‹ Description des antiquités et objets d'art composant le cabinet de M. Louis FouldChapitre 230 sur 380 · Deux flacons en vermeil. La panse, de forme · texte numérisé non relu

Deux flacons en vermeil. La panse, de forme

st décorée d'émaux translucides sur cuiv

ronde, figurant

fleurettes de couleur et des croissants en émail blanc, posés en imbrications. Le pied, le bord et le bouchon sont dé-

corés de grenats et de turquoises. H. 8 cent.

1839. — Souvenir en or émaillé, en forme de lion, avec cette inscription : « Souvenir d'amitié.» Voyez aux Camées de la Renaissance, n° 1767, une boîte d’or. La série des

boîtes ou tabatières est placée plus loin sous le tit

objets usuels. H. 8 cent. L. 5 cent.

IVOIRE

1840. — La Vierge tenant l'enfant Jésus dans ses bras.

La Vierge a la couronne en tête; elle tient un chapelet;

l'enfant-Dieu est vêtu d’une longue robe; il a la tête nue et

tient d’une main le globe, tandis que de la droite il fait

le geste consacré de la bénédiction. Ouvrage du xvi siè le

ou de la fin du xv°. H. 47 cent.

MONUMENTS DE

1841, — Jésus-Christ au moment de l'ascension. Le

Sauveur s'élève vers les cieux porté sur une nuée; sauf de

légères draperies qui laissent voir la plaie du côté et celles des pieds, il est représenté nu. Figure d'applique qui a pu

faire partie d'un bas-relief. Gravé, pl. XXXIL. H. 18 cent.

Le travail de cet ivoire est très-remarquable; on ne pourrait lui reprocher qu'un peu d'exagération dans la maigreur des formes et une certaine sécheresse; mais la noblesse et l'expression de la tête, qui est véritablement

divine, rachètent ces imperfections. Une partie du bras

manque; mais comme la tête du Christ s'empare de toute l'attention du spectateur, et que d’ailleurs les draperies

dissimulent très-heureusement cet accident, il est difficile

de s’en apercevoir. M. Louis Fould a rapporté ce beau

morceau d'un voyage en Espagne; le s

e de la figure ne

dément pas cette origine. C’est bien là le Christ de certains eintres ascétiques et cependant presque réalistes de l'Es-

agne.

1842. — Saint Pierre tenant d'une main, le livre du Nouveau Testament et de l’autre la clef. Il est barbu, deout, la tête nue, revêtu d'une tunique et d'un manteau; ses pieds sont chaussés de sandales. H, 14 cent. 1/2.

Cette statuette, ainsi que le saint Paul qui lui fait pen-

ant, est plac

r une colonnette de marbre jaspé, avec

>ase et chapiteaux de bronze doré.

du Nou-

veau Testament et de l’autre son épée. Il est représenté

1843. — Saint Paul tenant d’une main le liv

ebout, la tête nue, avec une longue barbe, et revêtu

‘une tunique et d’un manteau; ses pieds sont chaussés de sandales. Voyez n° 1842. H. 14 cent. 1/2

1844. — Vidrecome avec anse et monture en cuivre

doré. Sur la panse, une bacchanale. Bacchus, couronné de lierre, ivre, s’avance en chancelant, soutenu par un Faune et par un Satyre; d’autres Faunes, des Bacchants, accom-

nent le dieu dun vin, portant des vases, des raisins et

des fruits; de jeunes enfants sonnent de la trompette. Sur le couvercle, cinq enfants couchés au milieu de fruits. H. 22 cent. Circonf. 31 cent.

On retrouve sur ce beau vase un de ces sujets si fré-

quents sur les vases à boire, mais l'artiste a su rajeunir ce

thème banal par la variété qu’il a su donner à l’expression

et au mouvement des nombreux personnage

s qu'il a réunis

sans confusion dans cet étroit espace. Je signalerai, pour la hardiesse du mouvement et la distinction du style, une femme qui se retourne en donnant la main à un enfant.

A la vérité, le Bacchus est moins noble; cette fi

gure s’écarte du type que nous a transmis l’antiquité, mais l'abandon de l'ivresse est si bien rendu qu’on pardonne facilement à l’auteur le parti qu'il a cru devoir prendre. La monture en cuivre avait souffert; elle a été restaurée; mais l’ivoire

est de la plus parfaite conservation. Ouvrage de la seconde

moitié du xvi

1845. — Bas

| et la nymphe Scylla dans la mer. Glaucus est représenté

relief provenant d'un coffret. Glaucus

avec le corps humain, sauf les jambes qui finissent en

queues de poisson; Scylla représentée entièrement en femme ; elle tient d’une main un roseau et de l’autre s’appuie sur l'épaule de Glaucus. Deux génies montés sur des dauphins escortent ce couple. Un de ces génies sonne dans une conque, l’autre tient une grenade. En haut, on lit en creux ces mots en flamand : GLAUCUS EN SCYLLA, Glaucus et Sceylla. Gravé, pl. XXVIII. H. 10 cent. L. 23 cent.

Ce joli bas-relief doit être de la fin du xvr siècle et

peut-être même du commencement du xvnf siècle.

1846. — Cippe de forme circulaire, monté en bronze

doré, avec sujet sculpté en bas-relief. Neptune, debout au

milieu des flots, le trident à la main, recoit des tributs de diverses nations. Des Tritons lui amènent des Nymphes, tandis que d’autres lui apportent des coquillages dans une grande conque. H. de l’ivoire, 13 cent. Circonf. 45 cent.

avec la monture, H. 24 cent.

1847. enté la tête

ceinte d’une couronne ouverte, ornée de pierreries, barbu.

— Cacique ou roi caraïbe. Il est repré

Sa nudité n’est voilée que par une large ceinture de plumes

ornée de

joyaux; il porte un collier de plumes auquel est

suspendu un joyau et des épaulières également de plumes. Il à la main droite sur la hanche; de la main gauche, il

s'appuyait sur une arme qui manque, peut-être un are. Il

est chaussé de sandales et pose le pied sur un poisson. Au

parsemé le terrain qui le porte,

milieu des fleurs dont e on distingue une grenouille et un rat. Travail de la fin

du xvr° siècle. H. 30 cent.

1848.— Gourde chargée de sculptures en bas-relief : Sur

la face principale, Jésus-Christ en croix entre les deux lar-

| rons

à la gauche du Chri

soldats à pied et à cheval et

à sa droite, saint Jean soutenant la Vierge

spectateurs; qui est accompagnée de plusieurs saintes femmes. Sur la croix, l'inscription INRI. Au pied de la croix, une tête et

un os de mort. Sur la deuxième face, la Descente de croix ;

les saintes femmes, aidées par Joseph d'Arimathie, descen-

d’autres

dent le corps du Sauveur et lavent ses plaie vieillard tient resde la

ragons forment les

se livrent au désespoir; à droite, un pectueusement la couronne d’épines. Sur le col gourde, huit anges en prières. Deux €

anses auxquelles est attachée une chaîne d'ivoire destinée

à suspendre la gourde. H. 25 cent.

Les costumes des cavaliers et le style des sculptures qui

remière moitié du

décorent ce rare morceau accusent la

cle.

1849.— Gobelet de cuivre à pied, en forme de calice, décoré de bas-reliefs et de figurines de ronde bosse en

le, un Triton enfant, de

ivoire. Sur le sommet du couve

ronde bo

se, prêt à frapper d’une massue; plus bas, cinq

ant des fruits. Autour

enfants couchés, jouant et se partag

du calice, en bas-relief, quatre groupes érotiques : Jupiter

et Junon, Mars et Vénus, le centaure Nessus enlevant Déjaare, Mercure et Maia. L'Amour enfant, l’are à la main, est placé entre le premier et le second couple. Trois enfants enlacés forment le fût. Sur le pied, six enfants discomme ceux du couvercle. Ouvrage flamand du

iècle H. 33 cent.

posé

s d’un dizain et de

1850. — Chapelet en ivoire, compos un à l'autre.

trois gros grains, deux à l’une des extrémités Sur ce dernier, de forme aplatie, et qui représente un por-

sance, sont sculp-

tique d'architecture du style de la Renai

relief, d'un côté la sainte Vierge, de l’autre

tés en ba rangéliste, le calice à la main. Les deux

saint Jean lé ains sont tous deux de forme triangulaire;

autres gros g

chacune des faces du premier présente un buste sous une

arcade du style de la Renaissance: es bustes représentent le Pape, l'Empereur et le Roi, c’est-à-dire les trois grandes

ances de la terre. Le dernier gros grain représente

puis une fille, un homme d'âge mûr

trois têtes réunies, une j s

couronné de lauriers et la Mort, sur le front de laquelle pa-

raît une couronne de lauriers inachevée. Si je ne m’abuse, la moralité de ce gros grain est que la jeunesse et le génie n’échappent pas à la mort. Viennent ensuite les grains du dizain; taillés de forme triangulaire, ils offrent sur chazurent des person-

que face une tête en relief. Ces têtes fi

saints évêques,

nages de tous rangs et de tout âge, ro princes, belles, etc., jusqu’à une tête de mort que l’on peut voir au troisième grain du dizain, Longueur totale de ce chapelet, 37 cent.

On trouve dans le Catalogue de la collection Debruge-

la description d'un chapelet qui

Duménil, sous le n° 17

offre de tels points de ressemblance avec celui-ci qu'on

pourrait croire que c’est le même; il n'en est rien cepen-

"os grain

dant, mais il s’y trouve comme au nôtre un

LOUIS

FOULD

qui offre trois bustes dont l’un porte la tiare, le second

la couronne impériale, le troisième la couronne royale. M. Labarte déclare que bien que les têtes soient un peu

usées par le frottement, on ne peut cependant méconnaître

les portraits du pape Adrien VI, de l’empereur Charl Quint et du roi Henri VIII d'Angleterre, tous trois unis

contre le roi François I* de France par le traité du 3 août 152

missible, et peut-être en effet, sur le chapelet dé

ition de M. Labarte n’a rien d'inad-

. La suppos

vit par M. Labarte, l'artiste a-t-il cherché à reproduire les traits du pape, de l’empereur et d’un des rois de l'Europe; mais je l'avoue, je doute un peu de cette intention historique,

et suis plutôt porté à croire que cette réunion de têtes

était un type banal, une sorte de moralité dans le genre de celles qu'exprime la triple tête qui termine notre chaartiste-

pelet. Quoi qu'il en soit, ce chapélet est un des plus ment travaillés que l'on puisse voir; sans parler des trois gros grains, les trente têtes qui décorent le dizain sont toutes

merveilleusement ouvrées.

1851.— Amorçoir chargé de

sculptures. Sur le col, d'un côté, Neptune frappant la terre de son trident et donnant ainsi naissance au cheval; de l'autre côté, une tritonide. ; Neptune dans son char enlevant une Nymphe;

Sur la pans

nement d'arrêter la course

une autre Nymphe s'efforce rapide du char qui vole emporté par quatre chevaux. Le

mouvement et la délicatesse de sculptures font de ce petit

ustensile un véritable bijou. H. 9 cent.

— Couteau et fourchette. Les manches

1852 et 1853

en ivoire représentent deux enfants enlacé

, tenant des

fruits portés par un troisième enfant assis. Travail élégant

19 cent.

du xvr siècle. Long

1854. — Peigne. Des arabesques et trois bustes de fantaisie composent la décoration, dans laquelle on distingue

s médaillons sont sculptés sur les

deux chiens de chasse. L deux faces; d’un côté, deux hommes et une femme dans le

de l’autre, deux hommes

costume du temps de François F°

et une femme, dieux et déesse. H. 10 cent. Long. 15 e. 1/

Ouvrage du xvr siècle, d’une conservation parfaite.

1855. — L'enfant Jésus nu, assis sur un rocher, foulant

’at-

aux pieds le serpent qui rampe sous des fleurs et va taquer à une tête de mort sur laquelle est posée la main divine. De la main droite, l'enfant Jésus tenait une croix sur

dont il ne reste qu'un fragment. Cette statue est pos

al d’un autre morceau d'ivoire, mai

un piéd qui doit avoir

gures qui le déco-

été fait exprès, car non-seulement les f

rent sont en parfaite harmonie avec le sujet religieux, mais encore l’exécution est très-probablement sinon de la même main, du moins de la même école. Ce piédestal, de forme ronde, est décoré de quatre figures de haut-relief, représentant des enfants nus, sauf un seul qui est vêtu

d'üne courte tunique. Ces enfants, dont les traits expri-

MONUMENTS D

ment la douleur, sont étroitement enlacés ensemble. Un dauphin se dresse entre chacun d'eux. Une guirlande de palmettes décore la base ronde qui repose sur leurs têtes et sur laquelle est placée la figure de Jésus. H. de la statuette, 14 cent. H. totale du piédestal, 17 cent. 1 n° 1856.

Voyez

Jésus vainqueur de la mort et du mal, tel est le sujet

de cette charmante statuette. Quant aux quatre fi

res

d'enfants, elles représentent sans doute les quatre âges de la

vie humaine. Les dauphins paraissent trop souvent sur les

monuments chrétiens et sur les pierres sépucrales des pre-

On sait que c'était une des formes du poisson

mie es du christianisme pour qu'on s'étonne de les

voir ici.

mystique. (Voyez Catacombes de Rome, par Perret, de

cription des planches, p. 115, 117, etc.) J'attribue la statue

à François Flamand; le piédestal, quoique d'un très-bon

travail, n'est peut-être pas de la main du maitre. 1856, — Génie de Bacchus, assis, tenant un cep chargé de raisins. Au pied de cet enfant, un tambourin. On ne

peut méconnaitre ici la même main qui a seulpté l'enfant

Jésus décrit sous le n° 1 Ces deux figures qui se font

pendant par leur dimension et l’analogie des attitudes sont

en par il tr

se faire pendant. I

ait contraste par les idées qu’elles éveillent; aussi

est

probable qu'elles n'ont pas été exécutées pour

piédestaux, quoique de même dimen-

sion, offrent de grandes différences; sont au

nombre de trois et non de quatre; elles sont de ronde bosse

et non sculptées en haut-relief et de plus la plate-forme

qui porte la statuette est du même morceau d'ivoire que

les figurine

enfin on n'y remarque pas la guirlande de palmettes qui ornait celle dont on vient de parler; au lieu de cette guirlande uniforme, la bordure de cette base est ornée d'attributs en rapport avec chacun de ces trois génies, frui

coquillages et raisins que chacun d'eux soulève de

ses deux mains. L'un est un génie de Vertumne; le second

est un jeune Triton ou suivant de Neptune, le troisième

est un Satyre enfant ou suivant de Bacchus. Aux pieds de

celui

i git un bouc; un cygne, placé derrière le génie de

s’enroule autour

Vertumne, mord la queue du dauphin qui du Triton. H. de la statuette, 14 18 cent.

cent. H. du piédestal

1857.— La sainte Vierge, debout sur le croissant, tenant

l'enfant |

us dans ses bras. La figure est posée sur un

demi-globe. Ouvrage du xvir siècle. H. 15 cent.

main droite pla

int revêtu du froc, représenté à mi-corps, la

:ée sur le cœur. Ce per:

nnage lève les :

eux au ciel avec l'ex

pression d’une ardente dévotion. Ouvrage du xvu' siècle. H. 11 cent.

1859. — Le tireur d'épine. Un très-jeune homme nu,

assis, tirant une épine de son pied; ses traits expriment

la douleur; des larmes s’échappent de ses yeux. H. 16 cent.

C’est une copie réduite, à la fin du xvr siècle, de la célèbre statue du musée du Capitole, connue à Rome sous le nom de Mazzio, et qui existait déjà dans cette collection

en 1562, puisqu'on trouve la mention de cet admirable

bronze dans le Catalogue d'Aldroandi, cité par le comte de Clarac dans son Musée de sculpture (III, p. exax). Notre

copie, fort exacte quant à la pose

st éloignée de la don-

née antique en faisant verser des larmes au jeune Éphèbe. Dans l'original, la figure exprime l'attention naturelle à l'action du personnage, mais elle est loin d'indiquer une douleur assez vive pour arracher des larmes. On peut voir une belle gravure du tireur’ d'épine dans le choix de statues de Piranesi, sans pagination, dans le recueil plus abordable de Reveil et Audot, t. XI, pl. DCCVI, et enfin dans l'ouvrage du comte de Clarac, pl. DCCXIV, n° 17

Une note sur la planche de ce dernier ouvrage, par une erreur corrigée dans le texte, indique cette belle statue

comme fai

ant partie du musée du Vatican. Dans ces derniers temps, un pensionnaire de l'Académie de France, M. Chapus, en à fait une

xcellente copie en marbre, de la grandeur de l'original (65 cent.

que l’on peut voir au Palais des Beaux-Arts, à Paris. Mais

la possession de ce beau marbre n’empêchera pas les archéologues et les

artistes de se souvenir que l'original antique a fait partie du musée du Louvre; on le trouve mentionné dans le livret de l'an IX et gravé dans let. II du Musée des an-

tiques, de Bouillon.

1860.— Groupe. Deux enfants nus, assis, se donnant la main. L'un d'eux pose la main gauche sur l'épaule de

l'autre. Provient de la collection Debruge

Duménil; n° 210 du Catalogue. H. 12 cent. L. 10 cent.

1861. — Enfant nu, dansant et jouant des castagneltes.

Excellent travail du xvr siècle. Voy. n° 1862. H. 13 c. 1/2.

1862. — Enfant nu, dansant et jouant du tambourin. Pendant du n° 1861. H. 13 cent. 1

1863. — Cippe décoré d'un bas-relief. Bacchanale dont es acteurs sont des enfants. L'un d'eux est monté sur un

pouc que les autres tirent en tous sens; d’autres luttent,

‘autres font des provisions de fruits au milieu d’espiègle-

ries de tout genre. Bon ouvrage du xvir siècle. H, 8 cent.

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