‹ Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis FouldChapitre 154 sur 380 · FIGURINES · texte numérisé non relu

FIGURINES

1199. — Apollon nu, debout, les cheveux formant une sorte de couronne, un chignon et deux tresses qui viennent flotter par devant, sur les épaules. Les attributs qu’il tenait

dans les mains ont été détruits. H. 15 cent.

1200. — Apollon ou Éphèbe sacrifiant ; il est représenté debout, avec de longs cheveux et nu sauf une légère chla= myde jetée sur l'épaule gauche. Le dieu tient de la main droite une phiale. H. 11 cent. Figurine de style étrusque, provenant de la vente Durand; voyez le n° 1436 du Cata-

logue rédigé par M. de Witte.

1201. — Minerve. La déesse est «

longue robe et du peplus; elle est co

ebout, revèêtue d’une

iffée d’un casque avec

grand cimier, nasal et yeux, l’aulopis, et tient de la main

droite une pixis ou boîte carrée, et «

globuleux. H. 9 cent. Sfatuette de tx

bonne patine. Le motif est rare e représentée ici au moment où elle va

faveur d’Oreste au tribunal de l’Aréo

. — Vénus. La déesse est entièrement nue;

e la gauche un objet ravail romain et d’une curieux ; Minerve est 1 déposer son vote en

age.

elle

tient de la main gauche la pomme qui lui a été décernée

par Pâris. Des bracelets ornent ses bras. H. avec le socle 35 cent. Statuette découverte récemment en Syrie, Travail

de l'époque romaine.

1203. — Vénus au moment d'entrer au bain. La déesse, entièrement nue, est debout au bord des degrés qu'elle va

de

cendre pour entrer dans le bain et tient de la main gauche une draperie qui repose sur un vase. Ce vase à une seule anse doit contenir des parfums pour la toilette de la

déesse qui, malgr

sa nudité complète, a conservé deux bracelets et son diadème. Sur le socle posé sur quatre griffes de lion sont figurés les degrés dont il vient d'être parlé. H. avec le socle 21 cent. Cette jolie statuette rappelle, par le style et la patine, ces Vénus trouvées récemment en Syrie et dont plusieurs ont trouvé place dans la belle col-

lection de M. le vicomte Hippolyte de Janzé, à Paris.

120%. — Vénus à sa toilette. La déesse est représentée debout, entièrement nue, et faisant le geste d’arranger ses cheveux en se regardant dans un miroir qu’elle tient de la

main gauche. H. avec le socle 16 cent. 1/2.

1205. — Vénus debout, entièrement nue, diadémée, les

cheveux formant par derrière un chignon d’où s'échappent

deux tresses qui viennent par devant jusque sur le cou. Elle a les bras en avant et devait tenir quelque objet dans

les mains. H. 15 cent.

1206. — Mercure, nu, debout, avec des ailerons à la tête, la bourse à la main droite. Le caducée, qu'il tenait de la

main gauche, a disparu. H. 15 cent. Socle antique 4 cent.

Je cr

is pouvoir attribuer cette statuette à l’art gallo-

romain,

1207. — Mercure, debout, avec la chlamyde, le pétase ailé et les talonnières, tenant la bourse de la main droite. Le caducée qu'il devait tenir de la main gauche a disparu. H. 13 cent. 1/2. Travail de l'époque romaine. Belle patine

et conservation parfaite,

1208. — Bacchus. Le dieu est représenté jeune, imberbe, couronné de lierre et entièrement nu ; il est assis et lient de la main droite un rhyton. De la main gauche, il tenait sans doute un canthare qui a disparu. H. 10 cent. 1/2. Bois dans le texte. Cette figurine, d’un mouvement plein de grâce et de naturel, a été découverte en France il y quelques années. On y trouve avec plaisir cette belle

patine verte des monuments de la découverte de Châlon-

sur-Saône en 1763, dont la réunion forme une des belles

séries de la collection de la Bibliothèque impériale.

1209.—Silène dansant, un canthare à la main, enve-

loppé d'un manteau qu'il retient de la main droite. H. 52 mill. Statuette d'un très-bon travail et d'une bonne

conservation.

1210. — Satyre à demi couché, s'appuyant sur le coude

gauche. 11 est barbu, a les longues oreilles et les pieds de bouc. H. 4 cent. L. 6 cent. Bronze aussi remarquable par le travail que par la patine qui rappelle celle d'un grand nombre de médailles de Naples. Cette patine bleue, très-

pect d’une

fine, fait corps avec le bronze et lui donne l'as

pierre dure.

> numéro manque.

1212. — Hercule au repos. Le demi-dieu penché sur

un rocher, recouvert de la peau de lion, s'appuie en même

é derrière le

temps sur sa massue. Le bras gauche est p

dos; la main qui devait tenir les trois pommes enlevées aux

Hespérides a été brisée. H. 9 cent. On reconnait f

lement ici le type si justement célèbre de l'Hercule Farnèse. Cette statue colossale, découverte à Rome en 1540, sous le

fait au-

pontificat de Paul HI, le chef de la maison Farnèse

jourd’hui l’orgueil du Musée de Naples. On sait qu'il existe un grand nombre de répétitions antiques du chef-d'œuvre de Glycon d'Athènes, soit de grandeur naturelle, soit en petite dimension, et qu'on retrouve même ce type sur les médailles

attestée par une patine inimitable, est une de ces répéti-

et sur les gemmes. Notre figurine, dont l'antiquité

tions dont plusieurs sont signalées par le comte de Clarac

dans son Musée de sculpture (t. V, p. 16).

1213. — Fortune-lsis. La déesse est debout, tenant de la main droite un gouvernail sur lequel elle s'appuie, et de la gauche une double corne d'abondance. Elle est vêtue d’une double tunique talaire par-dessus laquelle elle porte un peplus agrafé sur l'épaule droite. Sur sa tête, on voit non-seule-

S Où romaines, Nais

ment le diadème des divinités grecqu le disque entre deux cornes surmonté de deux longues

plumes, coiffure symbolique d’Isis où d'Hâthor. (Voyez

Notice sommaire des monuments égyptiens du Musée du

Louvre, par M. le vicomte Emmanuel de Rougé, édit. de

1855, p. 110.) H. avec le piédestal antique, 18 cent. 1/2.

1214. — Hygie debout, vêtue d’une longue robe qui

laisse nu le sein gauche, tenant la patère dans laquelle le

serpent sacré vient manger le gâteau. H. 7 cent.

1215. — Harpocrate. Le dieu, représenté sous les traits d’un enfant, € tient de

main droite fait le geste consacré de porter l'index à la

t nu, sauf une nébride jetée sur l'épaule. I

a main gauche une corne d'abondance, et de la

bouche. Sur son front le disque qu’on voit colorié en rouge eten vert sur les peintures égyptiennes; les cheveux sont

bouclés comme ceux des enfants

à l'exception d’une double

tresse qui part du disque dont on vient de parler. H. 15 e.;

avec la base antique, 19 cent. Gravé, pl. XIII. Statuette

d'un travail exquis et d’une conservation parfaite. C! sans contredit le bronze le plus fin de la collection, et dans les plus riches musées ce bronze serait placé aux premiers rangs. Il provient de la vente faite par M. Roussel, expert,

il y a peu d'années

1216. — Harpocrate. Le jeune dieu est représenté entièrement nu, debout, le doigt sur les lèvres, le corps légèrement incliné à gauche et supporté par le coude qui

portait sans doute sur une colonne qui a disparu et qui

a été remplacée par un tronc d'arbre. Les cheveux, bouclés,

sont ser

par un bandeau; il porte le schent ou couronne

des principales divinités égyptiennes, et de plus le crôbyle

ou nœud des génies. H. 53 cent. 1/2. Patine rouge. Gravé,

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