‹ Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis FouldChapitre 201 sur 380 · et · texte numérisé non relu

et

1672. — Reliquaire lobes

en argent, avec pied à

posé sur une petite galerie découpée à jour. Le cylindre de verre destiné à renfermer les reliques est placé horizontalement et est fermé par deux médaillons sur l’un desquels est figuré saint Jean-Baptiste assis, lisant ; auprès du Précurseur, l'agneau symbolique avec le nimbe et la

croix; sur l’autre médaillon, saint Marc, assis, écrivant son

re

vangile; auprès de lui, on distingue le lion ailé. Ces

médaillons sont ciselés dans la ma le cylindre est

entouré et surmonté de clochetons et de contre-forts. Le

pommeau qui sépare la tige en deux parties est orné

un ÉCUSs

d’émaux bleus en partie disparus. Sur le pied on

armorié : écartelé, aux premier et quatrième de... au

lion de...; aux deuxième et troisième d’or à la fasce de

H. 29 cent. Travail de la fin du xv° siècle. Les émaux de

ce blason ne sont plus distincts.

1673. — Reliquaire en argent doré, figurant le portail d'une église gothique consacrée à saint André. La partie destinée à contenir les reliques représente la grande rose ou rosace; une plaque de cristal qui permettait aux fidèles de contempler les reliques ferme cette sorte de boîte. En haut, à une place d'honneur, entre les deux tours, une int Andr qu'il tient à la main. Sur les côté de

sont pas distincts, et sainte Barbe, reconnaissable à la tour

figurine de reconnaissable à la croix en sautoir

quatre autres figurines

aints ou saintes. À droite, un saint dont les attributs ne

placée près d'elle. À gauche, sainte Catherine tenant l'épée, instrument de son martyre, et peut-être sainte Marie-Magdeleine en oraison. H. 14 cent. 1/2, L. 11 cent. Gravé,

pl. XXII, Ouvrage du x

siècle.

1674.— Reliquaire. C’est une statue de la sainte Vierge représentée debout, la couronne en tête, portant l'enfant Jésus sur son bras, et tenant de la main gauche un petit reliquaire de forme cylindrique surmonté d’un clocheton.

> du

Le socle est orné de trois pierres. H. 32 cent. Ouv

cle.

xIV° S

1675. — Reliquaire en argent doré, figurant un buste

selé avec beau-

d’évêque avec la mitre en tête. Ce buste, c

coup d'art, est fixé par une charnière sur une be

reuse

qui contenait des reliques du chef de quelque saint évêque; cette base, qui repose sur quatre lions, est décorée de fleurons et de sept pierres en cabochon. Au milieu, sur le devant, sont rapportées trois petites figurines de haut-relief représentant les rois mages à cheval; celui du milieu et celui de gauche retirent leurs couronnes de leur tête; celui de droite a encore sa couronne sur la tête; mais il parait aider celui du milieu à se découronner en l'honneur du Roi

Ce singulier petit monument pourrait bien n'être qu’une

des roi 4 cent. 1/2.

copie de ces grands reliquaires de même forme destinés à contenir des restes de chefs des saints dont on trouve plu-

sieurs exemples dans divers ouvrages. V., entre autres, dans

l'Histoire de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, par dom

Bouillart, le reliquaire du chef de saint Amand, pl. XX,

lettre I, p. 316; et dans l'Aistoire de l'abbaye de Saint-

Denys en France, de dom Félibien, pl. V, lettre G, p. 544.

est ornée des bustes des douze apôtres gravé:

— Calice d'argent doré ; la coupe large et profonde

à la pointe et placés au-dessus des arceaux d’une colonnade qui se termine en pointe vers le pommeau. Au-dessus de chacun des bustes, sur un listel arrondi, est gravé le nom de

ans doute à cause de cette circonstance, l'artiste

l’apôtre ; n’a pas figuré les attributs qui les caractérisent d’ordinaire.

PETRVS. PAVLVS. ANDREAS. IACOB (saint Jacques le Majeur). IOHS (Johannes). THOMAS. PHILIBP (sic, pour Philippus). IACOB (saint Jacques le Mineur). BARTHOLO- MEVS. MATHEVS. SYMON. TADEVS.

Le pommeau, décoré de rinceaux en relief ci

elés et dé-

coupés à jour, est placé entre deux petits cercles de fili-

grane. Les mêmes rinceaux se retrouvent sur le pied, vari par six médaillons dont un seul offre deux loups ou deux renards affrontés debout contre un arbuste. Dans les cinq autres médaillons on ne voit que rosaces ou fleurons divers. H. 20 cent. 1}

Je suis fort tenté de croire qu’on peut attribuer ce calice,

Diam. 15 cent,

qui date de la fin du xur siècle, à l'art allemand. On re-

marquera qu'un B pour un P s’est glissé dans la légende

de saint Philippe; je ne prétends pas que cette observa—

tion soit décisive, mais si on l’ajoute aux motifs tirés du

style et du caractère du monument, elle peut avoir son

importance. La conservation de ce précieux joyau ne

rien à désirer.

1677. — Calice d'argent doré. La coupe large et pro-

fonde est ornée, comme celle du n° 1676, des bustes des

douze apôtres gravés à la pointe et placés sous des arceaux | de plein cintre. Les attributs traditionnels remplacent es noms qui ne paraissent pas ici comme au n° 1676. Le ommeau, entièrement découpé à jour, se compose de

rinceaux et de feuillages d’un style élégant et sobre. Sur

e pied sont adaptés quatre médaillons en relief dont les

sujets sont les grandes phases de l'histoire du Sauveur :

1° l’Annonciation : l'ange Gabriel tenant un lis à la main s'adresse à la Vierge debout devant lui. Le lis que tient ‘ange a tout à fait la figure de la fleur de lis héraldique;

2 La Nativité

’enfant Jés

sainte Vierge est couchée près de

us emmaillotté et dormant dans la crèche. L'âne

et la vache montrent leurs têtes derrière la crèche. Un ange est 4 au pied de l’humble berceau ; 3° Le Crucifiement : Jésus en croix entre la Vierge et

saint Jean;

4 La Résurrection : l'ange montre le sépulere vide aux

saintes femmes. Entre chacun de ces médaillons

on dis

tingue la figure en buste d’un ange gravée à la pointe. H. 20 cent. 1

Voici encore un calice que j’

attribuerais au xm' siècle et

ui pourrait bien être encore dû à l'Allemagne.

1678. — Calice d'argent doré. La coupe large et profonde

est unie dans la partie supérieure à partie inférieure est

décorée par des losanges disposées symétriquement tout

autour. Ces losanges sont formées par des feuilles de chêne et des glands ciselés et découpés avec la plus grande déli-

catesse. Des feuilles et glands de chêne sont aussi le motif

e l'ornementation du pommeau et du pied qui de plus

sont ornés, l'un de quatre, l’autre de cinq médaillons. Les

ujets représentés sur ces médaillons sont incrustés et se

détachent en or sur fond d'argent; ce procédé curieux et qu'on a rarement observé a beaucoup de rapport avec celui de la niellure. Sur les médaillons du pommeau, symboles des quatre évangélistes : l'ange de saint Matthieu ; le lion ailé de saint Marc ; le taureau ou le veau ailé de saint Luc ; l'aigle de saint Jean.

Les cinq sujets qui décorent le pied sont :

1° La Salutation angélique : l'ange est debout devant la

Vierge

sur la tête de laquelle vient se poser la colombe symbolique ; 2° La Nativité

lit, saint Joseph. Dans le fond, l'enfant Jésus emmaillotté

la Vierge est couchée ; au pied de son

dans la crèche près de laquelle on distingue les têtes de

lâne et du bœuf ; 3 Le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean: 4° La Résurrection : Notre-Seigneur sort du tombeau, la

croix à la main; 5° Le Christ Notre

a le nimbe crucigère, et, de plus, deux croix semblent sortir

sur le trône céleste

eigneur

de son front.

MONUMENTS DU MOYEN AGE

eo

H. 19 cent. Diam. de la coupe, 14 cent. 1/2. Gravé, pl. XXIV. Ce magnifique spécimen de l'art de la fin du x° siècle est aussi remarquable par les curiosités de son

ornementation que par son admirable conservation.

1679.— Calice en argent doré. Sur le pied, divisé en

six lobe

parés par des angles saillants, une S au milieu de trois tiges de lis a été gravée en creux à une époque

u est orné

postérieure à la fabrication du vase. Le pomn

de six têtes d’anges en relief dans des médaillons qui se

détachent au milieu de fleurons et de fleurs de lis ciselés en relief doux. Le point d'attache de la coupe à la tige est décoré de fleurons gravés à la pointe. H. 19 cent. Diam. 6 cent.

Ouvrage du xv° siècle que sa forme peut faire attribuer à l'Italie. L'S qui parait sur le pied de ce calice ne doit pas être l'initiale d’un possesseur ; l’Église interdisait tout ornement de ce genre sur les vases sacrés. On sait que les

ostensoirs, bien que consacrés au culte, ne sont pas cons

dérés comme vases sacrés; ce nom auguste n'appartient qu'au calice et à la patène qui seuls ne peuvent être consacrés que par un évêque. L’S de notre calice est peut-être

l'initiale du mot sanctus.

1679 bis. — Un saint debout, la tête nue, s'appuyant sur un bâton ; il est vêtu d’une longue robe et d’un manteau ; sa tête et ses pieds sont nus. H. 21 cent. Cette sta-

tuette, qui représente peut-être saint Jacques, est en cuivre

rouge repoussé au marteau, et ciselée. C’est un ouvrage de

la fin du xiv° siècle qui provient d’un reliquaire.

1680. — Statuette d'argent doré de la Vierge représentée debout, couronnée, avec un grand manteau, et tenant dans

s l'enfant Jésu

ses b

La statuette est posée sur une colonnette, H. de la statuette, 5 cent. H. avec la colonnette,

iècle.

28 cent. Fin du x

1681 et 1682. — Une paire de burettes d’autel, à couverele, avec pied de forme hexagone. Des godrons en forme d’écailles de poisson décorent la panse, le col et le couvercle. À la charnière du couvercle est adaptée, sur l’une, un À découpé à jour, sur l’autre, un V. Ces lettres servaient à distinguer celle des burettes qui contenait le vin de celle qui élait destinée à l’eau, aqua. H. 13 cent. 1/2. On trouve dans le Glossaire de M. le comte de Laborde la mention de d

étaient signées l’une d’un A et l’autre d’un V (voyez p. 17

burettes d'or de la chapelle du roi qui, comme celles-ci,

Nos burettes doivent dater de la fin du xv° siècle, ou du

commencement du xvr.

1683 et 1684. — Une paire de burettes en argent. Le

couveréle est surmonté d'une figure de Jésus-Christ qui,

debout, la erc

ix à la main, écrase la tête du serpent, Un

autre serpent, ou dragon ai

semblable au premier, sert d'anse. Ces figures sont dorées. Sur la panse de ces burettes, dont le pied est en forme de trèfle, on lit une inscription latine en caractères gothiques, qui commence sur l’un et finit sur l’autre : #07 ir anna solum sed in anna et san-

guine. Après le dernier mot, un trèfle dans un triangle

double symbole de la Trinité qui parait ici remplacer

le nom de Jésus-Christ, néce

aire pour compléter le sens de l'inscription que l'on peut interpréter ainsi : Nous ne serons pas sauvés seulement par Anne, mais par Anne et par le sang de Dieu, Notre-Seigneur. Ces burettes

appartenaient évidemment à une église dédiée sainte

Anne, H. 18 cent. Travail allemand du xv° siècle, ou du

commencement du xvr siècle.

à une

1685.— Chandelier d'église avec porte-lumignon,

ule pointe, reposant sur trois pieds façonnés en dragons

ailés, reliés par des rinceaux. Le fût est séparé du pied

par un pommeau rond sans ornements et du porte-lumignon par un second pommeau plus aplati. Trois dragons sans ailes grimpent sous le porte-lumignon. H. 38 cent. La conservation de ce chandelier est parfaite et sa forme accuse le grand style du x siècle, On peut voir dans les Arts au moyen äge, de Du Sommerard, la figure d’un chandelier qui a une grande analogie avec celui-ci. (Voyez Album, 9° série, pl. XVI.)

1686 et 1687. — Une paire de flambeaux en argent dont

l'authenticité n’est pas démontrée. H. 35 cent.

1688. — Reliquaire ou médaillon à suspendre muni de

sa belière ancienne, en cuivre. On pourrait voir dans cet objet un de ces médaillons qu'on accrochait aux chaînes

de reliquaires en surcroit de décorations. Plusieurs textes

onnent à ces objets le nom de monile, qu'on peut voir cité dans le Glossaire de M. le comte de Laborde, p. 212. (Voyez au mot chiffre, note C.) Des rinceaux en filigrane

e cuivre doré, dans lesquels alternent des rosaces et des

cabochons en pâte de verre, forment un cadre à une sorte

‘emblema d'argent sur lequel est fixée une rosace de cuivre

découpée à jour pour laisser voir, dans le lobe du milieu, un

cabochon de cristal; dans celui du haut, une rose; dans celui

du bas, un lis; et dans les deux lobes du milieu, le nom de

e du

la sainte Vierge ainsi séparé : MA RIA. Ouvre le. Diam. 14 cent.

x Si L'emblema parait avoir été ajouté à une époque postérieure, ou tout au moins les lettres du mot Maria. Les

traces d’un émail rouge sur les lettres sont encore visibles.

IVOIRE

1689.— Plaque d'ivoire provenant d’un diptyque. Deux

en relief sous des arceaux

sujets distincts y sont sculpté de style ogival. Trois des coins de la plaque sont décorés de rosaces; le quatrième est occupé par un écusson dont

il semble qu'on a gratté le blason.

érieure est représentée l'Annoncia—

1° Dans la partie suf tion. L'archange Gabriel fléchit le genou devant la sainte Vierge et prononce les paroles de la salutation angélique. Il est revêtu d’une longue robe et tient de la main gauche une palme et un phylactère sur lequel on distingue la pre-

mière lettre del’Ave Maria. La Mère du Sauveur est assise

et se penche pour écouter le messager céleste; vêtue avec

la plus grande simplicité, elle ramène sur sa poitrine les

plis de son voile et tieut un livre ouvert sur ses genoux. Le vase avec le lis symbolique est placé entre l’archange

et la Vierge. Dans les cieux, Dieu le Père envoie à la

Vierge le $

int-Esprit sous la forme d’une colombe qui des-

cend au milieu de rayons.

Saint Jean-Baptiste dans le désert; le Précurseur est reconnaissable à son vêtement de poils de chameau et

aussi au médaillon qu’il tient de la main gauche et sur

lequel est figuré l’'Agneau divin que son geste semble mon-

trer au monde. On distingue une cognée fichée dans le

sent dans le

tronc de l’un des deux arbres qui seuls cro

désert habité par le Précurseur. Une certaine science du

dessin s'allie dans ce précieux morceau de sculpture à une naïveté d’attitude et d'expression qui lui donne un grand charme; c’est particulièrement le petit tableau de l’Annon- Je crois pouvoir fixer la date iècle. H. 24 cent. L. 11 c. 1

ciation qui mérite cet élog

de cet ivoire à la fin du x1v ivé pl. XXVI.

1690.— Ce numéro manque,

1691. — Diptyque. 1* feuillet. La Vierge assise allai-

tant l'enfant Jésus. Deux anges debout à ses côtés encen-

sent le Sauveur. Un autre ange plane au-dessus de cette

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