ICONOGRAPHIE GRECQUE
1058. — Othryades, blessé, le casque en tête et ayant conservé son bouclier au bras, se soulève sur le bouclier d’un ennemi et d’une main défaillante s’efforce de former un trophée avec un troisième bouclier. Cornaline-agate. H. 13 mill. L. 17 mill. Gravé, pl. X.
Le excellent, est emprunté à l'histoire héroïque de Sparte. Les
ujet de cette pierre grecque, dont le travail
Argiens et les Spartiates, ne pouvant s'accorder sur la pos-
session du territoire de Thyrea, convinrent qu’un combat aurait lieu entre trois cents guerriers de chacune des deux
nations et que la victoire déciderait la question, Othryades
resta seul vivant du côté des Spartiates s bL
côté opposé, il resta deux guerriers vivants. Ceux-ci, igno-
sur le champ de
bataille, ma et renversé parmi les morts; du
rant qu'un Spartiate respirait encore, coururent porter la
nouvelle du succès à Argos. Pendant ce temps, Othryades
rassemblant toutes ses forces érigea un trophée de sang hu-
main. Cette expression, qu'on trouve dans Suidas au mot
Othryades, signifie évidemment qu'il éleva un trophée avec les armes des Argiens, et qu'il écrivit avec du sang
sur un bouclier la formule ordinaire : äro roy Agyslov, sur
les Argiens ! La composition de notre pierre répond parfai-
tement à cette conjecture. Le guerrier blessé soulève le
ouclier et va y écrire avec son doigt sanglant les mots
qui doivent constater la victoire de sa patrie. Il existait une
ierre presque semblable à celle-ci à Florence au siècle dernier. (Voyez le Museum Florentinum de Gori, t. I, 1. LXI, n° 4, p. 111.) La principale différence entre ces deux jierres, C’est que sur la dernière on distingue un ennemi mort sous le bouclier sur lequel Othryades va écrire que Sparte a vaincu. De plus, on lit le mot VICTOR sur le bou-
clier; mais, comme Gori nous apprend qu’il a trouvé cette
ierre dans le Musée Vertori, je crois qu'il est permis de
soupçonner que le mot latin Victor, traduction du nom
italien du possesseur Veffori, a été ajouté après coup sur celte pierre où une inscription grecque aurait été mieux à sa place. Bracci a publié une cornaline du musée de Cortone avec la signature d’Apollodote qui représente une autre
variante du même sujet. Othryades est dans la même pose, mais on voit deux guerriers morts autour de lui. Voyez Me-
morie degli antichi incisort, 1. X, pl. XXII.
\icolo. H.
. — Sapho assise, tenant sa lyre sur ses genoux. 25 mill. L. 21 mill. Gravé, pl. X. Pierre d’excellent travail grec.
1060. — Sophocle. Buste de profil, barbu, les cheveux iés par un bandeau, Grenat de Bohême, dit yermeil. H. 2 mill. L. 8 mill. On peut comparer les traits du personnage représenté sur cette jolie pierre avec le buste portant e nom du célèbre tragique grec qui a été publié par Visconti dans son /conographie grecque. V. pl: IV, &. I, p. 80.
1061. — Alexandre le Grand, roi de Macédoine, Buste de profil avec la corne d'Ammon. Nicolo, H. mill.
062. — Ptolémée IT, roi d'Égypte. Buste de profil avec e diadème. Émeraude. H. 13 mill. L. 10 mill.