‹ Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis FouldChapitre 214 sur 380 · La D · texte numérisé non relu

La D

lutation angé

cente de croix. — 2. L’Annonciation ou la Sa-

ique.— 3. La Visitation. — 4. La Naissance de Jésus-Christ.— 5. L'Annonciation aux bergers.— 6. L'Adoration des mages.— 7. La Présentation au temple.— 8. La Fuite en Égypte. — 9. Le Crucifiement, la sainte Vierge et saint Jean en prière au pied de la croix. — 10. La Descente du Saint-Esprit.— 11. Le roi Psalmiste.— 12. Un

Enterrement chrétien.

ÿ. — Livre d'heures des premières années du

ècle. Les nombreuses miniatures qui ornent ce volume sont peintes dans le même style que celui des heures d'Anne de Bretagne, et quoiqu'elles leur soient inférieures par la finesse de l'exécution, on peut dire que ces charmantes

images sont dues, ainsi que celles de ce merveilleux livre

dont elles sont très-vo

es par la date, à quelqu'un de ces habiles artistes qui continuèrent les traditions de cette

grande école de peinture fran

se dont le plus célèbre maitre fut Jean Fouquet de Tours. Notre manuscrit ren-

ferme douze

srandes miniatures à pleine page, vingt-deux

moyennes et douze petites, neuf

gnettes ou images en

devises placées au bas de chacun des mois du calendrier

suivant les saisons, et enfin

et représentant divers sujets

neuf vignettes dans le te en tout cinquante-cinq minia-

tures. De plus, toutes les pages sont entourées d’encadre-

ments variés à l'infini. Les douze grandes miniatures, évidemment plus soignées, ne se confondent pas avec le texte

elle

d'architecture dorés et le texte ne recommence qu'au verso

comme les autri

ont placées dans des encadrements

de ces illus

itions. La première de toutes est peinte sur un vélin qui est resté blanc au rever

Avant de donner l'explication des miniatures, parlons

d’abord des anciens po seurs qui ont laissé des traces

sur le manuscrit lui-même, On lit sur le dernier feuillet

de vélin : « Ce livre &

appartenu à la reine mère qui en

a fait présent à son confesseur, et la mère du confe

seur m'en a fait présent. » La signature de ce personnage a

grattée; plus bas on voit un L suivi d’un paraphe qu'on

trouve également sur le premier feuillet du calendrier

et sur le feuillet qui nous occupe à la suite d'une énumé-

ration fort exacte des feuilles de vélin et des migniatures. A côté, on lit : Paraphe de M. Lenormand du Coudray, d'Orléans; Orléans, janvier 1829. Dufrene.» La reine mère dont il est question ici ne peut être qu'Anne d’Autriche. J'ignore à qui la mère du confesseur de cette princesse avait fait présent de ce beau livre, mais ce

M. Lenormant du Coudray, qui l’a paraphé en plusieurs

FOULD

endroits et dont le nom doit s’écrire Lenormant et non Lenormand, comme on le lit par une erreur du personnage nommé Dufrene qui a signé la note cilée ci-dessus, est l’un des ancêtres de feu Charles Lenormant, membre de l'Institut.

Voici maintenant la désignation des miniatures :

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