ICONOGRAPHIE ROMAINE
1066. — Scipion l’Africain, l'ancien. Buste de profil. Grenat, H. 8 mill. L. 7 mill. Cette tête est une des plus connues de l’iconographie romaine. Il existe un assez grand nombre de bustes de Scipion d’une authenticité incontestable dans beaucoup de collections publiques. Sans parler du buste de marbre du Capitole et de celui de bronze qui a été trouvé à Herculanum (voyez Visconti, Zconographie romaine, t. I, p. 41, pl. HE, n° 1 à 6), on peut en voir deux à Paris à la Bibliothèque impériale : voyez Catalogue des camées et autres monuments du Cabinet des médailles, par
M. Chabouillet, n* 3290 et 3291, p. 577 et 578. L'un de
ces bustes est en basalte. Quant au denier d'argent de la
famille Cornélia sur lequel Visconti a cru voir le portrait
de Scipion (0p. cit., p. et pl. II, n°9), je me garderai bien de le citer à l'appui de l'attribution de notre pierre,
car cette hypothèse qui étonne de la part de l'éminent archéologue n’est pas justifiable. Je ne suis pas du reste le
premier à nier la resemblance entre le buste figuré sur
cette monnaie et les traits de Scipion, car je vois que
M. Cohen dans son excellent travail sur les médailles consulaires mentionne l’attribulion de Visconti en termes qui montrent clairement qu'il ne la croit pas fondée. Voyez : H. Cohen, Description des monnaies de la république ro-
maine, p. 110.
1067. — Quintus Pompéius Rufus, consul avec Sylla. Buste de profil, la tête nue. Cornaline. H. 13 mill. L. 10 mill. Un denier romain d'argent, frappé l’an 52 avant J.-C., par les soins de Quintus Pompéius Rufus tribun du peuple et triumvir monétaire, petit-fils du consul auquel j’attribue cette intaille, offre d’un côté l’image de Sylla, son aïeul maternel, et de l’autre celle « Rufu
traits de ce personnage avec ceux de celui
e Q. Pompéius
son aïeul paternel. On peut facilement comparer les qui parait sur notre intaille, car le denier dont je viens de parler a été souvent publié. Voyez, entre autres ouvrages, ‘Iconographie
romaine de Visconti, pl. IV, n° 5, t. I", p. 86; et H. Cohen,
Médailles consulaires, pl. XV. (Fam. Cornelia, n° 19, p. 107, n° 47.) 1068.— Sextus Pompée, fils du Grand ’ompée. Buste
de profil, la tête nue. On lit: ATAGA. Cornaline « H. 18 mill. L. 10 mill. Une moderne a ajouté le commencement du nom ATAGAITEAOS sur cette
e vieille
roche. main
pierre, parce qu’on connait par divers ouvrages une pierre
représentant comme celle-ci Sextus Pompée avec ture ATAOAN artistes de l'antiquité, du comte de Clarae, t. IL, p. 10, le
a signa-
EAOY, (sic). On peut lire dans le Catal. des
résumé des discussions soulevées par l’insertion plus ou moins justifiée de ce nom d'artiste dans le catalogue de Sillig.
1069.— Jules Cé à droite, en bas, l'étoile qu'on voit sur certains deniers 30 mill. L. 23 mill. On sait 88, raf
comète ou éfoële chevelue qui brilla pendant les sept
ar. Buste avec la couronne de lauric
d'argent de César. Nicolo. H.
que Suétone, dans la Vie de César,
porte qu'une
jours que durèrent les jeux donnés par Auguste après
César fut réputée être son âme reçue au ciel.
1070.— Jules César. Buste de profil, la tête nue. Devant,
une étoile. Derrière la tête, symbole indistinct, sorte de
bident ailé. Cornaline. H. 11 mill. L. 8 mill. V. n° 1069.
1071. — Auguste, la tête nue. Buste de profil. Cornaline. H. 20 mill. L. 15 mill. L'empereur est représenté sous
des traits ass
z jeunes sur cette belle intaille pour qu'on
puisse hésiter entre les deux noms d'Octave ou d’Auguste.
1072. — Auguste, ou plutôt Octave, la tête nne. Buste de profil. Cornaline. H. 12 mill. L. 15 mill,
1073. — Livie voilée, en Cér avec uné couronne d’épis et de pavots. Buste de profil. Sardoine. H. 15 mil.