Cyenus accroupi, tirant son épée du fourreau
M. de Witte a fait connaitre le premier cette statuette dans le Bulletin archéologique de l'Athenœum français. (Noyez
I année, p. { et suiv., avec bois dans le texte.) C’est au
savant archéologue que l’on doit l'explication de ce curieu
monument; je lui emprunte ces lig
nes qui le décrivent si
bien: «Le brigand est accroupi comme épiant les voyageurs il a une ceinture autour du corps; à cette ceinture est suspendue l'épée qu'il va tirer du fourreau. Une petite chlamyde couvre à peine sa poitrine et se rattache sur l'épaule droite
au moyen d'une fibule, Sa main gauche repose sur sa cuisse.
Le casque qui couvre sa tête est formé d’un long col de
cygne terminé par la tête de l'oiseau qui s’allonge en faisant
saillie sur le devant. L'expression comme l'attitude de Cyenus annonce l’action d’un brigand qui est en embuscade
pour surprendre les voyageurs. » Le rapprochement entre
l’ornement du casque du brigand, qui fut l'une des victimes
d'Hercule, et son nom, Cyenus, ainsi que l'examen de plu-
sieurs monuments qui représentent Cyenus, ne permettent pas de douter de l'attribution de M. de Witte. Il suflira d'ajouter en finissant que les vases et les gemmes offrent de nombreuses représentations de la lutte d'Hercule avec Cyenus. M. de Witte cite entre autres un magnifique sca-
rabée étrusque publié par Micali dans ses Monumenti
inediti, tav. CXNVI, I. Ed, 2°, où le groupe des deux com-
battants est accompagné d'inscriptions en caractères étrus
ques. Ce scarahée fait partie de la collection si bien choisie
de M. le duc de Blacas.
LOUIS
FOULD
1218. — A; et le casque en tête. Le bouclier et l'é
< combattant; le héros est représenté barbu
e ou le javelot |
qu'il devait tenir ont disparu, mais tout le mouvement de
la figure indique l’action du combat. H. cent.
On peut comparer cette remarquable figure avee le
statue d’Ajax, fils de Télamon, qui faisait partie du fronton
du temple de Jupiter Panhellénien, ou de Minerve, à Égine,
et qu'on peut voir dans dans la Glyptothèque de Munich,
n° 66. Le caractère de la tête et même quelque chose du
mouvement de notre figurine se retrouvent dans la granc
statue.
1219. — Ganymède, ou Éphèbe nu, debout, tenant d’une main une œnochoé et de l’autre une patère. H. avec le L cent. 1/
étrusque barbare. Bonne patine bleue.
socle antique; Figurine curieuse, de style
1220. — Camille marchant rapidement sur la pointe des pieds; il est chaussé d'endromides et vêtu d’une courte a faille par une ceinture. De la main droite
tunique serrée à
il tient un rhyton qu'il élève au-dessus de satête; delamain |
gauche il tient une patère. Les cheveux abondants de ce
jeune ministre des autels lui forment même une double couronne. Le rhyton, muni d'un couvercle en pointe, se termine par la tête et la partie antérieure d'un boue. Sur la base antique on distingue une fleur, ce qui indique que le
Camille court dans la campagne. H. 25 cent. 1/2. Une
figurine semblable à celle-ci, sauf qu'il lui manque le
rhyton, est gravée dans la Galerie de Florence, t. T", et dans le Musée de sculpture de Clarac. V. pl. DCCLXXX,