‹ Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis FouldChapitre 209 sur 380 · IX, M · texte numérisé non relu

IX, M

raisons, à supposer que, comme on f°

dit plus haut, ce

bassin est plus moderne que celui qui vient d’être décrit.

1716. — Bassin à laver les mains, de la même forme

que le précédent, mais sans goulot. (Voyez le numéro

précédent.) Médaillon central, un écu d'azur chargé d’un animal fantastique à tête léonine et à queue de serpent; cet écu, entouré de rinceaux, est surmonté, en guise de casque, d'une tête de lion. Les quatre médaillons qui complèlent la rosace offrent des sujets fantastiques qui se re-

trouvent sur le ba

in cité dans l’article précédent et dont

on peut voir la représentation dans l'ouvrage de Willemin, déjà cité, pl. CX:

1° Une reine debout, avec une robe doublée de vair, la

couronne en tête, fait boire un paon dans une coupe qu’elle

tient à la main; % Une sirène fait danser une femme au son d’une sorte

de violon; % Un centaure, le tambourin à la main, accompagne

de

les exercices d’un baladin qui, semblable aux cubistes

l'antiquité, danse sur les mains, la tête en bas; 4° Un satyre à pieds de cheval, à longue queue, accompagne au son d’une harpe une femme qui danse vêtue

d’une longue robe. Les armoiries qu’on a vues sur le bas-

sin précédent se retrouvent ici aux mêmes places, mais

moins distinctes et moins régulièrement blasonnées. Cepen-

dant on reconnaît le château et la fleur de lis, mais ces

as sur champs de gueules ou d'azur,

deux pièces ne sont

mai à

sur champ de sinople. Ce bassin qui était destiné recevoir l’eau n’a ni trous ni goulots; le revers est décoré d’une rosace à six rais, gravée légèrement et circonscrite dans un cercle dentelé. Ouvrage de la fin du xnr siècle, ou du commencement du x siècle. (Voyez le numéro

précédent.) Diam. 22 cent. Prof. 3 cent.

1717. — Colonnette de cuivre dont le fût est chargé d'émaux champlevés de couleurs. L’ornementation du cha-

iteau de forme ronde, basse et écrasée, dégénérescence

du chapiteau corinthien, se compose de deux feuilles que eur exiguité ne permet pas de caractériser, mais qui rap-

pellent cependant la feuille de chou, souvent employée dans

es colonnes du xur siècle, époque à laquelle l’art com mence à imiter les feuilles de plantes indigènes dans l’ornementation. (Voyez /nstructions du comité historique

des arts et monuments. Paris, Imprimerie impériale, 1857,

e 162.) Les émaux n’ont été appliqués que sur la partie

antérieure de cette colonne qui a dû être employée dans

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