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Asie Mineure, Iles voisinfs.
Protooène de Rhodes travailla jusqu'à cinquante ans aux pe :n;ures des navires; A pelle le mit en réputation; i! trouvait cependant qu'if manquait de i;iàce. Il est question, dans Pline , d'une espèce de luHo dans laquelle Appelle l'emporta sur Piotogène par la légèreté et la finesse de son des-in, car il parait que ce que dit Pline de lignes tracées successivement par ces grands maîtres et qui se coupaient, doit s'<ntcndrc de figures dessinées au trait, l'une sur l'autre^ avec des couleurs diiiérentes et avec une sûreté et une liberté de main qui annonçaient à chacun de ces peintres qui ne s'étaient jamais vus w qui défiraient se connaître, qu'il avait affaire à un grand niaîfie. Le ta~ bleau du chasseur lalvius , par Protogène, était très-célèbre ; il y travailla pendant sejii ans ne vivant que de lupins pour conserver son esprit plus libre et sa main plus sûre. Selon Pline i! v donna quatre couches de couleui s , afin que dans le cas où une de ces couches serait
TABLEAU CHRONOI-OGIQUE
ArautlOIym- J- C. [piades.
Ans lie Rome.
A-iZ
ARTISTES d: m
on ne connaît pas
les écoles.
DinocrAte, ar, de Naiicraie,' nomnié aussi CheirO' mocrale, Chirocrate , Dinocha rès , Dioclès el Stasiorate , bâtit ou rétablit Aie xandrie j i! mourut très-àgë j car selon Pline , il voulut faire à Alexandrie le tom beau d'Arsinoë revêtu en aiinaul et la statue en ter devait y rester suspendue 5 Arsinoé vivait encore en 281. Cté sidème, pe., maître d'Antiphile.
Epoque des plus belles médailles grecques. Antiphi le de Naucrate,pe. deg.^il inventa les grylli , espèce de caricature ou réunion de ditférens animaux qui composaient une figure j il y en avaii à Rome du temps de Pline; les pieiies gravées en offrent.
Les Athéniens élèvent en 3i8 trois cent soixante statues à Démétrius de Plialère , et les renversent peu après.
ATHÈNES
Egine, Salamike, MÉgare , Thî-.bes.
PrJxitAle d'Albènes , st., paraît avoir travaillé depuis cotte époque j usque vers Tan ',î86 j on s'occupa alors plus de la sculpture en marbre que de la toreutique.
Praxitèle donnait beaucoup d'élégance à ses figures ; ses statues les plus célèbres étaient la Vénus de Cnide, d'après sa maîtresse, la belle Phrynéj elle est connue par les médailles, une Vénus du Vatican en est une copie , ainsi que la statue de Vénus sur la terrasse du midi aux Tuilerie; la Vénus dcParos diapée, un Faune , le Cupidon de Théspies drapé, celui de Paros nu , dont le fragment connu sous le nom de l'Amour grec, pnraît une copie (voy. n°* 699, 4' 7 ) > 1 Apollon Sauroctone {\oy. n° 19 ).
A PELLE de Cos , pe. , élève de Pamphile; il avait seul le droit de faire les portraits d'Alexandre,- sa gr.îce était inimitable; il ne passait pas un jour sans dessiner; aimant les grands talens , il les faisait valoir; beaucoup de ses tableaux à Romedutemps de Pline ; les plus célèbres étaient Venus Anadiomène , Diane et ses Nymphes , et le roi Antigone à cheval. Il écrivit sur la peinture et défendait de pousser trop loin le fini ; il ne se servait que de quatre couleurs. Il paraît qu'il avait inventé un vernis qui ajoutait de l'harmonie à ses tableaux.
Ctésiloqije, pe.; Amphion, pe.; il l'emportait sur Apelle pour la disposition de ses sujets, ëubius et XÉNOCRiTE, st. ; Aristide de Thèbes, pe. ; ce peintre, contemporain d'Apelle , rendait I bien les passions ; dur de cou-
»ES ARTISTES »E I. ANTI OUITIl.
SICYONE
Ak.gos, Corinthe,
Omphalion , pe. , diève de Nicias ; Aristo- CLÈs , pe. , fi!s de Nicoraaque^ Philoxè.\e d'Erétrie , élève de Nicomaque. Il trouva des procédés pour peindre avec plus de facilité et de célérité ; il peignit l'histoire et le genre. LÉonides, ]ie. i CoRYBAS , pe. , Mycon , éièv es d'An lidote; derniers bons peintres de l'école de Sicjone.
Lysippe de Sicyone , st.
fo., avait le privilège de faire les statues d'Aiex.nndre. Pline dit qu'il lit plus de i5oo statues. Quoique son Jupiter deTarente eut 40 coudées de haut , on le faisait tourner avec la main , et il était si bien ajusté , qu'aucune tempête ne pouvait l'abattre. Lysippe donna beaucoup de noblesse , d'élégance , et les plus belles proportions à
'- ses figures, il perfectionna la manière de rendre les clieveux , et travaillait surtout, en bronze ; il fit dans la 102^ oly. la statue de Pyrrhus vainq. oly.
Asie M i m e d r e ,
Ilf.s voisines.
■la^BBiavaniaMiianai^aMBaaa
détruite, celle de dessous piit la remplacer.
On ne conçoit pas ce que pouvait être cette manière de peindre, qui , à présent , ne serait pas praticable.
Cicéron regarde comme les meilleurs peintres Aéiion, Nicoinaque , Apelle et Protogène.
SosTRATE de Chio , st. J Agasias d'Ephèse , st. ; auteur du Héros combattantdii Musée, n° 262 , pourrait être de celte époque ; le Jason,7îo, paraît être de la même école. Le style de ces belles statues n'a rien d'idéal j mais elles se distinguent par la beauté de leur dessin, la science de l'anatomie , et par la fermeté de leur exécution. H paraît que l'école d'Ephèse tint un rang très-distingué parmi celles de l'ïonie, et qu'Appelle et Parrhasius qui passèrent une partie de leur vie dans celte ville , et l'illusirèreat par