URNE DE PORPHYRE
Haut. I m. — 3 p. o p. 1 1 1. j larg. i,i3o m. — 3 p. 5 p. 9 1. Le corps de cette urne est arrondi , et le couvercle est taillé en pyramide tronquée, à pans échancrés. Les pieds formés en consoles , sont ornés de chimères. Ce monument, qui avait appartenu au cabinet du comte de Caylus , était employé à la décoration de son tombeau dans l'église de Saint-Germain-l'Auxerrois.
' 8 1 FRAGMENT DE BAS - RELIEF représentant une femme romaine appuyée sur un cippe auprès d'un édifice orné de colonnes.
Haut. 0,740 m. — 3 p. 3 p. 4 1. ; larg. 0,668 m'. — 2 p. o p. 8 I,
O 2 PANATHENEES , bas-relief ^ marbre pentélique. Haut. 0,622 m. — I p. 1 1 p. 5 larg. 2,076 m. — 6 p. 4 P- 8 I. Fragment de la frise qui couronnait à. environ quarante pieds d'élévation les murs extérieuriJ de la Cella du temple de Minerve à Athènes. Plusieurs vierges athéniennes qui ont paru dans Xo. pompe ou procession iolemnelle des Panathénées , sont sur le point d'entrer
dans le temple, et de remettre aux archithcores et aux nomophy laces f directeurs de la cérémonie, les instrumens où ustensiles des sacrifices qu'elles avaient portés dans leur marche, religieuse. Mus. Bou. v. i. Mon, du Mus. t. 4j pl' 5. L'article de ce dernier ouvrage est très-intéressant.
Etablies (en 1496 , avant J. C. ) par Erichthonitis, renonvellëfi parThése'e (en j3i3, avant J. C. ), les panathénées étaient les plus grandes fttes d'Athènes , et réunissaient tous les peuples de l'Attique. Il y en avait de petites et de grandes j les petites se célébraient tous les trois ans pendant trois jours par des jeux gym-i / niques, des courses, des concours de musique, des pièces de théâtre et des naumachies au cap Sunium : une simple couronne d'olivier de la citadelle, et une cruche d'huile , étaient les prix des vainqueurs. Les jeunes gens étaient vêtus de noir jusqu'au temps d'Hérode Atticus , qui leur fit prendre des tuniques blanches. Les grandes panathénées n'avaient lieu que tous les quatre ans auprès du temple d'Eleusis , et on y déployait plus de pompe que dans les petites. On y chantait les poésies d'Homère. Les étrangers, velus de rouge, y portaient des vases remplis d'eau et de miel , et leurs femmes se tenaient près des Athéniennes avec des parasols et des sièges. La principale cérémonie consistait à «onsacrer à Minerve un immense peplus où de jeunes athéniennes avaient brodé les exploits de la déesse et ceux des grands hommes d'Athènes. Il était porté en pompe sur un vaisseau qui marchait sur terre par le moyen de machines cachées.
Ce bas-relief précieux , compose par Phidias , et exécuté sous sa direction , faisait partie de la frise qui surmontait le pronaos ou l'entrée principale du temple du côié de l'orient, à la droite du spectateur et vers le coin du nord. Détaché depuis long-temps de l'édiQce , ce morceau a été apporté en France par M. le comte de Choisenl-Gouflier. On peut remarquer , dans ce bas-relief , la sévérité de style qui convient aux monumens. Les pesés sont régulières , et la jambe droite en avant , dans toutes les figures de femmes , indique la marche réglée d'une ccrcmcnie. Les draperies offrent même un agencement uniforme de plis. D'amples péplus recouvrent en partie les longues tuniques dont sont vêmes ces jeunes athéniennes. La tunique était ordinairement à manches longues à Athènes j mais des bras nus, d'une foime élégante,
devaient ajouter â la beauté des céréiuoniefi. Les peplus sont garnis de cette espèce de froncé que nous avons déjà remarqué , et que l'on trouve dans plusieurs draperies de grand style. La figure de droite porte une espèce de cj'clas ou de* ricinium sur sa tunique. ( Voyez le has-relief d'Antiope. .) Des trous , en différens endroits du bas-relief, sont des traces certaines d'ornemens €t d'instrumens en bronze doré. On sait que les anciens .TÏmaient à réunir an marbre différens métaux. Les cheveux de la Vénus de Médicis étaient dorés , ainsi que ceux d'une petite Vénus de marbre trouvée dans le temple d'Isis à Pompéi. Ceux des filles de Balbus d'Herculanum étaient coloriés en rouge,- on en voit encore des traces. Le fond du bas-relief des panathénées était autrefois peint en bleu de ciel , et c'était peut-être moins un reste d'un usage qui tenait à l'enfance de l'art , que par suite d'un système particulier , et pour faire valoir les reliefs par la différence des couleurs. Les anciens associaient volontiers et souvent îa peinture ou les couleurs à la sculpture 5 et ce pouvait être, comme le pense M. Quatremère de Quincy dans son Jupiter Olympien , au sujet decebas-relicf-ci, une manière de faire remarquer certains vèteniens qui , d'après les rites religieux , devaient être d'une couleur déterminée , et se distinguer des autres par leur richesse. La plupart des ornemens en bas-reliefs des petites corniches des chambres de Pompéi sont sur un fond bleu ou rouge.
Des fragmens de frises antiques et une autre frise du quinzième siècle ornent le renfoncement où ce bas-relief est placé. yH. Bor,
SSÉLxIGABALE , buste; marbre de Paras.
Haut. 0.440 ï"' — I P- 4 P- 3- 1.
Ce portrait , prouvé par les médailles , appartient au dernier des Antonins. Ses vices honteux firent détester aux Romains ce norn que les meilleurs Princes leuF avaient rendu si clier. Mon. du Mus. t. 3, pi. 70.
O.^HYGIE, statue; marbre de Paros.
ILiut. i,Gg5m, — 5. p. 2 p. 7 1.
La fille d'Esculape est figurée debout , présentant
dans une coupe la nourriture au serpent mystérieux
qui est entortillé à son bras gaucKe, et qui est l'em-
Tslème de la santé et de la vie. Mon. du Mus. f . i , pi , 5o.
Lia déesse , dont la pose annonce la douceur et la tranquilltté, «st vêtue d'une ample tunique sans manches et sans ceinture^ le manteau qui l'enveloppe offre un beau parti de draperie.
L'inscription cucastr<îe dans le piiîJestal ornait autrefois le tombeau d'an JEÎius Abascantus.
Haut. 0,579 m. — 1 p. 2 p. ; larg. o,252 m. — 9 po. 4 I-
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