ANDREAS. SC
PHILIPYS. (sic).
H. 5 cent. L. 7 cent. 1/2. Ouv
Les émaux de couleurs bleu, verte et blanche
age du xim° siècle,
et les
lettres de couleur noire se détachent sur un fond d’or.
1712. — Plaque de forme ronde. Sur un fond émaillé, le crucifiement en haut-relief. Notre-Seigneur est attaché
sur la croix; il est représenté nimbé et couronné, et avec
de la barbe
sauf le caleçon. Saint Jean et la Vierge sont debout à ses
cheveux flottent sur ses épaules; il est nu,
côtés. Le nimbe est crucigère; à droite est la Lune; à gauche le Soleil; on sait que l’usage de représenter le Soleil et la Lune dans les crucifiements est une tradition de l'antiquité ; haut de la croix, IHS XPS (Jesus Christus). Diam. 18 cent.
le Soleil et la Lune figurent l'éternité. Sur le
1713. — Chandelier en cuivre à base triangulaire reposant sur trois pieds, avec pointe pour ficher le cierge ou la chandelle. La bobèche, le pommeau et la base sont ornés d'émaux champlevés de diverses couleurs, bleu, rouge, ete., représentant des rinceaux, des rosaces et des oiseaux fantastiques. Le füt est décoré d'un treillis gravé en creux.
Les pieds sont
iselés et représentent chacun un mufle fan-
iècle.
tastique.H. cent. Ouvrage de la fin du xur
1714. — Porte-cierge à pied, carré long décoré de quatre écussons inscrits chacun dans une rosace et chargés de symboles identiques; ces armoiries peuvent se blasonner ainsi : d'or coupé d'azur à la croix de gueules sur le tout, avec les lettres A et @ d'azur sur l'or et 1 et A d’or sur r
la fin, est bien connu ; mais je n'ai pas encore rencontré
ir. Le sens de l'A et l'a
je suis le commencement et
YI et l'A. Deux lions disposés à peu près comme les supports héraldiques accompagnent les rosaces qui occupent le centre du porte-cierge; trois oiseaux ailés occupent les aigles
des deux autres; mais dans l’intérieur des quatre rosaces
trois oiseaux se détachant en or sur champ de gueules accompagnent les éeussons. La pointe du porte-cierge a con- 16 cent.
Larg. 11 cent. Échantillon rare; les porte-cierges sont plus
servé des traces de dorure. H. 12 cent. Lon
ordinairement adaptés à une base ronde; en outre, les pro-
cédés de fabrication de celui-ci méritent une attention
toute particulière. C’est bien la taille d'épargne ou le champlevé, mais dont quelques parties sont en émail: cloisonné. On croit cet objet de travail italien, et on peut le fixer au
x siècle ou au commencement du xrv° siècle.
1715. — Bassin à laver en cuivre émaillé, muni d'un
goulot où g
argouille représentant une tête de dragon dorée
ont les yeux sont en émail bleu et les narines en émail
‘ouge. Cette gargouille est en communication avec le bassin
var cinq trous pratiqués dans le rebord. L'intérieur est
écoré par une rosace divisée en cinq compartiments; celui
u milieu, le seul qui soit parfaitement rond, est séparé
es autres par une bordure dentelée d’émaux de couleurs
rouge et bleue. Les quatre autres médaillons sont échan—
rés dans la partie inférieure par la circonférence du
médaillon central. Des compositions fantastiques qui se
étachent en or sur un fond d’émail bleu remplissent les
médaillons. Dans celui du milieu, un guerrier, qui se couvre
‘un bouclier ovale, dont le blason se compose de points entourant un ovale perce de son épée un animal chimé-
rique à tête de loup et à queue de serpent. La scène se
MONUMENTS
passe sur un pont à quatre arches. Les quatre autres repré-
sentent tous une
ène semblable, deux personnages dans
une galère ; mais cette scène varie dans les détails : 1° A la poupe ou arrière, un guerrier ou un chevalier,
coiffé d’un bonnet avec un bouclier chargé d’une croix
d'azur ;
à la proue, un marinier la tête nue, ramant;
% Deux mariniers ramant ;
3° À l'arrière, un chevalier dont l’écu est chargé d’une
fleur de lis de gueules et de deux tourteaux de même, et un marinier ramant ; 4° À l'arrière, un chevalier dont l’écu est chargé d'un
dauphin d'azur, et un marinier ramant. Les quatre angles
qui séparent ces sujets sont décorés par des blasons répétés
quatre fois; en haut, un château d'or sur champ de
gueules; en bas, une fleur de lis d'or en champ d'azur.
Les bords du bassin sont ornés d'émaux dentelés comme
ceux qui entourent le médaillon central. Diam. ? cent. | Profondeur 3 cent. Gravé, pl. XXV.
Des bas
décoration se rencontrent dans diverses collections. On a
ins semblables pour la forme et le style de la
longtemps discuté sur leur usage; mais M. le comte de Laborde a donné la solution de cette énigme dans son Glossaire, au mot : Bassins à laver. « Les auteurs ecclésiastiques parlent souvent, dit-il, de gemelliones argentei, qui sont les bassins à laver les mains qu'on rencontre dans les collections, et si l'on n'a pas bien compris le sens de cette expression, c'est qu'on a voulu y trouver une aiguière avec son bassin. On ne s’expliquait pas comment raison
deux vases de même forme, appelés par cette
jumeaux, pouvaient servir à deux usages différents : l'un à
jeter l'eau et l’autre à la recevoir; mais ces bassins de nos collections, dont l’un est toujours à biberon, sont le commentaire naturel de ces expressions. »
M. Jules Labarte dans ses Recherches sur la peinture
en émail a complétement adopté cette opinion. (Voyez
s d'ailleurs de voir
p. 64 et 153.) Qu'on ne s'étonne p
appliquer à des vases de cuivre émaillé un texte qui parle
de jumeaux d’ar, car il est un
nt, gemelliones argentei ; point qu'il ne faut pas perdre de vue ; nous n'avons presque plus de monuments anciens d’or et d'argent; leur valeur intrinsèque a causé leur destruction, et les pièces de cuivre émaillé qui font l’orgueil et la richesse de nos collections, n'étaient alors que des imitations, faites à bon marché et en fabrique, des ouvrages d’orfévrerie en métaux précieux ; nos gemelliones de cuivre émaillé ont donc servi au même
usage que leurs plus nobles frères, les gemelliones argentei
leurs prototypes. M. Darcel, du Musée du Louvre, dont les
connaissances variées sont au service de tous ceux qui le
consultent, m'a cité une miniature de manuscrit représentant un personnage versant de l’eau d'un de ces bassins dans l’autre.
La collection ne possède pas une paire de ces bassir
puisque celui qui porte le n° 1716 est un peu moins ancien
que le n° 1715; mais on peut se rendre compte de l'emploi
de ces jumeaux, attendu que l’un est à goulot ou à biberon,
biberulus, comme on les trouve désignés dans les inven—
taires, tandis que l’autre, le récipient, n'a pas de biberon.
Ces bassins servaient dans lé
lise et hors de l’église; mais leur usage se conserva plus longtemps dans le culte que dans la vie privée. Les particuliers trouvèrent plus commode d'employer une aiguière pour répandre l’eau, tout en
andissant jusqu'à la forme de nos cuvettes
l'ancien bassin à laver. Deux de ces bassins figuraient sous
les n* 671 et 672 dans la collection Debruge-Duméhnil. Celui qui porte, dans le catalogue par M. J. Labarte, le ne 671 et dont le pareil a été gravé dans /es Monuments français inédits, de Willemin, pl. CX, est presque entièrement semblable au n° 1716 du présent catalogue. Le sujet
central offre seul une différence; le guerrier combat deux
monstres au lieu d’un seul, Le Louvre en possède trois dé-
crits par M. le comte de Laborde sous les n° 55, 56 et 57.
Le n° 55 est f
guré inexactement dar
Montfaucon, t. I, p. 348, pl. XXXII. Il y en a un très-intéres
ant dans le
Recueil de monuments antiques, ete., de Grivaud de La
Vincelle, t. Il, p.316, pl. XXXIX, n° !, reproduit aussi dans l'ouvrage €
e Willemin, p. 67, pl. CXI, et sur lequel on
peut consulter, dans le Cabinet de l’'Amatewr et de l'An-
tiquaire, &. 1, p. 145, une intéressante dissertation par
M. de Longpérier. Enfin on peut en voir trois autres dans
le musée de Cluny. (Voyez n"“ 961, 962, 963 et 2027 du
Catalogue de cet établissement, rédigé par M. Edmond Du Sommerard.) Le château héraldique, qui parait ici quatre
fois répété, est presque une date qui nous apprend que la
fabrication de nos bas
ins remonte au règne de Louis VIII
et à l’époque du ma
ge de ce prince avec Blanche de Castille, dont les armes parlantes étaient un château d’or;
on sait en effet qu'à partir de cette époque, on trouve les
châteaux de Castille employés partout comme motifs d’ornementation. Cette mode se prolongea et les descendants de Louis VIII conservèrent longtemps le souvenir du noble blason de Castille puisque Jean, troisième fils de saint Louis et petit-fils de la reine Blanche, est représenté sur son tombeau qu’on peut voir à Saint-Denis, avec une robe semée de fleurs de lis et de châteaux. Voyez Monuments français inédits, de Willemin, p. 58, pl. XCI. Sur
is dégé
nérés, circonstance qui autorise, indépendamment d’autres
le bassin, n° 1716, on retrouvera les chât