La D
lutation angé
cente de croix. — 2. L’Annonciation ou la Sa-
ique.— 3. La Visitation. — 4. La Naissance de Jésus-Christ.— 5. L'Annonciation aux bergers.— 6. L'Adoration des mages.— 7. La Présentation au temple.— 8. La Fuite en Égypte. — 9. Le Crucifiement, la sainte Vierge et saint Jean en prière au pied de la croix. — 10. La Descente du Saint-Esprit.— 11. Le roi Psalmiste.— 12. Un
Enterrement chrétien.
ÿ. — Livre d'heures des premières années du
ècle. Les nombreuses miniatures qui ornent ce volume sont peintes dans le même style que celui des heures d'Anne de Bretagne, et quoiqu'elles leur soient inférieures par la finesse de l'exécution, on peut dire que ces charmantes
images sont dues, ainsi que celles de ce merveilleux livre
dont elles sont très-vo
es par la date, à quelqu'un de ces habiles artistes qui continuèrent les traditions de cette
grande école de peinture fran
se dont le plus célèbre maitre fut Jean Fouquet de Tours. Notre manuscrit ren-
ferme douze
srandes miniatures à pleine page, vingt-deux
moyennes et douze petites, neuf
gnettes ou images en
devises placées au bas de chacun des mois du calendrier
suivant les saisons, et enfin
et représentant divers sujets
neuf vignettes dans le te en tout cinquante-cinq minia-
tures. De plus, toutes les pages sont entourées d’encadre-
ments variés à l'infini. Les douze grandes miniatures, évidemment plus soignées, ne se confondent pas avec le texte
elle
d'architecture dorés et le texte ne recommence qu'au verso
comme les autri
ont placées dans des encadrements
de ces illus
itions. La première de toutes est peinte sur un vélin qui est resté blanc au rever
Avant de donner l'explication des miniatures, parlons
d’abord des anciens po seurs qui ont laissé des traces
sur le manuscrit lui-même, On lit sur le dernier feuillet
de vélin : « Ce livre &
appartenu à la reine mère qui en
a fait présent à son confesseur, et la mère du confe
seur m'en a fait présent. » La signature de ce personnage a
grattée; plus bas on voit un L suivi d’un paraphe qu'on
trouve également sur le premier feuillet du calendrier
et sur le feuillet qui nous occupe à la suite d'une énumé-
ration fort exacte des feuilles de vélin et des migniatures. A côté, on lit : Paraphe de M. Lenormand du Coudray, d'Orléans; Orléans, janvier 1829. Dufrene.» La reine mère dont il est question ici ne peut être qu'Anne d’Autriche. J'ignore à qui la mère du confesseur de cette princesse avait fait présent de ce beau livre, mais ce
M. Lenormant du Coudray, qui l’a paraphé en plusieurs
FOULD
endroits et dont le nom doit s’écrire Lenormant et non Lenormand, comme on le lit par une erreur du personnage nommé Dufrene qui a signé la note cilée ci-dessus, est l’un des ancêtres de feu Charles Lenormant, membre de l'Institut.
Voici maintenant la désignation des miniatures :