ANNÉE DES ÉGYPTIENS, DES ATHÉNIENS ET DES ROMAINS
Il paraît que les premiers peTiples, qui se formèrejit en états après le déluge, ne donnèrent à leurs années que trois cent soixante jours. Les Egyf^tiens s'apercnrent bientôt que cette année était plus courte que la révolution du Soleil; ils la prolongèrent de cinq jours qu'on mit à la suite des douze mois, sans faire partie d'aucun. Ceux des Grecs qui les adoptèrent, les aj)peièreut épagomenes ou ajoutés. En Egypte chacun de ces jours rexut le nom d'une des diTiiiités; Osiris ^ Jlroueris , Typhon , Isis , Nephthé ou Apophras , sœur tVIôis. Les Egyptiens virent que leur année était encore 1 rop courte, et qu'il aurait fallu y ajouter un jour tous les quatre ans, pour la faire concourir avec le mouven-ent du Soleil; mais par principe de religion, ils ne voulurent pas intercaler ce sixième épagcmene, afin que le commencement de leur année étant vague, chaque jour fût successivemet sanctifié par les fêtes, ce qui arrivait dans le cours du cycle, ou de la période canicu~ laireàe miile quatre cent soixante ans. On croit cependant que les Egyptiens avaient aussi une année civile, dont le commencement était fixe, et qui, dans les temps reculés, était marij^ué par le lever liéliaque de la canicule, le 20 juillet. Ce ne fut que du temps d'Auguste qu'ails adoptèrent l'anné Julienne , et ils la firent commencer au m.ois d'août. Douze Dieux présidaient au douze mois. On divisa aussi l'année en' trente-six portions de dix jours chacune, et on mit chacune de ces divisions sous la protection d'une divinité inférieure. Ces espèces de génie se nommaient Décans inspecteurs^ ils avaient tous leurs noms et leurs fonctions particulières, et les astrologues leur attribuaient les influences les plus étendues sur les maladies et la santé. On croit que les Egyptiens avaient partagé leur année en trente - six parties , d'après la division de leur pays en trente-six nomes ou gouvcrnemens. Les jours heureux ou malheureux faisaient partie de la religion des Egyptiens; ils les observaient avec beaucoup d'exactitude, et c'est d'eux que vint la su-
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perstition des jours qu'on appelait jE^jj^'/c^^ ou malheureux, et que les conciles eurent beaucoup as peine à abolir. On en trouve encore d'indiqués dans des calendriers du neuvième siècle.