VASES D'ARGENT
1195.— Simpulum. Le manche se termine par une tête de cygne. Le vase est décoré extérieurement d’une rosace
gravée. Long. 31 cent. On sait que le simpulum servait
à faire les libations. Le Cabinet des médailles possède trois
de ces rares instruments qui tous proviennent de la dé
couverte de Bert Voyez au numéro suivant.
1196. — Petit vase en forme de serole. L’anse plate
décorée d'ornements gravés et finit sur ce vase par deux
têtes de cygne. H. 75 mill. Diam. de l'orifice 92 mill.
Cireonf. 29 cent. Long. de l’anse 7 cent. 1/2. L’ornemen- 32 à 2839
comme ici, sur ces
tation et la forme de ce vase rappellent les n° 28
de la célèbre découverte de Bernay
monuments, l’anse se rattache au vase par deux têtes. de
et autres monuments
cygne. (V. Catalogue des camé
du Cabinet des médailles, par M. Chabouillet.)
1197.— Petit vase, de forme basse, avec une anse termi-
née par une palmette qui la rattache à la panse. H.7 cent.1}
Diam. de l'orifice 6 cent. 1/2. Circonf. 29 cent.
IVOIRE
1198.— Vénus. La dé
la pose rappelle la Vénus de Cléomènes ou de Médic
e est debout, entièrement nue ;
bien que le corps de la dernière soit incliné en avant,
tandis que celle-ci se tient droite. Les gestes sont ceux qui
ont valu à cette célèbre statue le surnom de Vénus Pu-
dique ; ma ste encore trop d’autres différences entre
ces deux représentations de la même divinité pour qu'on
puisse les confondre, La plus importante de ces différences consiste dans le mouvement de la tête, qui est de face ici,
éomènes est tournée à
tandis que celle de la Vénus’de C gauche. La coiffure est également tout autre. Un diadème de forme élevée orné de perles est placé sur la tête de notre figure : les cheveux sont partagés en bandeaux sur le front et viennent se réunir sur le sommet de la tête où
ils forment quatre nœuds avec ceux de derrière relevés en
quatre tresses. Au contraire, la Vénus de Médicis n’a pas de diadème, et ses cheveux forment un gros nœud sur le chignon. Le bracelet qui décore le bras gauche de la Vénus de Médi
obligé d’une g
is ne paraît pas ici. Le tronc d'arbre, soutien
inde statue de marbre, n’était pas néces-
saire ici; aussi n’y figure-t-il pas non plus que le dauphin
et les amours qui masquent cet accessoire dans la grande statue et servent en même temps à la caractériser. Haut. 10 cent. 1/2.
Avons-nous ici la copie d’une Vénus Pudique conçue
d'après un autre lype que celui de Cléomènes, ou une
variante de ce type due à quelque imitateur? Cest c qu'il est difficile de décider. On peut remarquer cependant que la Vénus de Cléomènes est d’un style recherché, tandis oire de M. Lot
simple et presque sé
Fould est traité dans un goût
que li
vère. Au reste, sans sortir du cabinet de M. Louis Fould, on peut comparer ce précieux ivoire
avec la Vénus de Médici
ar on y trouvera (n° 1873) une
bonne copie en bronze de cette gloire de la tribune de Florence. On peut voir aussi dans le Musée de sculpture du comte de Clarae, pl. DOXIT, la Vénus de Médic
sous trois aspects, et, pl. DXCXVIIT et suivantes, des statues
is dessinée
de Vénus de divers musées de l'Europe, avec des diadèmes comme cet ivoire.
Est-il néces
aire d'ajouter que les figurines antiques
d'ivoire sont de la plus grande rareté? Cette rareté est
des doutes
telle que des antiquaires exercés ont émi
sur l'authenticité de cette figure. Ils se fondent prin-
cipalement sur la disposition insolite de la coiffure;
mais des découvertes journalières ne viennent-elles pas
tous les jours dérouter bien des opinions établies sur l’an-
tiquité. Cet ivoire, s’il n'est pas antique, ne pourrait dater que de la Renaissance que rien ne frahit cependant ici dans le travail ni dans le style; on est donc en droit de le considérer comme authentique avec bien des hommes aussi
compétents que ceux qui l’ont condamné.
LOUIS
FOULD