Silène as
ouant de la lyre, le pied posé sur un arbre, aux branches duquel est suspendue une syrinx. Un thyrse est placé à côté du compagnon de Bacchus. Corualine. H. 9 mill. L. 10 mill. La composition de notre pierre rappelle celle d’une cornaline signée par Pamphile, publiée pl. XXXVIIT dans le Recueil des pierres signées de Stosch, qui est elle-même une imitation du sujet d'Achille jouant de la lyre, gravé sur une améthyste du même Pamphile, que l’on conserve au Cabinet des médailles de la Bibliothèque impériale (n° 1815 du Cat. de M. Chabouillet) et qu'on peut voir sur la pl. XXXVII de l'ouvrage de Stosch. L'intaille de M. L.
ce type : cette fois, la composition, modifiée par un artiste
Fould offre une troisième variante de
mieux doué sous le rapport de l’habileté de main que sous
celui de l'invention, représente un Silène citharède dans la
mème pose que l’Achille. L’analogie de la cornaline «
M. L. Fould avec les deux célèbres pierres que je viens
de citer est tellement frappante qu'il n’y a pas à douter de
cette espèce de plagiat très-commun dans l'antiquité.
998. — Silène couronné de pampres. Buste de face. Cornaline. H. 11 mill. L. 9 mill.
999. — Pan. Buste de profil avec la nébride, deux petites cornes sur le front, et l'oreille pointue. A droite, on lit la signature de l'artiste au génitif : EHITYTXANOY. Améthyste. Gravé, pl. X. H. 21 mill. L, 15 mill.
On sait combien sont rares les pierres portant des s
tures authentiques. Le nom qui décore cette magnifique améthyste est bien connu des antiquaires. Bracci, pl. LXX, Stosch, pl. XXXII, 43, ont publié une intaille sur sardonyx de la collection Strozzi, aujourd'hui dans le musée Blacas, qui porte la signature d’Epitynchanus en abrégé. Ici le nom
est très-distinctement £pétynchanus.
On a dit que ce personn qualifié AVRIFEX Columbarium de Livie. Voyez
est l’affranchi de Livie, sur l'inscription si souvent citée du Gori, Monumentum sive Columbarium libertorum et servorum Liviæ, ete., p.151, n° CXV. Si l’on adoptait cette opinion, on pourrait fixer la date de ce monument au 1‘ siècle de notre ère, et le style
du travail autorise parfaitemen qu'il est permis de douter de l'id
avec le graveur de pierres qui
ler, passim). Quoi qu'il en soit, un monument des plus remarc
premier rang dans les deux plus
et d'intailles de l’Europe, €
t cette date; mais je crois entité de l'orfévre de Livie
nous occupe, car le nom
d'Epitynchanus est fréquent sur les inscriptions. (V. Gru-
e Pan d'Epitynchanus est
uables qui serait placé au riches collections de camées à-dire dans les Cabinets de
Paris et de Vienne. Avant de finir, je ne puis négliger de
mentionner une opinion de n
prédécesseur au Cabinet des mé
non regrettable et célèbre dailles, Charles Lenormant,
sur la pierre qui nous occupe. Le savant académicien
trouvait une ressemblance remarquable entre les traits de Sextus Pompée et ceux donnés à Pan sur notre améthyste. IL supposait donc que cette pierre avait été d’abord un portrait du fils du grand Pompée, dont on aurait fait un Pan au moyen de quelques retouches, après la
ruine complète du parti pompéien.
1000. — Pan. Buste de trois quarts. Bon travail grec. Sardoine à deux couches. H. 12 mill. L. 40 mill.
1001.— Jeune Faune, ou Bacchant, souriant. Buste avec la nébride. Cornaline. H. 12 mill. L. 10 mill.
L'expression de gaieté maligne de cette tête de Faune rappelle les meilleures Statues représentant ce sujet si souvent traité par les artistes de l'antiquité. On peut rapprocher notre pierre du Faune souriant d'Aulus, autant du moins qu’on peut juger de la beauté de cette célèbre intaille par la détestable planche de l'ouvrage de Bracci, Memorie degli antichi incisori. (V. pl. XXXVL.)
1002. — Faune agenouillé tressant une couronne de pampres. Sardonyx à quatre couches. H, 13 mill. L. 9 mil].
1003.— Satyre ou Faune barbu, à jambes humaines,
mais reconnaissable à sa petite queue, se penchant pour vider le vin d’une amphore dans un cratère sans anses posé
à terre. Sardoine blonde rubanée. H. 16 mill. L. 14 mill.
1004. — Jeune Faune a au pied d’un cep de vigne, le thyrse à la main ; un génie ailé l’aide à remplir de rai-
sins une corbeille. Cornaline. H. 42 mill. L. 14 mill.
1005.— Deux Faunes barbus sacrifiant. L'un d'eux, agenouillé, place une tête de bélier sur l'autel; l’autre, debout derrière le premier, s'incline pour verser le contenu de sa patère. Un arbre abrite cette scène. Cornaline. H. 12 mill. L: 9 mill.
1006. — Faune bacchant agenouillé tenant d’une main une æœnochoé ou vase à vin et de l’autre un canthare. Cornaline. H. 15 mill. L. 10 mill. Scurabée de travail
étrusque.
1007. — Bacchant en marche, la nébride sur l'épaule, tenant d’une main une coupe et de l’autre une œnochoé. Sardonyx à trois couches, taillée en cabochon. H. 14 mill.