L. 9 mill
033. — Hercule et Mégare. Bustes conjugués de profil. Grenat. Biam. 10 mill.
03%. — Scarabée. Sur le plat, en creux, Hercule nu,
remplissant un vase à une fontaine qu'il vient de faire jaillir
d'un rocher. A ses pieds, l'instrument dont il s’est servi
pour fendre le roc. Dans le champ, CEDE ou LEDE. Agate
rubanée. H. 13 mill. L. 9 mill. On peut donner à l'Hercule
qui, sur ce s enté comme Moïse, faisant
1bée, est repré jaillir l’eau d’un rocher wé bibat populus, le surnom de Fontinalis qu'il portait chez les Romains. Pausanias rapporte d’ailleurs qu'à Trézène, devant la maison d'Hippolyte, il y avait une fontaine portant le nom d’Hercule, parce qu’elle (Voyez Corinthie, XXXI.)
it de plus que c’est en faveur d'Hercule que Minerve
| avait été découverte par le héro On 5:
| avait fait sourdre les sources chaudes d'Himéra et des Ther-
mopyles. Notre scarabée est d’un travail étrusque, mais gros-
; il en existe un à peu près semblable, mais sans inscrip-
tion, dans le Museum Florentinum de Gori, pl. XIV, IV,
p. 38. Ce dernier faisait partie de la collection Buonarotti.
. — Hercule étouffant Antée, qu'il soulève dans ses bras pour lui faire quitter la Terre, sa mère, qui lui donnait de nouvelles forces chaque fois qu'il la touchait. A gauche, la massue d’'Hercule. Dans le champ, le croissant. Nicolo. H. 10 mill. L. 8 mill.
1036. — Hercule étouffant Antée à Benghazi. H. 10 mill. L. 7 mill.
te jaune. Trouvé
1037. — Hercule combattant l'Hydre de Lerne. Sujet Cornaline. H. 12 mill. L. 8
très-fréquent sur les intailles.
mill.
1038. — Hercule rendant compte à Eurysthée des douze travaux qu'il a exécutés par ses ordres. Tous deux sont debout; Hercule s'appuie sur sa massue; il est nu, sauf la peau du lion de Némée qu'il porte sur l'épaule gauche. Eurysthée, également nu, sauf une chlamyde jetée
sur les reins, a le pied droit pc
sur un fragment de rocher,
et la tête appuyée sur la main; il parait écouter attentive-
icolo. H. 12 mill. L. 10
mill. Il s'agit encore ici d’un type souvent reproduit par les
ment le récit du fils d’Alemène. !
artistes de l'antiquité ; il en existe une variante dans le Huseum Florentinum de Gori. V.t. I, pl. XXXVI, VIIL. C’est
un onyx qui diffère de notre Nicolo, en ce qu’on distingue
une colonne entre Hercule et Eurysthée. Le même sujet, gravé sur cornaline, se trouve dans le Cabinet de Saint-Pé-
tersbourg, V. Miliotti, p. 107.
1039. — Hercule au repos. Il est assis et s'appuie sur sa
massue. Cornaline, H, 17 mill. L. 14 mill. Bon travail.
1040: — Persée, barbu, coiffé du casque de Pluton ;
an griffon forme le cimier de ce casque, dont la propriété était de rendre invisible celui qui le portait. Buste de profil. Nicolo. H. 14 mill, L. 12 mill.
1041. — Scarabée. Sur le plat, Persée tenant la tête de
Méduse. Le héros est représenté debout et nu, sauf le
que de Pluton qui le rendait invisible et une légère draperie flottante. De la main droite, il tient non pas le harpé, mais une courte épée ; de la gauche, il tient la tête de Méduse. Près de lui, un bouclier ou plutôt le miroir, présent de Minerve, dans lequel il pouvait fixer Méduse sans être changé en pierre. Saphir d'Orient. H. 20 mill. L. 15 mill.
1042. — Bellérophon monté sur Pégase, prèt à frapper ATHIC. Cornaline. H. 10 mill. L. 12
de sa lance. On lit :
mill. Gravé, pl. X. Excellent travail. Celle pierre porte, soit le commencement d’un nom de possesseur, soit l’abrégé de la signature d’un graveur qui est resté inconnu aux collecteurs de noms d'artistes. Le Cabinet des médailles possède une intaille représentant le même sujet, sur laquelle on lit: Ent. V.n° 1797, Cafal., par M. Chabouillet. Cette pierre
a été publiée en 1819 par mon savant collègue, M. Hase,
dans son édition de Léon Diacre. Voyez p. xx et 271.
1043. — Pégase volant. Au-dessous, RVFIONIS ; c'est
seur de ce cachet. C
le nom au génitif du posse rnaline servant-de cachet à un anneau antique d'argent. H. du chaton,
8 mill. L. 18 mill.
04%. — Méduse. Tête de profil. Sardoine. H. 15 mill. L. 10 mill. Si cette pierre n’était pas mutilée vers le haut de
la tête, ce serait l’une des plus précieuses de la collection.
Telle qu’elle est, c’est encore un remarquable morceau de
l'art grec de la belle époque.
045. — Tète de Méduse de face. Agate à trois couches. H. 15 mill. L. 12 mill.
046. — Œdipe combattant le sphinx. Le héros est représenté le casque en tête, le bouclier au bras, au moment où il lève son épée pour frapper le monstre qui est déjà . Nicolo. H. 17 mill. L. 12 mill.
terra
1047.— Le devin Polyi cus, fils de Minos, du vase de miel dans lequel le jeune
dius, retirant le corps de Glau-
enfant était tombé en poursuivant une souris et où il était
mort étouffé. Polyidius est à demi-nu comme on représente
les dieux, desquels la puissance divinatoire le rapproche; il est barbu ainsi que Minos qui, assistant à la scène, enveloppé d’un ample manteau, pose la main sur l'épaule du devin. L'artiste a voulu exprimer par ce geste la contrainte à laquelle le roi a été obligé d’avoir recours pour décider le devin à lui prêter l'appui de sa science. On sait que les devins ne cédaient généralement qu’à la violence ;
qu'on se rappelle le mythe de Protée,
ns parler de l’aven-
ture d'Ulysse avec Tirésias, retracée sur une pierre de cette collection (n°1053). Cornaline vieille roche. H. 10 mill. L. 9 mill.
Le mythe crétois de Glaucus est un véritable conte de fée. Le fils de Minos, roi de Crète, encore enfant, disparait. On ne sait ce qu'il est devenu; l'enfant en poursuivant une souris était tombé dans un grand vase rempli de miel et y
, sur l’avis de l'oracle des Cu-
était mort étouffé. Le pè rètes, s'adresse à Polyidius d'Argos, célèbre devin, descendant de ce Mélampus que nous avons vu figurer sur un précieux camée de cette collection (voyez n° 934). Mais
Polyidius ne consentit à chercher l’enf:
it que contraint et
forcé. On le voit sur notre pierre représenté au moment
où il retire l'enfant du vase de miel; l'histoire ne finit
pas là; Minos exigea du devin qu'il ressuscitât son fils et, pour le forcer à employer toute sa science à cette œuvre divine, il l’enferma avec le cadavre. Le devin opéra encore
cette cure merveilleuse toujours forcé par Minos, et même
il instruisit Glaueus dans son art. Une pierre absolument semblable à celle de M. Louis Fould pour le type, pour la malière et même pour les dimensions, a été publiée dans le Museum Florentinum par Gori. Voyez t. Il, pl. XLILL n° 11, p. 93. Le savant chanoine n'avait pas retrouvé dans sa
mémoire le singulier mythe que nous venons de retracer;
FOULD
aussi avoue-f-il qu'il ne donne son attribution que comme une conjecture à laquelle il ne paraît pas tenir beaucoup. Il y voit Telephe, fils d'Hercule et d’Augé, qui, exposé sur la mer dans un coffre, fut recueilli par Teuthras. Mais on ne peut confondre le +foc, vase ou tonneau de miel, du mythe de Glaucus avec le coffr de Telephe. La g
celles de cet ouvrage, et d’ailleurs comme presque toutes
wTès, qui figure dans celui
ravure de l'ouvrage de Gori, comme toutes
les reproductions des monuments antiques de cette époque, est détestable. Outre que le module est agrandi, et que les figures ont perdu tout style et tout caractère, les détails eux-mêmes sont inexactement rendus. On ne peut done juger d'après cette planche si cette pierre, qui faisait partie de la Galerie de Florence au xvur siècle, est un original ou une mauvaise copie; mais cé qu'on peut affirmer, c’est que la pierre de la collection de M. Louis Fould est incontestablement antique et a été déclarée telle par les meilleurs juges. Faut-il rappeler encore une fois ce que j'ai eu occasion de dire en plusieurs endroits de cet ouvrage : que les anciens reproduisaient fréquemment les mêmes types. Si donc la pierre gravée dans l'ouvrage de Gori est encore
aujourd'hui à Florence, ce que j'ignore, et si elle est an-
tique, il en faut conclure qu’il existe deux répétitions de
ce type curieux.
1048.— Héros le casque en tête, le bouclier au }
javelot à la main, debout à côté d'un animal chimérique, dont la tête dressée en l'air n’est pas sans analogie avec celle du bélier. On y distingue une corne. Devant l'animal, une palme. Sardoine. H. 12 mill. L. 25 mill.
Peut-être pourrait-on reconnaître ici Phrixus avec le célèbre bélier à toison d'or que lui avait donné Néphelé. Ce
bélier était doué d
> raison ef avait le don de la parole. La
direction donnée ici à la tête de l'animal autoriserait cette
conjecture; il semble qu'il parle au héros placé près de
lui. Toutefois, je dois ajouter que, sur d'autres monuments qui représentent certainement Phrixus traversant la mer monté sur le bélier, l'animal n’est pas figuré comme sur cette pierre qui demeurera peut-être toujours une
énigme.
1049. — Héros casqué, dirigeant à pied les deux che-
vaux de son bige. Cornaline blonde. H. 9 mill. L. 10 mill.
1050. — Épisode du combat autour du corps de Patrocle
({liade, chant xvu). Ajax debout, le casque en tête, l'épée
au flanc, brandit son javelot et couvre de son bouclier le corps de Patrocle, tandis que Ménélas agenouillé s'efforce de le soulever pour l'emporter de la mêlée. Cornaline. Gravé, pl. X. H. 17 mill. L.
reconnaissons sur cette belle pierre a souvent exercé l’ima-
12 mill. Le sujet que nous
gination des artistes grecs. On le retrouve avec de nombreuses variantes sur des vases et sur des gemmes. Voyez Nouvelle galerie mythologique de Millin, à la table, au mot Patrocle.
1051.— Ulysse. Buste de profil, avec le pilos. Cornaline. H. 10 mill. L. 9 mill.
avec le bâton de voye
. — Ulysse, reconnaissable à sa coiffure, debout,
geur à la main, revêtu d’un manteau
court. Agale rayée. H. 10 mill. L. 5 mill.
053. — Ulysse consultant le devin Tirésias. Le fils de Laërte, reconnaissable à son pilos conique et enveloppé
d’un manteau qui laisse nue l'épaule gauche, retient par le bras le devin qui est debout et nu et s'appuie sur le
sceptre de cornouiller, présent de Minerve, au moyen
duquel, quoique aveugle, il pouvait se conduire aussi bien
que les clairvoyants. Sardoine brune. H. 20 mill. L. 15 mill.
Gravé, pl. X. On peut rapprocher la représentation de cette curieuse pierre d'un célèbre bas-relief de la villa Albani,
aujourd'hui au Louvre; sur le be
relief, Ulysse ne saisit pas le devin par le bras, mais il tient son épée nue à la main, ce qui indique tout aussi clairement que sur l’intaille
que c’est seulement par la violence qu'il a pu décider
sias à lui prédire son sort. Voyez Winckelmann, Monumenti inediti, p. 21, pl. CLVIT, et le Musée de sculpture de Clarac, pl. CCXXIIT, n° 250.
1054. — Tydée blessé. Le héros, entièrement au, le bouclier au bras, se penche pour retirer la flèche fichée dans sa jambe et qui fait couler son sang; il est entièrement nu. On lit son nom en caractères étrusques : TVTE. Cornaline. H. 15 mill. L. 12 mill.
Cette intaille, qui parait provenir d’un scarabée scié, nous donne une variante intéressante d’un type souvent reproduit sur les gemmes. Le Tydée blessé du Cabinet des médailles est tombé sur les genoux, et lève les yeux au ciel. Ici, Tydée n’a pas encore perdu toutes ses forces ; il
cherche à arracher de sa blessure le fer mortel, V. Millin,
Nouvelle galerie mythologique, pl. CCXIE, n° 723, 4.1, p. 395,
et le Cataloque des camées el pierres gravées du Cabinet des médailles, par M. Chabouillet, n° 1508, p. 242.
1055. — Diomède s'emparant du Palladium. Le fils de Tydée estnu, debout, l'épée à la main; il va saisir le Xoanon de Minerve ou Palladium placé devant lui sur une colonne. Grenat de Bohême, dit aussi vermeil. H. 13 mill.