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DES GRECS ET DES ROMAINS. 3o5
^iflerens nombres. Cette manière de compter était fort longue et embarrassante (voyez la table). Les Etrusques suivaient la même méthode que les Grecs, excepté qu'ils écrivaient les chiffres de droite à gauche.
Il est à croire que les Romains reçurent des Grecs leurs rhiffres , dont les changemens suivirent ceux qu'éprouva leur écriture ; mais il ne parait pas que les lettres numérales se soient introduites de très-bonne heure chez eux : ils commencèrent probablement à compter avec de petits cailloux (^calculi) d'où est venu le mot de calcul. Dans les premiers temps de la république, l'écriture ne fit que des progrès très-lents, et elle fut long-temps à se répandre 5 l'on marquait alors les années par des doux qiie le grand prêtre de Jupiter
Îdantait dans le temple de Minerve. Lorsque Tusage de 'écriture devint plus général , on ne se servit pour compter que de l'I, du V, de l'L , du C, du D et de l'M. En multipliant le nombre de quelques-unes de ces lettres , on comptait jusqu'à cent raille. Un trait au-dessus de ces caractères rendait raille fois plus grandie nombre qu'ils auraient exprimé sans cetle addition. Une ou plusieurs lettres de plus petite valeur que celles qu'elles précédaient, diminuaient celle-ci d'un nombre égal à celui que les autres exprimaient 5 LK ou X ( 1 o ) moins 1 5 XL ou L (5o) moins X. On trouve aussi, mais rarement , XXC V pour 85 , ou CV moins XX ( voyefe la table des abréviations). Les Romains avaient encore difïérens autres caractères numériques que l'on trouvera dans les planches ci-jointes. Leurs chiffres ont aussi subi plusieurs variations 5 on a divisé en deux le D , ou 5oo , pour faire ID , qui a la même valeur. L'M capitale ou l'onciale m ^ qui signifie mille , a été changée en CIO. en co . L'X renversée ou !>^ , vaut aussi 1,000. Un signe ressemblant à un 7 dans les inscriptions latines, indique une cohorte. Une espèce de 6 , de même qu'un cœur ou une feuille , ne servent qu'à séparer les mots.
Les chiffres rom.ains ont été en usage en France jusqu'au quinzième siècle , époque à laquelle on commença à les mêler avec les chiftres arabes : on ne les a aussi abandonnés que très-tard en Allemagne.
006 ANNÉK DKS KG YVTIEXS , DES ATIIJÎNIENS