salamine. Cette inscription est très-curieuse, en ce qu'elle nous a conservé le nom d'un artiste que l'on ne trouve ni dans Pline ni dans Pausanitis. Col. Ch. cat. 226.
H. 0,297 m. — iT po. ; larg. o,5oo m. — i p. 6 p. 6 I.
(i"]^ BAS-RELIEF SÉPULCRAL offrant un repas funèbre composé de sept personnes. On y lit les noms An-^ tonia Philoumcna. Col. Ch. cat. 161.
H. Oj5i4m. — I p. 7 p. 5 larg. 0,460 m. — i p. 5 p. 070 ALCEE , hermès ; marbre pentélique. Haut. 0,612 m. — T p. 1 1 p.
Ce poëte de Mytilùne était le rival de Pittacus dans les troubles de sa patrie. La tète de cet kermès a beaucoup de ressemblance avec le portrait d'Atcée , gravé sur la même médaille dont on a fait mention au 11° 655. Vil- Borg. st. 1 , n" 34-
La porte qui s'ouvre au-dessous de la tribune des cariatides est ornéo de huit bas-reliefs de bronze, exécutés au commentcroeut du seizième siècle , par André
r>ES ANTIQ\3E8. 257
Kiccio de Padoue, célèbre arcliltecte et sculpteur en bronze, pour l'ornement du lonibcau de Jérôme de la Torre et de son lils Antoine, médecins de Véronne. Ce mausolée, placé dans l'irglise de S. Fermo , et dont les huit bas-reliets ont rapport à la vie, à la maladie et à la mort de JérAme de la Torre , fut élevé par trois autres fils de Jérôme, hommes de lettres et médecins d'une grande réjuitation. C'est ce que vient de prouver M. le chevalier Cicograra dans son ouvrage italien, ( Storia délia Scultura dal suo risonrimento in Itali'a , etc. Tome a, liv. 4 j 'b- 6^, où trois de ces bas-reliefs ont été grav s aux planches 36 et oj.
André R:cci() a repiésenté dans ces bas-reliVIs 1rs M'cissitudes de la vie humaine > en eniretuèlant les idées et les allégories chrétiennes ei paji-nnes. \ ovez l'arlitle de M. Quatiemèie de Quincy > dans le j' nrnal dessavans, décenibi'p 1817, p. îaS.
Aux deux côlés de la porte , deux coupes de bronze sont posées sur des tniiçons de colonnes de granit losej l'une, autour de laquelle on a cisi lé les travaux d'Hercule , est un ouvrage du quinzième siècle j l'autre , ornée d'arabesques , appartient au siècle suivant.
67c) LOUVE DE MA.RS , statue; rovge anticjue.
H. 0,5 1 m. — ' I p. g p. 61. j larg.0.967 m. — a p. 11 p. 9I. La Louve qui nourrit les fondai urs de Rome est de rouge antique de la plus belle qualité; les enfans sont de marbrt statuaire- Ce morceau est un ouvrage du seizième siècle. Vil, Borg. st. 7, n" 2.
680DÉMÉTRIUS POLIORCÈTE, buste; m. de Paras. Haut. o,58i m. — i p. 9 p. 6 I.
M. V sconti a cru reconnaître dans cette tète , d'un giand caractère , un portrait de Démétrius Poliorcète \ jusqu'alors il avait passé pour un Oihori, avec lequel il a de grands rapports. Ou distii gue sur la chevelure la trace du diadème qu'on y aAalt rapporté en bronze. Il est aisé de voir cjue le marbre avait été teint en rouge ,
et la couleur avait pénétré à une assez grande profondeur. Ce monument, venu de la Grèce, appartenait à M. Pajou , statuaire.
60 1 VENUS ACCROUPIE , UN ARC A LA MAIN , Statue ,*
marbre de Paras.
H. 0,886 m. — 2 p. 8 p. 7 1. 5 debout i ,38i m. — 4 P- 3 p. La ressemblance de cette jolie figure avec celles c[ui représentent Diane au bain , telle que la surprit Actéon , et telle que l'offrent les bas - reliefs d'un sarcopliage de cette collection, n" 3i5, a suggéré à l'artiste qui a restauré cette statue, l'idée de lui donner le caractère de Diane , en plaçant un arc dans la main gauche. Il est cependant plus probable que cette figure représente Vénus sortant du bain , telle que nous la verrons sous le n° 6fj8. L'arc de Cupidon peut bien convenir à sa mère. Un reste de tenon qu'on voit à la cuisse gauclie doit faire soupçonner que la position de la main droite et de Tare n'était pas celle qu'on lui a donnée en la restaurant 5 la tête est moderne. Musée du Vatican. Mus Koy. M. Laugier, dess. et grav. Mon. du Mus. t. 15 p. 58.
682 TIBÈRE, buste 'y marbre de Luni.
Haut. 0,570 m. — I p. g p. i 1.
Cette tète de Tibère , plus forte que nature , a été trouvée dans les ruines de Gabies. L'Empereur porte la couronne civique de feuilles de chêne. Mon. Gab. n" Sç.
683 STELE SÉFULCRALE à'Euihythmus et à'Héliconias.
H. 0,708111. — 2p. 2 p. 2 I. ^ larg. 0,487 m. — i p6p. Le bas-relief représente un magistrat athénien qui couronne riiermès à.''Eurh'ythmus , à qui le sénat et le peuple avaient décerné une couronne d'or. '684ALEXANDRE-LS-GRÂND, statue; m. de Paras. Ha'it. 2,491 m. — 7 p. 8 p.
La tète de cette figure héroïque est ornée d'un casqiie, et nous offre le portrait d'Alexandre-le-Grand.
Le conquérant paraît lever ses regards vers le ciel , tel qu'il avait été représenté en bronze par Lysippe ; la tète antique , mais rapportée , est de marbre pentélique. Fil. Alb. Mus. Bou. V. 3, Mon. du Mus. t. 3, p. 4.
Le bas -relief encastré dans le mur au-dessus de la statue , représente Achille qui s'arme. C'est le plus remarquable des c^uatre grands bas-reliefs de cette salle. Vil. Borg.
H. 1,173 m. — 3 p. 7 p. 4 !• j larg. 1,372 m. — 4P'2 P'8 1. Oo5 FEMME INCONNUE , buste; marbre de Paros. Haut. 0,406 m. — I p. 3 p.
Ce portrait d'une jeune personne , trouvé dans les ruines de Gabies, avec l'inscription de Plutia Fera, est peut-être le sien ; la coiffure , formée de tresses et de boxicles en spirale , est remarquable par la tresse qui revient sur le devant de la tète. Voy. le n» 78 et Mon. Gab. n». 33. Mus. Bou. vol. 3.
086 NYMPHE, dite Vénus a la coquille, statue ; marbre pentélique.
Haut. 0,608 m, — I p. 10 p. 6 1.
La conformité de la pose et de l'attitude de cette figure avec celle de la célèbre joueuse d'osselets , ne permet guère de lui attribuer une autre action : cependant l'air idéal de la tète et les testacées dont est jonché le sol, semblent lui donner un caractère mythologique. Ces accessoires ont fourni à l'artiste moderne qui a restaiiré le bras droit l'idée de mettre dans la main une coquille au lieu des osselets. Vil. Borg. Mus. Bou. vol. 3.
687 PLAUTILLA, buste ; marbre de Paros. Haut. 0,440 m. — I p. 4 p. 3 I.
Les fouilles de Gabies ont rendu au jour ce portrait de l'impératrice Plautilla, fille de Plautien , préfet du prétoire , et femme d'Antonin Caracalla. Monumenti Gabini , n" 22.
'2.60 DESCKIPTIOK
688 STELE SÉPULCRALE présentant les figures et les noms de Pompeïus Evhodus f et à^Isidora , fille d'un Praxitèle.
H. 0,927 m.— ap. 10 p. 3 1. 5 larg. 0,559 m. — i p. 8 p. 8 1. OO^LIVIE EN Muse, statue ^ marbre de Lzini. Haut. 1,999 "*• — ^ P' ' P* '^ '• Livie , dont la tête est connue par plusieurs monumens , a dans cette statue les symboles de la muse Euterpe. Le jet de la draperie est très-heureux , et on le voit répété sur plusieurs belles figures antiques. Alus. Roy. Châtillon, dess. 5 Laxigier , grav. Mus. Bou. v. 1 . Les têtes antiques des statues n^s 693 , 622 et 689 sont rapportées j mais avec tant de convenance que l'œil du connaisseur s'y trompe.
690 DÉMOSTHÈNE , kermès; marbre de Paras. Haut. 0,449 ™* — ' P* 4 P« 7 ^' On reconnaît dans cette tête le portrait du prince des orateurs grecs, tel que nous l'offrent la statue n<» 92 et le buste n" 20 1 .
60 1 TjiTE INCONNUE, hermès ; marbre péntélique. Haut. o>48oin. — ip. 5 p. 9I.
La bandelette roulée qui ceint la tête de ce personnage , et qu'on voit aux têtes d'Esculape , pourrait faire croire que c'est le portrait de quelque médecin célèbre.
Le dessus de la porte qui s'ouvre sur la cour , est orné d'un bas-relief en bronze , coulé dans le seizième siècle sur le bas-relief antique , décrit au n" 20.
692 PLOTINE , statue ,• tnarbre de Paras.
Haut. 1,972 m. — 6 p. o p. ici.
La tête de l'Impératrice est copiée d'après celle du Vatican. L'arrangement des draperies est un des plus beaux que nous offrent les statues portraits. Monum- Gabini f n^ \5. Mus. Bou. vol. 3.
693CORBULON, buste; marbre grechetto.
Haut. 0,579 m. — I p. 2 p.
Cette belle tête de DomitiusCorbiilon , général romain sous Claude et sous Néron , célèbre par ses exploits et par sQn caractère , a été découverte à Gabies dans une f hapslle consacrée aux ancêtres de sa fille, ''impératrice Domitia. Le travail de cette tête a quelque chose de celui du buste d' Agrippa , n» ] 96 , et le marbre en est pareil. Ils ont été trouvés au même endroit, et on jKturrait les croire do la même main. Voyez plus bant le uo 25o, et Mon. Gah. n» 6. Mus. Bon. vol. 3.
69 4 ENFANT A L'OIE, groupe; marbre pentélique. Haut. 0,927 m. — 2 p. 10 p. 3 1.
On doit reconnaître dans ce jeune enfant , qui est dans l'action d'étrangler une oie , la copie antique d'un groupe semblable dont Pline a fait mention , et que Boëthus, statuaire carthaginois, avait exécuté en bronze.
Il existe plusieurs répétitions de ce joli groupe 5 celle-ci, destinée autrefois à l'ornement d'une fontaine , a été trouvée à une lieue et demie de Rome, dans l'endroit appelé Koma Vecchia , emplacement de l'ancien Pagus Lemonius. Mon. du Mus. t. 4? f- 36. Mus. Bou. vol. 3.
60 5 STELE SÉPULCRALE de marbre pentélique, dont l'inscription grecque porte les noms de Philocliarès , fils de Plillonidc , du bourg de Cephisia, et de Timagora, fille 0^ Ephaistodore. Ornée d'un bas - relief où l'on voit un homme suivi de son cheval , et donnant la main à une femme, elle est surmontée d'un beau fleuron.
H. 0,816m. — 2 p. 6 p. al. ; Jarg. 0,419m. — 1 p. 5p. 61.
606 CORBULON, buste; marbre de Luni.
Trouvé à Gabies. Il paraît que cette tête avait fait partie d'une statue. Voyez le n^ 6y3 et les Monumens. de Gabies^ n" 8.
a62 DESCRIPTION
(i<^^ MARC-AURÈLE , statue; marbre pentélique. Haut. 2,545 m. — 7 p. 10 p.
L'Empereur représenté à la manière des dieux et de* héros , n'a d'autre habillement qu'un petit manteau ployé sur l'épaule gauclie. Il soulève le bras droit comme pour s'appuyer sur une baste. La tête est copiée d'après l'antique j les bras et les jambes sont aussi modernes. Ancienne Collection de la Couromie. Mus. Boii. v. 1 • Le bas-relief encastré dans le mur représente une cérémonie religieuse célébrée par des personnages romains. La Ville même personnifiée accompagne ses magistrats. Vil. Borg.
H. 1,173 m. — 3 p. 7 p. 4 !• ; larg. 1,146 m. — 3 p. 6 p.4 '.
6qo venus accroupie , statue ; marbre de Paros.
H- 0,640 m. — I p. 1 1 p. 8 1. ; debout 1,002 m. — 3 p. i p. Polycbarme , sculpteur grec , est connu pour aA^oir fliit une Vénus au bain. On la voyait à Rome du temps de Pline. La conformité du sujet traité dans cette jolie figure pourrait faire conjecturer que c'est une répétition anticpie de cet original. Il ne restait que la tête et le torse de cette statue , c|ui a été très-bien restaurée 5 les oreilles sont percées pour recevoir des boucles d'oreilles. Ancienne Salle des Antiques du Louvre. Mon. du Mus. t. 1 , p. 69. Mus. Bou. vol. 3.
6p^ MARC-AURÈLE jeune, buste-, marbre de Paros. Haut. 0,460 m. — I p. 5 p.
Ce butrte , trouvé à Gabies , est un portrait de ce prince dans son jeune âge , lorsqu'il fut adopté par Anlonin Pie. Monum. Gabini , n^ 17.
7OOANNIUS VERUS, buste-, marbre pentélique. Haut. 0,440 ™« — I p. 4 P- 3 1.
Ce jeune César , fils de Marc-Aurèle et deFaustine, mourut avant d'avoir atteint l'âge viril. On le reconnaît
clans ce joli portrait par la comparaison des médailles, sur lesquelles on voit son effigie au revers de celle de son frère Commode.
701 STELE SEPULCRALE de marbre pentélique maxc^aéQ d'une inscription qui porte le nom de Démétrius de SpTiette^ bourgade de l'Attique.
Le bas-relief d'un très-bon style offre une femme enveloppe'e dans son pallium. Auprès d'elle est une petite figure vêtue d'une tunique courte comme les Amazones, et qui tient à la main quelque chose qu'on ne peut distinguer.
H. 0,975 m. — 3 p. j larj;. o,5i8 m. — 1 p. 7 p. 2 1.
702 ATHLETE vainqueur au pugilat, statue.
Haut. 1,746 m. — 5 p. 4 p. 6 1.
Quoique les cestes , ainsi c|ue les bras de ce jeune athlète soient dus au sculpteur moderne qui a restauré la statue, cette restitution ne maiic|ue»pas d'autorité. La figure fut trouvée dans les ruines du Forum. Archemorium , où est bâti à présent le palais Gentili à Rome , avec le fragment d'une autre figure parfaitement semblable dont les bras armés de cestes étaient conservés. Ils sont très - curieux par leur agencement.. Vil. Borg.
700 JUPITER , yra^mew^; marbre de Carrare.
Haut. 1,442 m. — 4 P* 5 P- 3 1. jusqu'au bas du torse. Ce torse colossal , cj^ui ornait les jardins de Médicisà Rome , fut apporté en France par le cardinal de Granvelle, à cj[ui le donna Marguerite d'Autriche, et qui l'avait placé à Besançon 5 cette ville en lit présenta Louis-le-Grand. On remarque dans les parties antiques et dans la tète de ce torse un grand caractère et une exécution très-soignée. Les cheveux n'ont pas l'agencement qu'on donne ordinairement à ceux de Jupiter. On pourrait croire que ce fragment est une imitation du
264 nESCRIPTION
Jupiter Olympien de Phidias. Montfaucon l'a fait graver dans le premier volume des S"pplémens à l'A. E. , où, avec peu de critique , il attribue cet ouvrage àMyron, qui ne travaillait qu'en bronze, et dans un style beaucoup plusancien c[ue celui-ci. Ce Jupiter vientdes jardins de Versailles. Mon. duMus. t. i , p, 3, Mus. Bon. v. 3.
Les bas - reliefs encastrés dans les murs des deux entre-colonnemens, faisaient partie de la même composition. La comparaison avec d'autres monumens prouve que le sujet de ces bas-reliefs était la réunion des héros reçus par OEnée à Caiydon, pour aller à la chasse du terrible sanglier.
H. 0,708 m. — 2 p. 2 p. 2 1. ^ laig. 0,527 m. — 2 p. lop. 5 1.
704 DISCOBOLE , statue^ marbre pentélique.
Haut. 1,674 m- — 5 p. 1 p. 10 J.
Nu et debout, ce jeune athlète tient dans sa maia gauche le disque, et paraît mesurer de l'œil l'espace qu'il va lui faire parcourir. On croit que cette figure a été imitée par un ancien statuaire, d'après le Discobole célèbre de Naucydès. Cette statue , trouvée sur la voie Appienue , à l'endroit nommé Colombaro , était au Vatican 5 la tête antique est rapportée. Alan, du Mus. t. 4) p- 25. Mus. Français^ t. 1 j M. Granger , dess. j M. Perée , grav. Mus. Bou. vol. 1.
705 VASE DE MARATHON , marbre pentélique.
Haut. 0,677 m. — 2 p. I p.
Ce vase d'une belle forme , et orné de bas-reliefs d'u» très-bon style, a été trouvé, ainsi que les deux autres, dans des fouilles faites à Blarathon par M. Fauvel. On y voit comme sur beaucoup de bas-reliefs des tombeaux , une femme donnant la main à l'un des deux hommes entre lesquels elle est assise, ce qui peut indiquer un Biariage, et celui qui en est témoin. Au-dessus des per-
sonna gcs on Jit les noms de Sostratidts , tle Callynois el àe SosTatos. ColUcLion Clioiseul. CA\i. 117.
r7o6VASEDE MARATHON, marbre p-ntél: que.
Haut. o,7y8 ra. — 2 p. 5 p. 6 I.
Ce vase offre le même sujet que le précédent , ma's on y voit de plus un liomme et un cheval et un rest;; <1« figure de femme derrière celle qui est a-^sise. La sculpture simple de ce ba<î-relief o't d'isn très-beau style 5 c a y lit \esnoms,à''Anliphone\. d'An tins. Col. C//. cat. 132.
707 URNE CIISÉRAIRE de rafTranchic Lucretia FansU, de Plioenijc lerna ( ou né dans la maison de son maîtn) et de Plocé sa sœur. Les feuillages dont cette urne et ornée sont îravailk^s avec soin.
H. o,338 m. — i p. o p. 6 1. j larg. 0,029 m. — i p. o n. 2 1-
.-08 VASE DE MARATKCN, marbre pcntéUque.
Haut. 0.720 m. — 2 p. :? p. 7 I.
Le suiet de ce vase est L' nièiue, ci traiié de la mên^s manière c|ue celui du premier 5 on y lit les mêmes noms.
700 SILENE portant Jans ses br.ri Earclms enfant, dit le Faune a l'Enfant, ^-/-ovy^r.
Haut. 1, 895 m. — 5 p. 10 p.
Ce chef-d'cp'.ivre, nn des plus parfaits dans son genra qui nous restent de l'antiquité , a été trouvé pendant 1*?^ seizième siècle dans l'emplacement des 'fameux jardins de Salluste , plantés par l'historien de ce nom entre X^. Quirinal et la colline des Jardins , et par la suite devenus un des séjours des Césars. Piusiiurs copies antiques de ce groupe fout foi de la céLé]>rité qu'il avait chez les aiiciens. La tête du Siblne est remplie de finesse et d'une expression douce et aimable 5 les formes sont d'une grande élégance , et les jambes sont citées comme le.î plus beaux modèles^ unf partie des bras est restaurée. JS/lus. Iloya/} M. Grai)j-er; dess. ; ]\L Chatillon, grav.
266 DESCniVTION
Mus. Bon. V. 3. Le tambour du piédestal est du plus beau porpliyre rouge.
71 J JASON, àïl\^ÇmQmi^KlLV^, statue-, m. pentélique. H, 1,543 m. — 4P'9P-; de proportion 1,841 m. — 5 p. 8 p. Le nom de Cincinnatus, donné long-temps à cette statue , ne convenait pas à la jeunesse du héros représenté : oii s'accorde à présent, d'après Winckelmann , à y reconnaître Jason. Ce héros, qui , pour calmer les soupçons de Pélias , son oncle , roi d'Iolcos en Thessalie , s'était adonné à la vie agricole , labourait son champ lorstju'un messager du roi vint l'inviter à un sacrifice solennel. Jason vient de quitter le travail des champs indique par le soc de charrue qu'on voit à ses pieds. Il est dans l'action de nouer sa chaussure sur son pied droit. On a oit qu'il s'entretient avec le messager j sa surprise est peinte sur sa physionomie j il paraît dis- Iniit. On devinerait presque que l'autre pied demeurera nu, et que le héros A'a offrir aux regards de Pélias cet homme à une seule sandale désigné par l'oracle comme devant être son meurtrie.-. Ainsi cette figure , quoique seule , présente l'intérêt d'un groupe.
Le statuaire , qui a suivi dans cet ouvrage le récit de Phérécyde , s'est servi de la pose noble et simple de la figure pour développer la beauté des épaules et du dos. Le style tient quelque chose de celui du héros combattant, et ce ne serait pas une conjecture dénuée- de probabilité que de le croire de la même main, ou de la même école.
Cette statue a décoré long-temps les appartemens de Versailles; et, plus anciennement, elle se voyait à Rome, à la villa Montalto ou Negroni, Il en existe des répétitions antiques toutes ou plus petites ou moins conservées. Le bras gauche, la main et une partie de la jambe droilGs ainsi que le soc de la charrue sont modernes. Mais
les pieds, une jiartie de la chaussure et tout ce qui tient à la plinthe et au rocher sont antiques ; cette plinth* antique ayant été scellée dans une autre plinthe moderne , a donné s\ijet à quelques équivoques. Il est assez singulier que ce qui reste du derrière de la chaussure antique sur la plinthe , ne ressemble pas à cetttf même partie dans la sandale chaussée. La tête antique est rapportée, et un peu petite pour le corps ; elle est en marbre grechetto.
Celte statue a été gravée dans plusieurs recueils d'antiquités. Mus. Fr. ; M. Duchemin , dess. ; M. Schultz, grav. Mon. du Mus. t. 2 , p. 5i .
71 1 VASE dit le VASE BORGHÈSE; marbre pentcligue. Haut. 1,717 m. — 5 p. 5 p. 5 I.
Grand Vase ou Cratère dont les bords sont ornés d'une couronne de lierre, et dont le corps est entouré d'un bas-relief de onze figures d'un beau style et d'un bon dessin. Le sujet est une bacchanale où l'on remarque la figure noble du dieu des vendanges , qui, calme au milieu des ces plaisirs bruyans, écoute une bacchante f£ui joue de la lyre; l'abandon de Silène dans l'ivresse, et l'intérêt que paraît prendre à ce vieillard le faune qui le soutient, sont très-bien rendus. Ce groupe est d'une grande beauté. Les bacchantes et les faunes dans différentes attitudes pleines d'élégance, ont beaucoup d« mouvement et de galetc. Un fa\ine semble se plalndr» des rigueurs d'une bacchante , tandis que ses compagnons paraissent l'exciter par le bruit des fliites et du lympanum ; les crotales dont joue une des ménades sont très-bien conservées. Des ma-scaronssiléniquessont sculptés à l'endroit où devraient être les anses.
Ce vase, qui servait autrefois à l'ornement des jiirdins de Sarlluste , fut trouvé avec le groupe du Silène à l'enfant. Il est gravé dans V Admiranda et dans ])lusieurs
DESCRirTIOX
autres ouvrages. Mus. Bou. v. i . Le tajnbour du piédestal est en superbe porphyre.
712PERSONNAGE ROMAIN EN Mercure, dit le GERMANICUS, statue-, m. de Paros.
Jusqu'ici cette belle statue a passé pour être le portrait de Germanirus. La disposition des cheveux indicjue à la vérité qu'elle représente un personnage romain ; mais - ce ne peut être une image de ce prince , auquel elle ne convient ni pour l'âge , ni pour les traits , cjue les médailles et les autres monumens nous offrent très-différens. Un examen plus attentif de cette figure eût fait reconnaître l'analogie cjui la rapproche de quelcjues statues de Mercure; et si l'on eût observé le geste symbolique du bras droit , la chlamyde jetée sur le bras gauche, 1& tortue enfin consacrée à ce dieu comme inventeur de la lyre , on eût conjecturé, avec plus de vraisemblance, que , sous les formes et avec les attributs du dieu de l'éloquence, l'ingénieux artiste a présenté les traits d'un personnage romain.
Une inscription grecque , gravée sur l'écaillé de la tortue, nous apprend que ce chef-d'œuvre , aussi recommandable par lé choix et la vérité des formes cpie par une parfaite conservation , est de Cléomène , fils de Cléomène , Athénien, r^u'on peut placer vers le commencement du dernier siècle avant l'ère cl. retienne 5 et cette statue pourrait représenter , ainsi que le pensait ,M. Visconti , c|uelc|ue grand personnage romain qui eut mérité la reconnaissance des Grecs, tels c|ue Flaininius , Tavl Emile , Glahrioji ou Metcllus.
A la disposilion de la draperie sur le bras gauche , on voit qu'elle vient de glisser de IV'paijIe qu'elle recouvrait , et qu'elle sciait fiur le point de tomber , si clic n'avait pas été retenue par le cnducce qui devait cire dans la main gauche. Les anciens ont
qurlquefois cherché à rondie de ces effets momentanés quî ne sont pas assez déterminés pour èlie du d'iniaine de la sculpture. La draperie qui couvre le sein de la statue de la Providence , n'' 523 , offre aussi un exemple d'un ajustement de ce genre.
Celte statue est tirée de la galerie de Versailles , où elle avait élé placée sous Louis XIV 5 auparavant elle se voyait à Rome , dans la villa Montallo ou Ne^roni , jadis les jardins de Sixie- Quinti '^^ pieds et le bras droit de celte statue sont regardés comme les pluà beaux mo.lèles de ces parties. Ou l'a gravée dans les Statues de P. A. Majj'ei; dans \^ Mus. fr. v. 4j M. Roger, dess. j M. Fr. Massard, grav. Mon. du Mus. X. Z^, p. ai. Mus. Bou. vol. 1.
710 COUPES d'albâtre fleuri.
Haut, des coupes o,5i8 m. — i p. 7 p. 2. I.
Avec le pied i,3oom. — 4p*j larg. 3,020 ni. — 6 p. 2 p. 7 1. Ces morceaux précieux furent découverts dans le siècle dernier au pied du mont Aventin et sur l'ancien port du Tibre , dans le jardin de Cesarini. Le fond, de la coupe est décoré , dans l'une , d'un masque de triton , dans l'autre, d'un masque de Méduse. Ces coupes, tirées de la villu ALhani , et achetées par ordre du Roi , sont supportées par des pieds antiques cannelés de granit gris de la TLébaïde.
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