Deux flacons en vermeil. La panse, de forme
st décorée d'émaux translucides sur cuiv
ronde, figurant
fleurettes de couleur et des croissants en émail blanc, posés en imbrications. Le pied, le bord et le bouchon sont dé-
corés de grenats et de turquoises. H. 8 cent.
1839. — Souvenir en or émaillé, en forme de lion, avec cette inscription : « Souvenir d'amitié.» Voyez aux Camées de la Renaissance, n° 1767, une boîte d’or. La série des
boîtes ou tabatières est placée plus loin sous le tit
objets usuels. H. 8 cent. L. 5 cent.
IVOIRE
1840. — La Vierge tenant l'enfant Jésus dans ses bras.
La Vierge a la couronne en tête; elle tient un chapelet;
l'enfant-Dieu est vêtu d’une longue robe; il a la tête nue et
tient d’une main le globe, tandis que de la droite il fait
le geste consacré de la bénédiction. Ouvrage du xvi siè le
ou de la fin du xv°. H. 47 cent.
MONUMENTS DE
1841, — Jésus-Christ au moment de l'ascension. Le
Sauveur s'élève vers les cieux porté sur une nuée; sauf de
légères draperies qui laissent voir la plaie du côté et celles des pieds, il est représenté nu. Figure d'applique qui a pu
faire partie d'un bas-relief. Gravé, pl. XXXIL. H. 18 cent.
Le travail de cet ivoire est très-remarquable; on ne pourrait lui reprocher qu'un peu d'exagération dans la maigreur des formes et une certaine sécheresse; mais la noblesse et l'expression de la tête, qui est véritablement
divine, rachètent ces imperfections. Une partie du bras
manque; mais comme la tête du Christ s'empare de toute l'attention du spectateur, et que d’ailleurs les draperies
dissimulent très-heureusement cet accident, il est difficile
de s’en apercevoir. M. Louis Fould a rapporté ce beau
morceau d'un voyage en Espagne; le s
e de la figure ne
dément pas cette origine. C’est bien là le Christ de certains eintres ascétiques et cependant presque réalistes de l'Es-
agne.
1842. — Saint Pierre tenant d'une main, le livre du Nouveau Testament et de l’autre la clef. Il est barbu, deout, la tête nue, revêtu d'une tunique et d'un manteau; ses pieds sont chaussés de sandales. H, 14 cent. 1/2.
Cette statuette, ainsi que le saint Paul qui lui fait pen-
ant, est plac
r une colonnette de marbre jaspé, avec
>ase et chapiteaux de bronze doré.
du Nou-
veau Testament et de l’autre son épée. Il est représenté
1843. — Saint Paul tenant d’une main le liv
ebout, la tête nue, avec une longue barbe, et revêtu
‘une tunique et d’un manteau; ses pieds sont chaussés de sandales. Voyez n° 1842. H. 14 cent. 1/2
1844. — Vidrecome avec anse et monture en cuivre
doré. Sur la panse, une bacchanale. Bacchus, couronné de lierre, ivre, s’avance en chancelant, soutenu par un Faune et par un Satyre; d’autres Faunes, des Bacchants, accom-
nent le dieu dun vin, portant des vases, des raisins et
des fruits; de jeunes enfants sonnent de la trompette. Sur le couvercle, cinq enfants couchés au milieu de fruits. H. 22 cent. Circonf. 31 cent.
On retrouve sur ce beau vase un de ces sujets si fré-
quents sur les vases à boire, mais l'artiste a su rajeunir ce
thème banal par la variété qu’il a su donner à l’expression
et au mouvement des nombreux personnage
s qu'il a réunis
sans confusion dans cet étroit espace. Je signalerai, pour la hardiesse du mouvement et la distinction du style, une femme qui se retourne en donnant la main à un enfant.
A la vérité, le Bacchus est moins noble; cette fi
gure s’écarte du type que nous a transmis l’antiquité, mais l'abandon de l'ivresse est si bien rendu qu’on pardonne facilement à l’auteur le parti qu'il a cru devoir prendre. La monture en cuivre avait souffert; elle a été restaurée; mais l’ivoire
est de la plus parfaite conservation. Ouvrage de la seconde
moitié du xvi
1845. — Bas
| et la nymphe Scylla dans la mer. Glaucus est représenté
relief provenant d'un coffret. Glaucus
avec le corps humain, sauf les jambes qui finissent en
queues de poisson; Scylla représentée entièrement en femme ; elle tient d’une main un roseau et de l’autre s’appuie sur l'épaule de Glaucus. Deux génies montés sur des dauphins escortent ce couple. Un de ces génies sonne dans une conque, l’autre tient une grenade. En haut, on lit en creux ces mots en flamand : GLAUCUS EN SCYLLA, Glaucus et Sceylla. Gravé, pl. XXVIII. H. 10 cent. L. 23 cent.
Ce joli bas-relief doit être de la fin du xvr siècle et
peut-être même du commencement du xvnf siècle.
1846. — Cippe de forme circulaire, monté en bronze
doré, avec sujet sculpté en bas-relief. Neptune, debout au
milieu des flots, le trident à la main, recoit des tributs de diverses nations. Des Tritons lui amènent des Nymphes, tandis que d’autres lui apportent des coquillages dans une grande conque. H. de l’ivoire, 13 cent. Circonf. 45 cent.
avec la monture, H. 24 cent.
1847. enté la tête
ceinte d’une couronne ouverte, ornée de pierreries, barbu.
— Cacique ou roi caraïbe. Il est repré
Sa nudité n’est voilée que par une large ceinture de plumes
ornée de
joyaux; il porte un collier de plumes auquel est
suspendu un joyau et des épaulières également de plumes. Il à la main droite sur la hanche; de la main gauche, il
s'appuyait sur une arme qui manque, peut-être un are. Il
est chaussé de sandales et pose le pied sur un poisson. Au
parsemé le terrain qui le porte,
milieu des fleurs dont e on distingue une grenouille et un rat. Travail de la fin
du xvr° siècle. H. 30 cent.
1848.— Gourde chargée de sculptures en bas-relief : Sur
la face principale, Jésus-Christ en croix entre les deux lar-
| rons
à la gauche du Chri
soldats à pied et à cheval et
à sa droite, saint Jean soutenant la Vierge
spectateurs; qui est accompagnée de plusieurs saintes femmes. Sur la croix, l'inscription INRI. Au pied de la croix, une tête et
un os de mort. Sur la deuxième face, la Descente de croix ;
les saintes femmes, aidées par Joseph d'Arimathie, descen-
d’autres
dent le corps du Sauveur et lavent ses plaie vieillard tient resde la
ragons forment les
se livrent au désespoir; à droite, un pectueusement la couronne d’épines. Sur le col gourde, huit anges en prières. Deux €
anses auxquelles est attachée une chaîne d'ivoire destinée
à suspendre la gourde. H. 25 cent.
Les costumes des cavaliers et le style des sculptures qui
remière moitié du
décorent ce rare morceau accusent la
cle.
1849.— Gobelet de cuivre à pied, en forme de calice, décoré de bas-reliefs et de figurines de ronde bosse en
le, un Triton enfant, de
ivoire. Sur le sommet du couve
ronde bo
se, prêt à frapper d’une massue; plus bas, cinq
ant des fruits. Autour
enfants couchés, jouant et se partag
du calice, en bas-relief, quatre groupes érotiques : Jupiter
et Junon, Mars et Vénus, le centaure Nessus enlevant Déjaare, Mercure et Maia. L'Amour enfant, l’are à la main, est placé entre le premier et le second couple. Trois enfants enlacés forment le fût. Sur le pied, six enfants discomme ceux du couvercle. Ouvrage flamand du
iècle H. 33 cent.
posé
s d’un dizain et de
1850. — Chapelet en ivoire, compos un à l'autre.
trois gros grains, deux à l’une des extrémités Sur ce dernier, de forme aplatie, et qui représente un por-
sance, sont sculp-
tique d'architecture du style de la Renai
relief, d'un côté la sainte Vierge, de l’autre
tés en ba rangéliste, le calice à la main. Les deux
saint Jean lé ains sont tous deux de forme triangulaire;
autres gros g
chacune des faces du premier présente un buste sous une
arcade du style de la Renaissance: es bustes représentent le Pape, l'Empereur et le Roi, c’est-à-dire les trois grandes
ances de la terre. Le dernier gros grain représente
puis une fille, un homme d'âge mûr
trois têtes réunies, une j s
couronné de lauriers et la Mort, sur le front de laquelle pa-
raît une couronne de lauriers inachevée. Si je ne m’abuse, la moralité de ce gros grain est que la jeunesse et le génie n’échappent pas à la mort. Viennent ensuite les grains du dizain; taillés de forme triangulaire, ils offrent sur chazurent des person-
que face une tête en relief. Ces têtes fi
saints évêques,
nages de tous rangs et de tout âge, ro princes, belles, etc., jusqu’à une tête de mort que l’on peut voir au troisième grain du dizain, Longueur totale de ce chapelet, 37 cent.
On trouve dans le Catalogue de la collection Debruge-
la description d'un chapelet qui
Duménil, sous le n° 17
offre de tels points de ressemblance avec celui-ci qu'on
pourrait croire que c’est le même; il n'en est rien cepen-
"os grain
dant, mais il s’y trouve comme au nôtre un
LOUIS
FOULD
qui offre trois bustes dont l’un porte la tiare, le second
la couronne impériale, le troisième la couronne royale. M. Labarte déclare que bien que les têtes soient un peu
usées par le frottement, on ne peut cependant méconnaître
les portraits du pape Adrien VI, de l’empereur Charl Quint et du roi Henri VIII d'Angleterre, tous trois unis
contre le roi François I* de France par le traité du 3 août 152
missible, et peut-être en effet, sur le chapelet dé
ition de M. Labarte n’a rien d'inad-
. La suppos
vit par M. Labarte, l'artiste a-t-il cherché à reproduire les traits du pape, de l’empereur et d’un des rois de l'Europe; mais je l'avoue, je doute un peu de cette intention historique,
et suis plutôt porté à croire que cette réunion de têtes
était un type banal, une sorte de moralité dans le genre de celles qu'exprime la triple tête qui termine notre chaartiste-
pelet. Quoi qu'il en soit, ce chapélet est un des plus ment travaillés que l'on puisse voir; sans parler des trois gros grains, les trente têtes qui décorent le dizain sont toutes
merveilleusement ouvrées.
1851.— Amorçoir chargé de
sculptures. Sur le col, d'un côté, Neptune frappant la terre de son trident et donnant ainsi naissance au cheval; de l'autre côté, une tritonide. ; Neptune dans son char enlevant une Nymphe;
Sur la pans
nement d'arrêter la course
une autre Nymphe s'efforce rapide du char qui vole emporté par quatre chevaux. Le
mouvement et la délicatesse de sculptures font de ce petit
ustensile un véritable bijou. H. 9 cent.
— Couteau et fourchette. Les manches
1852 et 1853
en ivoire représentent deux enfants enlacé
, tenant des
fruits portés par un troisième enfant assis. Travail élégant
19 cent.
du xvr siècle. Long
1854. — Peigne. Des arabesques et trois bustes de fantaisie composent la décoration, dans laquelle on distingue
s médaillons sont sculptés sur les
deux chiens de chasse. L deux faces; d’un côté, deux hommes et une femme dans le
de l’autre, deux hommes
costume du temps de François F°
et une femme, dieux et déesse. H. 10 cent. Long. 15 e. 1/
Ouvrage du xvr siècle, d’une conservation parfaite.
1855. — L'enfant Jésus nu, assis sur un rocher, foulant
’at-
aux pieds le serpent qui rampe sous des fleurs et va taquer à une tête de mort sur laquelle est posée la main divine. De la main droite, l'enfant Jésus tenait une croix sur
dont il ne reste qu'un fragment. Cette statue est pos
al d’un autre morceau d'ivoire, mai
un piéd qui doit avoir
gures qui le déco-
été fait exprès, car non-seulement les f
rent sont en parfaite harmonie avec le sujet religieux, mais encore l’exécution est très-probablement sinon de la même main, du moins de la même école. Ce piédestal, de forme ronde, est décoré de quatre figures de haut-relief, représentant des enfants nus, sauf un seul qui est vêtu
d'üne courte tunique. Ces enfants, dont les traits expri-
MONUMENTS D
ment la douleur, sont étroitement enlacés ensemble. Un dauphin se dresse entre chacun d'eux. Une guirlande de palmettes décore la base ronde qui repose sur leurs têtes et sur laquelle est placée la figure de Jésus. H. de la statuette, 14 cent. H. totale du piédestal, 17 cent. 1 n° 1856.
Voyez
Jésus vainqueur de la mort et du mal, tel est le sujet
de cette charmante statuette. Quant aux quatre fi
res
d'enfants, elles représentent sans doute les quatre âges de la
vie humaine. Les dauphins paraissent trop souvent sur les
monuments chrétiens et sur les pierres sépucrales des pre-
On sait que c'était une des formes du poisson
mie es du christianisme pour qu'on s'étonne de les
voir ici.
mystique. (Voyez Catacombes de Rome, par Perret, de
cription des planches, p. 115, 117, etc.) J'attribue la statue
à François Flamand; le piédestal, quoique d'un très-bon
travail, n'est peut-être pas de la main du maitre. 1856, — Génie de Bacchus, assis, tenant un cep chargé de raisins. Au pied de cet enfant, un tambourin. On ne
peut méconnaitre ici la même main qui a seulpté l'enfant
Jésus décrit sous le n° 1 Ces deux figures qui se font
pendant par leur dimension et l’analogie des attitudes sont
en par il tr
se faire pendant. I
ait contraste par les idées qu’elles éveillent; aussi
est
probable qu'elles n'ont pas été exécutées pour
piédestaux, quoique de même dimen-
sion, offrent de grandes différences; sont au
nombre de trois et non de quatre; elles sont de ronde bosse
et non sculptées en haut-relief et de plus la plate-forme
qui porte la statuette est du même morceau d'ivoire que
les figurine
enfin on n'y remarque pas la guirlande de palmettes qui ornait celle dont on vient de parler; au lieu de cette guirlande uniforme, la bordure de cette base est ornée d'attributs en rapport avec chacun de ces trois génies, frui
coquillages et raisins que chacun d'eux soulève de
ses deux mains. L'un est un génie de Vertumne; le second
est un jeune Triton ou suivant de Neptune, le troisième
est un Satyre enfant ou suivant de Bacchus. Aux pieds de
celui
i git un bouc; un cygne, placé derrière le génie de
s’enroule autour
Vertumne, mord la queue du dauphin qui du Triton. H. de la statuette, 14 18 cent.
cent. H. du piédestal
1857.— La sainte Vierge, debout sur le croissant, tenant
l'enfant |
us dans ses bras. La figure est posée sur un
demi-globe. Ouvrage du xvir siècle. H. 15 cent.
main droite pla
int revêtu du froc, représenté à mi-corps, la
:ée sur le cœur. Ce per:
nnage lève les :
eux au ciel avec l'ex
pression d’une ardente dévotion. Ouvrage du xvu' siècle. H. 11 cent.
1859. — Le tireur d'épine. Un très-jeune homme nu,
assis, tirant une épine de son pied; ses traits expriment
la douleur; des larmes s’échappent de ses yeux. H. 16 cent.
C’est une copie réduite, à la fin du xvr siècle, de la célèbre statue du musée du Capitole, connue à Rome sous le nom de Mazzio, et qui existait déjà dans cette collection
en 1562, puisqu'on trouve la mention de cet admirable
bronze dans le Catalogue d'Aldroandi, cité par le comte de Clarac dans son Musée de sculpture (III, p. exax). Notre
copie, fort exacte quant à la pose
st éloignée de la don-
née antique en faisant verser des larmes au jeune Éphèbe. Dans l'original, la figure exprime l'attention naturelle à l'action du personnage, mais elle est loin d'indiquer une douleur assez vive pour arracher des larmes. On peut voir une belle gravure du tireur’ d'épine dans le choix de statues de Piranesi, sans pagination, dans le recueil plus abordable de Reveil et Audot, t. XI, pl. DCCVI, et enfin dans l'ouvrage du comte de Clarac, pl. DCCXIV, n° 17
Une note sur la planche de ce dernier ouvrage, par une erreur corrigée dans le texte, indique cette belle statue
comme fai
ant partie du musée du Vatican. Dans ces derniers temps, un pensionnaire de l'Académie de France, M. Chapus, en à fait une
xcellente copie en marbre, de la grandeur de l'original (65 cent.
que l’on peut voir au Palais des Beaux-Arts, à Paris. Mais
la possession de ce beau marbre n’empêchera pas les archéologues et les
artistes de se souvenir que l'original antique a fait partie du musée du Louvre; on le trouve mentionné dans le livret de l'an IX et gravé dans let. II du Musée des an-
tiques, de Bouillon.
1860.— Groupe. Deux enfants nus, assis, se donnant la main. L'un d'eux pose la main gauche sur l'épaule de
l'autre. Provient de la collection Debruge
Duménil; n° 210 du Catalogue. H. 12 cent. L. 10 cent.
1861. — Enfant nu, dansant et jouant des castagneltes.
Excellent travail du xvr siècle. Voy. n° 1862. H. 13 c. 1/2.
1862. — Enfant nu, dansant et jouant du tambourin. Pendant du n° 1861. H. 13 cent. 1
1863. — Cippe décoré d'un bas-relief. Bacchanale dont es acteurs sont des enfants. L'un d'eux est monté sur un
pouc que les autres tirent en tous sens; d’autres luttent,
‘autres font des provisions de fruits au milieu d’espiègle-
ries de tout genre. Bon ouvrage du xvir siècle. H, 8 cent.