Voir Winckelmann l'an I de
là République.
Histoire de l'art, LI, p
298, éd. de Paris
inscription en caractères tr
nciens dans laquelle on lit, de plus que sur la nôtre, le mot EMI pour EIMI, ce qui complète le sens en donnant la parole au vase lui-même : Je suis le prix à Athènes. On peut voir dans le Catalogue Durand,
par M. le baron de Witte, la description d’un vi
se presque
semblableà celui de M. Louis Fould; la face principale est semblable, si ce n’est que l’épisème du bouclier de Minerve est un dragon au lieu de Pégase. Quant au revers, il repré-
sente une course équestre. Une autre amphore panathé-
naïque, extrêmement intéressante, est celle qu'a publiée M. Charles Lenormant, et sur laquelle on lit non-seulement la formule ordinaire, mais encore le nom de l’archonte [ô
grettable académicien a pu fixer la date de la fabrication
‘phisodore. Au moyen de cette mention, le savant et re-
naïque récemment découvért à Benghazi, lue à l'Acadé-
mie des inscriptions et belles-lettres, le 30 juin 1848;
dans la Revue archéologique, 5° année, p. 230). L'amphore de M. Louis Fould doit être antérieure à celle dont je viens de parler, car les caractères de l'inscription sont plus anciens et se rapprochent du style et de la forme de ceux qu'on, voit sur celle du British Museum. Une autre par-
ticular
5 qu'il importe de 1aler, que le sujet du
revers de notre amphore est précisément celui de l’'am-
phore de Beng ; or, M. Lenormant, dans la Vofe citée plus haut, déclarait alors que ce sujet était nouveau ; en effet, on ne le trouve pas dans la réunion de revers d’amphores panathénaïques publiée par M. Ed. Gerhard, le savant professeur de Berlin, dans les Annales de l'Institut
archéologique de Rome. NV. t. 1, pl. XXI et XXII.
1389.— Amphore de Vulci avec son couvercle, Scènes
du gymnase sur les deux faces :
1° deux pédotribes debout, revêtus de manteaux, président une course de jeunes athlètes nus. L'un des athlètes tient de la main droite son casque et porte au bras gauche son bouclier dont le symbole est précisément la représentation de la course qu'il va faire, c’est-à-dire qu'on y voit un athlète nu, courant le bouclier au bras et le casque en tête. L'autre athlète
place son casque sur sa tête. Chacun des pédotribes tient
son bâton fourchu. On distingue le mot KAAO3; 2 deux
pédotribes et deux
jeunes athlètes nr
. L'un des pédotribes
est enti
èrement enveloppé de son tribon; on ne voit même
par ses mains; l’autre s'appuie sur un bâton fourchu.
L'un des athlètes
semble écouter les avis d’un des pédotribes; l’autre s'incline en avant et tient un objet incer- HO TIAIZ
KAAOZ deux fois répélée. Peinture jaune sur fond noir.
{ain, peut-être des haltères. On lit la formule : H. 40 cent. avec le couvercle.
1390. — Amphore de Nola. Un Brabeute, barbu et eou-
ronné de laurier, enveloppé d'un manteau et puyant
sur un bâton, présente une bandelette à un Éphèbe nu, de-
bout devant lui, qui tient sa lyre. Revers : Éphèbe enveloppé du tribon, s'appuyant sur un bâton. Peinture jaune
sur fond noir. H. 55 cent.
1391.— Amphore de Vulei. Personnage barbu (l'Éraste), revêtu du tribon, s'appuyant sur un bäton, fait un geste qui exprime son admiration pour un Éphèbe (l’'Éromène), debout devant lui, entièrement enveloppé dans une tunique. Le revers du vase offre la contre-partie de cette
ne; on y voit une jeune fille exprimant, par le même geste que l'Éraste, son admiration pour un Éphèbe qui s'appuie sur un bâton comme ce dernier. Peinture jaune
sur fond noir. H. 25 cent.
1392. — Coupe à deux anses; cylix de Nola. Extérieur : neuf Éphèbes nus, ou à peine couverts de chlamydes, folàtrent ensemble et paraissent chercher à s’enlever des vases de diverses formes. Le premier, à gauche, près de l’anse, est vêtu d’une chlamyde; il accourt en détournant la tête et tient un scyphus et un céras. Un autre scyphus est à terre. Le
troisième, vêtu d'une chlamyde, lient un seyphus et un
Le second est nu; il est à genoux et tient un ©
bâton noueux. Le quatrième est nu; il n’a qu’un bâton. Le cinquième, la chlamyde sur l'épaule gauche, tient de la main droite une cylix. Le sixième a la chlamyde sur l'épaule et tient un bâton; à ses pieds est une outre sur laquelle on lit : KAAA. Le septième lève son bâton comme pour frapper ce dernier; il tient de la main gauche un seyphus et est revêtu d’une chlamyde. Le huitième, entièrement nu, tient un céras et un scyphus. Enfin, le neuvième, qui court en détournant la tête, est revêtu d’une chlamyde
ettient un bâton fourchu. Intérieur : un Éphèbe, env eloppé
d’un manteau, s'appuyant sur un bâton, s’approche d’une coupe sur laquelle on lit : KAAA, et dont il va s'emparer. Derrière l'Éphèbe, dans le champ, un casque de forme
ingue la formule : HO ITAIS KAAOS.
conique. On dis IT. 10 cent. 1/2. Diam. sans les anses, 27 cent.
On distingue, d’un côté, un jeune cavalier; de l’autre, un
— Amphore dont la peinture n’est pas terminée.
Éphèbe appuyé sur un bâton. H. 20 cent.
1394. — Guttus grec, avec anse disposée comme celle
d'un panier. Sur la partie supérieure, deux Éphèbes au
repos, enveloppés d'amples manteaux; l'un d'eux est assis,
l'autre est debout et s'appuie sur un bâton
Hcent,
noueux.
barbu, couronné de lierre, revêtu d'une longue robe, dan-
— Patella tyrrhénienne. Intérieur : Tyrrhénien, sant, une lyre et une coupe dans les mains, aux sons de la double flûte dont joue une femme debout devant lui. Cette femme est revêtue d'une longue robe par-dessus laquelle elle porte un peplus. Auprès d'elle, un ocladias ou siége sans dossier. Dans le champ, un carquois. Peinture noire,
rehaussée de rouge sur fond blanc. Travail très-fin de style étrusque. Gravé, pl. XVII.
On peut lire dans le Catalogue Durand, par M. de Witte, n° 867, la description d'un plat sur lequel paraît un sujet analogue à celui que l’on admire sur le remarquable monument de l’art étrusque que nous venons de décrire. On peut voir aussi dans la Soria degli antichi popoli italiani, de Micali, Tavola C., n° 4, une figure analogue à la notre.
1396. — Amphore de Vulci. Départ d'un guerrier; il est représenté dans l’action de chausser l’un de ses brode-
quins; à
ses pieds est son casqu
; en face de lui, une femme lui présente ses deux javelots et son bouclier; derrière, un guerrier revêtu de ses armes; l'emblème du
bouclier de ce per:
nnage est l’avant-corps d'un chien.
face : deux guerriers dans un quadrige. Les emblèmes
des boucliers sont un globule et un serpent. Peinture noire rehaussée de rouge et de blanc. H. 40 cent.
1397. — Œnochoé de Vulci. Un
tête nue, muni de deux javelots et suivi d’un homme à
cavalie
, barbu, la
pied revêtu d'une longue robe et portant une lance, semble parler à un vieillard à barbe blanche, revêtu d’une longue robe, C’est sans doute un roi, car il tient un long
sceptre surmonté d'un fleuron. Au-dessus de la tête du
vieillard, on lit : KOON; sous le cheval, KOS; entre le
val et le personnage à pied, KNS. Le cavalier est-il accueilli par le vieillard à son retour d’une expédition, ou
lui f.
exprimée, On pourrait peut-être y voir Bellérophon au
adieux? C
clairement
st ce qui n’est pas très
moment de partir de la cour de Prœtus. Les peintures sont noires, rehaussées de rouge sur fond jaune. Le vase, qui n’est décoré que sur la face principale, est noir. H. 20 cent.
M. de Witte a décrit ce joli vase en 1837; voyez Des-
anti-
cription d’une collection de vases peints et bro ques provenant des fouilles de l'Étrurie, n° 187, p. 110. Ce vase avait figuré auparavant dans le grand catalogue du
prince de Canino, sous le n° 1498.
1398. — Amphore de Vulci. Un guerrier debout, le casque en têle, tenant ses deux javelots, ct portant au bras un grand bouclier rond dont l'emblème est un trépied,
s’entretient avec sa femme qu'il va quitter; celle-ci est
également debout et est revêtue d'une longue robe dont elle relève un coin. Sur l'autre face, scène identique;
seulement, le bouclier porte trois globules pour emblème.
Peinture noire rehaussée de blanc et de rouge sur fond
jaune. H. 16 cent.
1399. — Œnochoé, avec ouverture en trèfle, d'ancien style. Sur la panse, sujet peint sur fond jaune, appliqué
sur une couverte vert foncé. Un combat. D'une part, deux
guerriers à pied sont aux prises; l’un des deux adversai
est à demi terrassé; il a un genou en terre et l’autre s'ap-
prête à lui donner le coup mortel; d'autre part, un guerrier à cheval poursuit un ennemi qui s’abrite derrière son grand bouclier dont le symbole est une bandelette, Même style que le n° 1383. Ce sujet est peint en noir rehaussé de blanc et de rouge. H. 27 cent. avec l’anse.
1400.— Coupe de Vulci. Intérieur : tête de Méduse, la
langue pendante. Extérieur : combat de guerriers armés
de toutes pièces; l'un d’eux est terrassé et cherche à parer
le coup fatal au moyen de son bouclier. Un troisième guerrier, qui tourne le dos à cette scène, marche au combat, la lance en arrêt. Sur son bouclier, un serpent. 2° face : combat entre un guerrier à pied et un cavalier. Chacun
de ces sujets est placé entre deux grands yeux. Pein-
ture noire rehaussée de blanc et de rouge. H. 12 cent. Diam. 36 cent.
1401.— Lancella ou petite amphore de Nola. Héros nu,
casqué, le bouclier au bras, combattant; il est représenté : Éphèbe drapé au repos. Peinture rouge sur fond noir. H. 23 cent.
au moment où il va frapper de sa lance. Revers
1402. — Amphore de Vulci. Deux hommes au moment de partir pour la chasse; l'un d'eux, armé de toutes pièces
comme un hoplite, est coiffé d’un casque surmonté d'un
cimier très-élevé; il porte au bras gauche un bouclier rond
se de char, et tient
(argien), dont le symbole est une ca
en même temps ses deux javelots; de la main droite, qu’on
ne voit pas, il doit tenir une coupe et recevoir le vin qui
lui est vers
par une femme debout devant lui, une Ͼno-
choé à la main. Le second chasseur, qui parait l’écuyer du
premier, est armé à la légère; il n’a ni bouclier, ni javelot
son casque, de forme conique, n’a pas de cimier; il tient d'une main une hache d'armes à long manche ct l'épée du principal personnage dans le fourreau. Entre les deux chasseurs, un chien. Revers : Ménade dansant entre deux Satyres; elle est couronnée de lierre et porte la pardalide par-dessus une tunique talaire. D'une main, elle joue des crotales, de l’autre elle tient des ceps de vigne. Les
Satyres sont barbus, ithyphalliques et munis de queues d
cheval; tous deux tournent la tête vers la Ménade. Audessous de ce sujet, une rangée d'animaux; groupe trois fois répété d’un bouc et d’un lion combattant. Peinture noire rehaussée de rouge. Catalogue Samuel Rogers, n° 486. (Voyez n° 1403.) H. 42 cent.
Bien que ce
vase
soit plus haut d'un centimètre que
celui qui suit et que le second n'ait pas la rangée d’ani-
maux qui décore le, premier, il est facile de s’apercevoir
que ces vases se font pendant. Sur celui-ci, les chasseurs
vont partir; l’un d'eux boit ce que l'on appelle chez nous le coup de l’étrier; sur l'autre, ils sont en route, Les sujets
des r
sont également en rapport évident, puisque sur l'un on voit Bacchus, et sur l’autre, une Ménade. De plus,
ces deux vases sont tous deux de la fabrique de Vulci. On
pénètre ainsi dans les atelie anciens; nous n'avons
pas ici précisément une paire de vases, mais nous avons deux vases de deux paires qui ne sont que des variantes
d'un même modèle.
1403. — Amphore de Vulei. Les deux cha
urs qu'on vient de voir au moment de partir, sur le vase n° 1402,
sont ici montés sur leurs chevaux et en marche; ils sont à
peu près équipés de même; cependant, aucun d’eux n’a de bouclier, et tous deux sont munis de deux javelots; ici, l'hoplite est placé derrière le personnage armé à la
légère. Revers : Bacchus, barbu, couronné de lierre, vêtu
d'une longue robe, debout, les bras presque croisés sur la poitrine, entre deux Satyres barbus, à queue de cheval. Le dieu est au milieu d’une vigne chargée de raisins. Peinture noire rehaussée de rouge. Catalogue Samuel Rogers, n° 455. Voyez le numéro précédent. H. 41. cent. 140%. — Guttus de fabrique grecque; l’anse unique réu-
nit le goulot à la panse. Sur la partie supérieure, sujet en
lief. Chasseur coïffé du chapeau thessalien, nu, sauf la chlamyde, monté sur un cheval au galop et tenant le lago-
bolum de la main droite. Couverte noire. H. 9 cent.
1405.— Œnochoé d’ancien style, de fabrique corinthienne. La panse, large et à peine séparée de l'ouverture par un
d'animaux
col très-court, est décorée de deux rangées 1°un cygne, un lion, un taureau, un lion et un cygne. 2° un lion, une antilope, un cerf, un cheval et une tortue. Des
sont semées entre ces animaux. Peinture noire
r'osac
rehaussée de rouge sur fond blanc. Voyez n° 1406. H. avec
l'anse, 21 cent.
1406.— Coupe de fabrique corinthienne, posée sur un pied
avec anse surélevée. Sur le bord extérieur, une rangée de
douze animaux : cinq sphinx ailés, cinq lions et deux léo-
pards. Sur le pied, ornements de fantaisie; sur l’anse, deux lions et ornements de fantaisie. Peinture rouge rehaussée de blanc sur fond jaune. Forme rare. H. de la coupe,
26 cent., avec l’anse, 38 cent. Diam. de la coupe, 19 cent.
1407. — Petit vase à une anse. Sur la panse, taureau et bouc combattant; derrière, un lion. Sur la bordure, tigre poursuivant un bouc et un lièvre. Un semis de rosaces
complète l’ornementation de ce joli vase. Fabrique dite
phénicienne ou plutôt corinthienne. Peinture noire re-
haussée de rouge sur fond blanc. Voyez 1408. H. 6 cent.
1408. — Petit vase des mêmes fabrique et forme que
celui qui précède. Il est décoré de deux lignes d’animaux;
sur la principale : deux lions, un cerf et une antilope; sur
la moindre, d’autres animaux à formes mal accusées.
1409. — Guttus grec, avec anse disposée comme celle d'un panier, Sur la partie supérieure sont peints un coq et
un paon. Figures jaunes sur fond noir. H. 6 cent.
FOULD